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Sylvain Carufel – Interview Complète

David Laroche : Bonjour à vous et bienvenue dans cette nouvelle interview. Je vais vous présenter quelqu’un qui a un profil particulier parce qu’il est auteur-compositeur-interprète mais il est aussi entrepreneur et le créateur de La solution est en vous. C’est Sylvain Carufel, si vous ne le connaissez pas, en tous cas vous connaissez des auteurs et des experts qu’il a mis en avant, alors suivez bien cette interview. Salut Sylvain !

Sylvain Carufel : Salut David !

David Laroche : Tu vas bien ?

Sylvain Carufel : Ca va très bien, merci, et toi ?

David Laroche : Je suis très content de faire une interview avec toi parce que, comme je disais juste avant, tu as un profil particulier et un profil qui, de mon point de vue, va permettre à d’autres personnes de se dire : « Si lui il peut, je peux le faire ». Il n’y a pas seulement la voie de créer des livres, de parler sur scène pour justement apporter de la valeur aux autres et réussir dans sa vie, et du coup tu es parfait pour ça. Alors, je vais te laisser te présenter : qui est tu Sylvain ?

Sylvain Carufel : Comme tu l’as dit, je suis musicien, auteur-compositeur-interprète. J’ai fait mes études en musique : en chant, en guitare et ensuite à l’Ecole Nationale de la Chanson. Je me suis lancé dans la musique il y a quelques années, j’ai fait un album, je suis allé faire une tournée en France. Ensuite j’ai traversé une période trouble de ma vie…

David Laroche : Qui a duré combien de temps ?

Sylvain Carufel : Qui a duré 5-6 ans. J’ai fait des mauvais choix dans ma vie. Il y avait des belles portes qui s’ouvraient avec la musique et je ne les ai pas saisies.

David Laroche : Pourquoi ?

Sylvain Carufel : Parce que je manquais vraiment de confiance en moi et je ne croyais pas que je méritais le succès qui se présentait à moi. Je ne croyais pas que j’étais à la hauteur.

David Laroche : C’est très intéressant ce que tu dis parce que souvent, justement, je dis aux personnes que si tu n’es pas prêt, il ne va rien se passer ou tu ne vas pas saisir les portes…

Sylvain Carufel : J’en suis la preuve ! Mais ensuite, qu’est-ce que tu fais avec ça ? Je me suis retrouvé dans une situation où je n’étais pas en couple avec la bonne personne, je n’étais pas entouré des bonnes personnes, je ne faisais plus le métier que j’aimais, parce que j’en étais venu à faire autre chose que la musique.

David Laroche : Tu peux en parler ?

Sylvain Carufel : Oui, absolument. J’ai fait un album, j’ai fait une tournée-spectacle ici en France, et après ça j’ai eu une grosse peine d’amour. Et ça m’a vraiment déstabilisé et je me suis mis à perdre confiance en moi et à décevoir les gens autour et là j’ai fait un mauvais choix dans ma vie personnelle, de couple, et ça m’a amené à vivre un paquet de choses. Je voulais beaucoup parce que je voulais compenser pour mon échec d’avant, donc j’étais avec une mauvaise personne mais je voulais absolument que ça fonctionne parce que je voulais dépasser mon échec et j’avais posé mon échelle sur le mauvais mur, on peut dire ça comme ça. Du coup, c’est sûr que ça n’a pas fonctionné et je me suis retrouvé à travailler sur des chantiers de construction. Je travaillais avec des gens supers, au début c’était des amis, parce que je suis allé autour de moi.

David Laroche : Tu faisais de la manutention ?

Sylvain Carufel : J’étais devenu peintre en bâtiment. Je travaillais avec des gens extra : des professeurs de taï-chi, beaucoup de musiciens, donc c’était cool parce qu’on avait des belles conversations. Mais je travaillais, je donnais des coups de pinceaux, je roulais les murs. On écoutait la radio, mais à la radio, qui est-ce qui jouait ? C’était mes amis ! Et là, ça me rentrait dedans !

David Laroche : Tu connaissais des gens à la radio ?

Sylvain Carufel : Beaucoup. Parce que j’avais baigné dans ce milieu-là.

David Laroche : Ca faisait quoi en toi, alors ?

Sylvain Carufel : C’était difficile parce que ça me renvoyait directement à ma perception de moi-même. Et tout ce que ça me disait, c’est : « Tu ne vis pas selon le meilleur de toi ». Parce que même si j’avais manqué de confiance en moi, il y a une partie de moi qui savait que oui, c’était vrai ce que je recevais comme feedback des gens qui me disaient « C’est bon ce que tu fais ». Des gens reconnus dans le milieu, des musiciens reconnus… Les gens trippaient sur ma musique, comme on dit ici, pas tout le monde, mais beaucoup de gens.

David Laroche : En fait, il y avait des gens qui aimaient, c’était ça l’important ?

Sylvain Carufel : C’est ça. Sauf que moi, je n’y croyais pas autant qu’eux, mais quand même je savais au fond de moi que ce talent-là avait été inexploité, que je n’étais pas allé au bout de ça. Et donc, ça me faisait mal d’entendre des gens à la radio même si j’étais content pour eux.

David Laroche : Du coup, qu’est-ce qui s’est passé ? Comment tu en es arrivé à créer La solution est en vous après ces 6 ans ? Comment ça se passe pour toi après ?

Sylvain Carufel : Vient le temps où j’ai eu un enfant, je ne suis plus avec sa maman mais ça a été un cadeau magnifique de la vie pour moi. J’avais quitté sa mère –je rentre dans des choses très personnelles mais je suis à l’aise avec ça- parce que je ne voulais pas que mon enfant grandisse dans un environnement négatif, parce que notre dynamique n’était pas bonne. Et puis, après avoir essayé beaucoup de choses, ça ne fonctionnait toujours pas, alors je voyais mon enfant grandir et je me disais : « Quel exemple je vais donner à mon fils ? Qu’est-ce que je veux que mon fils ait comme opinion de moi en grandissant ? ». Et il était clair pour moi que je devais changer le paradigme qui était autour de moi, je devais changer cette réalité-là parce que ça m’amenait beaucoup trop de souffrances de voir que j’étais supposé être ici mais que j’étais là. Donc j’ai commencé à apporter des changements et au départ, vu que j’étais dans une situation financière très difficile, j’ai cherché autour de moi, j’ai acheté beaucoup de livres audio. J’avais un iPod, donc je me suis servi de ça. J’écoutais beaucoup de livres audio.

David Laroche : Sur quoi ?

Sylvain Carufel : Sur la confiance en soi, le leadership, la gestion…

David Laroche : Il y a des ouvrages qui t’ont marqué du début ? Si tu peux en citer quelques-uns…

Sylvain Carufel : J’ai beaucoup aimé Le secret du succès selon Jack. Jack Canfield. Est-ce que tu as rencontré Jack Canfield ?

David Laroche : J’ai rencontré MarkVictor Hansen, son partenaire, mais pas encore Jack.

Sylvain Carufel : C’est à venir ! J’en suis certain ! Donc, j’ai beaucoup aimé son livre audio.

David Laroche : Lequel ? Le succès selon Jack ?

Sylvain Carufel : Oui, il a fait une version audio de ce livre.

David Laroche : J’ai lu le livre, c’est pour ça !

Sylvain Carufel : J’ai lu le livre aussi !

David Laroche : Mais c’est l’audio qui t’a bien marqué ?

Sylvain Carufel : Oui, parce que je travaillais et je pouvais quand même écouter des livres audio –mon patron était cool !

David Laroche : C’est super, parce que là tu viens de casser une croyance, parce que souvent j’entends : « Oui, mais je n’ai pas le temps ! » et, quelque part, tu t’es autorisé à dire : « En fait, je vais faire deux choses en même temps ».

Sylvain Carufel : Oui, je me suis dit : « Je dois faire ce métier-là pour l’instant parce que j’ai besoin de gagner ma vie, c’est mon levier, mais en même temps je suis sûr que si je ne fais que ça, les choses ne vont pas changer ». Alors, je me suis mis à écouter des livres audio et un autre programme audio qui m’a beaucoup marqué, c’est Personal Power II de Tony Robbins.

David Laroche : Il secoue, lui aussi !

Sylvain Carufel : Il secoue vraiment ! J’ai des souvenirs : je regarde la montagne, on est juste devant le Mont Royal à Montréal et j’étais en haut parce que je travaillais à Westmount sur les chantiers à faire de la peinture et Westmount c’est le quartier le plus à l’aise de Montréal, le plus riche de Montréal. On travaillait pour des milliardaires, pour des multimillionnaires, alors j’avais des exemples de réussite financière. Pour moi ce n’est pas juste ça la réussite, mais c’était quand même des gens qui avaient réussi dans leur vie et qui avaient une grande liberté et donc je voyais qu’il y avait beaucoup de succès possible, que l’argent était là…

David Laroche : Ҫa a ouvert une case, déjà ?

Sylvain Carufel : Oui, ça ouvrait une case. Je le savais déjà, mais en même temps de le vivre, c’était cool !

David Laroche : Tu avais parfois l’opportunité de leur parler ou pas ?

Sylvain Carufel : Oui, vraiment. Je posais des questions.

David Laroche : Ҫa, c’est intéressant parce que encore une fois tu casses une autre croyance limitante que j’observe autour de moi et c’est pour ça que je voulais t’interviewer. Parce que comme tu l’as dit au début : « Je ne suis pas expert » et j’ai dit : « Justement, c’est encore mieux ! ». Car souvent quand je dis : « Côtoyez des gens qui ont des résultats, si vous voulez des finances, côtoyez des gens qui ont des finances élevées », on me dit : « Oui, mais moi je n’y connais rien ! ». Il y a un truc que j’aime bien dire, c’est que tu peux très bien aller dans un hôtel de luxe et postuler pour ranger les voitures et ça te donnera l’occasion de leur parler.

Sylvain Carufel : Tout à fait !

David Laroche : Et là, tu donnes un autre exemple de possibilité, c’est travailler dans le bâtiment dans leur univers, ça donne l’occasion de créer les contacts.

Sylvain Carufel : Tout à fait ! J’étais super gêné quand même, il y a un certain tact à avoir, c’était quand même « le client » et en plus je n’étais pas le contracteur qui avait le contrat, donc j’y allais avec beaucoup de délicatesse. Mais j’étais souvent surpris de voir comment ces gens-là étaient flattés que je leur pose la question.

David Laroche : Tu leur posais quoi comme question par exemple ?

Sylvain Carufel : Qu’est-ce que vous avez fait pour obtenir un si grand succès ? Par exemple.

David Laroche : Parfois tu avais peur avant de la poser ?

Sylvain Carufel : Oui, parce que déjà c’était avouer que moi je n’avais pas le succès que je souhaitais. Et puis il y avait un effort d’humilité à faire.

David Laroche : Alors pourquoi tu le fais cet effort d’humilité ?

Sylvain Carufel : Ma vision du succès ce n’est pas juste l’abondance financière, avoir de l’argent. Dans mon adolescence, en début de vingtaine, j’ai beaucoup voyagé : je suis allé en Europe plusieurs fois, je suis allée en Inde… Et ce que j’ai vu du monde m’a vraiment allumé. Ҫa m’a vraiment montré qu’il y a tellement plus que ce qui se passe autour de nous et qu’il y a une richesse humaine et culturelle énorme sur la planète et qu’on est vraiment gagnant à profiter de tout ça, et que si on est dans une situation qui est très limitante parce qu’on n’a pas de moyens ou parce qu’on est pris dans une situation contraignante, c’est difficile de savoir que tout ça est là et qu’on ne peut pas y accéder. Alors moi, c’était ça mon moteur, de me dire la vie est là, et j’arrive pas à accéder à la richesse de la vie mais je veux faire tout ce que je peux pour y accéder.

David Laroche : Est-ce que des fois tu as été surpris par le temps qu’ils t’ont consacré ?

Sylvain Carufel : C’était souvent pas très, très long mais c’était condensé.

David Laroche : Ils disaient quoi par exemple ?

Sylvain Carufel : Par exemple, une personne m’a dit –c’était un conseil d’affaires un peu froid mais c’était quand même bien, j’ose à peine le dire mais ça m’a quand même servi dans mon entreprise : « En affaires, ne laisse pas paraître tes sentiments à tout le monde ». Même si au final, c’est beaucoup un travail de relation en affaires quand on est entrepreneur. Et la personne avec qui on fait affaire n’a pas toujours les mêmes convictions que nous, mais cette personne peut peut-être nous aider à arriver à nos fins mais d’une façon positive, pas d’une façon négative. Donc, ce que cette personne m’a dit c’est : « Ne te laisse pas arrêter par le fait de ce que tu vois de la personne, par l’impression que tu as de la personne et par ce que toi tu penses être la vérité ».

David Laroche : Du coup, tu as commencé à écouter ces deux audios et après qu’est-ce qui s’est passé ?

Sylvain Carufel : Je pointais à la montagne. Il y a un exercice que j’ai fait avec Tony Robbins qui était le Dickens Pattern. Pour les gens qui ne connaissent pas le Dickens Pattern, c’est qu’on se projette, on prend notre réalité du moment et on se dit que si dans 5 ans on continue à faire les mêmes choses, à poser les mêmes actions, à entretenir les mêmes pensées, qu’est-ce que notre vie va devenir ? Et là, il fait ça sur 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans…C’est intense. Quand on le fait à fond… Je l’ai fait à fond, je m’étais stationné sur la montagne et quand je me suis réveillé de cet exercice-là, la souffrance était tellement grande que je me suis dit : « Jamais je ne veux laisser cette réalité-là arriver dans ma vie ».

David Laroche : Je ne me souviens plus, c’est une visualisation qu’il fait faire ?

Sylvain Carufel : C’est une visualisation, exactement. Ensuite il fait d’une façon positive aussi.

David Laroche : Oui, c’est un des deux. C’est pour que le système nerveux associe plaisir/douleur avec ton changement !

Sylvain Carufel : Voilà.

David Laroche : C’est très intéressant parce que tu n’es pas le seul à avoir écouté ce programme, que ce soit l’un ou l’autre, et pourtant tout le monde n’a pas des résultats avec, et tout le monde ne fait pas les exercices d’ailleurs. Il y en a plein qui écoutent les programmes et qui disent : « Ah, génial, super comme outil ! » et qui ne le font pas.

Sylvain Carufel : Oui, on se donne bonne conscience.

David Laroche : Tu le fais, c’est-à-dire tu écoutes le programme et tu fais les exercices. Est-ce que tu penses que c’est cette soif de changer ta vie qui t’as amené à faire ça, à te dire « Bon, ok, j’arrête de me trouver des excuses, je fais les exercices » ?

Sylvain Carufel : Oui, vraiment. Je me suis dit que si tout ce que j’ai fait jusqu’ici n’a pas fonctionné, alors je vais faire autre chose et ce que j’ai fait aussi, c’est que je suis allé me chercher un coach. Je connaissais une personne qui était dans mon « range » de ce qui est possible, dans mon cercle de personnalités connues et qui était accessible. Je l’ai contacté une bonne dizaine de fois avant que lui ne me contacte à nouveau.

David Laroche : Pour lui payer des coachings ?

Sylvain Carufel : Oui, je voulais qu’il me coache.

David Laroche : En le payant, tu veux dire ?

Sylvain Carufel : Il n’était encore question de rien. Moi, je voulais qu’il me coache. Et un jour il m’a dit : « Ok, rencontre-moi à tel café, à telle heure ». Et puis on s’est assis, on s’est mis à parler et on a parlé pendant 3-4 heures la première fois et puis là je lui ai dit : « Ok, mais comment je te paye ? ». Et là il m’a dit : « Ecoute, tu as pas les moyens de me payer parce que ce que je vaux, ce que je viens de t’offrir, ça vaut beaucoup trop cher pour ce que tu es capable de me payer pour l’instant, donc on va faire du troc ». Alors, c’est comme ça qu’on a commencé. Et puis il est devenu le premier expert de mon programme. Un jour j’étais en train de travailler, je faisais son travail, j’utilisais sa technique depuis un certain moment et je voyais les changements apparaître dans ma vie, je voyais ma façon de voir les choses changer, je voyais que beaucoup de choses, de détails, se transformaient et là je me suis dit : « Ce qu’il fait fonctionne ». Ҫa fait quelques années que je suis plusieurs experts en Web Marketing sur le net, donc je me suis dit : « Pourquoi pas, on va faire un programme, on va créer un programme et on va le lancer sur le web ! » et là le succès a été instantané avec les partenaires qu’on avait. Pour moi ça a été de l’ordre de faire deux fois mon salaire annuel en dix jours, alors ça a été un super tremplin pour moi !

David Laroche : Belle prise de conscience !

Sylvain Carufel : Oui, vraiment, et au départ quand je lui ai dit ça, la première fois, je lui ai dit : « Mais est-ce que c’est possible ? ». Parce que là, j’ai mis tout de côté, j’avais 3 mois d’économies devant moi, j’ai misé le tout pour le tout, parce que ce qu’on faisait c’était vraiment du reconditionnement de pensée négative, de pensée limitante. Et je lui ai posé la question, je lui ai dit : « Est-ce que c’est possible, tu crois, de faire un saut si grand, si rapidement ? ». Il m’a dit : « Oui, c’est possible, mais il faut vraiment que ton « Pourquoi ? » soit vraiment assez fort. Si ton « Pourquoi ? » est assez fort, les résultats vont suivre »

David Laroche : C’était il y a combien de temps ?

Sylvain Carufel : C’était il y a deux ans.

David Laroche : C’est fou !

Sylvain Carufel : Oui !

David Laroche : Bravo !

Sylvain Carufel : Merci !

David Laroche : Tu dis que tu n’es pas un expert, mais pour moi tu incarnes tout ce en quoi je crois et tout ce que je partage aussi et effectivement avec un « Pourquoi ? » comme ça, qui t’allumes, tu as pris des risques entre guillemets qui peuvent paraître fous, mais c’était juste pour toi de le faire de cette façon ?

Sylvain Carufel : Oui parce que je pense que je l’ai toujours fait d’une façon très sentie, et puis c’est pour ça, je pense, qu’il y a un certain succès qui était là parce que les gens sentaient que ce que je disais venait de mon vécu, de mon cœur, que c’était authentique. Et j’espère que c’est ce que vous sentez aussi aujourd’hui parce que c’est ce que j’essaye de faire le plus souvent possible quand je suis capable, avec les limites que j’ai. Mais je pense que quand on échange avec une personne et qu’on sent qu’il y a une vérité -comme toi je te sens très vrai depuis que je t’ai rencontré- c’est sûr qu’il y a quelque chose de vrai qui se passe et il peut juste en sortir quelque chose de bien, d’inspirant et puis on peut faire quelque chose avec ça.

David Laroche : C’est super ! Et après comment tu as crée La solution est en vous ?

Sylvain Carufel : Ça a été ça le départ. J’ai regardé ce que mon coach faisait et là je me suis dit : « Il faut donner un nom à ça » et je me suis dit on va appeler ça « l’optimisation créative ». Pourquoi ? Parce que ce qu’il faisait c’était vraiment d’identifier les pensées négatives que j’avais et de les renverser, donc les identifier et en suite écrire une affirmation positive qui venait renverser cette affirmation là, cette pensée négative. Moi je suis musicien, donc j’avais un studio d’enregistrement et j’ai créé un coffret d’affirmation thématique sur différents thèmes et il a développé la méthode. On a fait un événement en salle et les gens venaient même jusqu’à chez moi pour enregistrer leurs affirmations faites sur mesure pour se reprogrammer. On a été créatifs, vraiment, et on a eu vraiment de bons résultats avec ça. Les gens étaient contents.

David Laroche : Donc, aujourd’hui qu’est-ce que c’est La solution est en vous tel que c’est aujourd’hui ?

Sylvain Carufel : Ensuite mon partenaire m’a dit : « Ecoute Sylvain, ça fonctionne, je suis vraiment content pour toi, c’est génial mais j’ai d’autres choses, je suis hyper occupé ». Parce que c’était une personne qui avait beaucoup de succès et qui a toujours du succès. Donc il m’a dit : « Continue et on se retrouvera peut-être plus loin ». Alors je me suis dit : « Moi, je ne suis pas un expert, qu’est-ce que fait ? ». Je me suis posé une question très simple, je me suis demandé : « Qu’est-ce que je veux améliorer dans ma vie ? Et là les réponses sont venues quasi instantanément : j’avais besoin de me reconnecter avec moi-même, avec mon sens spirituel, j’avais besoin de travailler sur mon estime de moi, de me remettre en forme, de mieux manger, de mieux gérer mon temps. Alors je suis allé chercher des experts autour de moi. Mon premier succès m’avait permis d’avoir une visibilité auprès de ces gens-là, d’être plus crédible auprès des gens que j’approchais. Je me suis entouré d’une bonne équipe aussi pour m’aider à approcher ces gens-là.

David Laroche : C’est quand même énorme, pour moi c’est bien, ça met des baffes à plein de personnes qui se trouvent des limites. Tu n’avais pas forcément les finances pour te payer tous les programmes…

Sylvain Carufel : Vraiment pas !

David Laroche : Ni le coaching par ces personnes-là, mais finalement tu te dis : « De quoi j’ai besoin et comment je crée un système qui va à la fois leur apporter, me donner mes réponses et en plus me faire vivre ! »

Sylvain Carufel : Voilà. Je me suis dit : « Si moi j’ai besoin de ça, alors il y a plein d’autres gens qui ont besoin de ça ». J’ai eu d’autres projets avant, mais c’était clair depuis le départ que je voulais gagner ma vie avec ça. C’est facile dans le développement personnel de se dire que vouloir faire de l’argent avec ça c’est mal. Il y a une croyance, une pensée, qui dit ça.

David Laroche : Oui, parce qu’il y a un peu le côté de « tu prends soin des autres, tu dois le faire gratuitement » ! 

Sylvain Carufel : Oui, et l’altruisme moi j’y crois beaucoup, je crois que c’est l’une des plus belles chose au monde mais moi je souhaiterais que toutes les entreprises au monde aient un impact positif dans la communauté et que tout ce que chaque entreprise fait ait un impact positif dans la vie de chaque personne qui consomme le produit ou qu’il y ait ensuite un impact collatéral. Alors, je me suis dit : « Moi, ça me va. Moi, je veux gagner ma vie et faire du bien aux gens en même temps ».

David Laroche : Du coup, tu as proposé à ces personnes-là de créer la plateforme ?

Sylvain Carufel : Oui, j’ai créé la plateforme et je pense que ce qui a été intéressant pour ces gens-là, c’était ma façon de les présenter. Justement mon côté artistique que j’avais nourri depuis longtemps, c’est une chose qui m’a servi dans ma façon de faire des narrations, des voies narrées sur des animations en vidéo sur le web. Le ton de voix aussi que j’utilisais, parce que je pense que j’étais assez authentique là-dedans : ce n’était pas placé, je n’avais pas l’air de quelqu’un qui lisait un texte et qui voulait absolument vendre quelque chose. Je pense que les gens sentait que mon intention n’était pas juste de leur vendre quelque chose. Je le disais d’emblée : « Dans 5 jours, dans 7 jours, je vais vous présenter un programme, je vais vous faire une offre mais d’ici-là je vous invite à profiter gratuitement de tout ce que j’ai rassemblé pour vous comme contenu de valeur de tous les experts que j’ai rassemblés. D’ailleurs toi, tu étais un de ces experts sur le dernier programme Ma vie en main. Parce que c’est comme ça que j’ai appelé le programme : Ma vie en main. Et donc, c’est des gens comme toi qui m’ont donné du contenu à offrir à ces gens-là qui en ont profité gratuitement pendant longtemps, et si vous êtes sur le web je pense que vous connaissez le principe maintenant. Mais je trouve ça génial de donner et de recevoir…

David Laroche : Finalement, il y a un équilibre dans tout ça.

Sylvain Carufel : Oui, de donner plus finalement que ce qu’on attend en retour.

David Laroche : Oui, d’ailleurs Robbins insiste beaucoup sur ce point-là. Là, c’est intéressant, tu t’es retrouvé un peu une nouvelle opportunité qui est de dire : je contacte ces gens là. Je voudrais savoir pourquoi cette fois-là dans ta vie tu ne t’es pas dit : «  Je ne le mérites pas » ?

Sylvain Carufel : Honnêtement, parce que ce n’était pas moi qui était mis en valeur, parce que si je suis complètement honnête avec toi aujourd’hui…

David Laroche : Je te remercie de l’être ! Est-ce que c’est simple pour toi de faire l’interview et d’être mis en avant ?

Sylvain Carufel : Assez

David Laroche : Ok, donc c’est bien, ça progresse !

Sylvain Carufel : Mais je n’ai jamais eu vraiment de problèmes avec ça.

David Laroche : C’est par rapport à l’art ?

Sylvain Carufel : Peut être. Je pense qu’il y a un travail à faire et je pense qu’il y a beaucoup de monde qui peut se retrouver là dedans : c’est exactement ce que tu as dit, c’est de se permettre à soi-même de l’être. Parce que longtemps dans la musique, par exemple, j’attendais que quelqu’un, que monsieur Big Shot de la grande Major, de la grosse maison de disque, me dise : « Toi, petit artiste, je te prends par la main et je fais tout à ta place et je t’accepte. Tu es maintenant parmi les artistes établis et reconnus, je vais faire de toi un artiste reconnu ». Et pour moi c’était le chemin traditionnel et c’était par là que ça passait. Et si ça n’arrivait pas, ça voulait dire que je n’étais pas un artiste qui valait la peine d’être découvert. Alors que, dans le fond, c’est vraiment une pensée très, très nocive à avoir, parce qu’il y a tellement de place, il y a plusieurs marchés, il y a tellement de voies différentes et donc c’est ça. Et je continue à vouloir faire de la musique mais pour revenir à ta question, pourquoi maintenant ? Déjà ce n’est pas moi que je mets en avant, c’est les experts que je mets en avant, mais juste à côté de ça, il n’y a pas longtemps j’étais dans une maison à Charlevoix, ici au bord du fleuve, et je suis allé écrire des chansons. J’ai passé une entente avec un réalisateur, avec un studio d’enregistrement et je prépare un album maintenant que je vais lancer.

David Laroche : C’est génial, parce qu’il y a deux façons de voir ce que tu fais. Il y a une façon de le voir qui pourrait dire : « bon, il a fui ! ». Et il y a une façon de le voir qui pourrait dire : « il se connaît bien dans le moment présent et il sait qu’aujourd’hui –quand je dis aujourd’hui, c’est dans le passé- il sait que ce n’est pas le moment de se mettre en avant ». Et quelque part, tu crées un palier intermédiaire qui fait que tu n’es pas complètement inconnu car quelque part tu assumes ton projet, tu assumes ta voix : tu n’es pas complètement sur la musique, tu apportes de la valeur aux gens, tu t’apportes de la valeur en même temps, tu n’es effectivement pas sous les projecteurs à 100%. Et bizarrement, mais pour moi ce n’est pas bizarre, juste après, finalement, tu te retrouves à avoir trouvé la solution en toi pour aller vers ce qui te touche aussi. J’aime beaucoup ce truc-là parce que, finalement, tu n’es pas l’expert mais tu es le cobaye et ça me parle beaucoup. C’est-à-dire que tu vas trouver les personnes qui ont les solutions, tu leur proposes à elles de se mettre en avant et d’apporter des réponses à des personnes. Toi, tu prends une rémunération pour mettre en place ce système et l’organiser, et au final ça t’apporte encore plus sur un autre plan qui fait qu’en plus tu crédibilises ton système parce que ta réussite est comme une preuve que ce que tu fais marche. C’est-à-dire que plus tu arrives à dépasser tes peurs liées à la musique…

Sylvain Carufel : Plus il y a quelque chose qui s’ouvre, c’est clair. Et depuis le départ moi je me présente comme un musicien auteur-compositeur-interprète donc tout le monde dans mon réseau –il y a 80.000 personnes sur Facebook, 33.000 et 20.000 sur ma liste d’envoi, il s’agrandit chaque jour- tous ces gens-là savent que je suis musicien, donc je pense que quand mon album va être fait, ça va déjà être une plateforme sur laquelle lancer mon album à qui voudra bien l’entendre !

David Laroche : C’est clair que même si on pourrait dire que c’est une voie différente, tu as construit une audience et entre guillemets un pouvoir d’influence, positivement j’entends !

Sylvain Carufel : Et au final, c’est une chanson qui parle à un cœur, c’est une chanson qui parle à une personne alors peu importe la façon dont ça se transmet, l’important c’est que le transfert se fasse, que la transmission se fasse. C’est certain que ce n’est pas traditionnel mais en même temps je n’ai jamais rien fait comme les autres et même j’ai refusé de faire comme les autres. J’avais de belles portes qui s’ouvraient et je n’ai pas voulu, je ne l’ai pas senti, il y avait des grandes émissions comme la Star’Ac, des trucs comme ça. J’ai beaucoup d’amis qui l’ont fait et je suis super content pour eux parce qu’il y en a même qui ont gagné, j’ai écrit pour ces gens-là. Mais moi, ce n’était pas ma place et j’aurais pu peut-être –ça ne veut pas dire que je me serais rendu loin, peut-être que oui, peut-être que non- mais pour moi ce n’était pas ma place.

David Laroche : Alors justement, est-ce qu’il y a du regret par rapport au passé ?

Sylvain Carufel : Non, pas du tout !

David Laroche : Pourquoi ?

Sylvain Carufel : Parce que j’étais rendu où j’étais rendu avec mes peurs, mes limitations, à ce moment-là et ma vie goûte bon aujourd’hui. J’aime ce que je fais et peu importe la suite, je ne sais pas ce que va être la suite mais je suis fier de ce que j’ai fait pendant les 3-4 dernières années. Parce que avant le succès de La solution est en vous, j’ai essayé d’autres projets et j’ai eu des échecs, ça ne fonctionnait pas, mais ce que j’ai fait avant a fait que quand j’ai lancé La solution est en vous, j’étais prêt.

David Laroche : Aujourd’hui, tu as quel âge ?

Sylvain Carufel : J’ai 37 ans. Alors, la suite des choses, je ne sais pas ce que ça va être mais je m’amuse, j’ai du plaisir et je reste créatif

David Laroche : Du coup, j’ai d’autres dernières questions, non pas en tant qu’expert ni en tant que reporter. Parce que même si en même temps tu as interviewé des personnes dans ce cadre-là, tu les as mis en avant, j’aime beaucoup éclairer la même chose sous des angles différents. Finalement si tu essayais de faire plutôt une synthèse de ce que tu as retenu des Clés de la Réussite, mais pas en tant qu’expert, plutôt en tant que cobaye, en tant que personne qui a rassemblé une dizaine de personnes pour qu’ils expriment leurs outils, en tant que personne qui a utilisé les outils de Jack Canfield et de Robbins : juste un retour de ce qui a fonctionné pour toi pour essayer d’en sortir des clés. Tu peux prendre le temps pour ça, puisque, encore une fois, c’est pas ton métier de former ? Juste un retour.

Sylvain Carufel : Je ne serai peut-être pas original et ça sera peut-être des choses que tu as déjà entendues, que vous avez peut-être déjà entendues souvent à la maison, mais ce qui fonctionne : je me suis responsabilisé par rapport à ma vie !

David Laroche : C’est quoi, pour toi, se responsabiliser ?

Sylvain Carufel : Pour moi, l’échec de ma famille, ça a été énorme pour moi d’accepter ça. Parce que mes parents ont 73 ans et sont toujours ensemble et que moi je ne sois plus avec la mère de mon fils, au départ ça a été difficile. Maintenant je ne souhaiterais pas être avec elle, mais sur le coup, cet échec-là a été super difficile et je blâmais beaucoup les évènements, je disais que c’était à cause de ci ou de ça, de telle ou telle personne…

David Laroche : Mais pas toi ?

Sylvain Carufel : Pas moi. Et pourtant c’est moi qui avais mis les pieds dans cette situation, c’est moi qui avais accepté qu’on me parle de telle façon, c’est moi qui avais accepté un paquet de trucs que je n’aurais jamais dû accepter. A ce moment-là, c’est ce que j’ai fait, je ne pensais pas qu’on puisse agir comme ça avec moi, j’ai été déstabilisé et c’est comme ça que j’ai réagi sur le coup, j’ai fait de mauvais choix. Mais quand j’ai accepté que c’était ma responsabilité, que c’était moi qui m’étais mis les pieds là, déjà ça a été plus facile de faire la paix avec ce qui s’était passé et les gens qui avaient été impliqués. Donc se responsabiliser, ça a été une chose énorme. Je reviens à ce qu’on a dit tout à l’heure : d’avoir identifié mes pensées limitantes et de les avoir renversées.

David Laroche : Lister les pensées limitantes ?

Sylvain Carufel : Oui, les identifier avec des exercices et les renverser, faire des affirmations positives qui viennent reprogrammer ces pensées limitantes. Et moi j’écoutais, je les enregistrais, j’enregistrais ma voix en train de le dire et je pouvais écouter ça des dizaines de fois par semaine en boucle. Je me suis vraiment reprogrammé, ça fonctionnait.

David Laroche : La 3ème chose qui t’a aidé ?

Sylvain Carufel : Avoir la foi !

David Laroche : Alors, comment on développe la foi ?

Sylvain Carufel : La foi, et c’est une chose que j’ai beaucoup développée ces dernières années, que je n’utilisais pas beaucoup : c’est d’écouter mon intuition. La foi et l’intuition, pour moi c’est lié parce que quand on écoute notre intuition, il y a quelque chose qui est connecté et on sent qu’il y a une vérité et même si ce n’est pas en phase avec ce qui se passe autour de nous, il faut avoir la foi de croire en ça, pour se dire qu’elle est juste, cette voix-là. Et il faut l’écouter parce que quand on écoute cette intuition-là, quand on agit en fonction de cette intuition-là, la vie nous récompense.

David Laroche : Super ! C’est beau ! Est-ce que tu as d’autres clés qu’on peut partager, qui t’ont beaucoup aidé ?

Sylvain Carufel : Ne pas aller chez McDo ! Enfin, prendre soin de soi !

David Laroche : Prendre soin de soi, de son corps, de sa santé ?

Sylvain Carufel : Oui, évidemment !

David Laroche : Et une cinquième chose, si tu en as une ?

Sylvain Carufel : Une cinquième chose si j’en ai une…

David Laroche : Si tu n’en as pas, c’est ok !

Sylvain Carufel : Tu couperas au montage… ou attendez un instant !

David Laroche : Non, c’est bien, ça montre qu’on est pas obligé d’avoir tout, tout de suite !

Sylvain Carufel : Non, en effet. Je pense être capable de m’adapter. Je pense que peu importe d’où on vient, dans quel milieu on est, que ça soit un milieu défavorisé, un milieu à l’aise, éduqué, sans éducation, etc… Moi je pense vraiment qu’on a toujours autour de nous quelque chose pour nous aider. Ce n’est peut-être pas LA clé, mais c’est un indice qui va peut-être nous mener à la clé. Je pense qu’il ne faut pas attendre.

David Laroche : Il ne faut pas se dire qu’il y a quelque chose qu’on n’a pas trouvé, mais c’est déjà là : en fait, il faut le voir ?

Sylvain Carufel : Oui, et pour le voir il faut être dans un bon état d’esprit. Je pense que tout commence là.

David Laroche : Super !

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