Comment vaincre la CULPABILITÉ en 6 étapes – WUC #183

Bonjour à vous ! Ici David Laroche de la série Wake Up Calls, le rendez-vous quotidien pour booster et inspirer votre vie.

Aujourd’hui, voyons comment vaincre la culpabilité.

La première chose que j’aimerais vous dire, c’est que si vous ressentez parfois de la culpabilité, c’est normal ! Tout va bien, et tout le monde est en vie. Je ne connais aucune personne qui n’a pas expérimenté, au moins une fois dans sa vie, la culpabilité. On va voir qu’il y a même, des fois, un intérêt à ressentir de la culpabilité.

Tout d’abord, qu’est-ce que la culpabilité ? Et quand est-ce que cela se déclenche ?

Cela se déclenche, en particulier, quand on est dans l’illusion du gain et de la perte. Je m’explique. Par exemple, on va avoir l’illusion qu’on a généré plus de pertes pour soi, ou plus de pertes pour autrui. Imaginez que dans votre code, vous avez enregistré que ce serait bien de faire ceci, et vous vous êtes comporté autrement. Après, vous culpabilisez vis-à-vis d’autrui, vous 00:57 une autre personne en vous disant « Ce n’est pas bien ce que j’ai fait, j’aurais dû faire cela. Et c’est mal parce que j’ai généré plus d’inconvénients que d’avantages pour l’autre ». Cela peut être le fait de ne pas avoir dit « bonjour », et vous vous culpabilisez en vous disant « J’ai fait souffrir la personne. Ce n’est pas bien de l’avoir fait comme cela. Elle m’en veut. Elle s’en veut. Elle s’est peut-être sentie pas à la hauteur. »

Quand c’est vis-à-vis de soi, c’est la même mécanique. On va culpabiliser, par exemple, d’avoir fait ou de ne pas avoir fait quelque chose, parce qu’on a l’impression que, lié à ce comportement ou alors à cette inaction, cela a généré plus de pertes dans notre vie qu’autre chose. Par exemple, j’ai oublié une batterie importante alors que je me suis dit « Tiens ! Prends-la ! », et alors le tournage est annulé. Pourquoi je vais culpabiliser ? Parce que j’imagine que j’aurais dû agir autrement, et j’imagine surtout que mon action génère plus de pertes que d’avantages.

Ce qui est intéressant au niveau des perceptions, c’est qu’on va toujours percevoir – dans 90% du temps – plus d’avantages ou plus de pertes. Mais en fait, dans la réalité, tout s’équilibre. Le but, finalement, de l’être humain, c’est d’apprendre à équilibrer ces perceptions. C’est alors que je suis en train de croire que je perds, lié au fait que j’ai perdu ou oublié la batterie, où est-ce que je suis en train de gagner ? Qu’est ce que j’apprends ? En quoi cela m’enrichit ? Comment cela me fait grandir ?

Donc, CASSER L’ILLUSION DU GAIN ET DE LA PERTE va vous aider à vous libérer de la culpabilité vis-à-vis de vous et des autres.

La deuxième clé pour vaincre la culpabilité, c’est de LÂCHER LES CODES, de même les casser. Nietzsche dit que la grande majorité de la culpabilité qu’on ressent est liée à tous les codes qui nous sont imposés. Cela peut être un code de tradition, le fait que ceci est bien, et cela non. Par exemple, cela peut être simplement de manger la bouche fermée, ou de ne pas faire certaines choses. On voit qu’en fonction des traditions dans le monde, on n’a pas les mêmes codes. Cela veut dire que quelqu’un pourrait manger la bouche ouverte dans un pays et se sentir bien, et l’autre pourrait culpabiliser, lié à un code de ce qui est bien et mal. Cela peut être des codes qui sont imprégnés de religion ; le péché d’un côté, et la bonne action de l’autre. Je ne suis pas en train d’évaluer si c’est bien ou mal, encore une fois, d’avoir tous ces codes, puisqu’il y a un sens à être dans une population. Il y a des codes pour nous guider et nous aider à avancer. Je suis seulement en train d’expliquer, en m’appuyant sur les travaux de Nietzsche, que beaucoup de culpabilités qu’on ressent sont liées à un code, qui est souvent écrit par un autre être humain.

Il y a donc la tradition, la religion, un stéréotype, un code familial, un code de la communauté dans laquelle on vit, ou du pays. L’idée, pour moi, c’est de se détacher progressivement de tous ces codes de sociétés, et d’arrêter de se subordonner à quelconque autorité supérieure. Le but de quelqu’un qui, en apparence, est au-dessus de nous, c’est de nous aider à nous élever. Si le code qu’on est en train de suivre génère plus de culpabilités que de responsabilités et d’inspirations, pourquoi garder ce code ? Sous prétexte qu’il a été écrit par quelqu’un d’autre ? Donc, lâchez cela.

La troisième clé pour vaincre la culpabilité, c’est d’ÊTRE ORIENTÉ « ACTION » et de prendre sa responsabilité. Au lieu de s’en vouloir pendant des heures de « J’ai raté mon tournage à cause de cela. J’ai raté l’entretien d'embauche à cause de cela. J’ai raté le voyage à cause de cela. J’ai raté mon rendez-vous galant à cause de cela. J’ai fait souffrir une autre personne”, il faut se dire « Où est-ce que j’ai du pouvoir ? Comment je suis orienté « action » ? » Pour rentrer en mouvement dans beaucoup de situations – j’imagine que cela va vous parler, en tout cas, cela me parle – j’étais en train de me culpabiliser alors qu’il restait encore des zones de pouvoir. J’aime ces zones de pouvoir, c’est-à-dire qu’il reste des leviers d’actions sur lesquels je peux encore agir. Avant d’aller me culpabiliser et de me plaindre, déjà autant mobiliser chacun des leviers d’actions. Une fois que j’aurais fait cela, à la limite, pourquoi ne pas culpabiliser ? Mais quand même pas culpabiliser parce qu’on va utiliser chacune des autres clés qui vont nous aider à nous recentrer.

Donc, la clé n°3, c’est de PASSER DE LA CULPABILITÉ À LA RESPONSABILITÉ. Marquez-le en gros sur votre mur « de la culpabilité à la responsabilité » ; finalement, de la victimisation au pouvoir.

La quatrième clé : si vous ressentez, par exemple, de la culpabilité, en cas d’erreur, rappelez-vous que l’erreur est une illusion. C’est-à-dire que je suis en train de croire que l’erreur que j’ai faite va générer plus de pertes que d’avantages. Mais finalement, quand on prend du recul, est-ce qu’on peut devenir quelqu’un de compétent sans faire d’erreur ? J’imagine que si vous êtes bon dans certains domaines, c’est parce que vous avez fait tout un tas d’erreur avant. C’est inconfortable de vivre des erreurs parce qu’on a quelque part le fantasme d’être parfait. Mais on a besoin d’erreurs pour devenir une personne qui réalise ses rêves et qui est compétente. Alors, pourquoi rester dans la culpabilité, et pas plutôt célébrer et réaliser qu’à chaque fois que vous devenez compétent dans un domaine, c’est parce que vous avez fait tout un tas d’erreurs ? Donc, lâchez la culpabilité liée à l’erreur, célébrez seulement l’apprentissage, soyez orienté « actions » et avancez comme on a dit dans la clé précédente.

La sixième clé est de LÂCHER L’ILLUSION DE VOULOIR ÊTRE PARFAIT, qui est une des grandes causes de culpabilité. On s’imagine qu’on doit devenir un super héros sans challenges, sans difficultés, sans erreurs, qui, jamais, ne génère quoi que ce soit chez les autres. En lâchant cela, je vais pouvoir me recentrer. C’est-à-dire qu’au lieu de vouloir être un fantasme, je vais vouloir être moi-même. « Moi-même », c’est quoi ? C’est un être humain qui vit tout le panel des émotions de l’être humain, et je vais simplement respirer.

Souvent, le plus gros problème qu’on a, ce n’est pas d’avoir des problèmes, mais c’est de croire qu’on en a. Le plus gros problème pour vaincre la culpabilité, c’est de croire que la culpabilité est un problème. Autant simplement respirer, s’envoyer de l’amour, et avancer. C’est cela qui fait la différence.

Pour précision, quand je ressens de la culpabilité liée à quelqu’un d’autre, rappelons-nous qu’à chaque fois qu’on a grandi, c’est également des fois lié à des souffrances. Il y a eu besoin de souffrance et plaisir. Si, par exemple, je culpabilise parce que j’ai quelque chose, et la personne l’a mal vécu. Eh bien peut-être – en fait j’en suis sûre – que cette souffrance que vous avez générée l’a fait grandir. Je ne suis pas en train de dire que j’allais la faire souffrir volontairement parce que cela la fait grandir, même si dans certains cas, cela peut être important de le faire. Pour moi, un meilleur ami, c’est celui qui est capable de dire des choses inconfortables, qui vont peut-être nous blesser, qu’on va peut-être mal vivre et rejeter, mais pour nous faire un cadeau et nous aider à grandir.

Donc, quand je culpabilise d’avoir fait quoi que ce soit vis-à-vis de quelqu’un, je liste en quoi cela peut faire grandir l’autre, non pas pour le refaire, mais pour équilibrer les perceptions.

Alfred Adler nous dit qu’une des grandes causes de la culpabilité, c’est ce paradoxe entre, à la fois, un sentiment impuissant (ce qui nous habite tous), et d’un autre côté, le désir fantasmé de vouloir être quelqu’un de supérieur aux autres. C’est très intéressant ! Si je lâche l’un, je vais lâcher l’autre. Souvent, ce qui se passe, c’est qu’on n’a pas envie de lâcher la partie où on se sent supérieur aux autres. Et si on est honnête, on vit tous des moments, où on va se sentir supérieur à des amis, à des collègues de travail, au reste du monde. En soi, c’est d’accord ; mais simplement, de sentir qu’il y a mécanique à l’intérieur de nous-mêmes, qui est là pour nous équilibrer. Donc, si je garde le désir de me sentir supérieur aux autres, je vais naturellement expérimenter des moments de culpabilité liés au sentiment d’infériorité. Si je lâche l’un, je lâche l’autre.

Comment le lâcher concrètement ? À chaque fois que je ressens que je bascule dans l’un, « respirer, revenir, me recentrer, et revenir sur ce qui est important pour moi » ; et pareil, quand je sens que je m’exagère, je me sens supérieur, (respiration) de m’équilibrer, me rappeler que je suis seulement un être humain, de voir tous les endroits où peut-être je ne suis pas parfait, pour me recentrer, avancer, et être orienté « action ».

La sixième clé – on en parle souvent – c’est de SE DONNER DE L’AMOUR. Vous avez le droit de faire des erreurs, d’être imparfait, de mal faire, vous avez même le droit de pécher selon moi, de faire ce que les autres vous disent de ne pas faire, ce n’est pas grave.

J’accompagne nombreuses personnes qui, des fois, dis ans plus tard, ont de la culpabilité liée à quelque chose qui était considéré comme mal. C’est épuisant ! Non seulement c’est épuisant, mais en fait, ce manque d’amour vis-à-vis de soi vous prive de connecter à vos talents. Il y a beaucoup de choses que vous avez faites, dites « mal », dans lesquelles vous avez exploité des dons et des talents. En reconnaissant que vous l’avez fait, non pas pour faire le mal, mais souvent pour répondre à un besoin, à un désir important pour vous, vous allez pouvoir connaître l’intention positive, et finalement trouver un autre comportement pour répondre à la même intention, mais d’une autre façon. Par exemple, quelqu’un qui fume, il ne fume pas pour faire le mal ; ou quelqu’un qui se drogue, pour prendre un niveau plus élevé 09:02 , souvent il le fait pour se détendre, pour se déconnecter du monde, pour être créatif, pour se sentir relié avec des amis, ce sont des intentions positives, qui ont un sens. Reconnaître cela, et trouver une autre route pour y aller, est le meilleur moyen de changer. Mais si je me culpabilise, je ne vais pas pouvoir connecter à cela. Il y a des gens qui, par exemple, mentent régulièrement, parce que quelque part, s’ils sont honnêtes avec eux, cela les stimule, le côté comprendre l’autre, trouver une voie et une stratégie. S’ils reconnaissent que ce qu’ils font n’est pas mal, mais juste pour nourrir quelque chose d’important, ils vont trouver une autre voie pour servir l’humanité avec ce talent. Mais s’ils disent que c’est mal, jamais ils ne pourront accéder à ce talent. Il y a beaucoup de gens qui, par exemple, se mettent à pirater des choses, ont des talents vraiment particuliers, se retrouvent en prison, alors que si cela se trouve, ils auraient pu être éduqués à servir le monde avec leurs talents.

Résumons les six clés qu’on a vues.

La première chose, comme je vous le disais, c’est que tout le monde ressent de la culpabilité, et c’est complètement normal. La culpabilité est liée à l’illusion de voir la perte pour moi ou pour autrui, et pas le gain. J’ai seulement besoin d’équilibrer mes perceptions. C’est-à-dire que quand je vois la perte, qu’est-ce que j’apprends ? Quand j’ai l’impression de perdre, qu’est-ce que je gagne ? Quand j’ai l’impression d’être challengé, en quoi je suis soutenu ? C’est un exercice que je fais faire dans mes séminaires, et qui, plus vous le faites, plus va devenir un réflexe pour vous et pour les autres, de voir en quoi finalement, en même temps qu’il y a le chaos, il y a l’ordre.

La deuxième clé, c’est de lâcher les codes. Lâchez les codes qui vous empoisonnent la vie. L’objectif des religions, des traditions, de la société, de vos parents, finalement c’est de vous aider à grandir et à évoluer. Je ne dis pas que tous les codes doivent être confortables, ils ont un sens. Simplement si c’est un poison après vingt ans, remettez en question les codes qu’on vous enseigne. Qui, sur terre, peut vous dire absolument ce que vous devez faire ou pas ? Une loi est là pour permettre de créer une forme d’ordre. Mais si elle crée un poison dans votre vie, arrêtez d’y croire ! Arrêtez de vous dire que cela est un péché. Et paradoxalement, en arrêtant de vous oppresser, de vous fouetter tout seul, vous n’allez pas forcément générer le comportement que vous cherchez à éviter. Beaucoup de gens se mettent à avoir des comportements obsessionnels au niveau de leur sexualité parce qu’ils répriment leurs sexualités. En s’autorisant à reconnaître ce besoin, cela ne veut pas dire que je veux le nourrir, mais le reconnaître et m’aimer pour cela, je vais pouvoir être beaucoup plus juste à l’intérieur de moi, parce que sinon c’est comme quelqu’un qui s'empêche de manger, qui craque, et finit le pot de Nutella en une soirée, parce que c’est de la compulsion.

La troisième chose : passez de la culpabilité à la responsabilité, et soyez orienté « actions » plutôt que « victime ».

La quatrième clé, quand vous avez l’impression d’avoir fait une erreur et que vous culpabilisez, sortez de cette illusion, voyez en quoi cela vous fait grandir, en quoi cela fera grandir d’autres êtres humains, et en quoi cela va vous aider à réaliser les rêves qui sont importants pour vous.

La cinquième clé : lâchez le fantasme de vouloir être parfait. Soyez seulement vous-même, lâchez cette polarité de vous sentir inférieur dans votre vie, et en même temps de créer le fantasme de vouloir être supérieur aux autres pour survivre. Parce qu’au fond, on désire seulement aimer et être aimé, et tout un tas de choses qu’on fait, finalement, c’est seulement pour cela. Les diplômes … autour de nous, qu’on se dit « il faut qu’on ait”, sont souvent seulement pour être aimé. Je ne dis pas qu’ils n’ont pas de sens, ils ont un sens, mais il faut simplement se demander « pourquoi l’ai-je fait ? »

Et enfin, la sixième clé – j’en ai parlé un peu dans toute la vidéo – c’est de vous donner de l’amour. Peu importe ce que vous avez fait ou pas, ce que vous avez dit ou pas dit, vous méritez de vous aimer. Aimez-vous parce que si vous ne le faites pas, qui va le faire pour vous ? Dès lors que vous vous aimez, vous vous estimez. Il y aura des gens qui vont commencer à vous voir et à vous aimer à un autre niveau. La vie nous enseigne à le faire pour nous d’abord, plutôt que d’attendre que ce soit l’extérieur.

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J’espère que vous avez également apprécié le décor qu’on est allé chercher.

On avance ensemble !

Merci à vous !

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