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Comment gérer un ego surdimensionné ?

Tu ressens souvent le besoin de prouver que tu es le ou la meilleur(e) ? C’est plus fort que toi, tu cherches tout le temps à avoir raison ? Il t’arrive de vouloir dominer tes concurrent(e)s, voire tes proches ?

Découvre comment réussir à gérer ton ego, spécialement s’il est surdimensionné !

Mais avant toute chose, il s’agit de définir ce qu’est l’ego.

Différent en fonction des époques, des sociétés, ou des personnes, l’ego est pour le moins complexe.

Aujourd’hui, une définition semble être assez partagée : celle de l’ego comme image mentale qu’on se fait de soi-même. C’est donc à la fois une partie de notre identité et la comparaison ou l’association à quelque chose d’extérieur.

L’ego est donc intrinsèquement lié à l’identification par une double représentation : celle de soi et celle du monde extérieur.

Maintenant que cette clarification a été apportée, tu vas pouvoir découvrir comment dompter ton ego.

Cela te permettra d’inverser la tendance, et de faire de ton ego une force, plutôt qu’un poids !

Car comme le disait Albert Einstein :

« Ce qui fait la vraie valeur d’un être humain, c’est de s’être délivré de son petit moi. »

Alors, prêt(e) à t’accomplir encore davantage ?

Dans un premier temps, tu découvriras à quel point le fait de te désidentifier à ce qui t’entoure est primordial. Et cette approche s’articule autour de deux paramètres :

  • Ne plus t’identifier à tes pensées
  • Ne plus t’identifier à tes représentations

Pour te réconcilier avec ton ego, tu devras d’abord comprendre que les pensées qui traversent ton esprit ne t’appartiennent pas… et qu’elles te définissent encore moins !

Ensuite, tu verras qu’il en va de même pour presque tout ce qui t’entoure. Tes représentations, tes émotions ou encore tes rêves sont soumis à de nombreuses influences extérieures.

Pour te détacher de l’ego, il te faudra donc d’abord accepter que de nombreux éléments te dépassent.

Comme tout le monde, tu contrôles très peu de choses… et c’est loin d’être un drame ! Au contraire, voir les choses de cette manière peut s’avérer salvateur.

Grâce à cette nouvelle approche, tu délaisseras la réflexion pour te consacrer au ressenti. Tu mettras de côté le mental pour privilégier le cœur, ce qui te permettra d’éprouver plus de gratitude.

Tu aimerais pouvoir développer à 100% ce pouvoir de la gratitude ? Découvre cette formation de quatre jours, qui te guidera en douceur vers l’épanouissement !

Dans un second temps, tu verras à quel point le biais cognitif d’excès de confiance peut te jouer des tours.

Afin de prendre de meilleures décisions et de te réconcilier avec ton ego, apprends à te remettre en question.

Pour finir, tu découvriras comment le syndrome d’Hubris peut mener des personnalités égocentriques à leur perte.

Le meilleur moyen d’éviter ça ? Ne pas te complaire ou chercher à tout prix les positions de pouvoir.

Envie d’en apprendre davantage ? Découvre tout ce qu’il faut savoir pour gérer au mieux ton ego !

Se désidentifier de ses pensées et de tout ce qui nous entoure

Se débarrasser de son égo

Gérer son ego : ne plus s’identifier à ses pensées

L’ego s’accompagne souvent de l’impression que les choses nous appartiennent ou qu’elles peuvent nous appartenir.

Afin de te détacher de l’ego, il faut donc d’abord accepter que tu contrôles très peu de choses.

Des choses aussi omniprésentes et personnelles que :

  • Les idées
  • Les émotions
  • Les états d’âme
  • Et même les pensées

Oui, au risque de te surprendre : tes pensées ne t’appartiennent pas. Elles sont des composantes vagabondes qui traversent ton esprit, mais sur lesquelles tu n’as pas de contrôle direct.

Tes pensées sont comme des stations radio : elles émettent et parviennent jusqu’à toi, que tu le veuilles ou non. C’est ensuite à toi de choisir sur quelle chaîne tu souhaites te brancher, et pour combien de temps. Ecouter Nostalgie en boucle n’entraînera pas les mêmes conséquences qu’alterner entre NRJ et France culture…

Tes pensées agissent de façon similaire. En fonction du canal sur lequel tu te connectes, tu ne vas pas recevoir, ni interpréter les choses de la même manière.

Pour te débarrasser de ton ego, commence donc d’abord par prendre du recul sur tes pensées. Arrête de t’identifier à elles et comprends que tu n’es pas obligé(e) de leur accorder de l’importance.

Car plus tu donneras de crédit à tes pensées, plus elles grossiront.

Il s’agit d’une règle générale : ce sur quoi tu portes de l’attention se développe. Si tu ressasses sans cesse une expérience douloureuse, tu donneras plus de place au ressentiment. Tu laisseras grossir ton ego et tu risques de surestimer son importance. Il se pourrait même que tu t’identifies à cette rancune.

Plutôt que d’être esclave de ton ego, réalise que tu as le choix. Tes pensées peuvent être un poignard, pour toi, comme pour ton entourage. Mais elles peuvent aussi être comme de l’eau qui glisse sur les plumes d’un cygne… Quelque chose que tu ressens bel et bien, sans pour autant t’y identifier.

Petite astuce supplémentaire : les pensées liées à l’ego contiennent souvent des éléments comparatifs, comme le fait de :

  • Minimiser
  • Exagérer
  • Confronter
  • Evaluer

Tente de regarder ces émotions et ces pensées avec du recul. Souviens-toi que ce n’est pas parce qu’elles parcourent ton esprit qu’elles t’appartiennent, et encore moins qu’elles te définissent !

Se débarrasser de l’ego : ne plus s’identifier à des représentations

L’ego est une construction, dans laquelle le « je » s’identifie de façon exagérée à ce qu’il croit être. Il peut ainsi prendre des formes concrètes, abstraites ou sociales.

Tu peux ainsi t’identifier à :

  • Des pensées, des idées, des émotions, des rêves
  • D’autres personnes, un statut social, des diplômes
  • Des possessions, des objets, une entreprise

L’orgueil, le narcissisme ou l’ego mal placé se manifestent lorsque tu t’identifies de façon disproportionnée à ce que tu crois être.

Par exemple, une personne a construit son identité et son ego sur une notion précise de la réussite. Le succès et l’argent y ont une place d’honneur, ils sont les buts ultimes à atteindre.

Si cette personne parvient à être riche et reconnue, sa réussite viendra lui confirmer qu’elle a de la valeur.

En revanche, si elle n’atteint pas ses objectifs, sa confiance en elle risque d’être entachée. Il en va de même si son projet fonctionne un temps, puis qu’il décline. Il y a fort à parier que cette personne remette en question sa valeur et son estime d’elle-même.

Pour autant, ces représentations ne lui appartiennent pas, de la même façon qu’elles ne t’appartiennent pas.

Elles sont un mélange de plusieurs facteurs exogènes, comme :

  • L’expérience et tous les éléments extérieurs que tu admires, qui t’inspirent et te nourrissent
  • Les diverses influences sociétales et politiques
  • L’éducation que tu as reçue et les phénomènes inconscients qui en découlent

Plus tu te rendras compte qu’il s’agit de constructions idéales, plus tu réaliseras qu’elles ne t’appartiennent pas.

Tu arriveras ensuite à te désidentifier de ces croyances limitantes.

Et tu sais ce qui est le plus génial ?

Cette nouvelle approche a deux qualités qui peuvent révolutionner ton existence :

D’abord, le fait de mieux gérer ton ego est un moyen de sortir de tes schémas de pensée… et donc de te libérer d’une prison dans laquelle tu t’es toi-même enfermé(e) !

Les créations de l’ego sont souvent réductrices et statiques, car elles fonctionnent sur un principe d’identification figé.

En sortir te donnera donc la possibilité de rendre les choses plus mouvantes et dynamiques. Tu réaliseras alors qu’à n’importe quel moment ou lieu, le changement et le mouvement font partie de la vie.

Abandonner tes « cases idéales » est donc bien plus inspirant, surprenant et intéressant… En d’autres termes, c’est une façon d’ouvrir le champ des possibles !

Ensuite, sortir de la comparaison et de l’identification, c’est aussi reconnecter avec ton moi profond et ton cœur.

Lorsque tu es focalisé(e) sur ton ego, tu agis en réaction. Tel ou tel élément ne te renvoie pas l’image de toi-même que tu souhaites voir, et cela te fait réagir.

Apprendre à gérer son ego, c’est délaisser la réaction et la réflexion, pour aller vers le ressenti et le partage.

Cela te permettra d’aborder une nouvelle approche de la vie.

Tu pourras aimer et être aimé(e), par le simple fait d’exister. Ainsi, tu auras des relations plus épanouissantes et tu développeras bien plus facilement la gratitude au quotidien.

En résumé, apprendre à ne plus s’identifier à ses pensées et ses constructions, c’est abandonner l’ego au profit de l’amour inconditionnel !

Car comme le disait le philosophe indien Jiddu Krishnamurti :

« L’amour n’est pas dans le champ de l’ego. Là où est l’amour, le moi n’est pas. »

Apprendre à se remettre en question pour gérer son ego

Dans les années 1970, les psychologues Daniel Kahneman, Paul Slovic et Amos Tversky ont découvert l’influence des biais cognitifs.

Grâce à leurs recherches, ils ont défini trois types de confiance excessive et de déformation de l’ego :

  • La surestimation de sa performance réelle
  • Le sur-classement de sa performance par rapport à celle des autres
  • L’expression affirmée d’une certitude injustifiée, mais qui coïncide avec ses propres croyances

En quoi cette approche te concerne ?

C’est simple : d’après les recherches de Kahneman, Slovic et Tversky, nous sommes tou(te)s concerné(e)s par les biais cognitifs.

Pas convaincu(e) ?

Tu peux faire l’expérience sur toi et ton entourage !

Nous sommes souvent persuadé(e)s des croyances spécifiques que nous détenons ou de la véracité des réponses que nous donnons… Bien plus souvent que nous le devrions, puisque nous avons plus rarement raison que nous le pensons.

Lors d’une expérience, les participant(e)s devaient exécuter des exercices d’orthographe. Ils ont tous prétendu être certains de leurs réponses.

Pourtant, celles-ci n’étaient correctes que dans 80% des cas… Le taux d’erreur était donc de 20% !

Idem dans une autre étude, où les enquêté(e)s devaient répondre par vrai ou faux à des questions de culture générale. Trop confiant(e)s, les participant(e)s étaient sûr(e)s de leurs réponses à 100%, alors qu’ils se trompaient dans 20% des cas.

Ces recherches mettent donc en lumière notre tendance naturelle à croire que nous avons raison.

Ainsi, dès que tu commences à te laisser dépasser par ton ego, souviens-toi de cette étude.

Rappelle-toi qu’il t’arrive – sûrement plus souvent que tu ne le crois – d’avoir tort.

La bonne nouvelle, c’est que le fait de prendre conscience de cet élément offre des bénéfices :

  • Des relations plus épanouissantes, enrichissantes et égalitaires
  • La prise de meilleures décisions, par l’évitement d’erreurs de jugement, de diagnostic ou d’interprétation

Afin de mieux gérer ton ego, tu peux donc prendre du recul sur ce biais cognitif d’excès de confiance.

Pour ce faire, rappelle-toi qu’il fausse tes perceptions et ton jugement, puisqu’il t’éloigne de la complexité du monde.

Pour privilégier la vérité – plutôt que le fait d’avoir raison – apprends à remettre en question ton point de vue !

confiance-excessive-moi-je-egocentrique

Dompter son ego : éviter de chercher les positions de pouvoir

Comment peut-on expliquer que les sphères de pouvoir soient souvent fréquentées par des personnages très narcissiques ?

Se pourrait-il que le pouvoir déforme l’ego ? Ou que les personnalités égocentriques soient attirées par le pouvoir ?

C’est la question sur laquelle s’est penché le médecin et ancien ministre des Affaires étrangères David Owen.

Dans son incroyable livre « The Hubris Syndrome », Owen démontre comment le pouvoir transforme les gens, notamment les dirigeant(e)s.

En s’intéressant aux chefs d’Etat, l’auteur constate que bon nombre d’entre eux ont subi une transformation profonde de leur personnalité.

Une « intoxication au pouvoir » déjà constatée par les Grecs anciens, qui l’ont appelée le syndrome d’Hubris.

Cette pathologie du pouvoir se traduit par de l’arrogance, une bonne dose de narcissisme, de prétention et de mégalomanie.

Mais pas que !

En tout, Owen dresse une liste de 13 comportements qui caractérisent ce syndrome :

  • Un fort narcissisme en recherche perpétuelle de gloire et de pouvoir
  • Des comportements particulièrement impulsifs, nerveux et des choix insouciants
  • Une appétence excessive pour tout ce qui concerne le paraître et l’image
  • Un excès de confiance en ses propres jugements et un dénigrement pour toute forme de critique ou de conseils extérieurs
  • S’ensuit le rejet de certaines réalités et un aveuglement face aux conséquences, pour privilégier ses choix et ses croyances
  • L’impression d’être tout(e) puissant(e) et de pouvoir tout réaliser seul(e)
  • De façon presque ironique, une remarquable incompétence, voire un rejet, dans ce qui concerne les droits humains fondamentaux
  • Une tendance à parler de soi à la troisième personne du singulier, ou à la quatrième personne du pluriel
  • Le développement d’un culte de la personnalité à son propre égard et une tendance messianique
  • Une déconnexion avec la réalité, suivie d’un isolement social plus ou moins important
  • La conviction de n’avoir aucun compte à rendre, si ce n’est à une sorte de tribunal historique. En règle générale, la personne pense que l’histoire prendra son parti
  • Une confusion entre l’ego et quelque chose de plus grand que soi. Par exemple, un(e) dirigeant(e) pourra s’identifier à l’état qu’il dirige
  • La faculté à réaliser des actions qui lui permettent de se faire apprécier ou de se rattraper

Le pouvoir modifie donc notre cerveau et transforme notre personnalité.

Et les exemples donnés par David Owen ne manquent pas : Tony Blair, Georges W. Bush, Hitler, Tatcher, Chamberlain, Mussolini, Mao… Nombreux sont ceux sur qui le pouvoir a fait dérailler l’ego, au point de commettre l’irréparable.

Le cas d’Hitler en est un exemple glacial.

Obsédé par des objectifs complètement mégalomaniaques, il décide d’attaquer l’armée soviétique au cours de l’été 1941.

A cause d’une représentation déformée sous l’effet de l’ego, Hitler sous-estime son adversaire et surestime son propre camp. La défaite de l’opération Barbarossa, comme bien d’autres décisions d’Hitler, montre – entre autres – les dangers du syndrome d’Hubris.

Aveuglé par son ego surdimensionné et ses fantasmes de conquête, Hitler a mené l’Allemagne à la catastrophe.

Sans aller jusqu’à ce niveau d’horreur et de destruction, nous savons aujourd’hui que l’excès de confiance trouble le jugement. Un ego décuplé, c’est donc le risque de développer une image déformée de soi-même.

Alors, afin de ne pas te laisser dominer par ton ego, tente de garder une appréciation réaliste de tes qualités. Et surtout, ne cherche pas à tout prix les positions de pouvoir, qui ne font qu’alimenter les egos surdimensionnés !

Sources et références :

 

 

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