La pensée humaine peut tout

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La pensée humaine peut tout

CONTE – EPISODE 1 – CHAPITRE 7

Aujourd’hui on a envie de te partager une histoire tout à fait intrigante sur le pouvoir de la pensée. 

Nous avons 3 filtres du cerveau qui modifient notre perception de la réalité :

1 – Distorsion : avec le temps, tu modifies les éléments / événements du réel.

2 – Généralisation : tu imagines qu’une situation est systématiquement identique.

3 – Sélection : tu ne te rappelles que de certains faits. Et le tri n’est pas forcément aléatoire, notre cerveau aime se souvenir de ce qui nous arrange !

En partant de ce principe, je t’invite après la lecture de cette histoire, à réfléchir à comment tu utilises ta propre mémoire ?

T’as t’on déjà fait observer que tu avais remanier un événement, un souvenir ?

Est-ce que ton cerveau t’a déjà joué des tours par le passé ? 

T’es-tu déjà persuadé de quelque chose pour le faire correspondre à ta vision de la réalité ?

Partage tes anecdotes avec la communauté, on est curieux de savoir comment ça se passe dans tes synapses. 

LA PENSÉE HUMAINE PEUT TOUT. 

Dans les années 50, un porte-conteneurs anglais, transportant des bouteilles de vin de madère en provenance du Portugal, vient de débarquer sa cargaison dans un port écossais. 

Un marin s’introduit dans la chambre froide pour vérifier que tout a bien été livré. Ignorant sa présence, un autre marin referme la porte de l’extérieur. 

Le prisonnier frappe de toutes ses forces contre les cloisons mais personne ne l’entend et le navire repart pour le Portugal. L’homme sait qu’il ne pourra survivre longtemps dans ce lieu frigorifique. 

Il trouve pourtant l’énergie de saisir un morceau de métal et graver sur les parois, heure après heure, jour après jour, le récit de son calvaire avec une précision scientifique. Il raconte son agonie, comment le froid l’engourdit, gelant son nez, ses doigts et ses orteils, il décrit comment la morsure de l’air se fait une brûlure intolérable. 

Lorsque le bateau jette l’ancre à Lisbonne, le capitaine qui ouvre le conteneur découvre le marin mort. 

On lit son histoire gravée sur les murs, le plus stupéfiant n’est pas là. 

Le capitaine relève la température à l’intérieur du conteneur, le thermomètre indique 19°C, puisque le lieu ne contient plus de marchandises, le système de réfrigération n’avait pas été activé durant le trajet de retour. 

L’homme était mort uniquement parce qu’il “croyait” avoir froid. Il avait été victime de sa seule imagination. 

Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu

Bernard Werber

Chapitre - LA MAÎTRISE DU SUBCONSCIENT - I