1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (5,00/5 sur 1 votes)

Loading...

Comment fonctionnent les addictions ?

Nombreuses sont les personnes à avoir déjà expérimenté l’addiction. Et pour cause : elle peut se nicher partout. Dans des drogues légales – comme la cigarette ou l’alcool – ou illégales… Mais aussi dans la nourriture, le sport, les jeux d’argent, la sexualité et même dans notre dépendance aux smartphones.

Mais comment fonctionne l’addiction ?

Quel effet produit la dépendance sur notre cerveau ?

Pourquoi l’addiction peut nous priver de notre liberté ? 

Cet article va te permettre de pouvoir répondre à toutes ces questions !

Tu vas ainsi découvrir comment l’addiction vient de la stimulation de plusieurs parties du cerveau. Ces zones s’activent lors de la prise de drogue et entraînent des sensations agréables. Le problème, c’est qu’elles s’habituent aussi à la stimulation… et qu’elles en demandent encore plus.

Tu verras qu’au début, la consommation produit un effet agréable, comme l’euphorie, l’excitation ou la détente. Mais une fois le cerveau et le corps habitués, la dépendance n’est plus animée par la recherche de plaisir. Elle résulte alors d’un besoin qu’il faut combler pour se soulager temporairement.

Mais alors, si elle est le fruit de mécanismes cérébraux, comment lutter contre la dépendance ?

Et bien, d’autres facteurs – environnementaux, génétiques et sociaux – peuvent aussi avoir un impact sur les addictions.

Afin de contrôler au mieux la dépendance, il est donc possible d’agir sur son environnement.

Curieux(se) d’en savoir plus ?

Découvre dès maintenant les mécanismes qui rendent dépendant(e), de manière à comprendre – et surtout à déjouer – les rouages cérébraux et comportementaux de l’addiction !

Et comme il peut s’avérer compliqué de changer ses habitudes, pourquoi ne pas booster ta motivation à l’aide d’un outil qui te permettra de mettre toutes les chances de ton côté ? Télécharge dès maintenant le guide gratuit de la motivation induite, le plus qui fait la différence.

Comment les addictions agissent-elles sur le cerveau humain ?

La dépendance est soumise à un mécanisme complexe et elle fait l’objet de nombreux débats.

Dans le corps scientifique, elle est parfois vue comme une maladie, parfois comme une mauvaise habitude très difficile à changer.

Nora D. Volkow, psychiatre et neuroscientifique spécialisée dans l’addictologie, a dirigé des recherches pour comprendre le fonctionnement des addictions et son impact sur le cerveau.

Volkow et son équipe de recherche ont  découvert que la dépendance est une boucle répétitive constituée de trois étapes clés :

  • Phase 1. La consommation et l’intoxication : la personne consomme une substance ou réalise une activité et en ressent les effets gratifiants ou agréables
  • Phase 2. Le sevrage et les affects négatifs : la personne ressent des émotions désagréables en l’absence de la substance
  • Phase 3. La préoccupation et l’anticipation : la personne cherche à consommer à nouveau une substance après une période d’abstinence

Les trois étapes sont liées entre elles, mais chacune est aussi associée à des régions cérébrales, des circuits (ou réseaux) et des neurotransmetteurs différents, qui auront un impact spécifique sur le cerveau.

Chaque phase affecte principalement trois zones cérébrales : les ganglions de la base, l’amygdale et le cortex préfrontal.

  • Phase 1 : Les ganglions de la base contrôlent les effets agréables de l’ingestion d’une substance ou de la pratique d’une activité. Ils sont aussi responsables de la formation d’une habitude de consommation. Ils tiennent un rôle essentiel dans ce qu’on appelle « le circuit de récompense ». La surstimulation de ce circuit produit une sensation d’euphorie ou de bien-être passager. Mais en cas d’exposition répétée, le circuit s’adapte à la stimulation et diminue sa sensibilité. Au fil du temps, cela rend difficile de ressentir du plaisir pour autre chose que pour la consommation de la drogue ou de l’activité.
  • Phase 2 : L’amygdale est impliquée dans le stress et certains sentiments désagréables, comme l’anxiété et l’irritabilité, qui accompagnent généralement le sevrage. Ce circuit devient de plus en plus sensible avec l’augmentation de la consommation et il demande à être rassasié. Avec le temps, c’est ce mécanisme qui pousse à la consommation. Une personne souffrant de son addiction consomme surtout pour se soulager temporairement, plutôt que pour se défoncer.
  • Phase 3 : Le cortex préfrontal est à l’origine de la fonction exécutive. C’est donc à lui que tu dois la capacité d’organiser tes pensées et tes activités. Mais aussi de hiérarchiser tes tâches, de gérer ton temps et de prendre de bonnes décisions… Et devine quoi ? Il contrôle aussi ce que tu consommes, y compris les drogues. Cette partie du cerveau est la dernière à arriver à maturité, ce qui rend les adolescent(e)s plus vulnérables aux addictions.

Si le circuit comprenant ces trois régions cérébrales est déséquilibré, le contrôle des impulsions sera moindre et la personne cherchera à consommer de façon compulsive.

Ainsi, la consommation de drogues ou la pratique de certaines activités modifie la structure même du cerveau. En libérant une forte dose de dopamine (de façon excessive et répétée) le cerveau et les neurones s’adaptent à cette stimulation. Ils en demandent toujours plus, notamment sous l’effet du cortisol, surnommé « l’hormone du stress ». 

Voici un schéma pour t’aider à visualiser tout ça de façon concrète. Il récapitule les trois étapes du cycle de la dépendance et les régions du cerveau qui leur sont associées.

cycle-de-la-dépendance-david-laroche-2022

Quels facteurs augmentent l’addiction ?

Dans la suite de leurs recherches, Nora D. Volkow et son équipe ont découvert que plusieurs facteurs pouvaient  augmenter notre vulnérabilité à la dépendance.

Trois facteurs principaux viennent impacter le rapport à l’addiction

  • génétiques
  • environnementaux 
  • sociaux

Voici les facteurs les plus courants dans le développement d’addiction : 

  • Les traumatismes non traités (comme des abus sexuels, de la violence et des expériences négatives dans l’enfance),
  • Les antécédents familiaux de consommation de drogues, l’exposition précoce à la consommation de drogues. Pour les raisons expliquées plus haut, l’adolescence est l’une des périodes où la vulnérabilité à la dépendance est la plus grande,
  • L’exposition à des environnements à haut risque. Il s’agit de situations socialement stressantes avec un soutien familial et social insuffisant. Ou encore des environnements dans lesquels l’accès aux drogues est facile et permissif,
  • Certaines maladies mentales (les troubles de l’humeur, le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité, les psychoses et les troubles anxieux).

Mais la bonne nouvelle, c’est que les recherches montrent aussi que nous pouvons agir sur notre environnement ! Cela te permettra de contrer notre vulnérabilité à la dépendance.

Chez l’enfant par exemple, il est possible d’atténuer l’impact de cette réactivité excessive au stress. Un environnement bienveillant et adapté à la personnalité de l’enfant, une formation des soignants et des parents et l’évitement de surstimulations, peuvent faire baisser le taux de cortisol

Cette diminution de l’hormone responsable du stress a un impact positif sur le cerveau.

Si cela fonctionne très bien chez les enfants, c’est un élément dont chacun(e) peut se saisir à tout âge. Il pourra aider à transformer n’importe quelle addiction ou mauvaise habitude

En atteste l’expérience effectuée par Google il y a peu.

Lorsqu’un(e) nouvel(le) employé(e) arrive chez Google, on le prévient qu’il risque de prendre six kilos lors des six premiers mois dans l’entreprise…

En effet, l’un des avantages les plus intéressants à travailler chez Google est la nourriture. Les bureaux en Californie et à Manhattan comptent plus de 35 cafés et restaurants, offrant de la nourriture gratuite et délicieuse. En plus de ça, il y a des buffets remplis de sucreries, chips, etc.

Avec toutes ces tentations à portée de main, pas étonnant que les employé(e)s prennent du poids si facilement !

Ayant constaté l’impact négatif d’une nourriture si riche sur les employé(e)s, Google a décidé de réagir face à la situation.

Ils ont ainsi effectué quatre grands changements au sein des locaux de l’entreprise :

  • Ils ont installé des carafes d’eaux fraîches et aromatisées aux fruits partout dans les bureaux, pour les rendre faciles d’accès. A l’inverse, ils ont éloigné les distributeurs de boissons pour rendre leur consommation moins systématique.
  • Idem pour les distributeurs de sucreries, qui ont été distanciés des machines à café (passant de deux à cinq mètres de distance). Ce simple changement a baissé la consommation de sucre de 23% chez les hommes et de 17% chez les femmes.
  • Ils ont déplacé les bars à salades. C’était alors la première chose que les employé(e)s voient dans les lieux de restauration. En deux ans, la consommation de salades annuelle est ainsi passée de 0 à 2300 !
  • Ils ont également placé de gros bols de fruits dans toutes les cafétérias. Les fruits et légumes étaient désormais les éléments les plus facilement accessibles sur les buffets.

Mais plus précisément, quelle influence cette modification de l’atmosphère de travail a eu sur les employé(e)s ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les résultats positifs ont été très rapides et conséquents. En seulement sept semaines, Google a réduit de 3.3 millions le nombre de calories consommées !

Ces recherches et cette expérience montrent bien à quel point notre environnement détient une puissante capacité à soutenir – ou à détruire – nos habitudes et nos addictions.

dépendance addictions cerveau

Alors, que dois-tu retenir de cet article ?

D’abord, que l’addiction a une influence sur le fonctionnement et la structure même de notre cerveau.

La dépendance débute à cause des émotions, sensations et sentiments positifs qu’elle suscite, notamment par le biais de la dopamine.

Ensuite, la consommation excessive et répétée forme l’habitude, qui progressivement devient addiction.

Le cerveau et le corps s’adaptent à cette simulation récurrente et ils se transforment en conséquence.

Le premier effet agréable de la dopamine laisse place à celui du cortisol, qui suscite malaise, stress et anxiété. Afin de pallier ces sentiments déplaisants, le corps en demande davantage… consommer la substance de façon plus fréquente et en plus grande quantité.

Pour lutter contre une addiction, il s’agit donc de déjouer ces mécanismes cérébraux.

Plus facile à dire qu’à faire… Mais s’il existe de nombreuses méthodes, l’élément sur lequel chacun(e) peut facilement agir est son environnement.

Et comme tu as pu le voir, l’influence de l’environnement est considérable dans la vulnérabilité – ou la résistance – face à l’addiction !

Alors, prêt(e) à utiliser toutes ces connaissances à bon escient ?

Maintenant, c’est à toi de jouer pour transformer tes habitudes ou pour aider un proche dans le besoin !

Sources et références

0
0
votes
Évaluation de l'article

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (5,00/5 sur 1 votes)

Loading...

Maintenant la partie plus importante : VOUS!!

Votre opinion est ce qui a le plus de valeur à mes yeux.

 

Alors que retenez-vous ? Qu’en pensez-vous ?

S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0 0 votes
Évaluation de l'article
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
Share This