Activer votre CAPACITÉ D’AUTOGUÉRISON ! – Giulio Fioravanti

David Laroche : Alors bonjour à vous et bienvenue dans cette nouvelle interview. Donc cette fois je vais vous présenter Giulio Fioravanti. Donc vous allez découvrir, parce qu’on va parler de pleins de choses, de sujets que j’adore, parce qu’on va parler d’épigénétique mais cette fois en plus des concepteurs du magnétisme épigénétique, l’acronyme c’est SHEM. Vous allez découvrir plein de choses, suivez bien cette interview. Salut.

Giulio Fioravanti : Bonjour David.

David Laroche : Tu vas bien ?

Giulio Fioravanti : Très bien et toi ?

David Laroche : Eh bien écoute, très bien puisque là, tu as un angle d’attaque qui change un petit peu et on s’est bien éclaté aux Etats-Unis donc du coup pour une fois c’est en français. Donc je suis assez content. Qu’est-ce que ce SHEM en fait ?

Giulio Fioravanti : Ce SHEM, donc le SHEM c’est un acronyme d’abord, c’est « Self-healing epigenetic magnetism », qui est le magnétisme épigénétique, disons que c’est un ensemble de deux techniques, une technique dite traditionnelle et ancienne, et puis l’épigénétique qui est une partie de la biologie, parce qu’on emploie souvent épigénétique mais on ne sait pas souvent ce que ça veut dire. C’est une partie de la biologie qui étudie les effets de l’environnement sur le comportement cellulaire. C’est-à-dire comment est-ce qu’une cellule saine devient malsaine suite à un environnement, parce qu’il n’y a pas eu de… on n’a pas coupé, on n’a pas tailladé, il n’y a pas eu rayonnement d’une machine, etc, or la cellule est en train de virer vers un cancer par exemple. Donc c’est les effets épigénétiques. Et c’est une science qui n’est pas si jeune que ça malgré tout, parce que déjà en 1920 on en parlait déjà. Mais on a abandonné l’idée de l’influence de l’environnement sur le comportement cellulaire avec la découverte de la double hélice, de l’ADN et puis la découverte de ce fameux génome humain. On pensait tout découvrir, mais on s’est rendu compte qu’on n’a pas découvert grand-chose. Mais ça date de 2006, 2007. Donc depuis de temps-là, on revient petit à petit à l’épigénétique parce qu’il y a des choses qui échappent à la génétique, c’est-à-dire aux gènes, aux choses qui ne sont pas génétiques nécessairement et qui pourtant nous influencent dans notre comportement, notamment point de vue maladies, point de vue pathologies.

David Laroche : Alors du coup, comment, toi, tu transposes justement dans ta pratique, parce qu’à la base, je vais te laisser te présenter plus tard par rapport à la naturopathie, comment tu transposes l’impact de cet environnement sur une cellule avec ta pratique ?

Giulio Fioravanti : Eh bien disons que ça, c’est une histoire qui remonte un peu à pas mal de temps, à mes origines si on peut dire, vers 17/18 ans, je m’intéressais au magnétisme. Mais en simple curieux, en simple profane, parce que le côté mystérieux…

David Laroche : Tu pratiquais ?

Giulio Fioravanti : Je ne pratiquais pas, c’était juste, comment dire… pour m’amuser, pour connaître. En plus c’est un sujet qui me passionnait, le côté mystère, le côté découverte de quelque chose qu’on ne voit pas mais qui existe. L’invisible, le mystérieux, etc. Et donc je l’ai suivi pendant très longtemps même, j’ai fréquenté des associations un peu fermées d’ailleurs, qui pratiquaient des techniques à partir de magnétisme, mais j’avais toujours une ambivalence dans ma façon de penser parce que j’ai mon cerveau gauche et mon cerveau droit, on a tous un cerveau gauche et un cerveau droit, avec le rationnel et puis l’intuitif, et puis quand l’intuitif partait, alors là c’était fantastique parce que j’imaginais un tas de choses qui devaient se passer et qui se passaient parfois, et puis mon rationnel me disait « nan mais attends arrête, t’es en train de rêver, qu’est-ce que tu racontes, c’est pas possible ». Et donc j’y croyais, j’y croyais pas, j’y croyais, j’y croyais pas. Et donc c’était un peu… Et puis il y a eu des scientifiques comme Bruce Lipton…

David Laroche : Justement, c’est un des types qui est dans notre liste à rencontrer…

Giulio Fioravanti : Voilà. Donc Bruce Lipton qui a écrit un ouvrage, déjà en 77 il se posait la question, et pour un scientifique c’était, c’était un docteur en biologie lui, il s’est posé une question qui est assez particulière parce qu’en 77 il écrit « est-ce que les cellules ont une conscience ? »

David Laroche : C’est pas très scientifique comme approche au début.

Giulio Fioravanti : Et il a achevé ses recherches et en 2006 il a sorti son fameux livre Biologie des Croyances, et là il explique que le fonctionnement cellulaire, et pour moi c’était une révélation parce qu’il découvre que sur la membrane cellulaire il y a une protéine qui capte des ondes électromagnétiques. J’ai dit « waouh ». C’est pas pour capter les ondes cellulaires, c’est pas pour… bon. Ça fait longtemps que ça existe. Et il explique lui le comportement d’une main d’un guérisseur, il appelle ça guérisseur, j’aime pas le mot mais c’est le mot qu’il emploie, qui passe…

David Laroche : Pourquoi tu n’aimes pas ce mot ?

Giulio Fioravanti : Parce que guérisseur ça fait un peu charlatan je trouve. On ne guérit rien. On favorise peut-être une étape de la guérison, mais on ne guérit pas, on n’est pas guérisseur, c’est le corps de l’autre qui se guérit, c’est pas nous. On peut donner des petits coups de pouce, on peut changer des champs énergétiques, etc, qui va faire que la personne va se mettre en auto-guérison, mais c’est pas nous qui sommes guérisseurs.

David Laroche : C’est très intéressant, j’aime bien.

Giulio Fioravanti : Il y en a bien un qui pouvait prétendre à ça, c’était il y a 2000 ans je crois, je sais pas si ça te dit quelque chose. Jésus quelque chose comme ça. Peut-être que lui il l’était, mais enfin moi, je ne le suis pas. Donc Bruce Lipton emploie ce mot-là.

David Laroche : C’est intéressant, parce que ce que j’aime bien dans ton approche, c’est que d’un côté il y a un… quelque chose qui passe de l’ordre du sens, du don, un machin comme ça, et tu essayes de mettre de la conscience dessus, de comprendre…

Giulio Fioravanti : Oui. Oui, parce qu’en avais besoin pour pratiquer, parce que j’étais toujours insatisfait de mon intuition, parce que l’intuition elle est impalpable, ce sont peut-être des choses qui doivent exister, mais on a pas de preuves dans l’intuition, les preuves ne viennent que par la suite, et par le côté rationnel, j’ai découvert des preuves, notamment avec ce Bruce Lipton, quand il explique que la main d’un guérisseur passant sur un corps créée un champ électromagnétique sur lequel il y a incidence, il y a interférence. Et donc oui, aujourd’hui je peux dire qu’en effet, on peut contrôler son propre champ et influencer sur le champ de quelqu’un d’autre. Donc là ça devient de l’épigénétique. On parle d’environnement, parce que quand on parle d’environnement, on ne parle pas uniquement du temps, on parle de l’environnement… les pensées sont un environnement, le mental est un environnement, le stress est un environnement, les émotions sont un environnement, l’alimentation est un environnement, tout ça agit sur l’individu.

David Laroche : Attends, parce que là tu donnes beaucoup d’informations en peu de temps. Ça veut dire que si on prend ce que tu viens de dire, là ils sont en train d’expliquer l’idée que les gens que je côtoie vont avoir une influence sur moi.

Giulio Fioravanti : Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Et je prends un exemple. Tu arrives dans une salle où tu ne connais personne et puis tout d’un coup tu te sens bien, tu rencontres quelqu’un, ça se passe bien, il y a un échange, tu te dis c’est quoi qu’il se passe ? C’est simplement que les champs électromagnétiques sont compatibles et fait que tu es dans une bonne interférence. Tu peux très bien arriver dans un lieu qui est lourd, c’est très lourd, tu ne te sens pas bien, il y a des vibrations, tout est vibration, et aujourd’hui la physique quantique le prouve. D’ailleurs le fameux tableau qu’on apprenait en chimie, le tableau des éléments avec trois électrons et un noyau, etc, on ne parle plus de cela aujourd’hui, on parle de vibrations, on parle d’atomes en vibrations, on ne parle plus en termes de… électrons, je crois si je me souviens bien et neutrons et protons à l’intérieur. Donc on parle en termes de vibrations, donc tout est vibration. Ça explique beaucoup de choses, on peut comprendre qu’on peut avoir une influence sur quelqu’un uniquement par son état d’être, on émet une vibration, la personne la reçoit, et il y aura communion ou pas de ces deux champs vibratoires. Et en plus, si on commence à comprendre le fonctionnement, son propre fonctionnement, là oui on peut agir et interagir sur l’autre. Et par exemple après chaque séance de soins que je donne, les gens sont parfaitement relax, alors que je ne les touche pas. Donc je pourrais dire, oui, on les masse, oui bon, ça fait du bien, mais je ne les touche pas. Alors les gens ils sont relax, ils sont détendus, il s’est passé quelque chose. C’est eux qui me le disent, bon moi je travaille, je le vois bien, donc il y a un effet interférence, vibratoire sur la personne. Et, il y a… ce n’est pas une question de don, parce que souvent…

David Laroche : Oui, on va revenir sur ton parcours.

Giulio Fioravanti : Donc ce n’est pas une question de don.

David Laroche : Mais il faut que je me calme, parce que ça m’intéresse ses sujets-là.

Giulio Fioravanti : Donc c’est une technique comme quand on apprend à jouer au tennis, tout simplement. Je veux dire, tu prends une raquette au début, et puis une balle et…

David Laroche : Donc selon toi, toute personne peut développer ce don.

Giulio Fioravanti : Bien sûr, bien sûr. Heureusement, heureusement. Il n’y a pas de mutants, on n’est pas… je ne sais pas, j’ai vu une série qui s’appelait comme ça, « les mutants », on peut tous être mutant si on veut.

David Laroche : Oui, il n’y a pas… on peut tous l’être, mais en même temps est-ce que tu penses que c’est comme dans le sport, il y a… tout le monde ne peut pas être un Michael Jordan par exemple.

Giulio Fioravanti : Exactement. Ça je suis bien d’accord. On ne peut pas tous être des Michael Jordan ou des Platini, Michel Platini, ça fait bien longtemps… mais c’est normal.

David Laroche : Tu penses que c’est la même chose…

Giulio Fioravanti : C’est exactement la même chose.

David Laroche : C’est une discipline qui peut être pratiquée par tout le monde, simplement il y a des personnes qui sont plus ou moins talentueuses.

Giulio Fioravanti : Talentueuse, en fonction du travail qu’on va y mettre. Parce que je pense que quand on devient numéro un du tennis par exemple, on devient pas numéro un comme ça, là. Il y a des heures de travail derrière. De travail, de pratique. Et c’est pareil dans ma pratique, il y a des heures de travail et puis c’est vrai que…

David Laroche : Comment ça se développe alors ? Parce que justement ça parait plus invisible, comment tu travailles l’invisible ?

Giulio Fioravanti : Bon, d’abord, il faut savoir comment on est constitué, ça c’est important. C’est-à-dire qu’on a une partie consciente et une partie inconsciente, il faut savoir, je n’invente rien, qu’on est gouverné à 100% par l’inconscient. Même nos pensées qu’on croit conscientes, elles ne sont pas conscientes, elles viennent de l’inconscient. Notre partie consciente ne sert qu’à constater des choses et éventuellement à observer des choses. Donc si on fonctionne de manière inconsciente, qu’est-ce qui fonctionne de manière inconsciente ? Ces pratiques-là doivent être pratiquées de manière inconsciente pour avoir toute sa force. Je vais prendre un exemple. Tu conduis une voiture ? Bon. Tu te souviens de ta première leçon de conduite ?

David Laroche : Oui.

Giulio Fioravanti : Est-ce que c’était facile ?

David Laroche : Non.

Giulio Fioravanti : Bon. Pourquoi ?

David Laroche : Parce que c’était nouveau.

Giulio Fioravanti : C’est nouveau, c’est ta conscience qui apprenait. Pas l’inconscient. Je me souviens, j’avais… ma première leçon de conduite je l’ai prise avec mon père. Ça remonte déjà un bout là, et puis j’étais tout content.

David Laroche : C’est plus récent pour moi.

Giulio Fioravanti : C’est plus récent pour toi. Donc il avait une petite Fiat 600. Et puis il m’a dit « on va aller sur un parking et je vais t’apprendre à conduire. » Alors j’étais tout content, c’est ce que j’attendais, j’avais 17 ans. J’arrive dans le parking, il me met à la place du chauffeur, waouh…

David Laroche : Tu pensais que ça allait être amusant ?

Giulio Fioravanti : Je pensais que ça allait être amusant et que j’allais conduire facilement. Et puis il me dit « bon voilà, t’as le volant, ça, ça va, les trois pédales » c’était une voiture manuelle, « là t’as le changement de vitesse, le rétroviseur, le clignotant ». Là ça commence à faire beaucoup de choses, moi je voulais juste conduire. Alors il me dit « c’est simple, tu mets la clé, mais attention, t’embrayes sinon si t’es en vitesse pour pas que la voiture parte par à-coup ». Très bien. J’allume, et là il me dit d’enclencher la première, j’enclenche la première et il me dit « c’est simple, tu vas lâcher doucement la pédale de débrayage et tu vas accélérer. » Facile.

David Laroche : Je me souviens de cette scène-là.

Giulio Fioravanti : Bon voilà. Alors en effet, c’est ce que j’ai fait, mais la voiture n’a pas démarré, elle a calé d’un coup sec, bon j’ai lâché trop vite la pédale d’embrayage et puis j’ai accéléré trop et puis la voiture elle a calé. Mon père, bon… « Attention à la voiture ! Il faut pas donner de coups comme ça ! » Je me souviens. Déjà ma joie, il y avait beaucoup moins de joie et je commençais à sentir le stress qui monte, tu sais, petit à petit. Et puis il me dit « on recommence ». Et je recommence et puis en effet, la voiture fait ça, fait ça, fait ça, ça veut dire « on stop là, on arrête là, t’iras prendre des leçons de conduite, je t’apprends pas à conduire ». Je descends de la voiture, je dis, waouh, mince, moi qui croyais que ça allait être facile, un peu déçu, je me dis que je n’arriverai jamais à conduire. Aujourd’hui, je ne pense même pas quand je monte dans ma voiture. Pourquoi ? Parce que quand j’ai appris, c’est ma conscience qui essayait d’apprendre quelque chose, aujourd’hui c’est mon inconscient qui conduit. Et lui, il fait un milliard de choses en même temps, et je veux pas dire que c’est du séquentiel, il fait ça en même temps, c’est pas un ordinateur, tout fonctionne en même temps. La conscience c’est séquentiel. Elle n’arrive pas à faire… On dit souvent que les femmes arrivent à faire deux, trois choses en même temps, c’est ce qu’on dit. Les hommes…

David Laroche : Une légende.

Giulio Fioravanti : Voilà, une légende, c’est ça. C’est vrai qu’on n’arrive pas à faire beaucoup de choses avec la conscience. Par contre la conscience nous aide à apprendre. Et quand ça passe dans l’inconscient, ça fonctionne. C’est pareil en magnétisme. C’est qu’il faut apprendre une technique consciente, une technique très précise, avec une intention très précise qu’on va répéter, répéter, répéter, répéter, et tout d’un coup, c’est l’inconscient qui le prend. Et là ça prend en force, et là on a conscience qu’on peut agir avec son propre magnétisme. Parce que lui contrôle tout ça.

David Laroche : Et toi quand tu pratiques, est-ce que tu sens quelque chose ?

Giulio Fioravanti : Oui et non. Parce que je ne cherche pas à sentir. Parce que dès que tu te mets à vouloir sentir quelque chose…

David Laroche : C’est la conscience.

Giulio Fioravanti : T’es conscient. Parce que c’est ta conscience qui perçoit ça, l’inconscient, il va percevoir des choses dont tu ne serais pas au courant, il y a plein de choses qui se passent dans ton inconscient dont t’es pas conscient. Ne fusse que des petites routines de pensées que tu as, tu n’es pas conscient que tu penses et pourtant derrière ça travaille, ça travaille. Et puis tu agis d’une façon consciente sans imaginer quand dans l’inconscient… l’inconscient est en train d’analyser ton corps, en permanence. Savoir s’il y a des débalancements, il corrige ce qu’il faut corriger, on n’est pas conscient de ça.

David Laroche : Heureusement.

Giulio Fioravanti : Heureusement, parce que sinon, on ne pourrait plus rien faire. Donc c’est pareil en magnétisme, je ne cherche pas à ressentir. Il y a parfois des situations où il m’arrive de ressentir des choses. Je vais prendre un exemple. J’étais en train de tester un dos, enfin d’énergiser un dos, et puis j’arrive au niveau d’une vertèbre et puis je reçois l’impression, comme si j’avais une règle en fer qui m’était tombée sur le doigt, d’une façon très violente, j’ai arrêté et ça m’a fait mal. J’ai tenu mon doigt pendant plusieurs secondes et qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je ne sais pas ce qu’il s’est passé et je dis à la personne : « ça c’est bizarre ce qu’il s’est passé. Moi si j’étais vous j’irais passer une radio parce que c’est pas normal ce que je viens d’avoir. » Alors je ne savais pas ce qu’il y avait. Alors cette personne revient dix jours après, en effet, il y avait une tumeur osseuse sur la vertèbre. Donc j’ai reçu une information qui m’a fait mal, pourquoi, alors peut-être une question de polarité, on ne va pas rentrer dans les détails, une question de polarité. Et j’ai eu une réaction. Donc là j’ai ressenti quelque chose. Et il y a parfois des impressions.

David Laroche : Et qu’est-ce que… C’est intéressant. Qu’est-ce qui fait que tu te dis à ce moment-là, c’est un…

Giulio Fioravanti : Parce que c’est pas normal, il y a eu un fait anormal. Parce que si je suis en fréquence, en harmonie, je devrais me sentir en harmonie partout. Si tout d’un coup j’ai une fréquence qui change, parce qu’il y a un changement de fréquence qui m’apporte une douleur, c’est qu’il y a quelque chose de pas normal. Alors je ne sais pas si…

David Laroche : Les, entre guillemets, les « problèmes », je n’ai pas d’autres mots, tu les ressens par de la douleur qui vient chez toi ?

Giulio Fioravanti : Pas toujours de la douleur. Ça peut-être aussi des picotements Ça peut être de la chaleur, Ça peut être du froid. C’est différentes choses. Donc ça, c’est des variations qui avec l’expérience j’ai réussi à mettre des mots dessus. Mais au début je savais pas. Au début, bon, c’est chaud, c’est froid, pourquoi ?

David Laroche : Est-ce que parfois au début tu avais l’impression d’être juste un taré qui…

Giulio Fioravanti : Oui, quand j’étais avec mon cerveau intuitif et que tout d’un coup mon cerveau rationnel me disait « nan mais c’est quoi que t’es en train de faire ? » Alors c’est vrai que… Bon. « Je fais ce que je peux. » C’est sûr, bien sûr. Et c’est, ça, ça m’handicapait parce qu’à ce moment-là, c’était ma conscience qui embarquait. Et là il se passait plus rien.

David Laroche : Tu dis que tu as commencé avec du rationnel là-dedans, et tu as pu lâcher un peu ce…

Giulio Fioravanti : Oui, ça m’a… ça a rassuré mon côté rationnel, qui m’a dit « oui, il se passe quelque chose. »

David Laroche : Et t’as mis longtemps à lâcher ça ?

Giulio Fioravanti : Oui… relativement. Oui, je dirais c’est un peu… C’est… Tu passes d’un univers dans un autre. A partir du moment où ta croyance change, Ça change comme ça. C’est un peu comme quand tu découvres que la terre est ronde, c’est… Tu restes plus sur « la terre est plate », c’est terminé. La Terre est ronde. Donc tu changes d’un univers, tu passes dans l’autre, comme ça. Et oui, à partir de là j’étais rassuré. Et donc plus question de s’inquiéter, plus question de mettre en doute quoique ce soit, au contraire. Toute ma technique a changé, et c’est là la création du SHEM.

David Laroche : Et est-ce que tu as senti une différence après au niveau de ton accompagnement ?

Giulio Fioravanti : Mais bien sûr, parce que j’ai changé totalement ma technique, que j’ai travaillé sur différents corps que l’on retrouve dans l’ésotérisme, dans le côté je veux dire immatériel de la pensée humaine, comme les différents corps éthériques, les différents… le corps posal, le corps astral, etc. J’ai totalement arrêté ça, j’ai travaillé sur le corps humain. Et je suis parti…

David Laroche : Pourquoi tu as arrêté ça ?

Giulio Fioravanti : Ben parce que je savais que je pouvais travailler sur des parties bien physiques du corps, comme le système nerveux sympathique et parasympathique…

David Laroche : Alors explique, parce que moi ça me passionne tu sais…

Giulio Fioravanti : Alors…Je me suis dit « qu’est-ce qui provoque les dérèglements ? » et je me suis mis toujours dans l’inconscient. Tous les dérèglements se passent dans l’inconscient, notamment ce système nerveux autonome qui fonctionne de façon autonome comme son nom l’indique, le système sympathique et parasympathique. Alors que fait le sympathique ? Le sympathique embarque quand il y a un problème de stress. Et le parasympathique, quand le stress est passé, c’est lui qui remet tous les systèmes en fonctionnement, Alors c’est deux systèmes qui fonctionnent ensemble mais de façon séquentielle.

David Laroche : L’un après l’autre.

Giulio Fioravanti : C’est ça. L’un après l’autre. Jamais en même temps.

David Laroche : C’est comme biceps et triceps.

Giulio Fioravanti : Exactement, exactement, exactement. Et donc la plupart des pathologies aujourd’hui je dirais que 99% des pathologies sont engendrées par un stress prolongé, ou un choc émotif très fort. Ça enclenche un processus d’autodestruction du corps. Et donc, j’ai travaillé sur le système sympathique, le système sympathique part du cerveau, descend le long de la colonne, se répartit dans les organes, avec à la sortie de la colonne, il y a ce qu’on appelle un ganglion synaptique. Qui fonctionne comme une synapse. C’est-à-dire tu as l’impulsion électrique qui descend, qui est transformée en neurotransmetteur chimique, qui passe la synapse, qui va à l’autre bout de la synapse et là il y a transformation de l’information en électromagnétisme et ça repart à l’organe. Et c’est drôle quand j’appuie dessus, en général les gens me font un petit « aïe ».

David Laroche : Et donc tu appuies physiquement ?

Giulio Fioravanti : Oui, parce que quand je fais… je veux dire je ne suis pas magicien et je ne devine rien. Donc j’ai besoin que la personne, il y a une interaction entre la personne et moi. Notamment pour la recherche des blocages énergétiques.

David Laroche : Quand tu dis elle te parle, c’est ton corps…

Giulio Fioravanti : Elle me parle, elle me parle. Alors je lui demande qu’elle me dise oui ou non, c’est pas beaucoup mais c’est quand même une interaction. Alors j’appuie à certains endroits et je lui demande si c’est sensible. Alors là elle me dit oui, et là je fais une espèce de…

David Laroche : Pourquoi cet endroit-là ?

Giulio Fioravanti : Parce que c’est la sortie des ganglions synaptiques.

David Laroche : C’est le même endroit pour chaque personne ?

Giulio Fioravanti : C’est quasiment le même endroit. Alors il y a un repère que je fais, je veux dire il y a tout le long de la colonne, il y a dix-neuf points au total de chaque côté, et j’appuie dessus, et ça me donne comme ça un inventaire des ganglions qui sont bloqués, comme ça, entre guillemets. Et la personne a une petite douleur, et ensuite je travaille en passes magnétiques cette fois-là, et là je ne la touche plus, je travaille en aérien, et puis je rappuie dessus. Et la personne en général me dit : je n’ai plus mal. Et donc ça je débloque tous les circuits énergétiques et en général pour les petits bobos puis ça s’en va, la personne se sent bien détendue et s’il y avait des blocages, c’est parti.

David Laroche : C’est un nœud qui s’est dénoué.

Giulio Fioravanti : C’est peut-être pas un nœud qui s’est dénoué, c’est un blocage, comment dire… C’est un peu comme si c’était bouché tout simplement. Parce que le stress prolongé peut créer des blocages, comment des contractions même musculaires, bon, on peut parler de mâchoire, on peut parler des muscles aussi quand on est contracté, on est contracté. Le stress provoque ça, donc ça peut être une contraction entre guillemets nerveuse, qui fait que l’information en partant du cerveau n’arrive plus à l’organe, ou arrive d’une façon un peu déformée.

David Laroche : Alors du coup, est-ce que ça détend est-ce que c’est entre guillemets, est-ce que ça résout la cause du stress ou est-ce que ça va dénouer le… prenons une métaphore pour mieux exprimer ce que je veux dire. Donc j’ai donc un barrage, est-ce qu’on va enlever le barrage ou on va résoudre pourquoi il y a eu le barrage ?

Giulio Fioravanti : D’abord on va enlever le barrage. Donc là l’information va pouvoir circuler donc si elle peut circuler, quelqu’un qui a un foie fragile ou bien qui a un problème de pancréas ou d’estomac… le problème va peut-être se résoudre parce que l’information arrivant du cerveau va reprendre. Maintenant la cause peut être tout autre. Parce que c’est une cause émotive par exemple, dû à un stress du travail, à un stress d’environnement familial, à un stress n’importe lequel, qui va agir, là, le barrage peut se refaire. Donc c’est pour ça qu’il faut travailler aussi la cause. Et on part chercher la cause, et là je travaille aussi… C’est un peu comment je vais dire de… Parce que le magnétisme a différentes formes. Il n’y a pas que la forme uniquement les mains, le verbe est un magnétisme aussi et parfois il m’arrive de parler sans trop savoir ce que je dis, c’est-à-dire que la personne me dit « vous m’avez dit ça la fois dernière », je m’en souviens plus.

David Laroche : Est-ce que tu rentres dans une forme de trance ?

Giulio Fioravanti : Oui, bien sûr, je suis pas… Comment je veux dire… J’ai pas les yeux en l’air et puis je… Mais j’échange et puis tout d’un coup… C’est comme une espèce d’hypnose qui se passe.

David Laroche : Ma question c’est : est-ce que le mot te vient et tu le dis…

Giulio Fioravanti : Exactement, exactement…

David Laroche : Est-ce que tu as conscience que tu le dis ou pas ?

Giulio Fioravanti : Pas toujours, je suis pas toujours conscient de ce que j’ai dit parce que parfois je dis quelque chose et je me dis « pourquoi j’ai dit ça ? »

David Laroche : T’as des exemples marrants ?

Giulio Fioravanti : J’ai pas d’exemples marrants, non, j’ai pas d’exemples marrants, mais j’ai des exemples par contre sur certaines vérités que je dis et qui ne plaisent pas toujours. Je prends un exemple. Il y a un monsieur qui vient me voir et qui est thérapie depuis quinze ans. Pas avec moi, mais avec d’autres personnes. Et puis il me dit : je fais des conférences sur le bien-être. Et moi je lui dis : mais attendez, pourquoi vous êtes ici ? Je lui pose la question et puis il me dit : ben parce que… mais je lui dis : mais attendez, si vous faîtes des conférences sur le bien-être, est-ce que vous pensez que… ? Parce qu’il se plaignait que ça marchait pas, qu’il arrivait pas à avoir des conférences, etc. mais je lui dis, si vous vous déplacez chez quelqu’un pour lui vendre votre conférence, c’est sûr qu’il y a le verbe, mais il y a la vibration que vous émettez. Si vous venez me voir, c’est que vous avez un problème, donc si vous allez le voir pour présenter une conférence sur le bien-être et que vous-même vous n’êtes pas bien, les mots il va peut-être les comprendre, mais la vibration il va la recevoir, et c’est sur la vibration qu’il va se baser pour donner une réponse, et non pas sur les mots. Je dis : donc c’est un peu… Et puis il me regarde et il me dit « c’est la première fois qu’on me dit ça. » je lui dis : ben ça me parait tellement évident ! Mais j’ai sorti ça sans même… Il n’y a pas eu de raisonnement derrière, il n’y a pas eu de raisonnement. C’est sorti comme ça, assez net. Et il a pris ça, bon, j’ai bien vu, à un moment donné j’ai cru qu’il allait partir du bureau. Parce qu’il prenait ça pour insulte. Et puis bon je me dis, je vais revenir moi, je lui dis : bon écoutez, je vous dis ce que je pense. Et puis ben non, il est resté et puis il est revenu d’ailleurs après les soins. Par exemple. Mais j’ai pas d’anecdotes très particulières ou marrante parce que, je veux dire…

David Laroche : Je voulais savoir si parfois il y avait un truc complètement… improbable que tu puisses sortir. Des schtroumfs ou…

Giulio Fioravanti : Non, pas de schtroumfs, pas de schtroumfs, non non, pas de schtroumfs.

David Laroche : Alors ça du coup c’était ma question par rapport aux systèmes sympathique et parasympathique. Donc ils fonctionnent comme ça, en séquentiel.

Giulio Fioravanti : C’est ça, ils fonctionnent en séquentiel, c’est-à-dire que quand la personne est… Quand tu as fait tous les déblocages, ça permet au système de refonctionner, et si la personne est détendue d’enclencher le système parasympathique. Pourquoi, pourquoi en fin de compte le système sympathique peut causer des dégâts ? Le sympathique, il faut savoir qu’il était sympathique quand on vivait dans des cavernes, imaginons qu’on soit dans une caverne, on jazze, et puis tout d’un coup arrive un ours de quatre mètres cinquante. Qu’est-ce qu’il se passe ? Eh bien je veux dire le sympathique va embarquer. Pourquoi ? Parce qu’augmentation du débit respiratoire, augmentation de la pression sanguine, augmentation de la puissance musculaire, mais il arrête le système digestif, on ne digère plus, il arrête le système reproducteur, en effet plus le temps de penser à ça, il arrête le système immunitaire, donc il arrête des systèmes vitaux dans notre corps. Alors comme c’est pas la première fois qu’il nous fait le coup celui-là, on a prévu un petit trou, on sort par le petit trou et on court pendant vingt minutes, et dans une autre grotte qu’on a repéré un peu plus loin, on arrive là-bas, on est tout le monde bien, on respire, il y a le système parasympathique qui va embarquer qui va calmer la respiration, calmer le rythme cardiaque, calmer l’adrénaline, etc. Et il va remettre en fonction le système digestif, le système reproducteur, le système immunitaire, donc on revient dans un état normal où tous les systèmes du corps fonctionnent. On revient à aujourd’hui. Alors il y a beaucoup moins d’ours de quatre mètres cinquante. Un peu moins.

David Laroche : Mais en France si.

Giulio Fioravanti : Ah oui, quatre mètres cinquante ? Ah bon ben d’accord. Mais, on a beaucoup d’ours là-dedans. Et notre mental ne fait aucune différence entre un ours là-dedans et un ours de quatre mètres cinquante à côté. Pour lui c’est un ours. Ce qui fait qu’il est en situation de stress en permanence. Et c’est là que les problèmes arrivent. Les problèmes arrivent parce que système digestif qui fonctionne pas, système immunitaire qui fonctionne pas, système hormonal qui fonctionne pas, tout ça nous met en danger parce que c’est un stress prolongé.

David Laroche : J’ai juste une question, une parenthèse, parce que je me dis que je parle pas de ce sujet-là, mais parce qu’apparemment c’est un truc qui est très courant. Est-ce que ça explique du coup tous les troubles sexuels, panne, éjaculation précoce…

Giulio Fioravanti : C’est possible, c’est possible, c’est possible. Disons que ça peut l’expliquer parce qu’en effet, tout le corps est lié, je veux dire il ne fonctionne pas d’une façon autonome chacun, que ce soit tous les systèmes dont on parlait tout à l’heure, la respiration, la digestion, le système hormonal, le système immunitaire, tout est lié, et quand ils sont dans un bon fonctionnement, il y a un équilibre qui se passe, le corps s’équilibre. Mais si par exemple, je ne sais pas, on est stressé, il y a des choses qu’on ne contrôle plus. Ça peut être les problèmes sexuels, des problèmes de digestion, des problèmes hormonaux. On parle souvent d’hypothyroïdie et d’hyperthyroïdie, on parle de diabètes type I, etc. ce sont tous des débalancements qui sont dus à des situations de stress. Le stress est générateur de 99% des maladies que nous avons, même des cancers. Parce qu’en fin de compte, une cellule qui n’a pas de système immunitaire pour… une cellule cancéreuse qui n’a pas de système immunitaire pour venir la contrecarrer, son champ est propice. Et notamment après on peut parler d’acidité.

David Laroche : Alors ce que tu dis c’est que le stress, c’est au niveau cellulaire que ça se passe.

Giulio Fioravanti : Au niveau cellulaire, tu n’as presque pas de défense. Presque pas de défenses parce que le système est arrêté. Le système est affaibli parce que ça fait partie de l’ordre des choses quand le sympathique embarque, dans des situations de stress, il y a des systèmes qui s’arrêtent notamment le système immunitaire. Il va fonctionner avec ce qu’il a, mais il n’a plus de fonction…

David Laroche : Parce que la priorité étant de se déplacer vite par exemple.

Giulio Fioravanti : De se défendre. Il y a un danger, on attend le danger. Et on attend, on attend, et on attend, on attend. Et le cerveau attend. Alors bon voilà. Il n’y a plus de développement du système immunitaire. Et on s’affaiblit. C’est pourquoi quelqu’un qui est dans une situation de stress, va générer une fatigue et va être propice à n’importe quoi : une grippe, un rhume. Il y a des gens qui n’arrêtent jamais, tu sais, ils passent d’un rhume à une grippe à une bronchite, etc. Et ils ne s’arrêtent jamais. C’est parce qu’ils sont en situation de stress prolongé et donc le système immunitaire fonctionne pas bien. Le système réparateur ne fonctionne pas bien. Le système lymphatique ne fonctionne pas bien. Parce que… Comment… Même au point de vue de la réparation des tissus, il faut savoir que quand on est en situation de stress, notre ADN, par le stress, se comprime.

David Laroche : L’ADN ? C’est-à-dire ?

Giulio Fioravanti : C’est-à-dire que l’ADN, bon la double hélice, etc, avec tous les codes qui nous servent à reproduire un être humain, il y a contraction de ces codes-là. Et donc l’ADN se trouve au cœur du noyau cellulaire, si on a besoin d’une copie pour réparer un tissu quelconque, il y a l’ARN, qui est une copie de cet ADN, qui va servir aux cellules à réparer les tissus qui sont endommagés ou les organes qui sont endommagés. Mais s’il y a contraction, il peut avoir mauvaise copie. C’est un peu comme si on prend, je veux dire…

David Laroche : On perd de l’information.

Giulio Fioravanti : On perd de l’information parce que dans la contraction on va perdre de l’information. Donc la réparation qui va se faire n’est pas bonne, et risque d’enclencher une cellule qui ne correspond pas à une bonne cellule.

David Laroche : Donc ce que tu veux dire, c’est que le système immunitaire fonctionne en créant d’autres cellules réparatrices ?

Giulio Fioravanti : Par exemple, si on parle du système immunitaire, mais il y a aussi le système réparateur, il n’y a pas toujours défense, il n’y a pas toujours besoin de se défendre, il y a besoin de reconstruire, je ne sais pas moi… des cellules qui doivent se reproduire par exemple, ou qui doivent réparer un tissu endommagé, je ne sais pas, on a une déchirure, on a une coupure, on a une coupure, je ne sais pas, ici on s’est coupé, ben il faut réparer les tissus, c’est la lymphe qui va arriver avec tout son attirail et qui va réparer ces tissus-là. Mais elle va réparer en fonction de ce qu’elle connait, elle a besoin de plans pour réparer. Et les plans elle va les chercher au niveau cellulaire, donc au niveau du noyau.

David Laroche : Donc ce que tu dis c’est qu’en stress, on peut guérir moins vite de…

Giulio Fioravanti : Bien sûr, bien sûr ! Guérir moins vite et guérir mal.

David Laroche : Ou ne pas guérir.

Giulio Fioravanti : Guérir mal. Parce qu’en fin de compte, les nouveaux tissus qui sont créés ne sont peut-être pas ceux qui devraient être là parce qu’il manque des données. C’est comme si on dit on va construire une voiture et puis il manque les roues arrière. On va pas rouler bien vite… C’est parce que dans le plan il n’y a pas de roues. Ah ben non il n’y a pas de roues dans le plan. Parce qu’on n’a pas reçu le plan au complet. Donc les personnes… heureusement aujourd’hui il y a des médecins qui abondent dans ce sens-là, donc t’as évidemment de l’épigénétique et qui se rendent compte que pour favoriser la guérison, il faut être dans un état de sérénité, dans un état de calme et éviter l’état de stress donc, comment je veux dire, ils favorisent leurs patients à éventuellement pratiquer des choses qui vont les déstresser, qui vont les rendre plus calme, qui vont les rendre plus sereins, pour que le corps se mette en mode parasympathique, en état de croissance, comme dit Bruce Lipton, et non pas en état de défense, en état de défense on a pas la… Il nous manque un tas de choses pour pouvoir guérir. Et notamment au point de vue magnétisme, ben les gens sont détendus, et quand ils viennent ils sont détendus et ça enlève les tensions qu’il peut y avoir au point de vue électromagnétisme, au point de vue de la circulation énergétique de leur système. Et donc on aide, donc c’est de l’épigénétique. On aide à les mettre dans un état qui va permettre de favoriser l’autoguérison.

David Laroche : Donc c’était une énorme parenthèse avant de passer sur ton parcours.

Giulio Fioravanti : C’est ça. C’était une petite parenthèse.

David Laroche : Enfin bon, l’avantage du montage c’est qu’on peut tout inverser.

Giulio Fioravanti : Bon, c’est bon, c’est bon.

David Laroche : Qu’est-ce qui t’as amené à faire ça ? Tu parlais de, je parlais du fait que tu es naturothérapeute à l’origine, qu’est-ce qui t’a amené à tout ça ?

Giulio Fioravanti : Ben ça remonte déjà, je parlais de 18 ans tout à l’heure, ça a un peu commencé l’histoire là, parce que donc à un moment donné, j’étais en France d’ailleurs, je m’occupais de désamiantage. J’ai désamianté une partie du Centre Georges Pompidou.

David Laroche : Donc tu faisais partie des gens qui le faisaient ?

Giulio Fioravanti : C’est ça, j’avais une entreprise qui désamiantais, tout simplement.

David Laroche : Tu étais l’entrepreneur ?

Giulio Fioravanti : J’étais l’entrepreneur, j’étais, comment… j’avais monté ma propre entreprise et j’ai désamianté le centre Georges Pompidou, enfin une partie du Centre Georges Pompidou.

David Laroche : A 18 ans ?

Giulio Fioravanti : Non, pas à 18 ans. Plus tard. Je veux dire 18 ans c’est le début du magnétisme, et me suis intéressé à ça et par la suite… Bon, on peut expliquer mon parcours mais ça va être long, il y a plusieurs étapes. J’ai travaillé dans le domaine du spectacle au moins une douzaine d’années, en tant que comédien, metteur en scène, j’ai eu un théâtre à moi, j’en ai eu deux d’ailleurs, un en Belgique, et puis un en France à Paris. A la suite quoi j’ai fait de l’import-export en bijoux fantaisie-maroquinerie, j’ai eu neuf magasins en région parisienne, enfin donc je peux encore aller plus loin, j’étais directeur de maison de retraite, j’étais consultant pour des entreprises de construction…

David Laroche : Arrêtons-nous là, j’ai une question. Quand tu passes de tes différents projets, tu te dis un jour, est-ce que tu te dis « bon, c’est quand que j’arrête de passer d’un truc à l’autre » ?

Giulio Fioravanti : Non, je ne me suis pas posé cette question-là, non, parce que je veux dire que je ne suis pas déçu. C’est sûr que quand on arrête quelque chose pour faire autre chose on dit « bon, pff », mais quand je repars dans quelque chose de neuf, je pars toujours avec le même enthousiasme et en plus je… comment je veux dire… je m’adapte assez vite. J’essaie de comprendre comment ça fonctionne et je m’adapte assez vite. Et pour moi c’est pas un poids s’adapter, au contraire. Parce que je rencontre d’autres personnes, d’autres milieux, d’autres pensées et je veux dire que ça a été très riche pour moi. C’est peut être le théâtre qui m’a amené à ça aussi. Parce que dans le théâtre, je veux dire, on joue différents personnages, on essaie de comprendre ces personnages-là, on essaie de comprendre pourquoi ils font telle action, pourquoi ils disent telle chose et donc après ça m’a peut-être aidé quand j’ai…

David Laroche : A être flexible.

Giulio Fioravanti : C’est ça, à être plus flexible et en fin de compte pouvoir… je dirais que rien n’est impossible. Rien n’est impossible. Le côté impossible, c’est nous qui nous le mettons l’impossible, c’est que nous on se dit « oh non, j’y arriverai pas » ou d’autres personnes disent « ne fais pas ça, t’y arriveras pas ». J’ai jamais été influencé par ça, heureusement, mais rien n’est impossible. Donc je suis passé du théâtre à l’import-export, au désamiantage où là j’ai abordé le côté médical. Parce qu’on sait que l’amiante, il y a des répercussions au point de vue de ce qu’on appelle le cancer du poumon, mais c’était le cancer du mésothéliome, et c’est là que j’ai commencé petit à petit à rentrer dans le domaine de la santé. Je pense il y avait déjà des réflexions sur la nature humaine, qu’est-ce qu’on fout ici, d’où je viens, où je suis, où je vais, ça déjà c’était en cours depuis bien longtemps…

David Laroche : La spiritualité ?

Giulio Fioravanti : Oui, oui, oui. Parce que je me posais beaucoup de questions, j’œuvrais de façon très très assidue, dans certains cercles très fermés qui me permettaient de me poser ces questions-là, et puis passer du temps, et puis réfléchir, etc. Bon, c’était très intéressant. Jusqu’au moment où j’en ai eu ras-le-bol de ça.

David Laroche : Pourquoi ? C’est okay d’en parler ou pas ?

Giulio Fioravanti : On peut en parler, oui oui. Parce que trop d’informations. Trop d’informations que pour finir je me dis « attends, à quoi ça me sert ? A quoi ça me sert dans ma vie de tous les jours ? »

David Laroche : Est-ce que j’ai changé grâce à ça ?

Giulio Fioravanti : « Est-ce que j’ai changé grâce à ça, est-ce que je me sens mieux grâce à ça ? Est-ce que ça m’est utile pour être en paix, ou je continue à courir ? » Donc à un moment donné j’ai dit stop, j’arrête tout ça. J’ai tout arrêté en effet, je me suis dit ça ne sert strictement à rien, me bourrer la tête c’est une espèce de masturbation intellectuelle qui m’amène rien. Donc j’ai tout arrêté. J’ai balancé une partie de mes bouquins, mais j’en ai gardé un certain nombre et heureusement je pense, parce qu’aujourd’hui j’aurais du mal à les retrouver. Et puis je suis arrivé ici au Québec, je suis venu au Québec. Alors ce qui nous a motivé pour venir au Québec c’est l’ambiance que j’y ai trouvé, donc ça a un certain lien avec ce que je vais dire par la suite parce qu’en effet j’ai trouvé beaucoup de sérénité, beaucoup de paix par rapport à Paris.

David Laroche : Ah, c’est clair que les québécois il y a une vraie énergie qui s’exprime.

Giulio Fioravanti : Qui s’exprime et en plus il savoure plus la vie que les parisiens, bon à Paris c’est dix millions d’habitant sur la région Île-de-France, c’est beaucoup plus détendu, j’ai trouvé que c’était une grosse ville de province, et j’aime ça. Et donc on est venus s’installer ici et puis ici j’ai fait mille et un métiers, je passerai pas là-dessus qu’on pourrait faire une autre interview là-dessus, j’ai fait…

David Laroche : Tu n’avais pas fait assez, tu t’es dit…

Giulio Fioravanti : Oui c’est ça. J’ai fait mille et un métiers, mais aussi par nécessité parce que, je veux dire, tu viens dans un pays que tu connais pas, tu connais pas grand monde, t’essaies un tas de choses mais c’est pas toujours ce que tu veux faire ou alors ça marche pas toujours comme tu le veux, et donc je suis passé de… je veux dire d’agent d’assurance à laveur de voiture, parce que bon, faut vivre, etc.

David Laroche : Ça t’a fait travailler l’humilité j’imagine ?

Giulio Fioravanti : Bha oui, parce que je lavais des voitures que je conduisais en France, comme les grosses BM 745, là j’étais laveur de voiture mais en France j’en ai conduit, mais qui étaient les miennes par contre, donc ça me faisait sourire parce que je lavais ça et puis le monsieur venait chercher sa BM, il était bien fier et puis il me donnait un petit pourboire à la limite.

David Laroche : Qu’est-ce que tu disais alors ?

Giulio Fioravanti : Eh ben pas nécessairement, je trouvais ça… J’ai dit, c’est drôle, on peut être des deux côtés. J’étais de ce côté-là, je suis de ce côté-ci, ça change quoi ? C’était toujours moi quelque part.

David Laroche : Oui, c’est ça que je trouve intéressant, est-ce que des fois tu avais l’impression que ça remettais en question ton identité ou…

Giulio Fioravanti : Non, je ne voyais pas ça comme ça, non pas du tout. Je ne voyais pas ça comme ça. Et je veux dire que c’était drôle parce qu’il y avait… J’étais avec deux collègues qui eux avait 17, 18 ans qui avaient raison de faire ce qu’ils faisaient, et puis moi j’avais 40 ans à l’époque, et puis ça faisait drôle parce que moi j’étais le papi à côté d’eux donc je me dis… pff, je dois avoir 17, 18 ans quelque part et puis bon, voilà, je repars à zéro. Je ne me sentais pas affecté par ça, donc c’est sûr il fallait que je paye mes factures, donc ça il fallait quand même que je gagne un peu plus ma vie…

David Laroche : Alors je ne sais pas si tu le mesures, mais pour moi c’est une vraie clé que tu partages, parce que finalement il y a beaucoup des gens qui ont un genre de bas, un changement dans leur vie, il vont pas accepter de faire des sous-métiers ou des trucs et du coup on arrive pas à redécoller en fait.

Giulio Fioravanti : C’est parce que je vois pas la vie comme ça, je veux dire, la vie pour moi, parce que je lavais des voitures, je me sentais pas moins que rien, je travaille, j’essaie de m’alimenter, en me disant, je vais faire autre chose. C’est sûr, je me disais pas toujours faire ça. Et la dame qui m’a embauché chez BMW voulait pas m’embaucher. Elle m’a dit : « écoutez, vous allez partir », parce que j’avais un CV et pourtant j’avais revu mon CV, mais elle m’a dit « vous resterez pas, je peux pas vous embaucher », j’ai dit « écoutez madame, j’ai besoin de travailler. ». Elle me regarde et elle me dit « mais… vous resterez pas ? ». J’ai besoin de travailler, c’est tout ce que je lui ai dit, je lui ai pas dit que je resterai pas, et elle m’a pris. Et quand je suis parti, elle m’a dit « je vous l’avais dit » et je lui ai dit « bon ben oui mais je vous remercie de m’avoir pris parce que pendant ces quelques mois que je suis resté ici ça m’a permis de vivre, moi. La vie est importante, donc faut se nourrir, faut boire, faut se loger, j’avais des enfants à garde partagée, donc je veux dire il fallait que je fasse le minimum, mais je ne me sentais pas moins que rien. Mais j’étais content de trouver ça et maintenant je peux essayer des créer quelque chose qui va me plaire. Et en effet, ce laps de temps où j’ai été salarié, j’ai pensé à créer autre chose, et puis je suis parti à créer autre chose, et puis voilà, après je suis redevenu autonome dans le sens où, j’ai toujours été autonome, je créais mon propre travail. Ça a toujours été comme ça. Et je suis parti à recréer mon propre travail. J’ai monté un magasin informatique à un moment donné, je suis parti dans l’informatique, j’ai vendu des ordinateurs, ça a bien fonctionné mais à un moment donné ça a baissé donc j’ai arrêté, je suis reparti sur autre chose, etc. j’ai toujours rebondi… Rebondi. Ey je m’adaptais un petit peu et là par contre un point important, que j’ai oublié pendant que je fonctionnais, c’est de m’intéresser plus à moi. C’est comme par exemple à un moment donné j’ai embarqué avec une compagne qui avait une superbe voix et je lui dis « écoute, il faut absolument que tu fasses quelque chose avec ta voix », et puis bon on a monté une petite maison de production, on a essayé de vendre quelques spectacles à gauche à droite dans les bistrots et puis je voulais me réaliser à travers elle. C’est-à-dire elle aurait chanté et moi comme je connaissais un petit peu le domaine du spectacle, j’étais content de la voir elle bien. Et ça c’est une erreur. Parce que je veux dire, quelque part, moi je me réalisais pas, c’était elle qui se réalisais, et je dirais aujourd’hui si je peux donner un petit conseil, pensez à vous d’abord. Ce n’est pas une question d’égoïsme. C’est une question de s’aimer. S’aimer soi-même parce que c’est la clé aussi de la joie et du bonheur de vivre, c’est qu’il faut d’abord se dire moi, est-ce que moi ça me plaît ? Est-ce que moi ça a de la résonnance en moi ce que je fais ? Parce que si je le fais pour quelqu’un d’autre parce que, bon, si je l’aime ou que je voudrais qu’elle performe dans ce qu’elle fait, c’est un peu m’oublier. Par contre je suis heureux, c’est fantastique. Bon là, il y a différentes choses qui se sont passées… à la suite de quoi un ami français vient me voir, j’arrive au magnétisme, et me dit : « Giulio, tu te souviens mon mal de dos ? » je dis oui, il me dit « j’ai fait trois séances chez le magnétiseur ça a disparu. » Et tout d’un coup, pang, une petite lampe s’est allumée ici, je me dis magnétisme, magnétisme, pourquoi j’ai jamais pensé au côté thérapeutique ? J’ai tout essayé dans différentes choses, mais jamais dans le côté thérapeutique, la connaissance des mystères derrière, ce qu’il se passe, l’invisible, etc. Et puis thérapeutique. Je dis mince, je dis mais je suis capable de faire ça moi. Et donc je suis allé suivre une formation en France.

David Laroche : Sur le magnétisme ?

Giulio Fioravanti : Mais j’ai rien appris. Heureusement. Enfin heureusement… Mais par contre ça m’a confirmé, et je suis revenu ici, j’ai ouvert mon cabinet et j’ai démarré mon cabinet. Et j’ai eu un coup de chance. J’ai rencontré un monsieur, de nom peut-être tu dois connaître, qui s’appelle Marcel Béliveau, « Surprise Surprise », c’est pas de ton époque… Ben Marcel Béliveau c’est celui qui a fait ces émissions « Surprise Surprise », qui piégeait des comédiens, qui piégeait… Et donc que j’ai croisé, je passé à l’époque un casting pour une émission qui était en train de monter qui s’appelait « Cinéma Académie », qui était un pendant de « Star Académie », mais il voulait faire ça avec le cinéma, et j’ai passé un casting et je le rencontre dans ce casting. J’avais commencé à donner des soins, et je le vois recroquevillé sur une chaise, je lui dis « tiens, je vous donne ma carte, je peux peut-être vous aider ». Et donc de fil en aiguille il est venu me voir, et il a été tellement satisfait des soins…

David Laroche : Attends, c’est intéressant ce que t’as dit… « J’ai eu de la chance »…

Giulio Fioravanti : Oui.

David Laroche : Du coup je voudrais juste préciser ce moment, c’est que… ça arrive à plein de gens de croiser une star, quelqu’un de connu et de se dire « bon ben… Il sera pas intéressé, il va me prendre pour un malade… ». Et là t’y vas quoi.

Giulio Fioravanti : Oui j’y vais. Je veux dire que ce sont des choses, c’est vrai c’est de la chance, mais la chance tu la prends ou tu la prends pas. C’est une opportunité qui se présente, tu la prends ou tu la prends pas. Et souvent on se bloque par rapport à ce qu’il va dire, et pour qui on va me prendre, donc tu te bloques pour des futilités, parce que peu importe pour qui il te prend.

David Laroche : C’était quoi écrit sur ta carte d’ailleurs ?

Giulio Fioravanti : C’était écrit magnétiseur. C’était plutôt, c’est raide, donc… Et puis lui il voit ça, il me dit « magnétiseur ? C’est quoi ça ? », Comme pour dire « pff, ça m’intéresse pas ça » mais quand même il est venu. Il est venu et donc…

David Laroche : Il devait avoir bien mal alors.

Giulio Fioravanti : Il avait bien mal… ben il avait tout essayé, et il y a encore un article de lui où il est sur «Planète Québec où il parle de sa première visite chez moi, et il avait été voir chiro, ostéo, ramancheur, médecin, etc. Mais personne n’arrivait à calmer sa douleur. Il vient à une séance, plus de douleur.

David Laroche : C’est bien pour commencer pour toi.

Giulio Fioravanti : Ah oui. Parce que je veux dire, ça m’a fait une pub incroyable parce que du coup moi qui pensais prendre un petit boulot sur le côté pour pouvoir faire les deux, ben j’ai pas eu l’occasion de prendre un petit boulot sur le côté. Donc je me dis « waouh », donc il y a des choses qui s’ouvrent comme ça, et il faut rien prévoir à la limite. La vie t’apporte ce dont t’as besoin quand t’es sur ta voie. Je trouve que tous les projets qui sont difficile, il y a peut-être des raisons, c’est peut-être parce que t’es pas sur le bonne voie. Et ça, il y a des gens qui persistent et qui ne veulent absolument pas changer de voie. Et c’est là que tu t’épuises, et que tu te déçois et qu’en fin de compte tu t’enterres. Sois ouvert ! Si la voie change, change ! Je sais pas moi, mets-toi dans le vent, mais pas contre vent, ou alors il faut savoir naviguer. Et donc c’est ça, c’est parti, et j’ai eu de la chance, c’est que j’ai commencé, ça a marché tout de suite, le bouche-à-oreille a fonctionné tout de suite et aujourd’hui je fonctionne toujours donc… Et j’ai eu de la chance c’est que petit à petit, il y a des gens qui ont été intéressés par ce que je faisais et qui m’ont dit « mais tu donnes pas de cours ? » Ben, non, je donne pas de cours, « mais tu devrais, tu devrais ». Je dis non mais attends, donner des cours c’est pas évident.

David Laroche : C’est-à dire quand ils te disaient ça ils repéraient chez toi une technique différente de magnétisme ?

Giulio Fioravanti : Ah oui tout à fait. Elle est totalement différente, elle est unique.

David Laroche : Et ils le repéraient.

Giulio Fioravanti : Oui parce qu’ils avaient été voir d’autres thérapeutes, d’autre praticiens, en magnétisme ou en énergique, en fin de compte comme le reiki, comme le… je veux dire, comme l’EFT, etc, des techniques énergétiques, mais ça n’a rien à voir avec ce que je pratique donc j’ai adapté cette méthode à moi si je puis dire. Donc je parle du système sympathique, parasympathique, il n’y a pas beaucoup de techniques, j’en connais pas à mon sens, qui travaillent sur le système nerveux. Ils travaillent sur différents corps, sur différents méridiens, comme l’acuponcture, qui travaille sur des méridiens, et je veux dire c’est formidable, c’est très bien, mais moi je suis pas à l’aise avec ça donc je préfère travailler sur quelque chose qui est bien tangible pour moi. Cerveau droit, cerveau gauche. L’intuitif il a dit okay, le droit il a dit okay aussi, donc c’est parfait, je suis en harmonie. Que si je travaille sur des méridiens, que je ne suis pas… Que je n’ai pas cette culture-là, ben mon cerveau droit va me dire « attends, t’es sûr que ça existe les méridiens ? » Tout d’un coup ça me fausse tout le problème parce que je redeviens conscient. Et ce qu’il faut, il faut pas que je sois conscient. C’est que je suis là, mon corps est là…

David Laroche : C’est comme si t’avais calmé ton mental avec les connaissances que t’as trouvées.

Giulio Fioravanti : Oui. Et encore aujourd’hui, il y a des choses qui me ramènent dans… qui m’apportent de l’eau à mon moulin et qui confortent ce que je fais. Qui confortent, et c’est pour ça que mes cours évoluent. Parce qu’au début il y avait 800 heures de cours, et aujourd’hui il y en a 1450. Donc mon cours a évolué.

David Laroche : Donc le cours, pour qu’on précise s’il y a des gens intéressés, c’est-à-dire que c’est une formation pour apprendre ce que tu fais ?

Giulio Fioravanti : C’est ça, exactement. Et on devient praticien. Ici au Canada, enfin au Québec, c’est reconnu, puisqu’en fin de compte je peux émettre des reçus pour assurance, je suis naturopathe, donc avec cette technique-là, donc je peux émettre des reçus pour assurance, donc il y a une reconnaissance quand même de la formation.

David Laroche : D’accord. Et donc elle s’appelle la méthode SHEM.

Giulio Fioravanti : SHEM ou magnétisme épigénétique, mais on va dire SHEM, ça se retient plus facilement.

David Laroche : Et est-ce que ça t’arrives d’expliquer à tes clients l’aspect justement plus cartésien pour ça ?

Giulio Fioravanti : Bien sûr, bien sûr, et je dois dire que je commence d’abord par celle-là parce qu’il y a des personnes qui viennent me voir et qui me disent « moi, votre truc, moi j’y crois pas », parce que pour eux, le magnétisme, ils ne croient pas du tout à ça.

David Laroche : Mais ils sont quand même déjà là déjà.

Giulio Fioravanti : Ben ils sont là parce que généralement, je prends des exemples, ça va être comique, j’ai une dame qui est venue et qui a un problème de ménisque et on a très bien travaillé dessus, c’est bien… Elle avait un ménisque déchiré et puis on a très bien travaillé, c’est formidable, et puis son mari avait un problème de dégénérescence nerveuse. Il avait été passé tous les tests cliniques, etc, et puis le médecin avait dit « écoutez, on peut rien faire, c’est une dégénérescence nerveuse, ça va s’amplifier avec le temps ». Le monsieur avait 60 ans. Et ça femme lui dit « va voir Giulio, va voir Giulio ». « Non, je crois pas à ce qu’il fait ! » Alors il est venu me voir. Et puis en entrant dans le bureau, il me dit « vous savez tout ce que vous faites, moi j’y crois pas ». Alors je lui dis « pas de problème ». Je lui dis « qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? Vous voulez qu’on jazze, on peut jazzer rugby… »

David Laroche : Hockey.

Giulio Fioravanti : Ah oui ici c’est hockey, c’est ça. « On peut discuter hockey », « nan » qu’il me dit « je veux quand même faire le soin ». « Bon okay très bien, mais je vais vous dire, je vais faire un bilan, avec le bilan je vais vous dire de combien de soins j’ai besoin pour avoir du résultat, et ça il faut vous y engager ou sinon on commence, on perd son temps chacun… » Donc il me dit « Okay, d’accord. Combien de séances ? » Oh, je dis « trois, quatre maximum ». Il s’installe, j’ai terminé je lui dis « écoutez, j’ai encore besoin de trois séances…. De deux séances, deux séances. » Donc ça c’était la première, et deux séances par la suite, ça fait trois séances. Okay ?

David Laroche : Mais comment tu sais ?

Giulio Fioravanti : C’est parce qu’en fonction des blocages que j’ai trouvé. Les blocages que j’ai trouvé, je sais que par exemple, je peux faire partir deux, trois blocages à chaque séances, donc s’il y en a neuf, fait trois soins.

David Laroche : Pourquoi pas plus ? Parce que ça épuiserait le corps ?

Giulio Fioravanti : C’est parce que oui, ça m’est arrivé parfois de faire tout sur une séance et puis la personne m’appelle le lendemain, elle est pas capable de se lever. Elle me dit « j’ai été incapable d’aller à mon travail. »

David Laroche : C’est intéressant comme clé, quelque part d’accepter que ça prenne plus de temps en fait.

Giulio Fioravanti : Oui c’est ça. Mais par contre je sais que quand j’en fais deux ou trois ou quatre, ben les personnes ça va. Le lendemain elles sont un peu fatiguées, un peu courbaturées, mais ça marche quand même. Sachant que je… Enfin… Je veux dire il n’y a aucune torsion, il n’y a aucune manipulation, il n’y a aucun massage, donc il n’y a aucune friction…

David Laroche : C’est bien pour le mental ça d’arriver à comprendre ça.

Giulio Fioravanti : Oui, c’est bizarre, surtout quand on n’y croit pas.

David Laroche : Alors du coup tu lui as fait une première séance.

Giulio Fioravanti : Première séance, et là je lui dis « écoutez, j’ai encore besoin de deux séances. » Il me dit okay. Il arrive à la deuxième séance, il me dit « c’est toujours pareil, toujours pareil. » Parce qu’il avait des tremblements, quand il prenait une tasse, la tasse elle est comme ça, donc il me dit « toujours pareil ». Je dis okay. Il s’installe, je travaille, il part. Il revient à la troisième séance et il me dit « écoutez, je crois que je tremble moins. » je dis okay. Je fais le soin je dis « écoutez, j’aurais encore besoin d’un soin par la suite. » Et il revient en quatrième soin, il ne tremble plus et il ne tremble toujours plus, ça fait des années, ça fait trois ans maintenant. Il ne tremble toujours plus. Je l’ai croisé dans un centre commercial, et puis il me dit « je tremble toujours pas ! » ça fait sourire mais bon ! Alors il m’envoie du monde…

David Laroche : Oui, c’est souvent les meilleurs clients.

Giulio Fioravanti : Il m’envoie du monde, alors il dit « je ne sais pas ce qu’il fait, mais ça marche en tous cas. » Donc voilà. Bon, je lui ai expliqué avec Bruce Lipton, etc, mais c’est des choses qui lui échappe totalement mais il y a du résultat, il y a du résultat.

David Laroche : Mais sans comprendre, ça le rassure peut-être que t’es des explications.

Giulio Fioravanti : Oui, c’est ça. Et je dois dire que les personnes qui me sont envoyées, je leur explique comment moi je fonctionne et pourquoi je fonctionne comme ça et souvent les gens qui n’y croient tout d’un coup sont rassurés parce que je ne pars pas dans le côté ésotérique du magnétisme, le côté un petit peu immatériel, le côté non palpable des choses. Je leur explique le fonctionnement du corps. Le stress, c’est pas moi qui l’ai inventé, le stress comment il fonctionne avec le sympathique, parasympathique, les dégâts que le stress peut faire, c’est pas moi. Je veux dire la formation on peut la trouver partout, partout, partout, mais je leur explique qu’il y a des dégâts. Et quand eux sont détendus, ils voient une amélioration de leur système. Quand ils prennent conscience des petits trucs que je leur donne pour se mettre en état de relaxé, des grandes respirations, détendre, sentir si on est stressé ou pas, on prend une grande respiration, on lâche la respiration doucement, on sent si ça se détend ici. Si ça se détend, c’est que tu étais stressé. C’est clair. Mais parfois on ne se rend même plus compte qu’on est stressé parce que ça devient un état habituel. Une habitude, on ne se rend même plus compte que c’est une habitude. On est stressé sans le savoir. On fait l’appeau sans le savoir, comme dit Monsieur Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme. Petite parenthèse du théâtre. Voilà. Donc je leur fait prendre conscience de ça et quand ils sont sur la table, qu’ils sont bien détendus, je dis « mémorisez. Mémorisez votre état. C’est toujours comme ça qu’on devrait être. » Mémoriser c’est quoi ? C’est prendre conscience de l’état. C’est là qu’agit la conscience. La conscience… la grosse différence que je fais entre la conscience et l’inconscient, bon, si je peux faire une comparaison, je compare l’inconscient à la planète Terre et la conscience à un petit pois. Donc on voit un peu le volume. Ça fait une grosse différence. Alors que peut faire le petit pois par rapport à la planète Terre ? Ben c’est que l’inconscient à 14 milliards d’années, si on part du Big Bang, supposons que c’est 14 milliards d’années, et la conscience n’a qu’une mémoire à court terme donc pas de mémoire long terme, a très peu de capacités, mais par contre elle a un pouvoir de création que l’inconscient n’a pas. Et donc quand je suis sur la table détendu, je peux créer une nouvelle sensation. Je peux créer une nouvelle habitude. En effet, si je prends conscience que je suis détendu et que j’ai vraiment cette conscience, et pas que je sois détendu en me disant que ça c’est bon et puis on pense à rien, vraiment être conscient qu’on est détendu, on recréée une nouvelle mémoire. Alors à force de répéter, parce qu’il faut répéter, parce que l’inconscient avant de prendre quelque chose il dit « vas-y vas-y, je te laisse aller, et puis on va voir un petit peu au bout de combien de temps tu vas faire ça ». Et puis au bout d’un certain temps, l’inconscient dit « pff, ouais, peut-être bien qu’il faut que j’apprenne ça, que j’assimile cette information-là, que je la gère moi aussi ». Et quand l’inconscient la gère, ça devient un état… D’un état de stress qu’on avait, on peut créer un état de joie permanent, parce qu’on va la créer cette joie. On va la créer avec la conscience. C’est sûr que ça peut être fastidieux, parce que la conscience est vite fatiguée. Je veux dire dès qu’on la sollicite trop, elle est vite fatiguée, elle lâche vite prise. Donc si on se donne un peu l’effort et qu’on répète, on répète, on répète…

David Laroche : Donc ça veut dire que si on transpose, prendre conscience par exemple d’une belle énergie, ça peut aider le cerveau à la reproduire, c’est ça ?

Giulio Fioravanti : Exactement, exactement. Comme je dis le matin, généralement quand on se lève, bon d’accord, on pense pas qu’on est conscient, on pense pas à ce qu’on va faire ou alors on pense « ah oui j’ai tel rendez-vous, tel rendez-vous », mais on pense pas à soi. Or que c’est une chose essentielle penser à soi. Parce que c’est prendre conscience qu’on est là et qu’on existe, et prendre conscience des choses qu’on a à régler avec nous-même avant de penser à régler à l’extérieur. Comme se réveiller le matin et comment je me sens ? Oh, j’ai mal dormi, j’ai fait des cauchemars, okay. Mais est-ce qu’il y a un ours dans la maison ? Non, il n’y a pas d’ours, ma conjointe, va savoir, je sais pas trop. Je me détends, je prends une grande respiration. La grande respiration, c’est un signal pour le parasympathique que tout va bien. Donc il se met en état de croissance.

David Laroche : De soulagement.

Giulio Fioravanti : Donc le stress qu’on a pu accumuler pendant la nuit avec des rêves ou pas des rêves, on se détend. Deuxième chose : qu’est-ce que je vais faire maintenant pour me faire plaisir ? C’est peut-être me lever, ou embrasser ma conjointe, non, je vais me lever et prendre un café. J’ai envie d’un café. Ou je vais à la salle de bains, peu importe, je dois être conscient de ça, c’est-à-dire que je dois me regarder, m’observer. Et à partir de là ça prend de la force. Qu’est-ce qu’il se passe chimiquement dans le corps ? Les hormones du plaisir s’activent. Pourquoi ? Parce que quand on se fait plaisir ou qu’on a un plaisir, il y a des hormones qui sont sécrétées et qui circulent dans notre corps, c’est tout de l’information au niveau cellulaire. Les cellules nous disent « tout va bien, au contraire on se fait plaisir. Youpi les filles, on s’amuse ! Ça, ça créée un état de joie. Maintenant on va le maintenir, je vais me préparer mon café, je pense à mon café, je pense à quel café j’ai acheté parce que j’ai acheté un café colombien, peu importe, éthiopien… je prends le café, je respire, je me fais plaisir. Donc j’exerce ma conscience à se focuser sur moi. Le corps, il ne fait pas la différence entre un plaisir qu’on me donne et un plaisir que je me fais, par contre il va réagir, il va réagir et il va créer cette chimie de bien-être. Quand il y a une chimie de bien-être, il n’y ’ plus de stress. Le corps répare tout ce qu’il y a à réparer parce qu’il n’y a pas de dangers. On est en croissance. L’inconscient dit qu’il y a un tas de choses à réparer donc il va les réparer. Il y a une guérison à faire, on va s’activer…

David Laroche : C’est comme s’il disait en gros, « il n’y a pas de danger à l’horizon, j’ai le temps de me concentrer sur la réparation ».

Giulio Fioravanti : Exactement. Et après le café, qu’est-ce que je vais faire pour me faire plaisir ? Je vais me doucher. Pourquoi ? Parce que j’aime bien être propre, et puis j’aime bien sentir le matin l’eau qui me coule sur la peau, je vais sous la douche, j’ouvre le robinet et ça fait du bien… je continue à me faire plaisir. Je continue cette chimie à couler dans notre corps et à procurer de l’information cellulaire. L’épigénétique. Les hormones agissent d’une façon épigénétique, elles apportent une information majeure au corps : tout va bien. Alors ça c’est un acte conscient, mais à force de le répéter, de le répéter, de le répéter, l’inconscient va le prendre, et alors là c’est gagné, parce que l’inconscient a une puissance phénoménale et il est capable de refaire ça automatiquement et sans même qu’on y pense. Et là on se met en état de joie permanente. Avec la vigilance de la conscience. Parce que la conscience va dire « attends, comment est-ce que je me sens ? Ah je suis détendue, c’est bon, okay. » Donc la conscience va être, je veux dire…

David Laroche : Le garde.

Giulio Fioravanti : Le gardien de notre état. Ça sert à ça la conscience. Et quand on parle d’élévation de la conscience, c’est l’utilisation de la conscience. Ça sert pas uniquement à faire sa liste d’épicerie, si ça sert qu’à ça, c’est un peu banal. On aurait pu avoir autre chose. C’est beaucoup plus que ça. C’est être conscient de notre état et créer notre état. Parce qu’on ne peut pas effacer ce qu’il y a dans l’inconscient, et heureusement d’ailleurs. Parce que sinon, on serait peut-être pas là. L’inconscient garde tout, donc il a gardé les mauvaises habitudes aussi. Mais on peut lui en donner d’autres, qui vont lui permettre d’être bien. Lui permettre de contrer des messages qu’on n’aime pas, comme les émotions. Les messages… je dis toujours : pour accrocher un cadre par exemple, on a besoin d’un cadre, d’un clou et d’un marteau. Ce sont des outils. Le marteau c’est un outil, et le clou c’est un accessoire qui sert à accrocher le cadre. Je prends le clou, je le positionne, je demande à ma conjointe si c’est le bon endroit parce que bon, on peut peut-être le mettre au mauvais endroit, elle va dire « non, plus à gauche, plus à gauche ! » On le met plus à gauche, okay, et on plante le clou, on l’enfonce. On accroche le cadre, c’est parfait. Le marteau est un outil. Nous avons un tas d’outils comme, on parlait tout à l’heure, le système sympathique/parasympathique, le système nerveux autonome, le mental, l’intelligence, l’égo, les émotions, ce sont des outils. Or aujourd’hui qu’est-ce qu’il se passe ? On devient l’outil. C’est comme si je devenais le marteau, et que j’essayais d’enfoncer le clou ma main, qui devient marteau puisque c’est un prolongement. Je vais me faire mal. Et on continue à enfoncer le clou, et on continue à se faire mal. Je pense pas que le marteau il ait mal, normalement il crie pas, j’ai jamais entendu crier un marteau. Et c’est ça, souvent on confond les outils dont on dispose avec qui on est réellement. On des outils, l’égo est une interface, heureusement que j’ai un égo pour te parler, sinon je pourrais pas te parler, parce que l’égo a appris des attitudes, des coutumes, il apprend tout ce que l’humain créée en dehors de ce qu’il est. La société…

David Laroche : Donc toi tu n’es pas anti-égo.

Giulio Fioravanti : C’est ça. Non, pas du tout, au contraire. C’est un outil fabuleux, on ne pourrait pas communiquer si on n’avait pas d’égo. C’est lui qui fait l’effort de tout ça et qui parfois nous aide à faire passer des messages suivant… il va évaluer là où il se trouve et puis il va s’adapter. Il va te permettre de te présenter, il va te permettre d’échanger, ton égo et mon égo se parlent, c’est bien, mais je ne suis pas un égo. Je ne suis pas mon égo. J’essaie de faire une différence avec ça. L’égo est un outil, reste un outil à ma disposition, et je l’utilise quand j’en ai besoin, et je ne me fais pas utiliser par mon outil.

David Laroche : Oui je comprends.

Giulio Fioravanti : Sinon, je deviens un égo, je deviens marteau. Il y a un problème là, il commence à enfoncer des clous avec la tête, ça doit faire mal, attention. Ça risque d’avoir un petit problème. Tu vois ? Donc… Souvent, c’est une méconnaissance des outils qui fait que les gens souffrent, sont dans la souffrance et n’en sortent pas. Parce que souffrir quand on a un choc émotif, c’est tout à fait normal. Mais faut sortir de là. Faut sortir de cette information, ne pas rester dans l’information, ne pas devenir l’information. Parce qu’à ce moment-là, on ne s’en sort plus. Le corps reçoit l’information qu’on est en souffrance et reste en souffrance chronique, et on souffre, et on souffre. Et après l’inconscient va dire « ah, ça devient une habitude. Il veut souffrir. Je vais l’aider. Oui c’est ça, il n’y a pas de bien et de mal pour cet inconscient.

David Laroche : Il est sympa.

Giulio Fioravanti : Oui il est sympa. Il nous aime inconditionnellement. Tout ce qu’on veut, il le fait. On est ce que l’on veut, ce que l’on est. Donc l’inconscient, si on veut souffrir, il va nous aider. Il nous aime d’une façon inconditionnelle, c’est fabuleux.

David Laroche : Il est à notre service.

Giulio Fioravanti : A notre service. A savoir nous qu’est-ce qu’on veut par contre. Si tu veux être bien, arrange-toi pour être bien et je vois la seule chose qu’on oublie dans l’enseignement traditionnel, que ce soit à l’école ou peu importe où, c’est apprendre à vivre.

David Laroche : Décidemment, c’est assez marrant, à chaque fois que je veux finir sur ma question sur les jeunes, l’interview arrive sur les jeunes, donc c’est… J’ai rien à faire. Du coup je te pose la même question, qu’est-ce que tu aimerais partager aux jeunes, et peut-être même on peut la faire prendre un angle différent et la destiner aux professeurs, ça sera sur la même thématique, mais sous un angle différent, voilà, si on pouvait créer un système éducatif, si tu voulais améliorer le système éducatif, qu’est-ce que tu aimerais proposer ou… Prends la sous l’angle que tu as envie de la prendre.

Giulio Fioravanti : Je dirais que la chose essentielle dans la Vie, et je parle de la Vie avec un grand V, pas la vie sociale, pas la vie en société, C’est savoir comme est-ce que l’être humain fonctionne. Parce que, ce que j’ai expliqué par exemple concernant les émotions, concernant l’égo, concernant le mental, l’intelligence, il y a une confusion dans tout ça qui fait que ça créée des problèmes, notamment au point de vue émotion, quand on est ado, quand on a des chocs émotifs…

David Laroche : Donc t’es en train de dire que ça serait bien qu’à l’école, on inclue dans le système scolaire l’apprentissage de comment on fonctionne.

Giulio Fioravanti : C’est quasiment… ça devrait être la première matière. Apprendre la vie. Ça devrait être la première matière. Parce qu’après qu’on veuille devenir ingénieur, ça c’est secondaire ! Je veux dire, c’est bien mais c’est secondaire ! C’est bien, on peut se réaliser là-dedans, mais la vie… on est avec soi depuis la naissance… Avant, je ne sais pas, on imagine ce qu’on veut, mais depuis la naissance on est avec soi, et jusqu’à notre mort. Après je ne sais pas non plus.

David Laroche : C’est une durée intéressante.

Giulio Fioravanti : Oui c’est une durée intéressante parce que, je veux dire, c’est l’essentiel, c’est apprendre la vie ! La vie, comment fonctionne, ce qui nous permet de capter de l’information. Je dis capter de l’information parce qu’on a des capteurs, même mes yeux, je ne suis pas sûr de ce que je vois avec mes yeux… Parce qu’en fin de compte c’est un outil qui a été créé pour que je vois quelque chose, mais qu’est-ce que je vois est réellement ça ? Peut-être pas. Donc c’est de savoir que j’ai des yeux qui sont un outil. C’est un outil, donc je vais faire confiance en mes yeux mais ça reste un outil, je peux pas… je dois savoir comment ça fonctionne.

David Laroche : C’est intéressant pour réussir à expliquer le principe de perception.

Giulio Fioravanti : Oui tout à fait. Mais donc il faut apprendre qu’on a des capteurs. Donc il y a les yeux. Mais les émotions, les perceptions vont être transformées dans mon corps par l’émotion, qui m’apporte une information. J’aime ou j’aime pas. Alors on met ce qu’on veut dans j’aime, et ce qu’on veut dans j’aime pas et à partir de là, je fais quoi ? Comment est-ce que je traite ça ? Comment est-ce que je peux traiter ça pour toujours être… parce que je dirais que la souffrance que l’on trimballe avec soi ne date pas d’aujourd’hui et c’est génétique aussi, ça remonte loin aussi, parce que je veux dire, on a eu des périodes plus difficiles. Je parle par exemple dans la jungle ! C’est pas facile vivre dans la jungle, donc a dû s’adapter un peu à ça. Il y a eu de la peur, la peur aussi, la peur est une émotion qui est importance parce qu’elle nous donne une information qu’il y a peut-être un danger. Mais après il faut aller au-delà de ça. Il faut apprendre à aller au-delà de ça. Alors que les jeunes d’aujourd’hui… est-ce qu’on en parle de ça en cours ? Moi j’ai jamais eu de cours comme ça, je sais pas si ça a changé, mais de mes émotions, la peur, qu’est-ce que je fais avec la peur, je fais quoi ? J’appelle le 911 ? Non. Mais ça devrait être le premier cours et c’est le cours essentiel. Gérer ses émotions, gérer ses outils, son intelligence sert à quoi, qu’il n’y a pas… Il y a des différences de… On parlait tout à l’heure de gens qui sont plus adaptés que d’autres pour jouer au tennis, oui c’est vrai…

David Laroche : C’est vrai que les pays nordiques pour le coup sont… En Europe, ils sont avance sur toutes ces pratiques, à aider les enfants à l’élever en développant leur intelligence émotionnelle et…

Giulio Fioravanti : Ben c’est parce que je pense que l’Occident avec le siècle des Lumières a perdu la lumière en effet, parce qu’on a du tout éteindre, et on est parti dans le domaine de la matière, et la matière c’est le tout, et il n’y a rien d’autre que la matière, et donc on a oublié qu’on est pas que matière, on est corps et esprit, mais c’est quoi un esprit, c’est quoi le côté immatériel en nous, l’invisible en nous, et on oublie ça. Mais je crois qu’on y revient petit à petit avec… on voit ce qui se passe un peu à travers le monde, même si c’est un peu le chaos, on en revient à se poser… Moi je prends mon…

David Laroche : Si t’avais un souhait, ne serait-ce que, si notre fondation pouvait tout réaliser, qu’est-ce que tu aimerais qu’elle puisse réaliser ?

Giulio Fioravanti : Réaliser que chacun soit autonome et prenne sa vie en main.

David Laroche : Okay, donc nous en tant qu’association à se focaliser sur aider les jeunes à avoir des outils pour qu’ils prennent leur vie en main.

Giulio Fioravanti : Pour qu’ils soient autonome, c’est-à-dire pour qu’ils puissent prendre des bonnes décisions pour eux, qu’ils aient cette liberté-là.

David Laroche : Imaginons que, toi qui aies déjà créé une forme d’école, on construise une école d’un an, je le dis pas en rigolant d’ailleurs, ça fait partie de nos plans pour le futur, construire une prépa, alors ça serait peut-être pas si tôt, une prépa, à 18 ans, après le bac en France, on voudrait par exemple créer dans le futur une école d’un an qui serait une école préparatoire à la vie, à la réussite, dans le sens large, quelles seraient les matières ?

Giulio Fioravanti : Les matières ? Bon d’abord on parlait d’émotion, savoir qu’est-ce que c’est une émotion, qu’est-ce qu’on fait, comment on les utilise. Savoir aussi d’où on vient, parce que notre structure de pensées, aujourd’hui les neurosciences nous apportent des réponses là-dedans…

David Laroche : Donc tu inclurais de la neuroscience dans…

Giulio Fioravanti : Bien sûr, bien sûr. Parce que la neuroscience commence à parler de conscience, c’est quand même fabuleux pour une science de parler de conscience. Elle explique qu’en fin de compte, de zéro à trois ans, il y a la structure de pensées qui se met en place, donc c’est important de savoir ce qui se met en place. C’est quoi qui se met en place de zéro à trois ans ? C’est quoi qui en fin de compte peut influencer les constructions de carapace, les constructions d’égo qui deviennent surdimensionnés ou pas assez, les gens qui n’osent pas, les gens qui osent trop, c’est quoi qui fait que tout ça se met en place ? Donc apprendre cette mécanique-là, et savoir aujourd’hui qui je suis aujourd’hui. Je suis quelqu’un qui aime me montrer en public, mais pourquoi j’aime me montrer en public ? D’où ça vient ça ? Ça vient pas comme ça, pas tout d’un coup, c’est parce que je l’ai pensé. C’est parce que notre structure s’est mise en place pour qu’on soit comme ça. Structure cérébrale, structure mentale, forme de pensées, forme émotionnelle, réactions face aux émotions et tout ça fait qu’aujourd’hui, je peux savoir qui je suis. Et aujourd’hui je peux me regarder très très proche de moi et savoir qui je suis et fonctionner sans carapace. Sans avoir honte de ce qu’on va penser, la société veut ci, moi je dois faire ça, il faut… non, non, non. Moi je veux être moi, et être bien dans ma peau, et être heureux ici et maintenant, c’est ça qui est essentiel.

David Laroche : Et tu penses que si on focalise notre attention à aider les jeunes à intégrer, à développer ces deux matières-là pour commencer, ça ferait une différence ?

Giulio Fioravanti : Oui, et je dois dire que je vais parler pour ma chapelle, j’ai deux enfants magnifiques et on a des échanges fabuleux. Et je pense que les échanges que nous avons aujourd’hui, je vois que ça les aide à penser eux-mêmes et à se structurer pour le futur. Alors, ils feront ce qu’ils veulent, mais je sens qu’il y a une construction qui est intéressante parce qu’il n’y a pas que la pensée de société, il y a la pensée de leur être à eux. Et ils pensent à eux, « moi, qu’est-ce que je veux ? »

David Laroche : Apprendre à penser soi-même en fait.

Giulio Fioravanti : Oui. Exactement. Et savoir qui on est, qu’est-ce que l’on veut, et qu’est-ce qu’on a besoin pour être heureux. C’est essentiel. Après le reste c’est accessoire. Après le reste c’est accessoire, qu’on lave des voitures ou qu’on soit PDG d’une boîte, ça n’a rien à voir, c’est pas… On peut être très heureux en lavant des voitures et être très heureux en étant PDG ! Ou très malheureux en lavant des voitures et très malheureux en étant PDG ! C’est quoi que je veux ? C’est quoi que je peux ? Qui je suis et qu’est-ce que je peux faire avec moi pour être bien ici et maintenant ?

David Laroche : Cool. Merci.

Giulio Fioravanti : Je t’en prie, merci à toi.

2 Commentaires

  1. Commandoux

    Bonjour David, tes interviews avec ces grands Leaders sont toujours aussi riches et inspirantes et j’ai constaté que nous avions un projet en commun tout les deux. Depuis déjà quelques mois, je pense qu’il faudrait trouver des outils et un nouveau concept au niveau de l’éducation national dans notre pays pour mieux orienter les jeunes d’aujourd’hui.
    Je ne voudrai pas remettre en cause ce système d’apprentissage, mais juste apporter une vision différente et novateur pour que chaque jeunes et ceux des l’adolescence puissent trouver ceux pour quoi ils sont vraiment fait.
    J’aimerai beaucoup qu’ont puissent discuter et pourquoi pas se voir un jour pour échanger sur se sujet qui me tiens énormément à coeur,

    Bien cordialement,

    Commandoux Fred
    Tél portable: 0683219001

    Réponse
  2. chemin

    Le café provoque une stimulation du système orthosympathique (réaction de stress) >>> sympathicotonie.

    Réponse

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