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Comment résoudre ses problèmes plutôt que se plaindre

Nous résolvons constamment des problèmes. Et meilleures sont nos compétences pour les résoudre, plus notre existence est abondante. Les problèmes se posent sous de nombreuses formes. Ils peuvent appeler l’intelligence psychométrique (un problèmes de maths), être triviaux (qu’est-ce que je fais à manger ce soir ?), ou de nature socio-émotionnelle (comment passer d’un job sans intérêt à une carrière qui me passionne vraiment ?) 

Chaque jour, tu es confronté à au moins un problème à résoudre. Mais cela devient plus facile lorsque tu réalises que les problèmes ne sont que des choix. Il n’y a rien d’effrayant, à part le fait de devoir prendre une décision. Pourtant, la plupart d’entre-nous redoutent les problèmes et remettent à plus tard leur résolution ou prennent des raccourcis pour atténuer temporairement leur stress, afin de passer au problème suivant. Avec ce mindset, tu ne résous jamais vraiment le coeur du problème.

C’est un cycle sans fin. L’habilité à résoudre des problèmes est l’essence même des leaders. Frédéric Mazzella, le fondateur Blablacar  m’a dit un jour : “Si tu veux être entrepreneur, il fait que tu aimes résoudre les problèmes.” 

Les meilleurs leaders sont les meilleurs résolveurs de problèmes. Penses à comme Eleanor Roosevelt, Steve Jobs, Mahatma Gandhi ou Martin Luther King. Ils ont tous eu la patience de prendre du recul et le courage de voir le problème autrement. Ils ont tourné le problème dans tous les sens. Ils ont vu bien au-delà. 

Un problème est une opportunité. 

Les personnes qui manquent de cette sagesse abordent les problèmes avec une vision très linéaire : pour elles, un problème bloque une possibilité. Elles ne voient jamais la totalité de ce que représente le problème : un catalyseur pour grandir, améliorer ses performances, changer de point de vue.

Il y a plusieurs étapes dans la stratégies de résolution de problèmes : c’est, selon John Bransford et Barry Stein (The ideal problem solver : a guide for improving thinking, learning, and creativity, 1993), le “cycle de résolution de problèmes”

D’abord, tu reconnais le problème, puis tu définis le problème, tu développes une stratégie pour résoudre le problème, tu organises tes connaissances autour du problèmes, tu découvres les ressources à ta disposition, et enfin, tu surveilles tes progrès et tu évalues la solution. Les chercheurs appellent ça un cycle parce qu’une fois qu’un problème est terminé, un autre apparaît.

Voici les meilleures stratégies de résolution de problèmes pour avoir plus de moments “Ah !” dans ta vie.

Lire aussi : COMMENT GÉRER SON STRESS EN TANT QU’ENTREPRENEUR ?

Concentre-toi sur la solution, pas sur le problème

Les neuroscientifiques ont prouvé que ton cerveau ne peut pas trouver de solutions si tu te concentres sur le problème. En effet, quand tu te concentres sur le problème, tu nourris un sentiment de négativité, qui à son tour active les émotions négatives dans ton cerveau. Ces émotions bloquent les solutions potentielles. 

Ceux qui s’attardent sur le problème plutôt que sur la solution imaginent toutes les conséquences négatives auxquelles ils pourraient être confrontés ou toutes les erreurs qu’ils pourraient commettre en essayant de résoudre la tâche.

Par exemple, imagine un étudiant qui n’aime pas du tout les maths (ça peut être toi !). Comme tous les autres étudiants, il va devoir faire ses devoirs de maths et s’il veut passer les examens, il va devoir étudier à fond, qu’il aime ou non les maths. 

Très probablement, l’étudiant va se poser ce type de question : “Pourquoi dois-je effectuer cette tâche ? Quelle est la raison pour laquelle je dois étudier ce sujet ? Pourquoi est-ce que je perds mon temps avec ça ? Ça ne va jamais me servir…” Il va aussi parler avec ses camarades de l’inutilité des maths, ce qui ne fera que renforcer son opinion négative sur cette matière. Plutôt que de concentrer son énergie sur la fait d’étudier, il va passer la majorité de son temps à procrastiner. Et sûrement louper ses examens. 

Bien sûr, tu ne dois pas faire l’autruche et littéralement ignorer le problème, mais essaye d’orienter ton énergie vers les solutions où tu restes fixés sur ce que pourrait être la réponse, plutôt que de t’attarder sur ce qui pourrait échouer. Demande-toi : “Comment puis-je résoudre ce problème ? Quelle serait la première étape pour résoudre ce problème ? Quel type de préparation sera nécessaire pour accomplir cette tâche ?”

Définis les 5 Pourquoi

En posant à plusieurs reprises la question “pourquoi” sur un problème, tu peux remonter à la cause profonde d’un problème, et donc trouver la meilleure solution pour le résoudre une fois pour toutes. La technique des 5 Pourquoi a été développée et affinée au sein de Toyota Motor Corporation en tant que composante essentielle de sa formation en résolution de problèmes.

Taiichi Ohno, l’architecte du Toyota Production System dans les années 1950, décrit la méthode dans son livre Toyota Production System : Beyond Large-Scale Production comme “la base de l’approche scientifique de Toyota… en répétant pourquoi cinq fois, la nature du problème ainsi que sa solution deviennent claires.” 

Ohno a encouragé son équipe à creuser chaque problème qui se posait jusqu’à ce qu’ils trouvent la cause profonde. Voici un exemple que Toyota propose pour un potentiel de 5 Pourquoi pouvant être utilisé dans l’une de ses usines : “Pourquoi la machine s’est arrêté ? Le circuit est-il surchargé ? Est-ce que c’est parce qu’il n’y a pas assez de lubrifiant dans les rouages ?

Pourquoi la pompe n’envoie pas assez d’huile ? Pourquoi l’entrée est obstruée par des copeaux de métal ?” Imagine, un client t’appelle, il n’est pas satisfait du service que tu lui as offert. Au lieu de paniquer et de perdre confiance en toi, demande-toi :

  • Pourquoi ? Je n’ai pas livré le projet à temps.
  • Pourquoi ? Le travail a pris beaucoup plus de temps que je ne le pensais.
  • Pourquoi ? J’ai sous-estimé la complexité du projet. 
  • Pourquoi ? Je n’ai pas élaboré de plan approprié et j’ai rapidement fait une estimation du temps requis.
  • Pourquoi ? Je prenais du retard sur d’autres projets et je manquais de temps pour planifier. Le cinquième pourquoi est la cause profonde du problème : tu as accepté trop de projets et tu te sens dépassé.

Cherche autant de solutions que possible

Essaye de trouver toutes les solutions possibles et imaginables, même si elles te semblent ridicules au début. Tu dois garder l’esprit ouvert pour stimuler ta pensée créative, ce qui peut déclencher des solutions potentielles auxquelles tu n’aurais jamais pensé.

Aucune idée n’est une mauvaise idée.

Pour autant, ta recherche un peu folle dois avoir un cadre bien déterminé : de préférence en groupe et par écrit. En effet, une récente étude de Paulus et Vincent R. Brown (Université Hofstra) a prouvé que la session traditionnelle de brainstorming en équipe a un gros problème : les interactions de groupe, comme le brainstorming, peuvent en fait inhiber la génération d’idées.

“Dans des contextes en face à face, la possibilité de partager pleinement les informations et les connaissances est limitée par le fait qu’une seule personne peut exprimer ses idées à la fois”, écrivent les chercheurs. “En attendant son tour pour partager des idées, une personne peut oublier ce qu’elle voulait dire ou se laisser distraire de ses propres idées par le processus de partage. Il peut y avoir une participation assez inégale car certaines personnes peuvent dominer la discussion.”

Les chercheurs Paulus et Vincent R. Brown expliquent que “beaucoup de littérature sur le brainstorming de groupe a trouvé qu’il était moins efficace que le brainstorming individuel”. Selon les chercheurs le “brainwriting”, où les membres du groupe partagent leurs idées en les écrivant au lieu de les crier à haute voix, est bien plus efficace.

“La recherche a montré que l’écriture cérébrale a le potentiel d’augmenter la productivité du groupe par rapport aux groupes en face à face”, expliquent les chercheurs. “L’écriture cérébrale ne semble pas être une procédure couramment utilisée dans les contextes organisationnels et, selon notre expérience, les participants la trouvent quelque peu maladroite au départ. La plupart des participants préféreraient probablement un brainstorming verbal même s’il est moins efficace.”

D’après cette étude, on génère 37% d’idées de plus quand on travaille en groupe, et 71% de plus quand la communication est asynchrone. 

Face à un problème, ne creuse pas plus profondément, creuse ailleurs

La pensée latérale est une expression inventée par Edward de Bono, docteur en médecine et philosophie, comme contrepoint à la pensée conventionnelle, dite verticale. Dans la pensée conventionnelle, tu te concentres sur une approche unique. La pensée latérale implique d’aborder le problème dans de nouvelles directions — littéralement dans tout les côtés. De Bono définit les quatre principaux aspects de la pensée latérale : 

  • La reconnaissance des idées polarisantes dominantes.
  • La recherche de différentes façons de voir les choses.
  • Un relâchement du contrôle rigide de la pensée verticale.
  • L’utilisation du hasard.

Il y a des idées dominantes dans tous les domaines de la vie. Ce sont les hypothèses, règles et conventions qui sous-tendent les systèmes et influencent la pensée et les attitudes des gens. Par exemple, l’idée répandue que les matières grasses sont mauvaises pour la santé et participent à la prise de poids est une croyance qui est pourtant refutée par la science. 

Nous sommes captifs d’idées établies. Une technique de pensée latérale que tu peux utiliser pour résoudre n’importe quel type de problème de façon intelligente consiste à noter toutes les idées dominantes qui s’appliquent à ta situation, puis à les contester délibérément.

Lire aussi : TU N’AIMES PAS LES PROBLÈMES ? REGARDE CETTE VIDÉO

L’opération de provocation peut se faire ainsi :

  • Exagère le problème
  • Demande toi “et si ?”
  • Inverse les objets considérés 
  • Oppose le problème
  • Distords les faits
  • Détourne l’usage
  • Sois utopique 

Par exemple, la multiplication de deux nombres de même signe donne un nombre positif. La racine carrée d’un nombre N1 est le nombre r qui, multiplié par lui-même, donne N1. Pour qu’une multiplication de deux nombres donne un nombre négatif, il faut que ces nombres soient de signes opposés. On ne peut donc concevoir l’existence d’une racine carrée pour un nombre négatif. La pensée latérale nous convie à pourtant l’admettre sous forme de nombre imaginaire avec (par définition) i = (Racine carrée de -1). 

Pour finir je te recommande mon programme en ligne « 21 jours pour réaliser vos rêves ».

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