1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Soyez le premier à voter)

Loading...

Apprendre à parler en public : 4 astuces pour convaincre

Tu voudrais améliorer ton pouvoir de persuasion ?

Tu aimerais réussir à prendre la parole en public sans te décomposer ?

Tu as prochainement une présentation importante, et tu souhaites mettre toutes les chances de ton côté pour la rendre exceptionnelle ?

Cet article va t’aider à développer ton charisme grâce à 4 techniques simples !

Mais d’abord, il s’agit de se poser une question fondamentale :

Qu’est-ce qui fait un(e) bon(ne) orateur(ice) ?

Dans le détail, il y a autant de réponse qu’il y a d’orateur(ice)s.

Cependant, pour convaincre, il faut surtout répondre à trois critères :

  • Inspirer la confiance
  • Être crédible et légitime
  • Créer un lien d’empathie, de sympathie, voire de projection

Et si certaines personnes sont naturellement douées pour combiner ces trois éléments, d’autres peinent à les maîtriser.

Afin de t’aider dans tes futures prises de paroles, voici donc quatre merveilleuses astuces.

Dans un premier temps, tu découvriras ici que ta voix joue un rôle essentiel. Pour qu’elle ne soit pas un aveu de faiblesse, mais un véritable atout, il te faut :

  • Trouver un rythme de parole efficace
  • Avoir une intonation équilibrée et authentique
  • Marquer des temps de pauses courts et naturels

La deuxième astuce consiste à séparer deux éléments fondamentaux pour convaincre : les anecdotes et les statistiques.

Tu apprendras ainsi que les informations narratives sont plus persuasives que des informations statistiques. En d’autres termes : si tu dois convaincre, privilégie les histoires aux chiffres !

Cependant, adapte-toi à ton public et à ce que tu représentes pour lui.

Par exemple, si ton capital sympathie est élevé, les statistiques te seront très utiles pour convaincre. Si en revanche, tu as besoin de paraître « plus humain(e) », ajoute des éléments narratifs à ton discours !

Dans un troisième temps, découvre le pouvoir des métaphores et des images.

Grâce à deux exemples très différents, tu verras comment l’utilisation de comparaisons peut être le meilleur moyen de convaincre.

La dernière astuce consiste à développer ton intelligence émotionnelle.

En communiquant tes émotions, tu pourras ainsi créer de l’empathie, de l’authenticité et de la projection chez ton interlocuteur(ice).

Et devine quoi ?

C’est un cocktail idéal pour augmenter son pouvoir de persuasion !

Tu es déterminé(e) à aller au bout de tes projets, mais tu crains de ne pas être à la hauteur ?

Découvre cette formation gratuite sur les 5 erreurs qui t’empêchent de réussir. Tu y apprendras à éviter les pièges et tu obtiendras de nouveaux outils pour t’aider à t’accomplir pleinement !

Savoir utiliser sa voix pour mieux convaincre

Une étude de l’Université du Michigan réalisée en 2011 s’est intéressée à l’importance de la voix dans la persuasion.

L’enquête téléphonique a été effectuée sur 1380 enregistrements, avec l’aide de 100 enquêteur(ice)s.

Jose Benki et son équipe ont ainsi découvert que trois éléments agissent sur notre capacité à convaincre :

  • Le débit de parole
  • L’intonation
  • Les pauses

Mais plus précisément, comment ces paramètres influencent notre habileté à mieux convaincre ?

D’abord, le débit de parole : pour persuader ton auditoire, il faut trouver le bon rythme.

En d’autres termes, ni trop vite, ni trop lentement.

D’après les chercheur(euse)s, nous interprétons inconsciemment le rythme de parole d’autrui.

Trop rapide, et nous pourrions penser que la personne cherche à nous tromper. Mais à l’inverse, en s’exprimant très lentement, elle nous semblera un peu stupide, ou au contraire, pédante.

Il existerait un rythme idéal, qui serait d’environ 3,5 mots par seconde.

Si tu veux améliorer ton éloquence grâce à ta voix, commence donc d’abord par trouver le bon rythme de parole.

Ensuite, tu devras te concentrer sur l’intonation.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, le ton enjoué et vivant n’est pas une valeur sûre.

En fait, ça peut même devenir l’inverse, si l’intonation de l’orateur(ice) varie trop au cours d’une même phrase.

Maintenir une hauteur de voix assez constante permet ainsi d’échapper à l’aspect artificiel du discours. Tu peux évidemment parler de façon dynamique, mais évite au maximum de modifier ton intonation naturelle.

La seule règle ici, c’est finalement de rester authentique. Car bien souvent, tes interlocuteur(ice)s sauront reconnaître l’honnêteté… comme la simulation.

Un aspect plutôt positif, puisqu’il rend généralement la communication honnête et saine !

Et les temps de pause, dans tout ça ?

Dernier point abordé par Benki, il semble pourtant très important. D’après les recherches, l’utilisation fréquente de courtes pauses est un élément qui rend le discours plus convaincant.

Une fois de plus, cela viendrait du caractère authentique d’une telle élocution.

En effet, nous parlons en faisant naturellement quatre à cinq petites pauses par minute. Mais lorsque nous devons nous exprimer en public, nous avons tendance à accélérer la cadence et à diminuer les pauses.

Alors, si tu es tenté(e) de manger les mots à toute vitesse, rappelle-toi que les pauses ont leur importance. N’aie pas peur du silence : il aidera ton auditoire à mieux se concentrer sur la suite de ton discours !

Anecdotes et statistiques : trouver le bon équilibre

Pour convaincre et persuader, il faut être capable de sembler :

  • Compétent(e)
  • Chaleureux(se)

Mais vaut-il mieux avancer des chiffres ou raconter des histoires captivantes ?

C’est la question posée par une équipe de recherche de l’Université de Buffalo.

D’après leur étude, il existe UNE façon d’entamer une conversation importante ou une grande présentation : raconter une histoire.

Grâce à trois expériences réalisées auprès de plus de 250 personnes, les chercheur(euses) ont mené une étude comparative.

Ils ont ainsi tenté de comprendre qui – des statistiques ou des expériences – suscitent les réactions les plus positives ?

Qu’importe l’approche, l’étude est formelle : n’utiliser que des statistiques n’est pas une méthode efficace pour convaincre.

Comme l’explique Mélanie Green, directrice de la recherche :

« Le fait de raconter des histoires peut donner à l’interlocuteur(ice) l’impression d’être plus chaleureux et digne de confiance. Par opposition, fournir uniquement des statistiques et des chiffres peut être interprété comme froid et trop académique. »

Pour autant, cet élément doit s’adapter au contexte.

Si tu prends en compte un autre paramètre, tu peux même t’en saisir pour augmenter d’un cran supplémentaire ton charisme !

Ça titille ta curiosité ?

Voici ce que démontre aussi cette étude :

  • Les arguments narratifs augmentent le caractère chaleureux de l’orateur(ice)
  • Au contraire, les preuves statistiques renforcent la dimension compétente de l’orateur(ice)

Eloquence-prise-de-parole

Si l’usage de la narration augmente la dimension chaleureuse, elle ne crédibilise donc pas le discours.

Ainsi, raconter une histoire est particulièrement utile si ton auditoire te sait compétent(e) et légitime. Dans ce cas, utiliser la narration permet de rompre avec la froideur et la distance d’un discours expert. Elle alimente l’empathie et de l’identification.

Si tu bénéfices d’un haut niveau de sympathie ou d’attractivité, et que tu souhaites augmenter ta crédibilité, fonctionne à l’inverse. Mise un peu plus sur l’utilisation d’informations statistiques pour renforcer ton image compétente.

Bien parler en public, c’est donc aussi être capable de s’adapter à la situation et à ses interlocteur(ice)s.

Les arguments narratifs et statistiques ont chacun leur propre efficacité en matière de persuasion.

Il faut donc les choisir en fonction du contexte dans lequel tu cherches à convaincre.

Afin d’avoir la meilleure éloquence, tu devras donc prendre conscience de ce que tu représentes pour ton public.

Cela te permettra d’améliorer aussi bien tes échanges interpersonnels qu’être capable de réaliser un discours devant plusieurs personnes !

Persuader par les métaphores et les comparaisons

Tu cherches à appuyer ton propos ?

Utilise le pouvoir de la métaphore exploré par les chercheurs en psychologie Lera Boroditsky et Paul Thibodeau.

Dans leur étude comparative, ils ont demandé aux enquêté(e)s de lire un texte sur la criminalité dans la ville imaginaire d’Addison.

Les participant(e)s se divisaient en deux catégories :

  • Dans le premier texte, la criminalité était comparée à « une bête qui attaque la ville d’Addison »
  • Le deuxième texte associait la criminalité à « un virus qui infecte la ville d’Addison »

Résultat : la comparaison utilisée a eu une influence sur la méthode privilégiée pour diminuer la criminalité… et ce, quelles que soient les convictions politiques des participant(e)s.

Plus précisément, chaque image a engendré une façon spécifique d’éradiquer la criminalité :

  • La métaphore de la bête a orienté les participant(e)s vers des mesures punitives
  • Avec la métaphore du virus, les enquêté(e)s ont préféré des mesures réformatrices, comme l’éducation ou les actions sociales

Cette étude montre donc qu’une comparaison bien maîtrisée est le premier facteur d’influence, dépassant même les opinions politiques des interloctueur(ice)s.

Encore plus surprenant : interrogé(e)s sur les raisons qui motivaient leur décision, aucun des participant(e)s n’a attribué son parti-pris à la métaphore.

Au contraire, ils estimaient avoir été influencé(e)s par des arguments bien plus rationnels, comme des statistiques.

Cela te paraît si fou que tu doutes de l’incroyable pouvoir de la comparaison ?

L’histoire d’Art Silverman devrait réussir… à te convaincre !

Silverman travaille pour le Center for Science in the Public Interest, ou CSPI. Ce groupe à but non lucratif est chargé d’informer la population sur la nutrition.

En 1992, le CSPI s’intéresse à la composition du pop-corn que l’on trouve dans les cinémas.

Les résultats d’analyses nutritionnelles sont très surprenants, tant ce pop-corn est excessivement malsain.

En effet, une portion de taille moyenne contient 37 grammes de graisses saturées. Un chiffre ridiculement élevé, lorsqu’on sait que le ministère américain de l’agriculture recommande un maximum de 20 grammes par jour.

Le coupable ? L’utilisation de l’huile de noix de coco, délicieuse et peu onéreuse, mais bourrée de graisses saturées.

Suite à cette nouvelle, le travail de Silverman consistait à :

  • Communiquer cette information de façon claire et efficace aux cinéphiles américains
  • Faire en sorte qu’ils acceptent l’information sans méfiance et qu’ils transforment leur consommation

Le problème, c’est qu’il savait que « 37 grammes de graisses saturées » ne représentaient rien pour un(e) citoyen(ne) lambda. Était-ce mauvais à la manière d’un petit plaisir qu’on s’octroie de temps à autre ? Ou était-ce un écart désastreux, même occasionnellement ?

Silverman avait conscience de l’inefficacité du chiffre seul, de sa dimension scientifique, froide et dénuée de tout charisme.

Il a pensé à élaborer un graphique – constitué de bâtonnets ou de camemberts – plus parlant… mais toujours trop académique.

Il fallait trouver quelque chose de plus imagé, de véritablement convaincant. Quelque chose qui l’emporterait sur le délice de déguster de savoureux pop-corn devant un excellent film.

Art Silverman a alors trouvé la solution : comparer le paquet de pop-corn à d’autres mets.

Lors d’une conférence de presse filmée et rediffusée à la télévision, un buffet fut dressé. On pouvait y admirer une journée entière de plats gras… qui représentaient tous réunies un seul sac de pop-corn de taille moyenne.

Afin de rendre le message le plus compréhensible possible, Silverman expliqua :

« Un paquet de pop-corn de taille moyenne contient plus de graisses qu’un petit-déjeuner bacon-œufs, un Big Mac et des frites, puis un steak avec accompagnements… tous combinés ! »

L’efficacité de la comparaison fut telle que l’information se trouva relayée sur de nombreuses chaînes de télévisions et journaux américains.

Le scoop est même devenu viral ! Dans les talk-shows et autres émissions de grande écoute, on en riait, tout en faisant de la prévention.

Résultats : les ventes de pop-corn de cinéma ont chuté. Les consommateur(ice)s se sont mis à demander si les pop-corn contenaient de l’huile de coco. Très rapidement, les grandes chaînes de cinéma cessèrent d’utiliser cette huile pour fabriquer leurs pop-corn.

Alors… la prochaine fois que tu cherches à convaincre, utilise l’incroyable pouvoir de la comparaison et joue avec les métaphores !

Augmenter son charisme grâce au pouvoir des émotions

Comme le disait l’écrivaine Kathleen Winsor :

“Le charisme est la capacité de faire croire à quelqu’un que vous êtes tous les deux merveilleux.”

Une perspective bien alléchante ! Mais qui demande un savoir-faire spécifique… Ainsi qu’une démarche honnête et bienveillante.

Et si, pour faciliter ce pouvoir de persuasion, les émotions étaient un atout ultime ?

C’est la question soulevée dans l’étude réalisée par les chercheurs Matthew D. Rocklage, Derek D. Rucker et Loran F. Nordgren.

Les chercheurs ont demandé à 1285 participant(e)s de rédiger une critique Amazon.

Deux groupes avaient des requêtes distinctes :

  • Le premier groupe devait laisser cinq étoiles et persuader les lecteur(ice)s d’acheter le produit
  • Le deuxième groupe devait laisser cinq étoiles et décrire les caractéristiques positives du produit

Les chercheurs ont ensuite effectué une analyse linguistique comparative des différentes critiques.

Bien que toutes les évaluations aient été très positives, cette étude a montré des disparités dans notre façon de communiquer.

charisme-discours-intelligence-emotionnelle

En effet, lorsque nous cherchons à convaincre :

  • Nous utilisons intuitivement un langage plus émotionnel
  • Même face à un public de prime abord peu réceptif à ce langage, nous priorisons les tournures chargées en émotions
  • Ce langage émotionnel n’adopte pas forcément un champ lexical plus positif

Si tu cherches à convaincre, l’idée n’est donc pas d’utiliser les formulations les plus mélioratives, mais les plus authentiques.

Dans ce cas, privilégier un terme comme palpitant ou excitant semble plus efficace qu’un adjectif tel qu’exceptionnel ou excellent.

Afin d’améliorer ton pouvoir de persuasion, n’hésite donc pas à te saisir de la richesse de la langue française. Plus tu trouveras la bonne émotion associée à la situation, plus ta capacité à convaincre augmentera !

Besoin d’un petit coup de pouce ?

Parcours cette liste des émotions principales et secondaires !

Sources et références

  • Persuasive speech: The way we, um, talk sways our listeners. University of Michigan, ScienceDaily, 16 May 2011
  • Narrative warmth and quantitative competence: Message type affects impressions of a speaker, Jenna L. Clark, Melanie C. Green, Joseph J. P. Simons, December 23, 2019
  • Metaphors We Think With: The Role of Metaphor in Reasoning, Thibodeau, L. Boroditsky, PLoS ONE 6(2): e16782, 2011
  • Persuasion, Emotion, and Language: The Intent to Persuade Transforms Language via Emotionality, Matthew D. Rocklage, Derek D. Rucker, Loran F. Nordgren, First Published March 15, 2018
0
0
votes
Évaluation de l'article

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Soyez le premier à voter)

Loading...

Maintenant la partie plus importante : VOUS!!

Votre opinion est ce qui a le plus de valeur à mes yeux.

 

Alors que retenez-vous ? Qu’en pensez-vous ?

S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0 0 votes
Évaluation de l'article
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
Share This