1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (4,00/5 sur 310 votes)

Loading...

Comment trouver le courage de dire non ? – QDV#07

Bonjour à vous ! Ici David Laroche.

Je vais pouvoir répondre à une nouvelle question aujourd’hui, que je ne connais pas et que je vais découvrir avec vous. La question est : comment trouver le courage de dire « non » ?

C’est un bon gros sujet !

C’est drôle parce que j’ai passé – principalement de 12 à environ 22 ans, aujourd’hui, j’en ai 27 – environ 10 ans de ma vie à avoir du mal à être rejeté par les autres. Et j’en voulais aux autres quelque part qu’on me dise « non ». Ce qui est drôle, c’est que j’ai compris – ce n’est pas confortable – que le seul moyen de se créer une vie magique, des relations magiques, de réussir et d’avancer,
c’est dire « non »

Quand, pendant 10 ans, tu as rejeté les autres parce qu’ils te rejetaient, qu’ils disaient « non »,
et que maintenant c’est toi qui dois apprendre à dire « non », eh bien c’est une expérience qui m’a fait traverser la culpabilité parce que pendant longtemps, j’avais du mal à dire « non » aux clients, aux gens, à ma famille, et cela me faisait souffrir.

Maintenant, une des choses qui m’aide, c’est que je sais aujourd’hui – pour moi, c’est une loi relationnelle – que tout ce qu’on fait par peur ou par culpabilité tue 3 personnes :
– moi ;
– l’autre ;
– et la relation.

Dès lors que je fais quoi que ce soit qui n’est pas aligné avec mon coeur, je ne rends service à personne, donc autant ne pas le faire.

Je sais que j’ai beau être absolument sûr de cette loi, mais ça me demande vraiment de me la rappeler quand la personne qui est face à moi vit une forme de souffrance et qu’elle a envie que je lui dise « oui ». Ça me demande d’avoir foi en cette loi que je ne rends service ni à lui ni à moi en lui disant « oui » sous prétexte que cela va lui créer du plaisir.

Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de souffrance et de plaisir pour grandir. Peut-être que je vais dire « oui » et je vais éviter une forme de souffrance à court terme, mais peut-être que cette souffrance que je vais éviter va l'empêcher de devenir la personne qu’elle a vraiment envie de devenir.

Pour comprendre cela, j’ai pu réaliser qu’il y a eu des personnes qui m’ont dit « non », j’ai souffert, mais en me disant « non », elles m’ont forcé et poussé à grandir et à devenir une nouvelle version de moi-même. Et heureusement qu’il y a eu des personnes qui ont su me dire « non » et se respecter suffisamment en me disant « non ». Si aujourd’hui j’ai de la gratitude qu’on m’ait dit « non », c’est plus facile d’avoir de la gratitude de dire « non ».

Pour avoir le courage de dire « non » aux gens, cela demande de reconnaître que quand on nous a dit « non », cela nous a apporté quelque chose. C’est difficile de faire aux autres quelque chose qu’on n’a pas aimé pour soi. C’est pour cela que j’avais du mal à dire « non ».

Je me rappelle qu’il y a eu un formateur à qui j’ai proposé d’intervenir dans ses formations, il m’a dit « non », alors je me suis senti rejeté. Mais heureusement qu’il m’a dit « non », je n’étais pas prêt. Si cela se trouve, je ne l’aurais pas fait et cela aurait été un événement traumatique pour moi, ou peut-être que j’avais besoin de m’exercer plus pour être prêt à vivre cela. Donc, il m’a fait le cadeau de me dire « non ». Aujourd’hui, j’ai de la gratitude qu’il m’ait dit « non » et c’est plus facile de dire « non » à une autre personne.

Au début, je ne comprenais pas toutes les personnes à qui je demandais des interviews qui me disaient « non ». Mais maintenant, je comprends qu’elles avaient leurs rêves, leurs projets, ce qui est important pour elles ; et que si elles disent « oui » à tout, alors elles s'empêchent de réaliser leurs rêves.

Je sais aujourd’hui que quand je dis « non » à quelqu’un, il ne s’agit pas de lui, il s’agit de sa proposition, surtout de ma vie et de mes rêves.

C’est un système. Des fois, je vais dire « non » parce que je pense que c’est mieux pour la personne, et je vais passer la peur et la culpabilité qu’elle souffre. Il y a le fait de vouloir être compris, parce que c’est aussi quelque chose que j’ai compris – qui est dur à comprendre et à accepter pour moi – : plus on grandit, plus on a accepté de ne pas être compris.

Pour prendre un exemple simple, l’enfant va être compris par sa maman/son papa, mais un papa/une maman n’a pas à être compris par l’enfant. Quand un parent essaie d’être compris par l’enfant, alors le parent joue le rôle de l’enfant, et l’enfant va prendre le rôle du parent.

Quand tu grandis, tu as besoin d’accepter que tu ne vas pas être compris. Cela demande de se dire : « J’ai suffisamment confiance dans mon coeur, pour que, même si la personne souffre, même si elle m’en veut, même si elle me dit que ça ne se faisait pas, même si ses amis m’en veulent et me critiquent, j’ai une confiance dans mon coeur. Si je suis mon coeur, c’est bon pour moi, pour l’autre et pour la relation. »

Plus vous allez le vivre, plus vous allez le voir dans votre vie, plus vous allez intégrer cette loi, et cela va devenir de plus en plus facile. Vous ne rendez service à personne en ne disant pas « non » à quelqu’un par culpabilité.

J’aime dire aux gens en coaching : « Mais tu es égoïste de ne pas dire non à quelqu’un. » Je fais exprès d’insister là-dessus pour créer un électrochoc, et qu’ils réalisent que toutes les fois où ils ont dit oui à des choses qui leur correspondaient pas, au final cela se termine par de la colère contre la personne parce que cela ne leur correspondait pas. À chaque fois que vous dites « oui » à quelque chose qui ne vous correspond pas parce que vous avez peur de dire « non », cela finit mal, et le prix à payer est plus élevé qu’au début.

C’est également une façon pour répondre à la question. Il y a des situations où tu as dit « oui » à des choses que tu ne voulais pas, mais au final, tu réalises dans les faits que le prix à payer est plus élevé. Au bout d’un moment, tu en as marre, et tu commences à apprendre à dire « non » et à transcender la douleur de ne pas être compris et d’être rejeté par le fait que tu dises « non » à quelqu’un.

Pour conclure, c’est très simple, quand vous dites « non » en suivant votre coeur, vous rendez service à trois personnes : l’autre, la relation et vous-même.

Si vous avez des questions auxquelles vous voulez des réponses, dites-le-moi en commentaire. Si vous connaissez des personnes qui ont du mal à dire « non » – la majorité de la population -, partagez la vidéo, je pense que cela peut vraiment rendre service. Pour moi, apprendre à dire « non » me libère. Cela fait grandir la personne.

Encore une fois, quand la personne s’aime suffisamment, tu peux lui dire « non », cela ne change pas son niveau d’estime. Donc, en disant « non » à quelqu’un, tu lui apprends à s’aimer.

À très vite ! On avance ensemble !

0
0
voter
Évaluation de l'article

S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
0 0 voter
Évaluation de l'article
0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x
Share This