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Besoin de reconnaissance : comment en sortir pour s’épanouir ?

Il est tout à fait normal que tu aies besoin de reconnaissance. L’Homme est un animal social, il se construit donc à la fois dans son individualité et à travers les relations qu’il entretient avec autrui.

Être reconnu(e) par  tes pairs a des effets bénéfiques sur ta confiance et ton estime de toi. Il serait donc dommage de s’en priver !

Le problème, c’est que quand tu cherches à être reconnu(e) à tout prix, tu risques de faire des choix qui ne te comblent pas totalement.

Perdu(e) entre tes propres désirs et ton besoin de reconnaissance, il est parfois difficile de trouver ce qui t’inspire vraiment.

Alors, comment réussir à prendre la bonne direction, celle qui te permettra de t’accomplir pleinement ?

Découvre dès maintenant comment éviter de te laisser berner par le besoin de reconnaissance, pour écouter tes véritables désirs et réaliser tes rêves

Pourquoi le besoin de reconnaissance peut devenir un guide trompeur ?

Si la reconnaissance sociale permet de se sentir en harmonie avec autrui et d’augmenter la confiance en soi, elle ne doit pas devenir un objectif à atteindre.

Afin de suivre le chemin qui te correspond vraiment, il te faut utiliser la reconnaissance sociale comme un moyen, mais non comme une fin.

Pour te donner un exemple, prenons deux femmes issues de classe moyenne. Elles ont toutes les deux le même objectif : devenir avocates..

La première est, depuis toute petite, guidée par une volonté de garantir la justice et de donner à quiconque la possibilité de se défendre. Alors qu’elle est la meilleure dans son domaine, elle décide de devenir avocate commise d’office, car elle tient à rester accessible  pour ceux qui en ont le plus besoin, quitte à être moins bien payée. 

Ses parents auraient souhaité qu’elle tire plus de profits de son activité, mais ils ne dénigrent pas pour autant son travail. De son côté, l’avocate s’accomplit dans le domaine professionnel : elle travaille d’arrache-pied et ne compte pas ses heures, mais elle vit de cette passion et se sent alignée avec ses désirs profonds.

La seconde femme a très tôt désiré faire la fierté de sa famille. Ses parents lui ont donné l’occasion d’effectuer de longues études, et elle était bien déterminée à leur faire honneur. Très jeune, elle se découvre une passion pour l’univers marin. Les moments où elle se sent le mieux sont ceux qu’elle passe face à la mer.

Elle n’a pas pour autant l’intention d’en faire son métier : elle voit les séjours à la mer comme des parenthèses ressourçantes. Plus elle grandit, plus sa mémoire est impressionnante. En plus de ça, elle est dotée d’un charisme naturel et est très à l’aise pour prendre la parole en public. Elle débute une fac de droit, où elle fait partie des majors de sa promo.

Elle devient une avocate de renom, excellente dans son domaine et grassement payée. Après plusieurs années de fonction, elle se sent parfois lasse et épuisée par son quotidien. Un sentiment de vide s’empare parfois de l’avocate, sans qu’elle n’arrive à comprendre son origine.

Pourquoi ces deux femmes ont-elles un parcours et un ressenti si différents ?

Les deux avocates ont en commun d’être animées  par des désirs personnels et un besoin de reconnaissance. Mais une chose les distingue : l’une fait passer sa volonté personnelle en premier, alors que l’autre priorise la reconnaissance sociale.

Si cet exemple est assez caricatural, il montre de quelle manière la construction de ton parcours peut être orientée par ce que tu privilégies. Surtout, il indique à quel point tu risques de mettre de côté tes aspirations profondes si tu cherches à prouver des choses aux autres.

En écoutant ses véritables désirs, la deuxième avocate pourrait par exemple réaliser qu’elle est passionnée par l’univers marin depuis son plus jeune âge, et qu’elle rêve de devenir prof de plongée sous-marine.

désirs personnels vs besoin de reconnaissance

Mais si les choses sont si simples, pourquoi ce type d’exemple est-il si fréquent ?

Parce que certaines personnes accordent plus de confiance à ce que les autres pensent d’elles plutôt qu’à ce qu’elles désirent vraiment. Ce phénomène peut avoir de nombreuses origines, comme un manque de confiance en soi ou un rapport complexe à l’égo.

Faire passer les désirs des autres avant les tiens risque de t’éloigner de tes rêves et d’avoir des conséquences néfastes. Les exemples de dérives ne sont pas rares, à commencer par le burn out. Combien de personnes s’investissent dans un travail à 100%, pour se rendre compte qu’elles ne sont pas à leur place ? 

Pour éviter de faire quelque chose qui ne te plaît pas, il est donc primordial de te détacher du regard des autres.

En plus, il y a de fortes chances que tu te trompes sur ce que les autres attendent de toi.

Et tu sais quel est le plus grand paradoxe dans tout ça ?  ?

Quoi  qu’elles accomplissent, aucune des deux avocates ne pourra plaire à tout le monde.

Pour certain(e)s, la première sera digne du plus grand respect pour ses valeurs morales. Pour d’autres, elle sera une avocate de bas-étage. Et ce sera pareil pour la seconde : elle pourra tout aussi bien susciter l’admiration qu’être considérée comme une « vendue ».

Alors, tu as le choix : 

  • Tu peux t’épuiser toute ta vie à essayer de prouver ta valeur, en gagnant le plus d’argent possible ou en devenant célèbre dans ton domaine
  • Tu peux essayer de te conformer à ce que tu penses que les autres attendent de toi
  • Ou bien tu peux essayer de te détacher du regard des autres pour suivre la voie qui t’inspire TOI.

A ton avis, quel est le choix qui t’apportera le plus ? Quelles conséquences ce choix aura-t-il sur tes décisions futures et la vie que tu veux te créer ? 

L’histoire de la chanteuse Adèle illustre bien cette impossibilité à combler tout le monde et la nécessité d’écouter ses désirs personnels.

A 19 ans, Adèle connaît un succès immédiat avec son premier album « 19 ». Numéro un des ventes, il a été double et triple disque de platine en Europe et aux États-Unis, et lui a valu deux Grammy Awards.

Aujourd’hui, Adèle est l’artiste ayant vendu le plus de disques au cours des 100 dernières années. En surpoids, son physique ne renvoie pas à la figure de sex-symbol habituellement attendue chez les chanteuses pop. Adèle a donc construit sa carrière sur son talent et sa passion pour la musique.

Se détacher de l’importance donnée au physique a même été une revendication pour la chanteuse. Voici ce qu’elle a affirmé dans  interview accordée au magazine Rolling Stones :

« Je ne fais pas de la musique pour les yeux, je fais de la musique pour les oreilles ! »

Pour autant, de nombreux tabloïds n’ont cessé de mettre en avant son poids, lui reprochant plus ou moins directement le fait de ne pas correspondre aux standards  de beauté de la musique pop… ou plus clairement, de ne pas être assez mince.

Adèle a répondu à ces invectives avec sagesse, montrant ouvertement qu’elle ne se souciait pas de tels jugements :

« Certaines personnes veulent être plus minces ou avoir de plus gros seins. Je vois bien que ça les épuise, et je ne veux pas de ça dans ma vie. J’ai des insécurités, bien sûr, mais je ne fréquente pas les gens qui me les font remarquer. »

Pendant des années, Adèle a donc assumé son physique, sans se soucier du regard des autres et des avis négatifs.

Elle a récemment perdu beaucoup de poids et a changé de look. Cette métamorphose est le résultat d’une année où elle s’est effondrée. Pour aller mieux, elle a fait le point sur ce qu’elle voulait désormais et elle a décidé de mener sa vie autrement.

En toute logique, sa perte de poids aurait dû être saluée, puisque son surpoids lui était reproché dans le passé.

Mais bien au contraire, les commentaires désobligeants se mirent à pleuvoir sur les réseaux sociaux. On lui reprochait de ne plus être grosse, de jouer un rôle, de ne plus être « elle-même ».

Que savaient ces personnes de ce qu’était réellement Adèle ? Elles avaient juste projeté sur la chanteuse une image qui correspondait à leurs attentes personnelles.

Si l’histoire d’Adèle est si intéressante, c’est parce qu’elle montre à quel point le besoin de reconnaissance est une quête impossible. La chanteuse a évidemment été un modèle pour de nombreux(se) fans, mais ça n’a été possible que dans la mesure où elle s’est détachée des attentes et des reproches extérieurs.

Grosse ou mince, Adèle a suscité des réactions péjoratives. Mais elle a montré – et elle montre encore aujourd’hui – que l’opinion publique ne guide pas ses actes.

Adèle aurait très bien pu croire que son poids serait un frein à sa carrière, ou se laisser influencer par les critiques. Au contraire, elle est devenue célèbre parce qu’elle avait conscience de son talent et qu’elle était passionnée… parce qu’elle s’est détachée du regard des autres et qu’elle a cru en son potentiel.

Peu importe ton rêve, certaines personnes te diront que ce n’est pas à leur goût et d’autres te soutiendront quoi qu’il arrive.

Et c’est bien ce qui est fantastique.

Puisque plaire à tout le monde est impossible, pourquoi ne pas commencer par choisir la voie qui t’inspire le plus ? Par prendre des décisions selon tes propres envies plutôt que celles des autres ?  

prise de décision

Comment réussir à suivre ses propres désirs ? 

Il n’est pas toujours facile de distinguer désirs personnels et besoin de reconnaissance.

Afin d’y voir plus clair, pose-toi d’abord cette question :

Est-ce que je veux  vraiment réaliser ce rêve au plus profond de moi, ou est-ce que je veux le réaliser pour faire plaisir aux autres ?  ?

La question peut sembler étrange, mais elle est essentielle. Car on peut  construire une représentation fantasmée de nous-mêmes, basée sur ce que nous aimerions vouloir, et non sur ce que nous voulons vraiment. 

Cet idéal d’un soi en devenir peut avoir des aspects positifs, comme le fait de cerner ce vers quoi nous voulons tendre. Mais parfois, il guide nos choix à travers deux buts vains : correspondre à ce que les autres attendent de nous et être bien vu(e)s.

Comme le dit si bien Christophe André, psychiatre et psychothérapeute spécialisé dans les questions d’estime de soi : 

“A force de penser à ce que les autres pensent de nous, on en oublie de se penser soi-même.”

Le risque, c’est de chercher à se faire passer pour quelqu’un que tu n’es pas.

Heureusement, il existe un moyen pour dissocier ton propre chemin vers l’accomplissement de celui que te dictent les autres :

Ecouter ton intuition en prenant en compte quelques paramètres.

Une fois de plus, tu devras questionner ta passion :

D’où vient le sentiment de joie quand je pense au projet de mes rêves ?

Est-ce que ce  sentiment est stimulé par une action dans le présent ou par une projection future ?

Dans le premier cas, le sentiment de plaisir et de bien-être a lieu au moment où tu réalises une tâche. Une notion d’évidence te traverse et tu te dis que tu as fait les bons choix.

Dans le second cas, tu es en train de penser à ton rêve, et tu ressens une forte satisfaction à l’idée de le réaliser.

Imagine par exemple que tu souhaites devenir écrivain(e).

Demande-toi d’où vient ce rêve.

Est-il le fruit de l’immense joie que tu ressens lorsque tu écris ?

Ou est-ce parce que tu es très attiré(e) par l’idée de gagner ta vie grâce à l’écriture ?

Il est tout à fait normal de se projeter dans des visions de réussite. Cette technique n’a rien de négatif, elle peut même t’aider à atteindre plus facilement ton rêve.

Mais si tu ne ressens que peu de joie au moment où tu écris et que la projection de réussite est très présente, interroge cette envie.

Est-ce qu’elle répond à un désir profond ou à un besoin de susciter l’admiration ?

Si l’un et l’autre ne sont pas forcément contradictoires, ton désir personnel se trouve dans l’action et la réalisation de cette action. Être dans la projection renvoie plus à des besoins de sécurité ou à un désir de rassurer ton égo.

Pour prendre le bon chemin et apprécier l’arpenter, il faut aussi décaler ton regard. Au lieu de te focaliser sur l’objectif à atteindre, nourris le plaisir que tu trouves dans chaque action qui te rapproche de ton but.

Concentre-toi sur les bienfaits que te procure l’action, pas sur les récompenses qui y sont associées.

Cette idée a été explorée au cours de recherches menées par la Queen Mary University of London. L’équipe de scientifiques a essayé de comprendre pourquoi certaines personnes font des projets irréalistes et voués à l’échec.

Publiée dans la revue Behavioural Brain Research, l’étude a analysé la relation complexe entre la récompense et l’effort dans la réalisation d’un objectif, et a identifié deux étapes critiques dans le processus de décision.

Les chercheurs ont d’abord constaté que lorsque les gens choisissent avec précision ce qu’ils vont faire, ils sont motivés par les récompenses. Cependant, lorsqu’ils commencent à mettre en œuvre leurs plans, ils se concentrent plus sur la difficulté de l’effort à fournir.

Afin d’étudier plus en profondeur la relation entre effort et récompense, l’équipe de Recherche a recruté 159 volontaires de l’université et a conçu des expériences impliquant deux formes différentes d’effort : physique et mental.

L’effort physique était mesuré par l’action d’appuyer sur une manette de jeu, tandis que la capacité des participants à résoudre des équations mathématiques simples testait l’effort mental.

Les participant(e)s à l’étude se sont vu(e)s présenter différentes options combinant un effort élevé ou faible avec une récompense financière élevée ou faible. Chacun(e) pouvait ensuite choisir l’option qui lui convenait le mieux.

L’étude a montré que quel que soit l’effort – mental ou physique – le choix de l’option était guidé par le niveau de récompense financière offert, mais qu’au moment d’effectuer la tâche, la quantité réelle d’effort à fournir prenait le dessus.

Le Dr Agata Ludwiczak, auteure principale de l’étude, a ainsi déclaré :

« En toute logique, l’effort que nous fournissons pour une tâche devrait être directement lié au niveau de récompense que nous attendons en retour. Cependant, l’accumulation de preuves psychologiques et économiques suggère que des récompenses élevées ne sont souvent pas suffisantes à garantir que les gens fournissent les efforts nécessaires pour atteindre leurs objectifs. »

Il n’y a donc pas de relation directe entre le montant de la récompense et l’effort que les gens fournissent réellement.

Pour le dire plus simplement, si tu choisis de fournir un effort, tu seras motivé(e) par la récompense que tu espères obtenir en retour. Mais au moment où tu mettras en application tes engagements, tu te concentreras davantage sur le niveau d’effort que sur la récompense.

Ainsi, le docteur Osman, autre chercheur de cett étude , en vient à ces conclusions :

« Si nous ne faisons pas attention, nos projets peuvent être fondés sur des attentes irréalistes, parce que nous accordons trop d’attention aux récompenses. Puis, lorsque nous sommes confrontés à la réalité de nos choix, nous prenons conscience que l’effort est trop important et nous abandonnons. Par exemple, prendre la résolution de se lever tôt pour faire de l’exercice afin d’adopter un nouveau mode de vie sain peut sembler être un très bon choix. Mais une fois que le réveil sonne par un matin froid de janvier, les récompenses ne suffisent plus à nous faire sortir du lit. »

Alors, comment réussir à atteindre tes objectifs sans crouler sous le poids de l’effort ?

Et comment aller jusqu’au bout de tes projets, même les plus fous ?

Il te suffit de mettre de côté la récompense pour te concentrer sur l’action.

Pour reprendre l’exemple du docteur Osman, si tu décides d’exercer un sport quotidiennement, ne te focalise pas sur les bienfaits qu’une telle pratique t’apportera.

Pour commencer, choisis un sport que tu apprécies et dans lequel tu seras assez bon(ne).

Trouve ce qui te correspond :

Tu as beaucoup de force ? Fais des exercices de renforcement musculaire.

Tu es souple ? Mets-toi au yoga.

Tu as de l’endurance ? Choisis la course à pied.

Un sport adapté te permettra d’apprécier l’effort et de te détacher de la récompense.

Surtout, commencer par un sport accessible et agréable t’aidera à passer à l’action et à avancer dans la bonne direction.

Utilise ensuite la même logique pour laisser s’exprimer tes désirs profonds et réaliser tes rêves !

 

Voici donc les deux meilleurs moyens de te détacher du besoin de reconnaissance et de te concentrer sur tes véritables passions.

Afin de savoir si ton rêve est bien le tien – et uniquement le tien – écoute d’abord ton intuition.

Pour pouvoir ensuite le réaliser, privilégie l’action à la récompense.

Qu’importe ton rêve ou tes projets, il y aura évidemment des jours avec et des jours sans.

Mais si tu fais quelque chose qui te correspond vraiment, la sérénité et la satisfaction que tu ressentiras seront inégalables. Et cette joie intrinsèque t’offre la possibilité de te donner à 100%, sans avoir l’impression de faire un effort considérable.

En t’investissant dans des projets qui te font vibrer, la notion d’effort est amoindrie, car tu es aligné(e) avec toi-même et avec tes aspirations profondes.

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Sources et références

Agata Ludwiczak, Magda Osman, Marjan Jahanshahi, “Redefining the relationship between effort and reward: Choice-execution model of effort-based decisions”, dans Behavioural Brain Research, Volume 383, Elsevier, 6 April 2020

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