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De CHAMPION DU MONDE au THÉÂTRE – Comment VIVRE SES RÊVES malgré les CRITIQUES – Frank Leboeuf

Le 12 juillet 1998, c’est la pire journée de ma vie et la plus belle soirée de la vie.
Tu es vraiment sur un fil … C’est eux ou moi. Tu te retrouves à faire un match qui va définir le reste de ta vie. Il y a une forme d’adrénaline qui se place dans ton cerveau. Mais en même temps une peur immense. Tu ne vas pas souffler, ce n’est pas pour tout de suite. Tu vas tout perdre et recommencer à zéro.

COMMENT AVANCER MALGRÉ LE REGARD DES AUTRES

Les ignorants, ils adorent critiquer, les gens qui disent « non, mais attends, qu’il retourne au foot, le mec il croît qu’il peut être acteur ». Celui qui a des rêves de grandeur se doit absolument de …

– Est-ce que tu te souviens d’où est-ce que tu étais le 12 juillet 1998 ? Moi oui, je pense que je m’en souviendrai pour le reste de ma vie. Je suis avec Franck Leboeuf, vainqueur de la Coupe du Monde 98 et le l’Euro 2000 avec l’équipe de France. C’est un plaisir et un honneur de le recevoir. Comme pour de nombreux Français, la Coupe du Monde 98 a été un moment marquant pour moi. C’est 3-0 contre le Brésil, c’était fou. Mais lors de cette discussion, ce n’est pas de foot dont on parle, mais de l’état d’esprit pour aller au bout de ses rêves, d’avoir de l’ambition et l’assumer et de ce que ça demande pour la réaliser. On rentre dans la tête d’un champion, dans ses peurs, ses désirs, et on découvre ensemble ce que j’avais tant envie de savoir : les coulisses d’une finale. On parle aussi d’un problème que je retrouve chez beaucoup de personnes que j’accompagne, et qui sont ambitieuses : celui de l’après avoir réaliser son plus grand rêve. Et dans le cas de Franck, il allait dans un domaine où personne ne l’attendait ; il a su avoir le courage d’écouter un rêve d’enfance, le rêve qu’il avait dans le bide, et j’ai été très touché de la sincérité avec laquelle Franck s’est livré. Tu vas découvrir ses succès, ses difficultés, ses challenges et une clé essentielle pour surmonter l’adversité. Et dans le cas de Franck tu vas voir, ça a été costaud. Tu vas aussi découvrir un élément qui permet de sortir du lot dans le sport, dans l’art et dans le business. Donc, tu l’as compris pas besoin d’être un fan de foot pour adorer cette vidéo. Franck est décontracté et ça fait du bien. Et donc, si tu es ambitieux et que tu as faim, cette vidéo est faite pour toi. Bon visionnage.

– J’avais vu un film sur un petit moine bouddhiste qui veut absolument voir une finale de Coupe du Monde, qui va chercher une télévision, qui va enfin le trouver et il y a sur une télé qui est grisie et noir et blanc, qui va voir le match ; et c’est une histoire vraie de ce petit moine bouddhiste. Donc, on se dit que même très loin, très très loin, on a été regardé, et c’est ça qui met la pression. Tu as 66 millions de personnes qui veulent que tu gagnes, tu as 80 mille personnes dans le stade qui a à peu près 76 milles qui veulent que tu gagnes, et tu as 2 milliards de personnes qui te regardent. Tu sais que si tu te manques, jusqu’à la fin de ta vie …

– On t’en parlera.

– On t’en parlera et on montrera la vidéo de tes ratas.

LE PIRE ET LE MEILLEUR JOUR DE SA VIE

– J’aimerais qu’on démarre au moment où tu as appris que tu allais jouer le match de la finale, de ce moment-là jusqu’au lendemain du match. Je pense que plein de gens peut, quelque part s’imaginer un peu ce que ça fait d’avoir demain un entretien d'embauche important, le lendemain une nana que tu as envie de voir, ce stress, mais là c’est la Coupe du Monde, ça m’intéresse qu’on soit un peu dans ta tête.

– Il y a plusieurs étapes, il faut revenir un petit peu en arrière pour savoir pourquoi je sais sans qu’on me le dise que je vais jouer la finale, c’est-à-dire que trois mois avant la Coupe du Monde, Aimé Jacquet me convoque dans son bureau et me dit : « J’ai décidé que ça serait Laurent Blanc et Marcel Desailly qui seront en défense centrale et s’il y a une blessure ou une suspension, c’est toi qui joueras. J’ai fait le troisième match contre le Danemark pendant la Coupe du Monde et puis c’est vrai qu’il y a le carton rouge de Laurent Blanc. Il faut savoir que là à ce moment-là, il y a une multitude de choses qui se passe dans ta tête. D’abord, je n’ai pas vu la faute, je ne suis pas au courant, je suis en train de déconner avec Lionel Charbonnier qui est le troisième gardien de but, et là j’entends Jacquet qui fait : « Franck, change-toi, tu rentres ! » Et là je vois Laurent Blanc qui sort la tête dans le sac, et je me dis, il a pris un carton rouge, on est en demi-finale, jamais je pense que je vais jouer la finale à ce moment-là, ce que je sais c’est que je ne suis pas chaud, que je n’ai fait aucun mouvement, ça fait une heure que je suis assis sur un banc de touche et qu’il faut que je rentre dans une demi-finale de la coupe du monde et il faut que je sois au top parce qu’on gagne 2 à 1 et qu’il faut tenir le score, il reste peut-être un quart d’heure vingt minutes. Donc là, dans la tête ça va très vite, professionnellement, c’est qu’est-ce que je fais pour pouvoir être au top, donc que dès que je n’ai pas le ballon, dès que le ballon est loin, je fais des mouvements, je m’échauffe sur le terrain pendant le match en fait. Ce n’est qu’au bout de dix minutes que, sur une phase de jeu, je me dis : « Mais attends, mais l’autre il a pris un carton rouge, ça veut dire que je vais jouer la finale si on gagne. » Et là, il y une forme d’adrénaline qui se place dans ton cerveau, mais en même temps une peur immense, tout n’était pas prévu, rien n’était planifié, et donc là nous gagnons le match, on rentre dans le vestiaire, tout le monde est triste en fait, on est tous contents d’être en final, mais tout le monde est triste pour Laurent Blanc. Et donc, toi, tu deviens l’intrus, tu te sens vraiment en dehors du groupe, parce qu’une forme de culpabilité de prendre la place de quelqu’un qui ne méritait pas d’être expulsé d’abord, et puis qui méritait de jouer parce que c’était le joueur qui était désigné par l’entraîneur. J’ai attendu quelques mots du sélectionneur, qui ne viendront jamais, je lui en ai un petit peu voulu par rapport à ça et je lui ai dit il y a quelques années, qui m’a dit : « Moi, j’avais confiance en toi, je n’avais pas besoin, je savais qu’à trente ans tu étais capable de suppléer Laurent, et que je n’avais pas besoin de te dire quoi que ce soit ». Mais moi, pendant trois jours je ne peux pas allumer la télé, je ne peux pas lire les journaux, je ne peux pas écouter la radio, parce que c’est comment on va faire pour gagner sans Laurent Blanc. Donc là tu te sens comme une m**de, il faut dire les choses, et donc en fait, je pense que ça m’a servi, parce que j’ai même téléphoné à mon ex-femme, je lui dis : « Écoutes, si on perd, on ne reviendra jamais en France, tout ça c’est pour ma gueule. »

– Quand tu dis ton ex-femme, à ce moment-là c’est ta femme ?

– C’est ma femme, ouais, à ce moment-là. Et je lui dis hors de question qu’on revienne en France, je vais en prendre plein la … Si on perd, ils vont tout mettre sur moi. Déjà, ils avaient déjà fait avant, je n’étais pas mal critiqué, quand je suis arrivé en équipe de France, je n’avais rien à faire là, j’avais 26 ans, c’était trop tard …

– Dès qu’on est un personnage public, en plus le foot c’est un sport qui est très populaire, comment tu vis toi des moments comme ça où tu as des médias qui critiquent, qui attaquent ?

– C’est terrible pour moi parce que je suis toujours dans cet état d’esprit où je refuse l’injustice, je trouve ça une horreur absolue, le manquement professionnel et l’injustice en général donc je le vis très très mal. C’est ça la beauté et la cruauté de notre sport c’est que le verdict il est le soir du match. Si ça s’est bien passé, tu es le héros, et si ça s’est mal passé tu es le zéro. Ça s’est bien passé, on a gagné tout ça, mais c’est vrai que pendant les trois jours et jusqu’à ce qu’on arrive au stade, pour moi c’est un enfer. Je dis toujours que le 12 juillet 1998, c’est la pire journée de ma vie et la plus belle soirée de ma vie, je parle au niveau professionnel ; parce qu’il y a toute cette attente de la journée, jusqu’à arriver jusqu’au stade où on a je ne sais pas 2 000 motards qui nous suivent, enfin c’est … les gens sont arrêtés sur l’autoroute, on pense qu’on va arriver en retard au match, il y a une pression énorme dans le bus.

– Tu as deux milliards de personnes, c’est ça que tu disais ?

– Ouais, deux milliards de personnes qui vous regardaient, tu te retrouves à faire un match qui va, en fait, définir la fin, le reste de ta vie. Tu es vraiment sur un fil. Je regardais les Brésiliens avant le match et je me dis : « C’est eux ou moi ! ». Il y a toute cette pression qui existe, mais dès qu’on rentre dans le vestiaire, j’enlève mes affaires, je m’habille en footballeur, et c’est quelque chose que je connais, j’ai joué des tas de matchs, pas aussi important que ça, mais quand on est professionnel, quand on joue devant 10 000, 60 000, 80 000, 90 000 comme j’ai joué au Camp Nou à Barcelone, c’est pareil. On ressent la même pression, on a toujours la pression parce qu’on a la pression des médias, la pression des supporters, la pression de notre contrat, il y a une dimension différente, on sait que ça va changer nos vies, et ça a changé ma vie, ça a changé ma vie ! Mais la pression, elle est tellement immense.

– À l’époque, je sais qu’il y avait un peu une légende autour de Ronaldo, et tu avais un rôle particulier vis-à-vis de lui, est-ce que tu regardes les vidéos de Ronaldo sur comment il joue ?

– Non, alors, en plus je n’ai jamais joué contre Ronaldo avant cette finale-là, pour moi il fait partie d’une autre galaxie, je joue à Chelsea, Chelsea n’est pas le Chelsea de maintenant, on voit qu’il est imprenable, il va à 4 000 à l’heure, il fait des passements de jambes, c’est-à-dire qu’à un moment donné, tu as l’impression que le ballon il a disparu. Mais moi, plus tu me dis ça, …

– Ça te stimule

– … Plus, ça me stimule, mais je dis : « Mais attends, mais, vous arrêtez de me prendre pour un jambon, vous allez voir je vais lui exploser moi, Ronaldo. » Je n’ai pas été voir de vidéos, mais par contre, je me suis dit, que de toute façon le seul moyen d’éviter ça c’est de ne surtout pas suivre les jambes. J’ai toujours fait ça, c’est d’être avant lui et quand il veut toucher le ballon, c’est d’anticiper et d’essayer de lui piquer le ballon avant. Et puis quand il l’a, ce n’est pas de regarder le cuir, c’est les deux jambes, et tu fixes le ballon et tu oublies tout le reste. Pendant le match, il va arriver ça qu’est l’action en fait qui va faire que le public va dire – j’ai senti une clameur disant – « ah bah ça va, il n’est pas si mauvais que ça, en fait ! ». C’est-à-dire que Ronaldo fait sa mayonnaise, il est sur le côté gauche, et à un moment donné, je lui balançais le pied et en plus je touche le ballon, mais en plus le ballon va toucher Ronaldo qui sort en touche, et les gens sont tous levés, ils ont applaudi.

– Et là tu sens quoi à l’intérieur de toi là ?

– Là, c’est comme un but, in the pocket. Là tu te dis : là tout va bien. Surtout que, je vais faire un truc avant, mais que personne n’a vraiment noté, c’est que j’ai joué au poker sur le terrain. Marcel perd le ballon et je me retrouve à deux contre un contre Bebeto et Ronaldo qui sont à quinze vingt mètres de distance, et en fait je vais regarder la gestuelle de Bebeto où je vais lui ouvrir la porte pour donner le ballon à Ronaldo, je vais le faire exprès ; seulement, au moment où il baisse la tête pour regarder le ballon pour faire la passe à Ronaldo, mais là je reviens, je me remets au milieu, et il va faire la passe et je vais intercepter le ballon. Pour moi, ça c’est le plus grand geste de ma finale.

SA RECONVERSION CRITIQUÉE

– Dans beaucoup de pays c’est comme ça, en France ça l’est en tout cas. Quand tu fais un métier, tu rentres dans une case et tu dois rester dans cette case. Donc Franck, tu as été footballeur, tu ne peux pas faire du théâtre. Tu as vécu ce truc-là ?

– Ouais, c’est très compliqué, surtout, les gens, les ignorants ils adorent critiquer, les gens disent « non, mais attends, qu’il retourne au foot, le mec il croît qu’il peut être acteur ». Ces gens-là pensent qu’ils ont un sang royal pour faire de la comédie.

– Ah, il y a des comédiens qui disent ça !

– Oui, oui, des comédiens qui ne travaillent pas, des comédiens qui te taillent. Ceux qui marchent bien, ils sont plutôt tranquilles avec toi, ils ont leur place. Moi, j’ai eu Jacques Weber qui avec qui j’ai mangé, et qui était plutôt tranquille, mais lui ça va il travaille bien et puis c’est un acteur extraordinaire, il n’a pas besoin d’être jaloux et aigri des autres. Mais moi j’ai eu des trucs, mais qui retourne au foot.

– Ça te fait quoi, quand tu entends une phrase comme ça ?

– Ça ne me fait rien, sincèrement ça ne me fait rien, surtout quand ça marche bien, ça fait encore plus rire. C’est-à-dire que moi je fais mon boulot, j’ai compris que je ne serai pas aidé dans ce métier, j’ai même eu le syndicat des comédiens qui m’a mis des bâtons dans les roues. Et donc, maintenant, je me produis tout seul, je fais tout, tout seul, comme ça je suis encore mieux servi, et ça marche très très bien. Ça fait quand même dix ans maintenant, sept pièces, en fait, j’ai plus été sur scène que sur un stade de foot. J’ai joué plus de mille fois au théâtre, alors que j’ai eu sept cents quelques matchs professionnels. Mais les gens ne veulent pas l’entendre et quand tu dis ça fais partie du truc quand tu es aux États-Unis, il n’y a pas de problème, en Angleterre il n’y a pas de problème, en France ça a l’air d’être un vrai souci parce que ça dérange les gens, en fait, ça doit enlever un truc du quotidien où Leboeuf c’est un footballeur – comédien ? Non, non, il n’est pas comédien, il est footballeur – Non, non, il fait ce qu’il veut surtout qu’il n’a pas le choix parce que quand il a 35 ans footballeur il faut qu’il fasse quelque chose dans sa vie quand même. Donc, il n’est pas obligé d’être entraîneur, ça ne m’intéresse pas, mon vrai métier c’est comédien, acteur, mais j’aime le théâtre, j’aurai pu me la péter, j’aurai pu faire du cinéma, mais le cinéma, ça m’intéresse moins, ça va trop doucement, on tourne deux minutes par jour de film. La télévision, c’est pour l’argent, le cinéma c’est pour la notoriété et le théâtre c’est pour les comédiens. Mais il y a aussi un truc, c’est que moi j’ai appris la discipline, les comédiens sont les plus grosses feignasses indisciplinées qu’on n’ait jamais vu. Je les aime, je les adore, mais pu**in, pour travailler avec eux c’est un enfer. Quand moi je dis, en tant que producteur et metteur en scène : « Allez au boulot ! ». Mais dix minutes après ils ne sont toujours pas prêts. Fais ça au foot, toi et ton entraîneur : « Allez dégages, rentres dans les vestiaires, quand tu seras prêt à travailler, tu vas travailler. ». Moi j’ai eu des actrices qui, au bout de la troisième prise au cinéma, faisaient : « Fffff ! » Et moi je la vois, et je dis « excuse-moi, tu es actrice ? », elle dit : « Ouais, ouais, ouais », ça faisait quarante-cinq fois que je refusais la prise parce qu’il y avait tellement de personnes et on faisait des entrées des sorties, il y avait des coups de feu et tout ça. Et au bout de trois je la vois : « Pffffff ! », mais j’ai dit : « Mais arrête tout de suite ! ça sert à rien si au bout de trois fois tu commences à râler, tu as vingt et un vingt-deux ans, ne fait pas ce métier parce que ça va être un enfer pour toi.

L’ADRÉNALINE DU CHAMPION

– Il y a des personnes qui disent, moi je suis trop stressé pour aller vers mes rêves. Ce qui est « drôle », c’est que tu vis ce stress, tu vis cette pression, mais tu l’as vécu plein de fois dans ta carrière avant, mais tu n’abandonnes pas, tu n’arrêtes pas. Qu’est-ce qui te fait continuer malgré, il y en a qui se dirait : « Ouh là, je ne peux pas supporter d’avoir mon cœur qui bat si vite. »

– Le cœur qui bat, c’est la vie, et je pense que même s’il bat très très vite, c’est qu’il a envie de beaucoup … de vivre. Je pense qu’une vie monotone c’est une vie où le cœur ne s’accélère pas. Quand j’étais dans mon petit village Saint-Cyr-sur-Mer, j’étais avide de culture, de connaissance, et c’est ce qui m’a fait partir très très vite de chez mes parents, c’est que j’avais envie de découvrir le monde et découvrir des choses. J’ai mon grand frère qui n’a pas bougé de Saint-Cyr-sur-Mer, on a été éduqué pareil et il n’a jamais bougé et quand j’en parle avec lui, il n’a pas d’autres ambitions que d’avoir une belle maison avec une piscine et puis son métier et il est très heureux comme ça, je peux le comprendre. Mais je pense que celui qui a des rêves de grandeurs se doit absolument de se faire des défis parce que ça ne fonctionne que comme ça. On est de plus en plus nombreux, il y a de moins en moins de place, et il n’y a que ceux que vont se faire un peu de mal, parce que oui ça peut faire du mal d’être en stress et d’être sous pression, mais ça vaut le coup ; parce qu’on en ressort une confiance en soi, on en ressort une fierté, et même si on a des échecs, on en ressort avec une envie de recommencer et de se redonner ce défi. Parce que l’adrénaline, elle est extraordinaire, ça fait peur, je suis conscient, je suis d’accord, ça fait très peur quand tu joues une finale de Coupe du Monde, j’ai 52 ans maintenant, jamais je ne revivrai ça, mais j’aurais voulu revivre ça.

– Ta manière à toi de, tu parlais de concentration, ça connait quoi en fait ? Mets-moi dans le vestiaire avec toi, je suis dans le vestiaire, qu’est-ce que tu fais, tu penses à quoi ?

– J’ai des périodes d’envie de solitude, et par moment je me dis qu’il faut que je parle à quelqu’un parce que sinon je vais devenir fou. Je me mettais tout seul, je faisais étirements tout seul, et en fait je pensais mon match, et je planifiais mon match sur certaines choses. Notamment, le premier contrôle, la première passe, je m’imagine le faire, comme après on parlera du théâtre comme la première phase au théâtre, ça donne l’élan à ton match. C’est-à-dire que si tu fais une bonne passe, un bon contrôle et une bonne passe, tu es sur une voie positive et donc tu donnes l’élan positif à ton match. La concentration doit être là dès le départ et elle amène le ton, et donc moi j’avais ces moments-là de solitude, puis après je dis : « Bon voilà, c’est trop, il faut être mesuré », on ne peut pas être enfermé tout le temps, donc je me joignais à Didier et à Marcel et on se racontait des blagues jusqu’à cinq minutes avant le coup d’envoi.

– Et ça te permettait de te détendre et …

– Ça permet de détendre parce que, on en revient à l’acteur, si l’acteur avant de rentrer sur scène, il répète son texte, alors il va se planter. Il faut qu’il lâche son texte … Qu’il apprenne à respirer.

– Tu t’es assez entraîné, maintenant ce n’est pas le moment

– Ton cerveau, il a travaillé, il a répété pendant cinq semaines tous les jours, tu l’as fait quatre fois par jour, ton texte, il le sait. Par contre, tu peux aller chercher sur les phrases difficiles, pour travailler ta façon de parler, parce que quand on est stressé, on a tendance à parler vite, alors que si on est calme et bien on est calme, donc on a le temps.

L’ÉQUILIBRE ENTRE RÊVES ET LIMITES

– Pour toi, devenir un champion, à ton niveau, c’est quoi qui fait ça, entre la génétique, le travail, d’autres choses que je n’aurai pas en tête.

– Il faut absolument que ça devienne une passion, il ne faut pas que ça devienne un but, un objectif quand on parle de sport, le métier comme je fais, il faut vraiment que ça soit passionnel. Il faut savoir les sacrifices parce que les gens, eux, ça va les footballeurs, ils tapent dans un ballon, c’est facile, ils gagnent de l’argent. En fait, si c’était facile, tout le monde pourrait le faire.

– C’est chiant à entendre ce truc-là.

– Oui, c’est chiant à entendre, maintenant que je suis dans un autre univers, on donne du crédit à des gens qui apprennent des textes. C’est bien, bravo ! Mais je n’ai jamais trouvé ça insurmontable et extraordinaire. Après il faut le reproduire bien sûr, il y a des gens qui sont extraordinaires. Moi, je suis un grand fan de Gérard Depardieu, on a beau raconter ce qu’on veut, le mec, il n’apprend même plus ces textes parce qu’il sait très bien que c’est la façon dont il va le dire qui va faire la différence. Mais, il n’y a pas plus dure que le sport ; il faut savoir que moi j’ai couru et je vomissais en même temps que je courais et je continuais à courir. On va dans l’effort que peu de personnes vont dans l’effort et je parle dans tous les sports. Être capable de se surpasser, de se dire « non je ne suis pas à ma limite, non je peux aller plus loin ». C’est terrible, le 12 juillet 1998, on était prêts à mourir sur le terrain, on ne peut pas tout demander et tout avoir sans faire un effort. Vis à 100% ce que tu es en train de vivre, tu vas te retrouver avec des grands joueurs qui ont de l’expérience, qui ont trente ans et qui vont te montrer des choses, sois-là, épis tout ce qui se passe parce que c’est ça qui crée ton expérience et vis le moment. Moi j’ai fait 17 ans de carrière, oui je sortais, j’allais après les matchs boire des coups avec des potes, mais je savais qu’à partir du mercredi soir j’étais chez moi. Je mangeais, dormais, pensais football.

– C’est la priorité.

– C’est une priorité, parce qu’à la sortie, moi je vis très bien ma vie. Donc bien sûr parce que j’ai gagné de l’argent, parce qu’aussi, je suis arrivé à des buts, que je me suis fixés. Si vous n’êtes pas prêts à faire des efforts, ne commencez même pas parce que vous n’allez pas y arriver. Pour n’importe quel corps de métier, quand j’ai commencé au théâtre, on m’a dit … Je suis parti aux États-Unis apprendre le métier, je suis allé dans une branche d’acteur studio, je n’ai pas dit qui j’étais, j’ai dit que j’étais commercial parce que je voulais repartir à zéro.

– Tu ne voulais pas être traité spécialement …

– Exactement, ça a duré six mois avant qu’un Italien me reconnaisse tout ça, mais pendant six mois j’ai pu vivre comme tout le monde et apprendre comme tout le monde, me faire engueuler comme tout le monde, j’étais content parce que je voulais ça, je voulais devenir acteur, je voulais souffrir parce que je voulais comprendre. Et c’est pareil pour tout corps de métier, si vous foncez tête baissée, vous n’écoutez pas ce qui se passe et vous pensez que vous avez tout le temps la vérité, et que ça va arriver comme ça facile …

– C’est mort.

– Mais à un moment donné vous allez vous planter.

– Comment tu trouves cet équilibre, pour les gens qui nous écoutent qui se disent « ok, j’ai un rêve, je vais tout donner pour ça, je vais bosser peut-être plus que les autres autours de moi », mais peut-être que trop ça peut, du coup, générer l’opposé.

– Le trop est l’ennemie du bien, je pense qu’il faut suivre son intuition, écouter les autres, ceux qui vous aiment, je ne parle pas de ceux qui vous envient, mais ceux qui vous aiment, parce que même votre meilleur pote, peut-être qu’il vous envie un petit peu. Mais ceux qui sont vos parents, quand vous sentez qu’ils vont être justes et capables d’avoir une critique en disant moi je trouve que tu vas trop vite là, tu t’enflammes un petit peu, et là il faut dire, est-ce qu’ils ont raison ou ils ont tord ? Est-ce que je dois les écouter ou pas ? Tu as le choix final de dire : » Ouh la, je vais trop loin, je suis trop fatigué, il faut écouter son corps », ça c’est très important, écouter son corps. Si l’estomac, il vous fait mal, c’est parce que vous avez un problème, c’est une alerte, les anti-inflammatoires permettent de cacher une alerte, ce qui n’est pas très très bon, moi je ne prends jamais d’anti-inflammatoire parce que si j’avais un problème quelque part, je voulais savoir jusqu’où j’avais ce problème, c’est-à-dire qu’il fallait que je sente la douleur pour pouvoir la gérer et pour la voir s’atténuer. C’est pareil quand votre cerveau il bouille, vous n’arrivez plus à réfléchir, à un moment donné il faut s’asseoir et il faut souffler un bon coup, le yoga ça aide beaucoup, le yoga c’est le plaisir dans la souffrance, mais ça aide énormément. La respiration, il faut respirer, ça permet d’oxygéner le cerveau et de faire le tri un petit peu là-dedans.

– Un Zidane par exemple, qu’est-ce qui fait qu’il va devenir Zidane selon toi ?

– Alors, il y a une génétique, il y a la chance, être bon au bon moment, il faut rappeler que Zidane, première sélection il marque deux buts. Donc, il explose à la face de la France, pour plus tard exploser à la face du monde. Il y a le travail en amont, un Zidane ne s’est jamais contenté de ce qu’il avait. Moi Zidane … « Là j’ai manqué une passe là, je ne peux pas manquer une passe comme ça », et donc il travaillait là-dessus, et il travaillait sur ses dribbles et il restait des heures après à bosser. Pour vivre l’instant présent et vivre le moment présent, il y a une chose, c’est « j’ai une vie », qu’est-ce que j’en fais ? Est-ce que je la fais moyenne, par rapport à ces ambitions ? Est-ce que je la fais extraordinaire ou je me contente de ce que j’ai où je pose le curseur. Moi je me suis dit : « Je veux qu’on se rappelle mon passage sur terre ».

– C’était à quel âge ça, quand tu te disais ça ?

– Quatorze ans, quinze ans, Je ne savais pas comment, mais je me suis dit, moi je lisais les Grands Hommes, Siècles de Lumière, tout ça, tous ces gens, qui ont posé des bases, qui ont défini des choses. Je ne rêvais pas d’être comme ça, mais je voulais faire quelque chose de spécial et le football est venu naturellement, j’ai dit alors que j’avais vingt ans, un jour je serai champion du monde. J’ai tout fait pour ça, j’ai fait les bons choix, et j’ai fait des choix qui me mettaient en difficulté.

– Tu voulais que ça soit extraordinaire.

– Ouais, il faut que ça soit extraordinaire pour moi. J’ai été champion du monde, j’ai été champion d’Europe, champion intercontinental, j’ai gagné neuf titres, dix titres à ma carrière. Maintenant, je joue au théâtre, et je m’éclate et je fais des pièces à succès qui marchent toutes les unes après les autres parce que je fais les bons choix, parce que je m’entoure de vraies personnes.

TOUT PERDRE POUR RENAÎTRE

– Quasiment, dans le même moment, fin de carrière footballistique, divorce et tu perds ton papa ; qu’est-ce qui se passe en toi dans ce moment-là ? Est-ce que tu l’as utilisé ? Est-ce que ça t’a donné de la force ?

– On va faire chronologiquement. Je perds ma chienne dans mes bras, cette chienne Chelsea, était importante parce que c’est grâce à elle qu’on a changé a loi en Angleterre. C’est-à-dire que moi j’ai vu Tony Blaire, Alastair Campbell, le porte-parole du gouvernement qui était venu à l’entraînement nous voir et moi je les ai pris à part et je leur ai dit qu’à cause de votre quarantaine de six mois pour tous les animaux, je ne peux pas acheter un chien à ma fille, ça m'embête parce qu’on faisait l’aller-retour et comment on peut faire ? Et il me dit : « Viens au 10 Downing Street et puis on en discute ». Ils m’ont fait rencontrer une Lady, et puis on a changé la loi. Donc avec les puces, tu peux maintenant faire les aller-retour avec les animaux. Je suis très fier de ça, j’en parle maintenant, mais c’était il y a plus de vingt ans et j’ai eu cette petite chienne bichon maltais, Chelsea, qui est morte d’une crise d’épilepsie, et ça a été une horreur, une horreur totale où on cherchait au Qatar un vétérinaire qu’on n’a jamais trouvé, et elle est morte devant la porte du vétérinaire qu’on a trouvé enfin à sept heures du matin. C’est vrai que ça m’a fait très mal. Quelques mois après, je perds mon papa, quelques mois après j’apprends que ma femme me trompe et quelques mois après j’arrête ma carrière ; donc c’est en cinq mois.

– On est en quelle année à peu près ?

– On est en 2005. Et je décide de partir à Los Angeles pour apprendre mon métier. Donc, ça a été un été 2005 horrible où je ne sais pas où je vais, comment je fais, j’ai inscris mes enfants à deux écoles. Donc, j’ai tout ça à gérer parce que ça ne va pas dans mon couple, c’est moi qui gère aussi le déménagement du Qatar pour retourner à Aix-en-Provence avant d’aller à Los Angeles.

– Tu es comment là, tu es en colère, tu as la rage ?

– Je suis haineux parce que je viens de finir ma carrière de footballeur et je me dis « ouf, je vais pouvoir souffler », et la vie me dit « bah non mon pote, tu ne vas pas souffler, ce n’est pas pour tout de suite, tu vas te prendre des claques dans la gueule déjà tu vas perdre ton père, tu vas perdre ta famille, tu vas perdre ton boulot, tu vas tout perdre, tu vas recommencer à zéro ». Je t’avoue que mon lit était mon meilleur ami, je n’ai pas envie de me lever, je n’ai envie de voir personne, je n’ai pas envie de marcher, je n’ai pas envie de courir, j’ai trop couru, je n’ai pas envie de voir les gens parce qu’ils m’ont tous trahi, ce sont tous des cons ; et voilà ça dure six mois. Et puis, un jour tu commences à te lever tu commences un peu à bouger, et puis tu as des gens qui sont extraordinaires qui sont à côté de toi, un copain anglais qui me dit : « Viens jouer au foot avec nous ! » Et puis je vais me remettre grâce au foot à rencontrer des gens. J’ai toujours mes cours à Los Angeles et ça c’est quatre heures par jour où c’est vrai que j’oublie un petit peu ça, mais dès que c’est fini je rentre et c’est un peu l’enfer. Je mettrai deux ans à me relever vraiment de ça. J’avais l’impression d’être puni et je ne comprenais pas pourquoi j’étais puni comme ça ; pourquoi, qu’est-ce que j’avais fait, est-ce que j’ai eu trop de chance durant ma carrière qu’il fallait que maintenant je sois puni ? J’avais été puni avant, ma carrière où j’ai été viré du centre de formation. J’ai eu ma carrière, j’ai tout eu. Et là quelqu’un avait décidé que je devais morfler à ce moment-là : non, c’est la vie. En fait, on cherche des excuses pour comprendre pourquoi d’un seul coup il y a, on sait, une série de mauvaises nouvelles qui arrivent ; et moi c’était de très mauvaises nouvelles. Et puis quand tu l’as accepté en disant que c’est ma vie, c’est la vie d’homme et je vais grandir et tout ça ; et bien je vais changer. Mon ex-femme, un jour m’appelle et elle me dit : « Tiens, il y a le Dalai Lama qui vient aux États-Unis à Los Angeles, j’ai deux places, est-ce que tu veux venir avec moi ? » Je vais y aller, et là j’ai tout compris, quand le mec il a dit à tout le monde, mais on demande ce que je pense de la Palestine, du problème Israëlo palestinien, des problèmes des Russes. J’ai la faiblesse et l’honnêteté d’être capable de dire « je ne sais pas ». Celui qui est capable de dire je ne sais pas fait preuve d’une grande intelligence, ça veut dire qu’il prouve à ce lui qui est en face de lui qu’il a envie de savoir, donc il est curieux. Et moi je fais « waouh, alors je peux dire je ne sais pas ».

– C’était quoi, c’était son humilité qui t’a touché ?

– Ouais, c’était ça et se dire en fait, je ne me positionne pas en tant que faible en disant « je ne sais pas », au contraire puisque je vais être plus fort parce que je vais apprendre, et ça c’était super-important. Et j’ai appris aussi un petit peu l’égoïsme, en fait, mais dans l’égoïsme dans le bon sens du terme.

– De penser à soi, tu veux dire ?

– Ouais, j’étais incapable de dire non, pour des évènements, pour des sollicitations … J’étais incapable et j’ai encore du mal maintenant parce que je n’ai pas envie que les gens le jugent comme quelqu’un de pas gentil, de pas social, on veut plaire aux gens, on fait de la séduction tout le temps et mon métier de footballeur en même temps mon métier de comédien, c’est de la séduction auprès du public.

– À quoi par exemple, tu es le plus fier d’avoir dit « non » dans les deux dernières années ?

– Je soutiens une association de défense des femmes battues et des violences conjugales faites aux femmes, j’ai trouvé que je ne prenais pas assez de temps parce qu’on me demandait d’autres choses. Et que maintenant, alors qu’il y a des gens qui souffrent ailleurs, je suis capable quand même de dire non en disant : « je ne peux pas, si je m’occupe de vous, je ne peux pas m’occuper de cette association », et donc je ne peux pas avoir un panel de sollicitation pour aider et toutes ses charités qui me demandent. Et bien, je suis maintenant capable de dire non, parce que si je le fais, je vais mal le faire, je vais mal faire pour les femmes, je vais mal faire pour vous parce que je n’ai pas le temps. Donc, ce que je fais, souvent j’appelle des copains en disant : « Écoutes, est-ce que tu t’occupes d’une association ? Il y a ce jeune homme qui a besoin de quelque chose ».

UN RÊVE D’ENFANT DEVENU RÉALITÉ

– Comédien, ce n’est pas un truc qui t’est venu plus tard, c’était un truc tu disais, dès petit c’était important pour toi. Est-ce que tu pourrais aujourd’hui être comédien comme tu l’es, tu penses, si tu n’avais pas vécu ces trois quatre évènements consécutifs après ta carrière ?

– Définitivement, non, surtout que la méthode que je suis allé chercher, la méthode Stanislavski qui est la méthode d’acteur studio, c’est d’aller chercher sur son passé et sur les expériences de vie pour recréer une émotion, une sincérité. Bien sûr, quand je vais être triste et quand je veux fixer un truc, moi j’ai pensé à ce moment-là à la mort de mon papa, on sollicite beaucoup dans le métier d’acteur les choses sérieuses. Être triste c’est très facile, être heureux ça demande de l’effort, être heureux c’est se convaincre que même si on a des problèmes, parce qu’on a tous des problèmes, on peut les surmonter. Les gens, ils ont tendances à tomber, mais remonter la pente, avoir envie de sourire et tout ça c’est dur.

SA PHILOSOPHIE DE VIE

– Est-ce que pour terminer tu aurais un message comme ça pour les personnes qui m’écoutent, un truc qui te tient à cœur ?

– D’abord, je voudrais te féliciter, parce que je trouve qu’à ton âge être capable d’avoir autant de maturité, d’avoir autant de personnalité, d’ambition, c’est assez exceptionnel, parce que souvent il faut arriver à une certaine sagesse, cinquante ans pour se dire  » à tiens, j’ai manqué ça, j’ai manqué ça, il fallait que je fasse », je trouve que tout ce que tu fais est fait d’ambition, mais d’humilité. Parce que tu es une très bonne personne et je te souhaite de continuer comme ça dans cette voix-là parce qu’elle a l’air assez sacrée cette voix.

– Merci vraiment.

– Ensuite, moi j’ai deux phrases. Je cite toujours Goethe : « J’aime celui qui rêve d’un impossible ». Ça c’est pour moi important, c’est ce que j’ai fait et j’y suis arrivé. Je pense que le monde irait beaucoup mieux si les gens faisaient comme moi le matin, c’est-à-dire de se dire qu’aujourd’hui je vais essayer d’être heureux et je vais essayer d'embêter le moins de monde possible, je suis à peu près certain que si le monde entier se disait ça, il n’y aurait plus de guerre, il aurait beaucoup moins d’engueulades dans la rue, il aurait certainement beaucoup moins d’incivilité, d’agressivité, je ne comprends pas qu’il y a des gens qui soient sur Terre juste pour faire chier les autres. Et comment publier un truc, c’est qu’un jour ils vont partir, on va tous partir. C’est ça la cruauté de notre vie c’est qu’un jour on va tous mourir ; mais il faut que les gens en soient conscients pour vivre mieux, parce que les abrutis qui ont oublié, qui pensent qu’ils sont éternels, ils font chier le monde, même à cinquante, soixante, soixante-dix, quatre-vingts ans, ils ne sont pas bien dans leur tête, il va falloir qu’ils se réveillent ces gens-là. Donc moi je dis le matin, faites-vous une promesse, « je vais essayer d’être heureux et je vais essayer de faire chier le moins de monde possible ». Et là, je suis à peu près certain que le monde ira beaucoup mieux.

J’espère que la vidéo t’a plu, en tout cas, je partage un message qui pour moi est vraiment important, mets-moi en commentaire un rêve que tu as. Si tu le réalises d’ici à la fin de ta vie, tu serais vraiment fier de toi. Je vais lire chacun des commentaires, et si le sujet de la motivation t’intéresse, tu vois pendant des années, moi j’ai eu des difficultés à trouver de l’énergie à être motivé, ma mère disait que j’étais léthargique et j’ai découvert un principe qui m’a beaucoup aidé, je l’ai appelé depuis, la motivation induite, j’ai créée un guide qui s’appelle le guide pratique de la motivation induite. Voilà, ça a aidé déjà des centaines de personnes, si ça t’intéresse, tu cliques juste sur le bouton qui apparaît et je te l’envoie gratuitement. Vraiment ça va t’aider et ça change encore une fois la vie de dizaine de personnes. En attendant, je te dis à très vite, et surtout rappelle-toi, cette année, c’est notre année.

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