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Comment DEVENIR CONFIANT en toute CIRCONSTANCE ?

Ma prof de français qui arrive avec la super bonne idée de nous dire : « On va faire du théâtre. » Ce qui, dans ma tête, sonne comme « on va tous mourir ensemble. » Je suis, dans ma tête, incapable d’être à l’aise à l’oral ; du coup, je me suis entraîné. On arrive le jour du résultat, elle arrive et elle dit : « David, qu’est-ce qui s’est passé ? »

Standford a fait une étude sur la confiance en soi, il s’est demandé qu’est-ce qui fait que certaines personnes réussissent, qu’est-ce qui fait que certaines personnes sont plus heureuses ? Et il s’est rendu compte que la confiance en soi, c’était un des facteurs qui sortaient du lot. Alors déjà pour commencer par définir la confiance en soi, pour moi « c’est la capacité à mobiliser ses ressources, à mobiliser ses compétences, ses capacités pour atteindre un résultat donné. » J’aime bien définir trois types de confiance en soi.

Le premier type de confiance « c’est la confiance que tu acquiers par la répétition et par l’entraînement. » Par exemple, j’étais très mal à l’aise à l’idée de parler en public, mais à force de parler en public, à force de m’entraîner, à force de me former, à force de côtoyer des speakers, des orateurs, et en faisant autant de conférences, je commençais à être plus à l’aise. Par exemple, une personne qui n’est pas à l’aise à faire du théâtre d’improvisation, si elle passe dix ans à faire du théâtre d’improvisation, elle va développer ce premier type de confiance qui est une confiance que tu acquiers par la répétition. Donc, « c’est une confiance en soi qui est conditionnelle. » La bonne nouvelle, c’est que peu importe le domaine, on peut développer cette confiance. Il n’y a pas un domaine où tu ne peux pas développer la confiance conditionnelle. Tu n’est pas à l’aise au niveau de ta sexualité, tu peux t’entrainer et devenir à l’aise. Tu n’es pas à l’aise au niveau de ta capacité à gérer tes finances, si tu te formes, si tu répètes, si tu t’entraînes et que tu es prêt à mettre du temps, tu vas finir par avoir confiance. Ça ne m’est jamais arrivé de rencontrer quelqu’un qui me dise : « J’ai peur de déplacer une chaise. » On l’a fait suffisamment de fois, on a suffisamment déplacer de chaise, on ne voit pas d’enjeu, on va être confiant pour ça. Donc, cette confiance, elle est top et on peut performer à très haut niveau. Il a des personnes qui sont des sportifs de haut niveau, des entrepreneurs de haut niveau, des gens qui font le tour du monde, qui ont cette forme de confiance. Elle est géniale parce qu’elle nous garantit de pouvoir produire un résultat. » La première fois où j’ai découvert cette confiance, j’étais mal dans ma peau, timide, j’avais des pensées de suicide et je suis en quatrième et j’ai ma prof de français qui arrive avec la super bonne idée de nous dire : « On va faire du théâtre. » Ce qui, dans ma tête, on va faire du théâtre sonne comme « on va tous mourir ensemble. » Et je suis terrorisé, ce dont j’ai le plus peur, c’est d’être ridicule devant toute ma classe, parce que l’idée, c’est qu’on choisisse un morceau d’un livre qui s’appelait L’Avare de Molière et on devait ensuite la représenter devant tout le monde. C’était la terreur pour moi et j’avais envi d’être le moins mauvais possible. Je voulais même pas être bon, je voulais juste être le moins mauvais possible. Et ce qui était top, c’est que L’Avare de Molière, il a été tourné par Louis de Funès, en film, donc ça me faisait une référence, et c’était à l’époque des VHS donc j’avais le VHS de L’Avare de Molière par Louis de Funès et je regardais en boucle la scène de Louis de Funès, en boucle je la regardais, j’étais dans mon salon à refaire ses mouvements, ses gestes, à essayer de répéter ses intonations en me disant, j’espère que ça va le faire ? Et je faisais ça littéralement entre une à deux heures par jour. On avait peut-être trois quatre mois de préparation, on était censé s’entrainer peut-être une fois toutes les deux semaines, mais j’étais obsessionnel à l’idée d’être mauvais que du coup je me suis entrainé. On arrive au bout du moment où on va passer devant tout le monde et moi je prie, je suis sur ma chaise, j’ai les mains moites, j’ai le cœur qui bat, j’ai l’impression qu’il va sortir de mon corps, et la prof dit : « David Laroche, à ton tour. » Je me lève, je rentre dans ce moment où quand on est stressé on ne voit pas le temps qui passe, on ne se rend pas compte de ce qui se passe et je me rassois, je n’ai aucune idée de ce que ça a donné. Ce qui est sûr, c’est que c’est un peu comme une autoroute, il est tellement répété que c’est plus ou moins ce qui se passait dans mon salon, et après il faut attendre deux mois avant qu’on ait les résultats, sachant qu’à ce moment-là, pour mettre le contexte, j’ai quatorze quinze ans et à chaque fois que je passais l’oral, j’ai des mauvaises notes. Et on arrive le jour des résultats, elle donne les noms de chacun, donc mon nom, c’est Laroche, donc je suis à peu près au milieu donc pour moi dans la tête attendre quinze personnes, c’est super long. Et elle arrive, elle dit : « David, qu’est-ce qui s’est passé ? » Et moi, David qu’est-ce qui s’est passé, je me dit : « P**tain, j’ai, encore une fois je vais avoir foiré. » Et elle me dit : « Vingt sur vingt ! » Je suis dans ma tête incapable d’être à l’aise à l’oral, pour la première fois de ma vie, j’ai la lumière au bout du tunnel et je me dis : « Ok, si je répète, si je m’entraine, je peux devenir à l’aise. » L’entrainement, c’est une super clé. Il y a des personnes qui me disent, j’ai peur de faire cet exposé, mais en fait il ne se sont pas entrainés. L’entrainement, c’est une vraie clé à la confiance en soi. Ce n’est pas pour rien par exemple que des Gad Elmaleh ou des artistes sur scène ils vont répéter mille fois leur spectacle. Quand tu as fait mille fois le spectacle, et bien tu es beaucoup moins stressé. On se rend compte que des champions, j’ai pu accompagner des champions à haut niveau, ils vont répéter leur mouvement, et leur mouvement tellement de fois dans l’entrainement que le jour de la compétition, ce n’est pas qu’il n’y a pas de stress, ce n’est pas qu’il n’y a pas de peur, mais c’est que l’automatisme est ancré dans le corps qui fait que même s’ils ont peur, ils performent quand même. Le maître dans les arts martiaux, même bourré et fatigué, il va être meilleur que moi, il va être meilleur que moi parce que son corps a des réflexes. Moi, je peux m’entrainer, je peux avoir dormi vingt-deux heures, je peux être reposé, je peux avoir visualisé, je vais être moins bon que le maître qui est bourré, parce que lui il aura répété. Donc, il y a un premier type de confiance qui est lié à l’entrainement et à la répétition, c’est important. C’est sérieux comme type de confiance en soi. Elle peut permettre de produire des résultats de dingues. Maintenant, elle a un vrai inconvénient. Avec ce type de confiance, j’ai commencé à pouvoir être à l’aise dans plein de situations, mais avec beaucoup d’entrainement et beaucoup de contrôle. Mais dès que c’était imprévu, dès que je me retrouve dans une situation qui n’avait pas été anticipée, dès que j’étais face à un problème que je ne connaissais pas, et bien je paniquais. Et donc, tu te retrouves à avoir des entrepreneurs qui performent à très haut niveau, mais dès que ce n’est pas comme prévu, c’est la panique.

Et c’est pour ça qu’il y a un deuxième type de confiance qui est « une confiance en soi qui est inconditionnelle » et qui est différente, ce n’est pas la confiance que je suis suffisamment entrainé, mais c’est la confiance que « j’ai les ressources en moi, même face à une situation qui est imprévisible », donc qui est inconnue. Celle-ci, elle s’acquiert différemment, elle est plus subtile parce qu’elle ne s’acquiert pas justement en répétant quelque chose. Alors forcément elle s’acquiert comme plus tu vas t’entrainer face à des problématiques qui sont différentes ou à des situations qui sont différentes, plus tu vas développer un muscle qu’est la flexibilité. Mais globalement, elle va aussi s’acquérir par le fait de se dire : « je vais prendre les dix moments dans ma vie où j’ai eu l’impression de ne pas y arriver ou j’ai été perdu » ou je me suis dit « je ne vois pas comment je peux m’en sortir, j’ai finalement trouver une solution. » Et plus je réalise, au final, avec du recul, que dans les moments où j’ai été paniqué, finalement, j’ai trouvé une solution. Puis ça me permet d’ancrer encore plus le fait que même quand j’ai l’impression d’être perdu, j’ai la possibilité de trouver des ressources en moi.

Le troisième type de confiance, « il va au-delà de moi ». Dans le premier type et dans le deuxième type, je suis concentré sur moi. Premier type, c’est j’ai confiance que face à une situation donnée, je me suis entraîné, je peux trouver une solution. Deuxième type de confiance, j’ai confiance que même face à une situation qui n’est pas prévue, j’ai les ressources en moi, je vais finir par les trouver. Troisième type de confiance, c’est « j’ai confiance en la vie », il y a pleins d’études sur les religions, c’est fascinant, je ne suis pas quelqu’un qui croit spécialement en les religions, mais en revanche je crois au pouvoir des religions. Il y a un homme qui est vraiment brillant, il s’appelle Boris Cyrulnik, et il a étudié le pouvoir des religions, mais pas dans l’angle de démontrer qu’elles sont vraies, mais plutôt dans l’angle d’étudier leur impact. Et ce qu’on est en train de se rendre compte que ça soit par Boris Cyrulnik ou par d’autres personnes dans le monde, c’est que ce n’est pas forcément la religion en elle-même qui est intéressante, mais c’est la croyance qu’ait la personne qui est intéressante. On se rend compte que dans les derniers siècles, pendant même des dizaines de siècles auparavant, les peuples croyants étaient meilleurs en cas de guerre ; non pas parce qu’ils étaient plus entrainés, mais parce que quand tu es à la guerre et que tu as peur, et que tu doutes même de tes capacités, sous-entendu tu doutes du premier type de confiance : je ne me suis pas entrainé ; tu doutes du deuxième type de confiance : je n’ai pas les ressources ; et bien tu as au moins le troisième de : Dieu m’accompagne ou si ce n’est pas Dieu, et bien la vie m’accompagne ou quelque chose m’accompagne et on se rend compte qu’il y a trois types de personne. Tu as les personnes qui ont tendance à croire trop, ceux-là vont avoir des difficultés aussi à avancer parce que du coup, je n’ai plus aucun pouvoir, c’est Dieu qui a tout le pouvoir ou c’est la vie qui a tout le pouvoir ou c’est l’univers qui a tout le pouvoir. On a à l’opposé des personnes qui croient en rien qui, elles aussi, vont avoir des difficultés parce que face à toutes les situations qui sont imprévues, elles paniquaient. Et on se rend compte que les personnes qui sont, un peu, au milieu des deux, ‘j’ai confiance en mes capacités, et j’ai confiance dans le fait qu’il y a quelque chose, je ne sais pas comment on l’appelle : on l’appelle Dieu, on l’appelle la vie, on l’appelle la science, peu importe, qui en tout cas s’organisent autour de moi ; et dans lequel je peux avoir confiance ; et bien ces personnes-là, on se rend compte qu’elles performent mieux et elles ont plus de résilience, elles ont plus de capacités à dépasser les évènements difficiles de leur vie. Voilà, celle-ci, elle est super-intéressante parce que, du coup, elle permet de te dire : « Et bien peut-être que je vais être trompé, mais j’ai confiance que si ça arrive, eh bien, c’est pour moi, c’est à mon service. » « Peut-être que je vais être quitté, peut-être que je vais être licencié, peut-être que je vais être diagnostiqué avec une maladie au tout début, mais il y a une partie de moi qui peut me dire, je peux avoir confiance que si ça arrive, c’est à mon service ou au service d’autrui ? » Alors encore une fois, si ça ne parle pas aux personnes qui regardent la vidéo, déjà avec les deux premiers types de confiance peut faire déjà des belles choses. Mais être ouvert à un troisième type a changé ma vie parce que je suis plus serein par rapport à toutes les choses que je ne maitrise pas, auquel je me dis : « je peux en avoir peur. »

Si tu as envie d’aller plus loin, j’ai réalisé une vidéo qui s’appelle « Les cinq erreurs que la majorité d’entre nous font » et qui va nous causer l’échec de nos projets, nos rêves et notre réussite. Une seule de ces cinq erreurs va t'empêcher littéralement de réussir et d’être pleinement heureux. Clique sur le lien dans la description, vas voir la vidéo. C’est un indispensable, on se dit très vite. On avance ensemble. Cette année, c’est notre année. C’est parti !

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