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Comment surmonter LA CRITIQUE avec ces 5 techniques – WUC #197

Bonjour à vous ! Ici David Laroche de la série Wake Up Calls, le rendez-vous quotidien pour booster et inspirer votre vie.

Aujourd’hui, voyons comment gérer les critiques des autres.

Il y a une partie de nous qui désire être aimée par nous-même et par les autres, c’est la raison pour laquelle on vit mal les critiques, parce que souvent, on croit que l’on n’est pas aimé. Cette critique implique qu’on ne se sente pas en sécurité.

Voyons comment gérer et bien vivre les critiques des autres.

La première question que vous devez vous poser, c’est : « La personne qui me critique est-elle qualifiée pour me critiquer ? »

Par exemple, si je réalise des vidéos et que c’est Luc Besson qui critique mes vidéos, alors je vais y prêter plus d’attention et y mettre plus de valeurs parce que c’est le retour d’une personne qualifiée.  Sinon, si cette personne n’est pas qualifiée, pourquoi lui prêter de l’attention ? Je ne dis pas qu’il ne faut pas écouter, mais je pense qu’il s’agit de prendre des notes et de lister les critiques que l’on vous donne. Seulement, la valeur que je mets sur chacune des critiques dépend vraiment de la personne.

Si le plus grand conférencier du monde me fait un grand retour sur ma conférence, je vais forcément y prêter de l’attention. Si, au contraire, une personne qui n’a jamais pris la parole en public me dit que toute ma conférence a été désastreuse, je vais seulement prendre du recul.  Je ne dis pas que je ne le prendrais pas en compte, je veux seulement dire que je vais prendre du recul sur la pertinence de l’information qui m’a été donnée par la personne qui a fait la critique.

La deuxième question que je me pose, c’est : « La personne qui me critique a-t-elle consciemment une intention positive ? Le but de sa critique est-il de me faire grandir, ou inconsciemment, de me faire souffrir/de me challenger ? »

J’ai bien insisté sur le fait de l’intention consciente parce que je suis persuadé que l’intention inconsciente de chaque personne est de faire de son mieux pour se sentir bien. Donc, c’est rare d’avoir une personne qui, inconsciemment, désire faire du mal à qui que ce soit. Elle le fait parce qu’elle ne se sent pas bien, elle souffre dans sa vie, elle ne se sent pas à la hauteur et elle va projeter ce qu’elle vit sur les autres.

La troisième chose, et c’est la raison pour laquelle on vit mal les critiques, c’est qu’on est addict aux éloges, à se sentir au-dessus des autres par moment et à une forme d’admiration quand les gens nous disent que ce que l’on fait est incroyable et au-dessus des autres.

Donc, pour arriver à mieux vivre les critiques, il s’agit à la fois de se détacher des éloges et en même temps des critiques parce que tant que je vais être addict à la dimension « admiration », je vais être réceptif à la partie « critique ».

L’idée, c’est de se détacher progressivement des deux, c’est-à-dire que quand les gens vous disent que vous êtes extraordinaire et également au-dessus des autres,  vous devez seulement respirer et vous détacher de cela. Progressivement, je me détache et je me libère de toutes les personnes qui vont me dire que je suis extraordinaire, au-dessus et génial.

Il est important que je me libère de cela et que je revienne dans l’humilité parce qu’on est forcément addict aux deux pôles. Si tu es addict à l’éloge, tu t’attires des critiques jusqu’à ce que tu en aies marre.

La quatrième chose pour gérer les critiques, c’est de réaliser que chaque critique nous apprend à nous aimer. Si je vis mal la critique de cette personne, c’est parce qu’elle va toucher et appuyer un bouton où je suis sensible, donc le cadeau est la bonne nouvelle. À chaque fois qu’une personne vous critique, c’est qu’elle vous apprend à aimer cette partie en vous.

Par exemple, si on me critique de faignant et que je le vis mal, c’est que je n’ai pas appris à aimer la partie faignante en moi, et je le vis mal. C’est vraiment intéressant parce que je ne peux mal vivre quelque chose que si, quelque part, j’ai une résonance par rapport à cela.

Par exemple, si quelqu’un vient vers moi et me dis :  » Tu es une fille ! », cela ne va pas me faire grand-chose parce que j’ai la certitude d’être un homme/un garçon.

Tu vis mal quelque chose que si, quelque part, il y a une partie de toi qui le valide, et que tu n’as pas appris à aimer cette partie que tu as validée .

Donc, si on me dit : « David, tu es un faignant » et que je le vis mal, c’est qu’il y a une partie de moi qui sait que je suis faignant, et une autre partie qui n’aime pas cette partie.

Donc, les critiques ont une partie géniale parce que cela nous apprend à aimer chaque partie de nous. La vie et l’univers nous aiment tellement qu’ils nous attirent des personnes qui vont nous titiller sur chacun des points sur lequel on n’a pas travaillé. On a tous les traits de caractère en nous.

Donc, si on vous dit : « Tu es nul », au lieu de dire : « Non, ce n’est pas vrai… », sachez que cela vous arrive d’être nul, cela m’arrive également ; il y a des endroits où je suis nul et d’autres où je suis bon. Donc, quand on me dit maintenant : « Tu es nul », je dis « oui », il y a plusieurs choses sur lesquelles je suis nul et d’autres sur lesquelles je suis brillant. J’apporte les deux au lieu d’être héros parfait sans blessure. Si on me dit : « David, tu es bête », alors je dirais que cela m’arrive plusieurs fois d’être bête, mais je suis également brillant et intelligent. C’est comme si j’apprenais à aimer les deux parties en moi, et tant que je n’aime pas ces deux parties, je ne vais faire que m’attirer des gens pour me critiquer et me dénigrer jusqu’à ce que je m’aime suffisamment.

La cinquième clé, c’est de réaliser que chacune des critiques me fait grandir et me permet de devenir une nouvelle personne.

Par exemple, j’avais des commentaires sur You tube qui disaient que je ne méritais pas de vivre et d’exister, et je les vivais mal. Mais je les vivais mal parce que j’avais besoin de grandir sur le fait que je devais considérer que j’avais des raisons de vivre.

Le jour où j’ai appris à m’aimer à ce sujet et à vraiment sentir que je méritais de vivre, alors 90% des critiques sur ce sujet-là se sont arrêtées, et les 10% qui ont peut-être continué ne me faisaient plus rien.  

C’est incroyable comment cent personnes qui vivent la même critique ne vont pas le vivre de la même façon en fonction de ce qu’elles se disent. Sur les cent, il y a peut-être cinquante qui ont dû très mal le vivre, vingt qui vont moyennement le vivre, et peut-être vingt-cinq ou trente qui ne vont même pas se rendre compte qu’elles ont été critiquées tellement cela ne leur parle pas. Si tu dis à Bill Gates : « Ah ! Tu es pauvre ! », il va soit ne même pas entendre, soit il va te regarder bizarrement en se disant : « Cette personne ne doit pas se sentir bien dans sa peau. Elle ne sait pas qui je suis. Elle ne comprend pas », mais il ne le vit pas mal. C’est comme si tu disais à un homme : « Tu es une femme », il va te regarder et sera désolé pour toi.

Donc, cela nous fait grandir et nous apprend à nous aimer. Il y a une autre partie de l’équation. Je me rappelle une fois, on m’avait critiqué en me disant : « Arrête de mettre le costume de ton père ! » Je l’avais mal vécu. Mais en fait, même si c’était agressif dans la forme, il y avait quand même une vérité dans ce que cette personne me disait ; mon costume était énorme, et on aurait dit qu’effectivement, j’avais le costume de mon père. Le cadeau grâce à cela, c’est que j’ai évité de faire les 400 prochaines vidéos avec cet énorme costume, j’ai racheté un autre costume qui m’allait mieux.

Avec chaque critique, il est très important de prendre la partie qui est à apprendre et de ne pas prendre ce qui n’est pas à apprendre. Cela permet à la fois d’apprendre à s’aimer et en même temps d’apprendre à grandir en prenant l’essentiel de chacune des critiques.

La sixième clé, c’est que, finalement, les critiques nous apprennent à aimer les autres. Il y a deux scénarios.

Le premier scénario : la personne a un système de valeur différent du nôtre. On a tous une hiérarchie de valeurs, et en fonction de ces valeurs, on va soit aimer ce qui nous ressemble, soit juger ce qui est différent. Par exemple, si, dans mes valeurs, il y a le dépassement de soi, je vais naturellement aimer quelqu’un qui se dépasse, et naturellement critiquer quelqu’un pour qui le dépassement de soi n’est pas important, pour qui le plus important c’est de se reposer et de prendre son temps.

Donc, c’est naturel de critiquer et de juger. La question, c’est de se dire : « Finalement, à chaque fois que je suis critiqué, cela m’apprend à aimer l’autre dans son système de valeurs, dans son monde, qui est sa forme de vérité. »

Et la deuxième chose que j’aime bien me rappeler, c’est qu’on critique quand on est fatigué, épuisé et qu’on se sent mal. La majorité des critiques qu’on va recevoir – je ne parle pas des critiques qui ont pour but de vous faire grandir, mais de celles des personnes qui se déchargent – sont les critiques de personnes qui sont souvent bien plus mal que nous dans leurs vies. Donc, cela ne sert à rien de leur en vouloir, ils sont déjà tellement mal avec eux-mêmes que leur seul moyen est d’exprimer cela à l’extérieur.

J’avais vu une vidéo de Princy A et j’ai bien aimé ce qu’il disait – je trouve cela assez drôle d’ailleurs – : « On ne vit que cinq minutes avec la personne qui nous critique, et il faut se dire que cette personne vit 365 jours avec elle-même. » Donc, cela permet de relativiser et de se dire : « Waouh ! La personne est dans ce mode-là pendant 365 jours pour prendre ses affaires et de l’étaler sur les autres. »

Cela me fait sourire et rire, et m’amène sur la septième et dernière clé, qui est de me dire : « On avance ! »

Je n’ai pas envie de passer des heures à me demander : « Pourquoi j’ai été critiqué ? Pourquoi les gens sont si méchants et durs ? », sauf si c’est dans le but de mon métier ; là, c’est plus sociologique et psychologique – moi qui ai envie de comprendre les êtres humains -.

Mais en mode plainte, cela ne sert à rien. Je me dis : « Bon, j’ai été critiqué, il y en a qui me disent que je ne mérite pas de vivre, que je suis nul, que je ne suis pas beau. » Récemment, il y a eu quelqu’un sur la vidéo « savoir qui tu es » où il y avait des post it sur le fait d’être moche ou beau, et la personne dit : « Pour ce qui est d’être moche, stupide et inutile, c’est plutôt vrai ». Sur le coup, ce n’était pas agréable, mais au bout d’un moment, je me suis dit : « Bon, c’est très bien, on avance ».

J’aime bien cette idée que de toute façon, quoi que tu fasses, il y a des gens qui te critiquent, qui vont te dire que tu es nul. Je préfère avoir des milliers de personnes qui me disent que je ne suis rien, mais à la fin de ma vie, me dire que je suis fier de moi, que j’ai inspiré les gens que j’aime, que je me suis créé une magnifique vie, et que j’ai exprimé mes talents au service du monde. Donc, quoi qu’on fasse, on est critiqué.

Maintenant, on a le choix d’être critiqué en étant quelqu’un d’autre que nous-même ou en étant nous-même. Prenez cette septième et dernière clé et avancez. Au bout d’un moment, lâchez tout cela et concentrez-vous vers vos rêves et vos objectifs.

Alors, qu’a-t-on vu ensemble ?

La première chose pour gérer la critique, c’est de vous demander si la personne est qualifiée pour vous faire cette dernière. L’idée n’est pas de ne pas écouter, j’écoute chacune des critiques qu’on me fait. Mais à un moment donné, si la personne remet en question tout votre travail de façon agressive et dénigrante alors qu’elle n’y connaît rien, prenez du recul, elle est juste en train de s’exprimer, prenez du recul ce qu’il y a à prendre, et ne prenez pas ce qu’il n’y a pas à prendre.

Deuxième chose : est-ce que la personne a consciemment une intention positive ? Est-ce que le propos de la discussion – même si c’est maladroit – est de me faire grandir ? Si c’est le cas, c’est à moi de respirer et de l’aider à trouver une façon pour qu’elle arrive à m’exprimer le cadeau qu’elle est en train de me donner.

Plusieurs fois, par rapport aux vidéos ou conférences, ma chérie me fait des critiques qui ont pour but d’être constructives, que des fois je vis très mal ; mais la réalité, la raison pour laquelle elle le fait, c’est pour me faire grandir. Donc, c’est également mon rôle de lui poser des questions : « Que veux-tu dire quand tu dis cela ? Qu’entends-tu par là ? Qu’est-ce qui serait mieux pour toi qui, des fois, je vous avoue, est inconfortable ? » À chaque fois que j’ai fait cela, notre vie est passée à un autre niveau, elle a mieux compris comment communiquer dans mon monde, et moi, j’ai compris la pépite qu’elle voulait me donner.

La troisième chose pour arriver à bien vivre les critiques, c’est d’arrêter d’être addict aux éloges et à l’admiration. Lâchez les deux. On est à la fois altruiste et égoïste, intelligent et bête en fonction des domaines, on a tout en nous. Et la vie a pour but de nous apprendre à aimer chacun des traits de caractère à l’intérieur de nous. Donc, si je lâche le fantasme de vouloir être un héros aux yeux des autres et que j’arrive juste à être moi-même, alors il y aura des gens qui m’aimeront et d’autres qui ne m’aimeront pas, et c’est juste parfait comme cela.

La quatrième chose, c’est que les critiques nous apprennent à nous aimer. Tant qu’on vit mal une critique, c’est qu’on n’a pas appris à aimer cette partie en nous-même, ou alors on valide que ce que l’autre nous dit est vrai. Si la personne dit : « Tu es con » et que tu le vis mal, c’est que quelque part, tu crois que tu es con.

La cinquième clé, c’est que chaque critique nous entraîne à grandir, à apprendre, à avancer et à évoluer. Posez-vous ces questions : « Qu’est-ce que cela m’apprend ? En quoi cela m’a fait grandir ? », pas forcément sur la critique elle-même, mais cela me fait grandir sur tel domaine : sur la façon de répondre, d’avancer, sur ma motivation, cela me teste par rapport à mes rêves, à mes objectifs …

La sixième clé, c’est que cela nous entraîne à aimer à aimer les personnes qui ont un système de valeurs différent du nôtre et qui méritent d’être aimées tout comme je mérite d’être aimé, tout comme vous méritez d’être aimé, tout comme on mérite tous d’être aimés, peu importe nos valeurs. Cela nous apprend également à aimer la partie des personnes qui ne sont pas forcément bien dans leurs vies en ce moment, qui sont fatiguées et dans le jugement. Il faut se dire : « Elles, c’est à longueur de journée qu’elles sont avec elles-mêmes. Cela ne sert à rien de rajouter une couche. » Et cela nous entraîne à ouvrir notre coeur et à envoyer de l’amour aux autres.

Et la dernière chose, c’est « ON AVANCE ! » peu importe les critiques et ce que les gens pensent. Il n’y a aucune personne qui a marqué l’histoire, qui a créé de grandes choses et de grandes entreprises, qui n’a pas été un minimum critiquée. Au bout d’un moment, je me dis : « Stop ! J’arrête de m’attacher à cela, je me redresse et me relève, et j’avance vers mes rêves et mes objectifs. »

Si cette vidéo vous a parlé, si vous pensez qu’elle peut toucher quelqu’un autour de vous qui est sensible à la critique, partagez-la un maximum. Beaucoup de personnes vivent mal la critique. Cela a été quelque chose de très challengeant pour moi à transformer. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile pour moi, même si forcément je m’attire de plus en plus de critiques et de plus en plus d’éloges que j’ai à équilibrer.

Cliquez sur « j’aime », partagez la vidéo, abonnez-vous si ce n’est déjà fait, dites-moi en commentaires ce que cela vous fait, posez-moi vos questions. Et surtout, rappelez-vous que vous méritez d’être aimés, peu importe ce que les gens vous disent et vous méritez de vous aimer.

Moi, je vous aime sans même vous connaître parce que je sais qu’on mérite tous d’être aimés.

On avance ensemble !

 

 

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