1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Soyez le premier à voter)

Loading...

Communication non-violente : 4 principes

As-tu déjà entendu parler de la communication non-violente – ou CNV ?

Suivant les traces du mouvement non-violent et pour la paix mené par Gandhi, la CNV est un outil qui rassemble. Elle a été développée par Marshall Rosenberg dans les années 60 et elle propose une nouvelle manière d’interagir avec les autres.

A quoi sert cette technique de communication ?

Elle propose d’entretenir des relations totalement épanouissantes et de ne plus souffrir d’aucune critique ou d’aucun jugement.

Un but qui semble de prime abord un peu fou, tant il est difficile à atteindre.

Et cette révolution relationnelle porte ses fruits… à condition d’y consacrer du temps, de l’attention et de la pratique !

Dans cet article, tu vas découvrir les 4 grands piliers de la communication non-violente.

D’abord, tu verras comment elle permet de prendre du recul sur les reproches, les critiques et les compliments.

La communication non-violente est une nouvelle forme de pensée, d’échange et de partage qui se détache :

  • des récompenses
  • des punitions
  • des jugements
  • des exigences

Ensuite, tu pourras constater à quel point il est important d’assumer tes responsabilités. Une démarche qui te semble peu intéressante, rebutante, ou au contraire évidente ?

Sache que cette approche n’est pas si fréquente, et surtout, qu’elle t’offre un luxe sans égal. Celui de ne plus faire les choses par obligation, mais uniquement parce que tu en as envie !

Dans le troisième point, tu apprendras que derrière chaque émotion se cache un besoin qu’il est important de cerner.

Le fait d’observer tes émotions sous cet angle te permettra de pouvoir :

  • les partager à autrui, et ne pas reprocher à quiconque tes propres souffrances
  • combler tes besoins

Pour finir, tu verras comment l’absence de jugement te permet d’entrer en connexion avec les autres. Tu pourras ainsi développer une profonde empathie et une grande gratitude envers ton entourage proche et lointain.

Tu n’arrives pas à être pleinement reconnaissant(e) car tu te compares souvent aux autres ? Tu as tendance à regretter tes choix ? Tu fais preuve d’impatience face à la réalisation de tes rêves ?

Découvre dès maintenant cette formation qui te permettra d’activer le pouvoir de la gratitude !

1 – Base de la communication non-violente : sortir de la logique punition/récompense

Dans « The Power that be », Walter Wink explique que l’humanité a connu un grand changement il y a environ 5 000 ans. C’est à partir de ce moment que nous avons commencé à penser que l’être humain était par nature malfaisant.

Cette croyance a servi de nombreuses causes politiques et théologiques, de façon à développer une approche spécifique du monde… Et même un langage particulier.

Ce moyen de communication, Marshall Rosenberg l’appelle « le langage du chacal ».

Sauf que cette façon de dialoguer engendre des échanges violents et sert à la culture de la domination. Et en plus de ça, elle n’est pas à l’image de notre richesse intérieure. Elle ne suffit pas à représenter la diversité des émotions qui nous parcourent, ni la complexité de chaque être humain.

Mais pourquoi ce langage cause tant de souffrance, exactement ?

Car il est basé sur des jugements issus d’une morale et d’une logique pauvres. C’est le jeu de : « qui a tort et qui a raison ? »

Ce jeu peut se décliner en plusieurs versions :

  • Qui est bon et qui est mauvais ?
  • Qui est gagnant et qui est perdant ?
  • Qui est normal et qui est anormal ?

… Et une infinité d’autres antagonismes.

Il s’agit en fait de jugements manichéens et réducteurs.

Afin d’échanger de façon satisfaisante, la première chose à faire est donc de sortir de ce mode de pensée binaire.

Pour ce faire, tu devras te délester d’une logique apprise depuis ton plus jeune âge. A savoir, celle de la punition – souffrir lorsqu’on a tort – et de la récompense – recevoir si l’on a raison.

En d’autres termes, il te faut éliminer au maximum les jugements de ton mode de pensée et d’expression. Et cela concerne aussi bien les jugements négatifs (critiques, reproches, etc.) que les jugements positifs (compliments, louanges, etc.). 

Car qu’importe le jugement, il contribue à servir une logique pavlovienne qui augmente la souffrance envers soi-même et envers les autres.

La communication non-violente est une tout autre forme d’interaction et de relation, dénuée de logique de domination ou de soumission.

Pour développer ce nouveau type de relation, il s’agit donc de se débarrasser de :

  • La culpabilité
  • La honte
  • L’obligation et le devoir

Sortir d’une logique de sentence ou de récompense permet de ne plus être juge de tes actions ou de celles des autres. Cette approche sans jugement diminue la violence tournée vers soi ou vers les autres.

4-grands-principes-communication-non-violente-CNV - Davisuko

2 – Prendre ses responsabilités pour améliorer ses relations

Le deuxième élément pour développer une communication non-violente consiste à assumer ses responsabilités.

Afin d’y arriver, il te faudra rester attentif(ve) à trois éléments :

  • Garder à l’esprit que tu as toujours le choix. Et ce, même si tu dois prendre une décision entre deux options insatisfaisantes
  • Ne pas faire quelque chose que tu n’as pas choisi et que tu n’as pas envie de faire
  • Ne pas essayer de changer quelqu’un (car cela placera cette personne dans une position d’obligation)

Mais pourquoi ces trois éléments sont-ils si fondamentaux ?

Car lorsqu’ils sont délaissés, ils peuvent causer de nombreux dégâts… Notamment à cause de ce qu’on peut appeler « le langage bureaucratique ».

Pour illustrer ce propos, Marshall Rosenberg utilise un exemple probant : le cas du criminel nazi Adolf Eichmann.

Lors de son procès, le fonctionnaire nazi a exprimé avoir eu peu de difficultés à envoyer des milliers de personnes à la mort. Face à une assemblée révoltée par ses propos, il a expliqué que cela était dû au langage bureaucratique. Un langage qui lui a permis de se déresponsabiliser

En effet, si quelqu’un lui demandait de rendre des comptes, il pouvait répondre :

  • Je devais le faire
  • Je suivais des ordres
  • J’étais obligée d’agir ainsi

Si – fort heureusement – nous ne recevons pas tou(te)s de tels ordres de notre hiérarchie, cette logique est encore présente.

Et pour cause : ne t’est-il jamais arrivé de refuser une activité agréable, car tu avais des obligations ?

N’as-tu jamais répondu à une invitation : « Je voudrais bien, mais je ne peux pas » ?

Ou encore : « J’aimerais beaucoup, mais je dois faire autre chose » ?

Il y a de fortes probabilités que ces réponses te semblent familières !

Et nous sommes si habitué(e)s à cette logique qu’elle peut devenir quotidienne.

Pourtant, un tel langage et de telles réactions nient la responsabilité de tes actions par la notion de devoir.

Afin d’assumer tes responsabilités et d’être honnête envers toi-même et les autres, tu peux décider de ne plus accepter l’obligation.

Cela te permettra progressivement de respecter tes propres besoins et ceux des autres, pour que chacun soit pleinement satisfait. Associé aux autres principes qui constituent la CNV, tu diras adieu à la manipulation.

3 – Exprimer avec précision ses émotions, ses sentiments et ses besoins

Être capable de communiquer ce que tu ressens et ce que tu aimerais peut sembler être un jeu d’enfant.

C’est pourtant loin d’être facile, car nous n’avons pas été habitué(e)s à le faire.

La plupart du temps, au lieu d’expliquer avec précision une émotion, nous optons pour le jugement. Par exemple, dire que quelqu’un est insultant, malpoli, méchant, désagréable, dur ou déplacé n’indique ni sentiment, ni émotion, ni besoin.

Et c’est là que les difficultés commencent… car en agissant ainsi, tu risques fortement de confondre besoins et jugements.

Pour y voir plus clair, garde cette idée en tête : chaque émotion est l’expression d’un besoin qui n’est pas comblé. Tu peux même comparer chaque émotion à une petite alarme, ayant pour but de t’indiquer ou de t’informer d’un besoin.

Évite donc de reprocher à qui que ce soit l’état émotionnel dans lequel tu te trouves. Au contraire, tu peux prendre conscience que cette émotion est liée à un besoin précis et personnel.

Mais comment ça marche, en pratique ?

Dans un premier temps, change de dynamique.

Au lieu de juger – toi-même ou autrui – essaie de comprendre le besoin qui se cache derrière ton émotion.

Par exemple, tu vas reprocher à la personne avec qui tu vis de ne pas faire assez le ménage. D’après toi, c’est évident : tu passes ton temps à ramasser et à nettoyer derrière elle.

Une telle attitude t’énerve, d’autant plus que tu lui as déjà répété 100 fois de faire plus attention.

Ici, l’idée est de réussir à cerner le besoin qui se cache derrière l’irritation, l’énervement ou la colère.

Peut-être as-tu besoin d’être :

  • respecté(e)
  • reconnu(e)
  • entendu(e)
  • aimé(e)

Une fois le besoin cerné, tu pourras le communiquer de façon précise à ton interlocuteur. Pour ce faire, les formulations doivent être claires et sans jugement de l’autre.

Ici, tu pourrais par exemple dire :

« Quand tu laisses ta vaisselle dans l’évier, je me sens contrarié(e) et énervé(e)

Ce sentiment est dû au besoin d’être entendu(e) et reconnu(e)

Nos besoins sont universels, nous disposons donc des ressources pour comprendre tous les besoins d’autrui. Ce qui diffère d’une personne à une autre est les stratégies développées pour combler ces besoins.

Tu le constateras par toi-même : cette approche demande du temps et de la pratique, mais elle est efficace !

Au bout d’un moment, pratiquer la communication non-violente te permettra de résoudre les conflits et d’entrer en connexion avec autrui.

communication-relations-émotions-empathie - Pawel Czerwinski

4 – Faire des observations sans jugement pour communiquer pacifiquement

Mais si tes émotions correspondent à des besoins qui ne sont pas comblés chez toi… Cela signifie que c’est pareil pour toutes les personnes qui t’entourent !

Et cette logique est loin d’être un détail. Elle permet de ne pas voir ou entendre de rejet là où il n’y en n’a pas.

Résultat ? Tu ne pourras plus rien prendre personnellement :

  • ni jugement
  • ni critique
  • ni exigence

Tu peux alors voir les véritables besoins des autres, sans croire que ce sont des reproches. Cela donne la possibilité d’entrer en connexion avec les autres, pour développer des relations sereines et bienveillantes.

Comment faire ?

Tente de rester dans l’observation… et uniquement dans l’observation !

Vois les choses telles qu’elles sont, et non telles que tu les perçois à travers ton égo et tes filtres. Apprend progressivement à juger le moins possible, voire à ne plus juger du tout, si tu y parviens.

Car comme le disait le philosophe indien Krishnamurti :

« Observer sans évaluer est la plus grande forme d’intelligence humaine. »

En quoi ça consiste ?

Imagine que tu es dans la rue et que tu entends une personne, alors qu’elle est très loin de toi. Il y a de fortes chances pour que ton premier diagnostic soit : cette personne est en train de crier. Tu pourrais même en déduire qu’elle est énervée, ce qui pourrait ensuite susciter de la peur ou de l’agacement.

La pensée sans jugement consiste uniquement à observer le fait : cette personne parle fort.

Cela ne t’empêche pas de tenter de deviner ce dont la personne a besoin.

Tu te tromperas peut-être, mais ton interlocuteur(ice) verra que tu accordes de la valeur à ce qu’il ressent. Il comprendra que tu es à l’écoute et que tu fais preuve d’empathie. Grâce à cette approche, tu peux aussi privilégier l’écoute active. Le fait d’être présent(e) pour l’autre sans tenter de le conseiller ou d’améliorer sa situation est une belle preuve d’amour.

En développant la communication non-violente, il est donc possible de créer une véritable connexion avec les autres. Il n’est plus possible d’être blessé(e) ou en compétition. Tu ne donnes plus par obligation ou par peur. Seulement pour la joie que procure le fait de donner et de recevoir.

Et dès que tu te sens reconnaissant(e) envers quelqu’un, n’hésite pas à exprimer à cette personne ta gratitude ! 

Il te suffit de lui dire comment elle a contribué à rendre ta vie encore plus merveilleuse !

Mais n’oublie pas : si tu veux pratiquer la CNV, n’utilise pas de compliments et parle uniquement de faits précis. Et en plus de la joie ressentie et partagée sur le moment, tes mots pourront sublimer l’existence de ton interlocuteur.

Alors, qu’y a-t-il à retenir de cet article ?

Notre moyen principal d’échanger consiste à choisir entre deux choses : se rebeller ou se soumettre.

La communication non-violente propose d’ouvrir le champ des possibles en supprimant les exigences, les punitions, les compliments et les reproches.

Grâce à du temps et de l’attention, cela permet d’éviter les conflits et de partager une véritable connexion entre les individus !

Sources et références

0
0
votes
Évaluation de l'article

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Soyez le premier à voter)

Loading...

Maintenant la partie plus importante : VOUS!!

Votre opinion est ce qui a le plus de valeur à mes yeux.

 

Alors que retenez-vous ? Qu’en pensez-vous ?

S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0 0 votes
Évaluation de l'article
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
Share This