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« Pourquoi JUSTE PRATIQUER ne te rend pas PARFAIT ? – La pratique délibérée « 

Il y a une pensée populaire, mondiale, c’est une phrase qui est que la pratique rend parfait. Plus tu pratiques, meilleur tu es. Si on complétait cette phrase, pratiquer, practice, te garantit juste d’être pas mauvais.

Je pars aux États-Unis, je me donne le défi, je l’annonce à tout le monde que j’ai trente jours aux États-Unis que je vais faire trente interviews. J’ai un anglais pourrit, je ne sais pas comment faire et je n’ai pas de réseau. Et je me rend compte qu’il y a un endroit de ma séquence qui est très mauvais, et j’aurai pu je pense faire dix ans sans avoir de résultat si je ne me rendais pas compte de ça. J’arrive avant l’interview de temps en temps, je finis l’interview, mais le nombre de gens que j’interviewe qui me recommande à d’autres personnes est pourri. Mais ça je ne l’ai compris qu’en m’arrêtant en me disant : « le moi du futur qui fait des interviews, quand il obtient X (la personne X), qu’est-ce qui se passe ? » Le David du voyage, il n’a pas beaucoup changé, entre le quinzième jour et le seizième jour. Si ce n’est une question : qu’est-ce que fait David du futur que je ne fais pas encore ? Et je me mets juste à changer ma manière à la fin de demander la recommandation. Et je passe de galérer à avoir quinze interviews en quinze jours, à en avoir en tout sur les trente jours cinquante-deux.

Comment est-ce que ça marche, la pratique délibérée, comment vous pouvez l’appliquer dans votre vie ?

La première chose qui est hyper-importante dans la pratique délibérée, c’est que la personne elle ne se dit pas juste : « Je veux être bon orateur » ou « je veux être bon musicien », elle va partir d’être vraiment clair, vous savez ce qu’est une image mentale de voilà quel résultat j’ai envie d’être capable de produire. Et tant que je n’ai pas une image mentale de voilà quel résultat j’ai envie d’être capable de produire, elle ne s’arrête pas.
Deuxième étape, les gens qui sont les meilleurs dans mon domaine, qu’est-ce qu’ils sont capables de produire comme effet que moi je n’arrive pas à faire ? Et là je vais passer de regarder un champion en mode « wow !!! » et juste je suis fasciné à cette-fois où je vais le regarder et je vais être concentré en essayant de comprendre qu’est-ce qu’il fait que je ne fais pas ? Donc par exemple, si je prend mon domaine qui clairement me passionne toujours et m’a passionné énormément au début, l’art oratoire. Je ne vais pas seulement regarder quelqu’un qui s’exprime bien, est-ce qu’il y a des gens qui veulent progresser en art oratoire qui écoute toutes leur vies des orateurs et qui progressent peu ? Oui ! Là, je vais regarder, je ne sais pas par exemple moi je regardais Obama par exemple dans sa manière d’arriver sur scène et de regarder les gens. Et je vais, cette-fois, me concentrer, non pas sur le global, mais je vais me concentrer sur la séquence. Qu’est-ce qui fait que c’est, selon moi, du génie ? Est-ce que c’est lié à sa manière de marcher ? Est-ce que c’est lié à sa manière de regarder ? Est-ce que c’est lié à sa voix, au silence, à autre chose ? Et je vais faire de mon mieux pour passer de c’est du génie à qu’est-ce qui fait que c’est du génie ? Et je vais me tromper dans le processus mais on s’en fout. Parce que l’exercice de me demander qu’est-ce qui fait que c’est du génie, il est incroyable. Au passage, vous pourriez aussi le faire sur la représentation de vous-même dans le futur. Mais pas seulement dire il est meilleur, (mais) il est meilleur en quoi ? Et il fait quoi qui le rend meilleur ? Et là je vais être capable de découper et décomposer en micro-étapes ce que c’est par exemple pour moi de faire du piano à un autre niveau. Je vous donne une autre réflexion, vous allez comprendre à quel point ça a eu un impact profond. Je me dis : « OK, je vais vraiment envie d’être capable d’accompagner une personne pour produire des changements dans sa vie que très peu de personnes sur terre peuvent l’aider à produire. » Je veux pouvoir aider des gens à résoudre leur problème que très peu de gens arrivent à les aider de le résoudre. Je veux pouvoir le faire plus rapidement que la moyenne des gens ; ça c’est ce que je désire. Mais là je vais me dire : « Ok, qu’est-ce que le David du futur, il fait que je ne fais pas ? Et ce qui est magnifique dans cette conversation c’est que d’un coup je vais voir des endroits où je ne regardais pas d’habitude. Peut-être là où je me disais que tout se jouait dans mon coaching, je vais peut-être me rendre compte que ça se joue quand je dis bonjour. Que j’ai peut-être raté 30% de mes coachings par la manière dont j’ai créé le lien avant le coaching. Et juste ça, sincèrement, c’est énorme l’impact que ça peut avoir dans votre vie. Ce n’est pas seulement OK je vais avoir cette conversation avec mon père, OK c’est top je peux faire comme ça, mais est-ce qu’il y a des conversations que vous avez envie d’avoir qui sont suffisamment touchy pour que si ce n’est pas bien maitrisé, les chances que ça parte n’importe comment sont très élevées. Mais maintenant, si je fais une autre réflexion et que je me dis OK, le moi du futur, cette conversation-là, il l’a comment ? Et c’est ça aussi qui rend le truc magnifique et super-beau, c’est que quand tu es capable de comprendre tous les petits détails qui font que tu produis quelque chose, là d’un coup il se passe quelque chose et les gens disent : « Wow ! Comment tu fais ? »

Je vous donne un exemple personnel ; je n’étais pas à l’aise du tout avec les filles, c’était une source de pression énorme pour moi, de culpabilité, et je m’en voulais régulièrement, je rentrais chez moi le soir et d’avoir envie de griffer le visage, tellement je me détestais de ne pas arriver à oser parler à des filles. Et me dépasser pour parler à une fille et essayer de la séduire était largement trop dur pour moi. Ce qui m’a aidé ce n’est pas juste pratiquer ou quoi, ce qui m’a aidé c’est de me dire : « OK, ce truc qui le paraît être une montagne ça donnerai quoi si on le découpe en action qui sont ok pour moi ? » Et donc j’ai commencé à me dire : « OK, moi je ne suis pas à l’aise sur les quatre-vingt-quinze étapes clairement, par contre je peux arriver à aller voir une fille, parler avec elle, dire bonjour, partir. Et là mes potes ils vont vraiment me trouver pour un génie. Ils vont dire : « OK, c’est ça ton plan » Et donc quand je faisais ça, j’avais tous mes potes qui me disaient, régulièrement même : « Alors ça a donné quoi ? » Et bien, ça ne donnait rien, j’ai dit bonjour et c’est tout. Et puis au bout d’un moment, j’étais plus à l’aise avec ça, je me suis dit c’est quoi l’autre étape sur laquelle je ne suis pas à l’aise. Un endroit où je ne suis vraiment pas à l’aise c’est arriver à sortir de la conversation bateau de bonjour à et cœtera à quelque chose où on part sur un sujet plus perso, et cette transition elle n’est vraiment pas facile. Mais là d’un coup, je n’ai plus à me dire je dois séduire, je n’ai pas à me dire, je dois coucher, j’ai juste à me dire : « Qu’est-ce que fait le David du futur que tu ne fais pas dans sa capacité à passer d’une conversation qui ne sert à rien à une conversation qui va être profonde, et ne m’entrainer que là-dessus ? » Pendant plus d’un an et demi, deux ans, sincèrement, le nombre de gens qui connait ce que je fais et qui se dise que c’est un gros débile est assez élevé. Ce qui est incroyable, c’est qu’il a fallu attendre la fin de l’histoire où je suis capable d’aller en boite de nuit et faire ce que j’ai dit, de parler avec des gens, que je commence à avoir mes notes à l’oral qui grimpent à l’école que je commence à avoir des trucs plus fous qui se passent dans mon job, pour qu’enfin les mêmes personnes qui, soit ne s’intéressait pas, soit trouvait ça ridicule, soit disait que c’est débile, soit ça ne marcherait pas, commencent comme jamais à me poser des questions. Alors comment tu fais, c’est quoi ton astuce ? Mais je te le dis depuis le début, j’ai démarré petit avec mon grand rêve et je vise long terme, et je sais qu’à long terme cette stratégie marche et peut t’amener plus haut que tu ne l’imagines. Et s’il y a un rêve que vous avez, profondément important pour vous, et qu’on le découpe en action accessible pour vous, et que vraiment qu quotidien on avance vers ça, vous pouvez avoir une vie dans un an, deux an, cinq ans ou dix ans, dont vous n’avez même pas idée que c’est possible aujourd’hui. Alors peut-être que ça ne sera pas aussi confortable que confort de se challenger, mais c’est comme la sensation de se lever le matin et regarder sa vie et de se dire : « J’en ai rêvé, put**n ! Et c’est fait ! » Même mieux que ça, qui tu deviens dans ce chemin-là ? On veut t’enlever ton rêve, on peut t’enlever ton job, tu peux faire faillite, tu peux avoir ta femme ou ton mari qui décède, mais qui tu es devenu dans ce process-là ? Est-ce qu’on peut te l’enlever ? Est-ce que quelqu’un sur terre peut m’enlever la confiance que j’ai acquis dans le processus ? Et on n’a pas idée de comment un rêve aujourd’hui, qui ça se trouve, on ne réalisera pas, va nous faire devenir la personne qu’on rêve de devenir et nous faire réaliser un rêve qu’on n’avait pas encore en tête mais qui est notre vrai rêve. C’est dingue !

Je décompose mes étapes, et là je me dis : « En fait, David, ton problème, … » par exemple, c’est un vrai exemple concret d’il y a quelques années, « …, ton problème, c’est que quand tu es sur scène, tu ne fais pas assez de silence. » Et je vais passer maintenant, et c’est hyper-important la pratique délibérée là-dessus, je vais passer des semaines à ne plus bosser l’art oratoire mais bosser le silence. À la fin de ma conférence, je ne vais pas m’évaluer sur qu’est-ce que les gens ont pensé de ma conférence, est-ce que j’ai été bon en storytelling, est-ce que j’ai mis de la bonne énergie, est-ce que j’ai fait des variations de voix ? Je ne vais m’évaluer que sur un seul truc. Est-ce que j’ai fait des silences ? Combien de temps ? Est-e que c’était au bon endroit ? Et notre cerveau adore avoir une seule chose sur laquelle se concentrer, cette approche rend le rêve hyper-accessible, hyper-facile et en plus ce qui est magnifique c’est que te sentir progresser dans l’art oratoire c’est tellement vague que c’est difficile de se dire j’ai réellement progressé, alors que là à chaque fin de conférence tu peux de dire, YES, j’ai progressé dans mes silences. J’ai vu des échecs, je vais faire des erreurs, on va me critiquer, ça va peut-être prendre plus longtemps que prévu, mais on s’en fout, parce que le but de tout ça, au final, c’est qui je deviens.

J’espère que la vidéo t’a plu, en tout cas, je partage un message qui pour moi est vraiment important, mets-moi en commentaire un rêve que tu as. Si tu le réalises d’ici à la fin de ta vie, tu serais vraiment fier de toi. Je vais lire chacun des commentaires, et si le sujet de la motivation t’intéresse, tu vois pendant des années, moi j’ai eu des difficultés à trouver de l’énergie à être motivé, ma mère disait que j’étais léthargique et j’ai découvert un principe qui m’a beaucoup aidé, je l’ai appelé depuis, la motivation induite, j’ai crée un guide qui s’appelle le guide pratique de la motivation induite. Voilà, ça a aidé déjà des centaines de personnes, si ça t’intéresse, tu cliques juste sur le bouton qui apparaît et je te l’envoie gratuitement. Vraiment ça va t’aider et ça change encore une fois la vie de dizaine de personnes. En attendant, je te dis à très vite, et surtout rappelle-toi, cette année, c’est notre année.

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