Comment avoir du COURAGE – WUC #182

Bonjour à vous, ici David Laroche de la série WakeUpCalls, le rendez-vous quotidien pour booster et inspirer votre vie. Aujourd’hui, voyons comment avoir du courage.

Alors, pour commencer, qu’est-ce que le courage ?

Pour moi, le courage, c’est la capacité à faire quelque chose en dépit de la peur. C’est, par exemple, avoir un rêve, un projet important pour nous, avoir peur, et le faire quand même. Par exemple, des fois, avant de monter sur scène, j’ai peur, j’ai la boule au ventre, j’ai les mains moites, j’ai le teint pâle, et je me dis : « Tant pis, peu importe la peur, je vais aller parler sur scène. » C’est la personne qui, par exemple, a envie de faire une performance. Je ne sais pas si vous avez déjà vu le film « Eddie the Eagle ». Avant de faire sa performance, il avait très peur, mais c’était tellement important pour lui, qu’il l’a quand même fait.

Comment développer le courage ? Voyons six clés.

La première chose, c’est de réaliser que peu importe ce que vous croyez, VOUS AVEZ DU COURAGE en vous. On a tous du courage. On a tous les traits de caractère. Donc, déjà, il faut reconnaître : « Il y a du courage en moi, et je suis courageux. »

Maintenant, il est important de déconstruire ce qu’est le courage, parce que beaucoup de personnes pensent qu’être courageux, c’est, dans chaque situation, peu importe ce qui se passe, être la personne qui a le plus de courage. Il faut comprendre quelque chose. Les personnes qu’on va considérer comme étant courageuses dans certains domaines, à l’opposé, dans d’autres domaines, vont être les plus peureuses. Par exemple, il y a des gens qui vont me considérer comme courageux parce qu’ils vont se dire : « Waouh, il parle devant mille personnes, il est à l’aise. » Si maintenant, on me demande d’aller prendre un avion et d’aller faire un saut en parachute, je vais être moins à l’aise que d’être devant un millier de personnes.

Cela m’amène à la deuxième clé : ON EST TOUS PEUREUX. Et vous savez ce qui est paradoxal ? C’est que rien que le fait d’accepter, eh bien il y a un peureux en moi. Cela m’arrive d’avoir la trouille et de ne pas être courageux. Paradoxalement, le fait de reconnaître que cela existe en moi va libérer ma partie courageuse. Cela m’évite de m’enfermer dans l’identité de « j’ai peur, donc je suis quelqu’un de peureux, et je ne peux pas être courageux. » Il y a du courage et de la peur en moi. Cela dépend beaucoup du contexte, du projet, et du « pourquoi ? »

Cela m’amène à la troisième clé pour avoir du courage. POURQUOI EST-CE IMPORTANT POUR VOUS ? Par exemple, il y a beaucoup de gens qui, avant la guerre, se  considéraient comme peureux, mais en période de guerre, ont révélé du courage au-delà même de ce qu’ils pouvaient imaginer à l’intérieur d’eux-mêmes. Le contexte, les projets, et nos valeurs vont déterminer le courage qu’on a.

Par rapport à nos valeurs les plus hautes, on va développer du courage pour ce qui est le plus important pour nous. Une maman pour qui ses enfants représentent une valeur haute pour elle, va avoir du courage pour les protéger. Cela existe en elle. Elle peut très bien avoir le courage de se mettre devant dix hommes, qui sont en train d’agresser ses enfants, et le lendemain matin, avoir peur de prendre la parole en public.

Donc, encore une fois, le « pourquoi ? » est fondamental ; d’où, le fait que, si vous remarquez une vidéo sur deux, je vous parle du « pourquoi ? », c’est le fait d’être connecté à quelque chose qui nous inspire. Par exemple, quelqu’un peut être courageux de se mettre en scène dans un film et avoir peur dans un autre contexte.

On voit beaucoup de gens qu’on considère comme courageux, avoir peur dans d’autres contextes. Donc, connectez-vous à un « pourquoi ? » qui est important.

Maintenant, ce qui est intéressant avec le « pourquoi ? », c’est qu’il se renforce et se développe. Prenons une action, par exemple, pour laquelle vous manquez de courage. Demandez-vous en quoi faire cette action va nourrir vos valeurs hautes. Maintenant, prenons le contexte à l’envers, c’est-à-dire que je ne voyais pas le lien, et je vais aller le chercher pour renforcer la puissance en moi. Par exemple, des fois, aborder quelqu’un dans la rue est inconfortable pour moi. Maintenant, si je me demande, en quoi faire cela va me permettre d’inspirer les gens qui ont une valeur importante pour moi ? En quoi faire cela va me permettre d’être fier de moi à la fin de ma vie ? C’est important pour moi. En quoi faire cela peut, par exemple, m’aider à devenir un plus grand entrepreneur, l’entrepreneuriat étant une valeur haute pour moi ? Plus je vais créer une relation entre ce que j’ai envie de faire – qui me fait peur – et mes valeurs hautes, plus je vais avoir du courage. C’est ma responsabilité de créer une relation entre ce que j’ai envie de faire et mes valeurs hautes.

La quatrième clé, c’est de FAIRE LE FAIT D’ÊTRE COURAGEUX UNE IDENTITÉ. Si l’on prend des personnes qui sont courageuses dans beaucoup de situations, c’est souvent lié à ce qu’elles croient qu’elles sont. Donc, même si paradoxalement il est important de lâcher prise sur le fait que parfois vous l’êtes moins, le fait de se créer l’identité de « je suis courageux », va faire en sorte qu’on ait une partie de nous-mêmes qui a une tendance à vouloir être cohérente avec ce que l’on croit qu’on est. Donc, si je me crée l’identité d’une personne courageuse, vu qu’on a une partie de nous-mêmes qui a une tendance à vouloir être cohérente avec ce que l’on dit et ce que l’on croit qu’on est, cela va nous permettre, dans beaucoup de situations, de ne même pas laisser de la place à la peur ou aux doutes. C’est un jeu d’équilibre. Si je m’interdis totalement le doute, il y a des chances que cela ne marche pas, et alors je vais me mettre à avoir peur. L’idée c’est de trouver une danse, de danser entre « j’ai le droit d’avoir peur », mais globalement « je suis courageux » ; et de me le répéter : « Je suis courageux, il y a du courage en moi », pour laisser s’exprimer cette partie-là.

Les personnes que vous trouvez courageuses, quand vous les questionner sur leurs croyances, vous allez souvent observer qu’elles vous disent : »En fait, je suis courageux. J’ai toujours eu du courage. Cela fait partie de moi. C’est dans mon ADN ». Peu importe sur la croyance qu’ils ont créée. Ou, par exemple, cela peut être une croyance liée à la nation : « Nous sommes Australiens et nous sommes courageux. Nous sommes de tel village et nous sommes courageux. Nous sommes des rugbymen et nous sommes courageux. »

L’identité qu’on se crée va jouer un très grand rôle dans nos comportements.

Le cinquième moyen de développer et d’avoir du courage, c’est d’ÊTRE PRÊT À VIVRE LE PIRE. Des fois, on n’ose pas faire quelque chose parce qu’on imagine à un pire qui est horrible ; mais on ne va pas au bout du bout. Par exemple, tu peux me dire : « J’ai peur d’aborder cette personne parce que si cela se trouve, elle va me rejeter. » Mais il est intéressant de se dire : « Et puis, si je fais cela, qu’est-ce qui va se passer ? Elle va peut-être me critiquer, se moquer de moi, me mettre un vent, ou être indifférente. Et puis … ? Et puis, je vais me retrouver seul et vivre un moment d’inconfort. Et puis … ? Après, je vais respirer, tout ira bien, et si cela se trouve même, je pourrais en rire avec des amis. »

Quand on va dans le pire du pire du pire … , on se rend compte que dans la plupart des scénarios, on est fier de soi, on inspire quelqu’un, cela peut même être un moment de joie entre amis deux ans après, on raconte le gros vent qu’on s’est pris , ou le gros râteau qu’on s’est pris.

Donc, finalement, le pire du pire c’est cela, être fier de soi et inspirer d’autres personnes, dans la majorité des scénarios. Bien sûr, je ne vous parle de dire : « Oui , j’ai peur de sauter dans le précipice. C’est quoi le pire du pire du pire … ? Ce n’est que mourir. Allez, on saute. »

Mis à part quelques scénarios où cela joue sur ma survie, la majorité des cas, la peur est une projection erronée de la réalité. J’imagine, en mode Spielberg, quelque chose qui a très peu de chance d’arriver, et je ne vais pas au bout. Cela m’amène à la sixième clé.

Le meilleur moyen d’être quelqu’un de courageux, c’est de SE SENTIR MISSIONNÉ, d’être appelé par le fait de transmettre un message. Je vous invite à regarder les vidéos du TED, parce que les gens qui participent aux TED ne sont pas forcément, à la base, des gens considérés comme courageux, charismatiques, ou des conférenciers qui sont entraînés. La plupart des personnes qui parlent aux TED font peu de conférences. Ce qui leur donne cette puissance sur scène, c’est qu’ils sont appelés par un message, pour donner un message. Ils ne viennent pas sur scène pour être reconnus ou parce qu’il faut faire un TED, mais c’est tellement important pour eux de véhiculer un message, que peu importe la peur, peu importe l’idée d’être critiqué ou rejeté, c’est plus important ! C’est cela ! C’est un rapport de force  entre « j’ai peur d’être critiqué, j’ai peur d’être rejeté, j’ai peur d’être dénigré, j’ai peur de vivre l’indifférence » d’un côté, et de l’autre côté « j’ai ce message brûlant de transmettre un message ».

Pour moi, c’est essentiel de me connecter à ma mission. Par exemple, quand des fois j’ai peur de monter sur scène, je me dis : « Si c’était la dernière conférence de ta vie, qu’aimerais-tu transmettre ? » Puisque, imaginons que ce soit la dernière vidéo de ma vie, à votre avis, est-ce que j’aurais peur du jugement des autres ? Si là, à peine la vidéo terminée, je meurs. Je ne peux pas avoir peur de ce que les autres vont penser de moi. Si c’est vraiment le dernier instant de ma vie, je ne vais me concentrer que sur une chose : le message que je vais vous donner. Cela s’applique dans plusieurs endroits ; si c’est la dernière occasion de parler avec cette personne, si c’est le dernier être humain que je vais rencontrer, finalement, ce n’est pas si important comment je vais être jugé ; ce qui est important, c’est l’impact que je vais avoir sur cette personne.

Si on résume les six clés, la première chose, c’est qu’ON EST TOUS COURAGEUX. Vous êtes courageux, reconnaissez-le ! Il y a nombreuses situations où vous avez été courageux, et je vous invite à lister toutes les situations où vous avez su être courageux.

La deuxième chose : vous avez eu peur, il y a de la peur en vous parce qu’ON EST TOUS PEUREUX. Il y a les deux en nous. La bonne question c’est « Qu’est-ce que j’ai envie d’exprimer et de développer ?

La troisième chose qui développe le courage, c’est le « POURQUOI ? Pourquoi est-ce important de faire cela ? » Vivez une vie en accord avec vos valeurs hautes, et quand vous avez quelque chose à faire qui n’est pas lié à ces valeurs, voyez le lien qu’il y a jusqu’à vous sentir inspiré de le faire.

La quatrième clé, c’est de FAIRE DU COURAGE UNE IDENTITÉ, vous considérer comme étant courageux à partir de maintenant, vous le dire et vous le répéter « Je suis courageux ». Et le meilleur moyen, encore une fois – je vous l’ai dit – listez toutes les fois où vous avez su être courageux. Plus votre système nerveux va voir des moments où vous avez été courageux, plus vous allez renforcer cette croyance et vous allez l’être.

La cinquième chose : ALLEZ VOIR LE PIRE DU PIRE du pire du pire … et vous réaliserez souvent deux choses, soit vous serez fier de vous, soit que cela va inspirer quelqu’un, et même il y a une troisième situation, vous pourrez en rire avec des amis.

La sixième clé, c’est d’ÊTRE CONNECTÉ À SA MISSION DE VIE. Pourquoi êtes-vous sur cette terre ? Et quel est le message que vous voulez transmettre ? Je vous garantis que vous aurez envie de donner un message et regarder les vidéos du TED sur internet, c’est incroyable ! Les personnes sont tellement appelées par le fait de donner un message, que peu importe la peur, elles y vont. Cela ne veut pas dire qu’elles n’ont pas peur, cela veut dire que c’est trop important de donner un message.

Donc, finalement, avoir du courage, c’est vivre une vie en fonction de soi-même, c’est oser être soi-même, et aller transmettre le message qu’on a envie de transmettre au monde.

Vous pouvez être courageux, et cela commence maintenant !

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Merci à vous et à très vite !

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