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​​NE RIEN LACHER, malgré les DIFFICULTÉS – les CLÉS de la RÉSILIENCE d’Alice Zagury – The Family

Je pense que j’étais clairement une micro-manageuse et une contrôlante. J’allais m’énerver quand le résultat n’était pas ce que j’attendais.
J’ai compris petit à petit que mon métier ce n’était pas du tout faire que les gens fassent ce que j’avais en tête, c’était de désamorcer les peurs.
J’en ai eu marre parce qu’il n’y avait pas du tout de femmes entrepreneurs qui venaient toquer à la porte de The Family. Donc, j’ai décidé de créer un programme qui s’appelle « Goldup » qui forme des femmes à l’entrepreneuriat.
J’étais très très très satisfaite des résultats. Et puis-là, arrive le Covid. Pour le coup il faut changer ! J’ai failli abandonner, je me suis dit : « ça ne sert à rien de faire un programme où je pensais que la valeur était quand même dans le fait qu’on se côtoie ». À partir du moment où on est en hors-ligne, on va tout perdre !
La résilience ce n’est pas quelque chose de « Pouf, ça ça ne me touche pas. »
Ça veut dire …

Ton parcours David Laroche, on t’a suivi depuis le départ, tu n’étais pas à l’aise, tu as souvent dit que tu étais introverti. On a vu la courbe de progression et on a partagé les difficultés de ton parcours et donc ça n’a fait que créer du lien avec toi. Parce que, pour toi c’est possible, tu t’es montré en position de vulnérabilité, donc les gens se sont dit : « Mais ce gars-là, il est sincère et puis ça fait plaisir de voir progresser. » Donc quelque part, tu as créé cet attachement-là. The Family, c’est pareil, il y a trois associés au départ, qui sont absolument différents les uns des autres. Les gens souvent me disent : « Mais comment ? Mais qu’est-ce que vous faites ensemble, en fait ? À quel moment ça a cliqué entre vous ? » Donc, c’est vrai que dans nos caricatures, tu as l’énarque, inspecteur des finances, qui passe son temps à rendre intelligible la disruption numérique pour les intellô du monde entier globalement, Nicolas. Tu as Oussama qui est le super-storyteller, c’est ovni. Et puis, il y a moi où tu te dis une nana qui ne ressemble pas à la nana française classique, on va dire, et qui se retrouve dans le milieu tech, c’est un peu inattendu quoi.

UN SENTIMENT D’APPARTENANCE

– Partons sur la culture. The Family est connu par des gens qui ne s’intéressent pas à l’entrepreneuriat de base ou qui ne veulent pas entreprendre. Et pour moi, c’est presque ça l’indicateur quand tu as réussi à créer un mouvement, c’est que ça va au-delà du truc de base. Nike, ça va au-delà de « est-ce que tu fais de la course à pied régulièrement ? ». Et pour moi c’est un endroit où vous êtes très très bons.

– Comment est-ce que tu crées, en fait, au travers de ta marque ? Un sentiment d’appartenance et qui fait qu’on te fait confiance.

– Et confiance et aussi le côté, je veux être avec eux, je vais vous … enfin je vais …

– Ouais, c’est ça, c’est que je leur fait confiance pour aller dans le bon sens et j’ai envie d’être proche d’eux. C’est vrai, je reçois beaucoup d'email qui vont dans ce sens-là. Et moi, je me souviens il a une fois j’étais dans une course avec un Uber et on parlait de la dépression. Je ne sais plus comment on arrive à parler de la dépression mais il me dit : « Moi, je suis sorti de la dépression grâce à un gars sur YouTube qui s’appelle David Laroche »

– C’est bon ça.

– Alors nous, ça ne va pas être le même scope, mais c’est vrai que j’entends « oui, non mais moi j’ai pris confiance en moi, j’ai appliqué ce que The Family m’a dit puis ça a marché. » Donc, ça me rend heureuse, alors ce n’est pas sortir de la dépression mais il y a un vrai impact sans que cette personne ne nous ait jamais parlé puisqu’elle a juste utilisé les contenus. Et comme tu le dis, il y a au-delà de ça, il y a ce sentiment d’appartenance à The Family. Alors comment tu crées ça ? Je pense qu’il n’y a pas une action mais tu l’es. Pour créer cette sensation d’attachement et cet engagement à la communauté, il y a le fait de partager la progression, partager la vulnérabilité, partager le voilà où on en est, voilà où on aimerait bien aller, et c’est avec vous qu’on va y aller. Et c’est la règle de base de Pixar, du storytelling, qui est, si tu as un personnage, n’espère pas que qui que ce soit s’attache à lui si tu ne partages pas au départ ses difficultés. Si tu partages simplement à quel point il fait un héros et que tout va bien, et finalement tu crées de la distance et de la comparaison et c’est de la souffrance pour l’autre qui te regarde. Alors que nous, on est qui on est, on dit « voilà, on aimerait bien qu’en France ce soit moins difficile pour que n’importe qui puisse concrétiser ses rêves en créant des boites, bon bah pour l’instant on tourne des vidéos dans un petit appartement et on les met sur YouTube et il y a trois pélos qui les regardent. Et beaucoup d’autodérision sur cette ambition qui est immense. Et puis, c’est cette réalité qui fait de bout de ficelle. Je pense que les gens ont d’abord aimé, il y avait de la démarche, de la transparence et puis après il y a le contenu quand même, il y a qu’est-ce tu racontes et est-ce que ça va les aider réellement ? Les gens ne vont pas s’attacher aux résultats, ce qui les intéresse c’est vraiment la raison d’être. C’est le why, c’est pourquoi, pourquoi tu fais ce que tu fais ? Et si tu es en capacité de démontrer que ce why, non seulement tu l’incarnes, mais en plus c’est difficile d’y aller et de le concrétiser, je pense que ça crée ce « feeling of belonging ».

TRANSFORMER UNE DIFFICULTÉ EN OPPORTUNITÉ

– Oussama, il parle souvent de « success is obvious », est-ce que vous avez des trucs comme ça, vous avez changé, et ça a généré plus de résultat sans faire plus d’effort.

– À un moment donné, l’année dernière, j’en ai eu marre parce qu’il n’y avait pas du tout de femmes entrepreneurs qui venaient toquer à la porte de The Family. Donc, j’ai décidé de créer un programme qui s’appelle « Goldup » qui forme des femmes à l’entrepreneuriat. Et ce programme avait lieu en physique. Il y avait cinquante nanas qui venaient et je rassemble les intervenants pépites que j’avais été cherché dans l’écosystème de The Family pour qu’ils leur transmettent leur savoir faire. Et tout ça marchait très bien parce que quand tu réunis des femmes qui partagent toutes un niveau très élevé de motivation pour passer à l’action, ça crée de la magie parce qu’ensemble elles vont passer plus vite à l’action. J’étais très très très satisfaite des résultats de comment les filles avançaient pendant ce programme. Et puis-là arrive Covid, et donc, pour le coup il faut changer. J’ai failli abandonner et je me suis dit : « Bon ben, ça ne sert à rien de faire un programme qui vise à aider les femmes, et où je pensais que la valeur était quand même dans le fait qu’on se côtoie. » Ces petits moments on déjeune ensemble, je pensais que c’était ça aussi qui participait vraiment à la valeur. Et donc, je me suis dit : « Si à partir du moment où on est hors-ligne, on va tout perdre ! » Alors qu’en fait, il y avait beaucoup plus de valeur, mais alors beaucoup plus. Le programme a été beaucoup mieux évalué à la fin par les utilisatrices, par les participantes, et les retours sont dithyrambiques. Et je n’aurais jamais imaginé, je pensais qu’on allait assurer un petit peu, bon ben on perd dans le passage en « on-line », mais non, c’est vraiment mieux. Et ce qui est fou, c’est que les filles, elles ne se sont jamais vraiment rencontrées et certaines montent des boites ensembles. En plus, tu as ce passage au tout on-line qui est facilité par Goldup. Elles ont expérimenté pendant le programme tous les outils, tous les machins et ça y est, elles sortent de là, elles sont prêtes pour la « remote life », quoi.

SURMONTER LES PÉRIODES DE CRISES

– Je pense qu’on est dans un autre contexte très spécial, qui n’est pas le remote d’avant, qui n’est pas un remote choisi parce que c’est un life style. On est dans un moment où il y a eu une crise sanitaire, aujourd’hui on se balade tous avec des masques, il y a une crise économique, il y a une anxiété généralisée.

– Je suis sûr que ça a été un choc pour plein de gens.

– C’est ça. Le Covid a été un choc pour plein de gens, on a tous expérimenté la peur et ce n’est pas fini en fait. On est, en ce moment, dans un environnement qui est chaotique. Et c’est un contexte d’anxiété généralisée qui est beaucoup plus fort qu’avant. Et d’ailleurs, juste tout simplement, tu prends les hôpitaux psychiatriques, là, ils sont complètement dépassés. Les gens ont besoin de partager plus que d’habitude, ils ont besoin de partager vraiment ce par quoi ils passent, et je pense que c’est aussi important qu’ils fassent très très attention à leur équilibre, en ce moment. Qu’ils fassent plus de méditation, plus de yoga, plus de sport, plus de balade dans la nature, c’est nécessaire.

J’espère que la vidéo t’a plu, en tout cas ça a été beaucoup de boulot. Je souhaite vraiment que peu importe le regard des autres, peu importe la peur d’échouer, tu fonces et tu ailles réaliser tes rêves. J’ai identifié six obsessions contre-intuitives que les gros entrepreneurs ont et qui font leurs résultats. Quand je dis gros, je parle d’Elon Musk, Steve Jobs, Jeff Bezos, Warren Buffett. Ces six obsessions ont permis à mon entreprise de décoller et ont permis à certains de mes clients de faire fois dix la même année. Donc si ça te dis, tu as envie de recevoir ça, je te l’envoie dans ta boite mail. Clique juste ici et tu vas le recevoir. Fais-le maintenant car je change régulièrement de vidéos gratuites. Rappelle-toi, cette année, c’est notre année et on avance ensemble.

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