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Facteur clés d’entrepreneur – Olivier Roland

David Laroche : Alors bonjour à tous. Bienvenue pour cette nouvelle interview. Donc là je suis avec Olivier Roland, vous devez sûrement le connaître, il est l’auteur des livres pour changer de vie, si vous ne connaissez pas ce site, allez vite découvrir, parce que c’est des résumés de livres. Il est donc avec moi pour répondre à mes questions. Accrochez-vous, vous allez découvrir des secrets d’entrepreneur. Salut Olivier.

Olivier Roland : Salut David.

David Laroche : Tu vas bien ?

Olivier Roland : Ça va très bien et toi ?

David Laroche : Bien écoutes, je suis content de t’accueillir ici puisque j’ai plein de questions à te poser. Et surtout il y a beaucoup de questions que les, beaucoup de réponses que les gens attendent. Donc, tu es un entrepreneur aujourd’hui

Olivier Roland : Oui

David Laroche : Depuis un certain temps

Olivier Roland : C’est vrai oui

David Laroche : Tu as une sacré réussite quand même dans ton domaine, tu t’es positionné comme un des experts un des professionnels un des spécialistes de ton domaine. Je voudrais te poser une question un peu globale, à ton avis est-ce qu’il y a des facteurs clés dans les entrepreneurs qui réussissent ?

Olivier Roland : Oui je pense clairement qu’il y a des facteurs qu’on retrouve chez beaucoup d’entrepreneurs qui ont du succès, alors après ça ne veut pas dire que quand on a ces facteurs là le succès est absolument garanti, des entrepreneurs échouent

David Laroche : Oui donc c’est des facteurs clefs, ça augmente les chances.

Olivier Roland : Voilà ça augmente les chances. Alors le premier facteur clé je pense que c’est une volonté de pas être dans le train-train quotidien du métro boulot dodo, il faut savoir à un moment ou à un autre être ne pas être satisfait de ce qu’on a.

David Laroche : D’accord

Olivier Roland : D’accord, alors c’est une clef importante du bonheur de savoir être important de ce qu’on a, de savoir être satisfait de ce qu’on a, pardon, mais, j’aime bien cette cette citation d’Ésope, qui disait, ‘Soyez content de ce que vous avez, mais rappelez-vous que ce que vous avez, vous l’espériez à un moment, et qu’à présent vous l’avez’. Donc il faut trouver un équilibre comme ça entre apprécier ce qu’on a et aussi avoir envie d’autre chose. Et

David Laroche : Chercher des espaces pour évoluer en fait.

Olivier Roland : Oui moi j’aurais jamais je me serais jamais lancé dans l’entreprenariat si j’avais été complètement satisfait de mon sort, donc, moi j’ai crée ma première entreprise à dix-neuf ans et j’ai fait ça parce que je voulais parce que j’en avais marre des études, j’en avais marre de vivre chez mes parents et je voulais passer dans la vie active, et je pense qu’il y a quand même beaucoup de personnes qui, on dit toujours il faut faire ce qui nous passionne

David Laroche : Ouais

Olivier Roland : Mais bon, c’est vrai, mais quand on regarde autour de nous, je suis désolé, j’ai pas l’impression que la majorité des gens font quelque chose qui les passionne. Et le problème c’est que il y a une nuance, une vrai différence entre apprécier ce qu’on a et être anesthésié par ce qu’on a. C’est pas la même chose. C’est à dire que

David Laroche : C’est à dire en gros je me perçois est-ce que tout va bien alors qu’en fait je suis en train de souffrir.

Olivier Roland : Alors qu’en fait voilà, je me suis enfermé dans des habitudes, dans un confort, qui font que finalement c’est pas si bien que ça, je ne meurs pas de faim, je ne suis pas à la rue, au moins j’ai un toit, un boulot et cetera , une famille, c’est pas si mal, mais au fond de nous, ça suffit pas, il manque quelque chose.

David Laroche : Est-ce que tu aurais une question qu’on peut se poser pour aller savoir si on est en train de s’anesthésier ou si on est en train ou si vraiment on a une belle vie.

Olivier Roland : C’est une bonne question. Je pense que oui. Il y avait Steve Jobs qui disait que si il se regardait dans un miroir trop souvent et que il se disait qu’il ne se disait pas si c’est aujourd’hui c’est mon dernier jour ça va, alors c’est qu’il fallait que j’arrête. Voilà. Bon moi je suis pas enfin c’est pas ce que je fais, mais effectivement on peut se poser la question de, il y a cette fameuse technique qu’on trouve dans le bouquin Les sept habitudes, qui est que, d’essayer d’imaginer son enterrement. Et qu’est-ce que vont dire nos amis et les gens qui nous ont connus sur nous.

David Laroche : Et du coup qu’est-ce qui, est-ce que ça me va ce qu’ils vont dire si ma vie elle continue comme ça.

Olivier Roland : Voilà donc c’est un exercice que vous pouvez faire juste après avoir vu cette vidéo, vous prenez une feuille de papier et vous essayez d’écrire votre enterrement, et qu’est-ce que vont dire vos amis sur vous et sur la vie que vous avez vécu et est-ce que ça correspond à la vie que vous voulez vivre. C’est déjà un premier point s’il y a un écart important c’est que sans doute et bien il y a des choses que vous voulez accomplir dans votre vie qui sont à l’état latent de désir et que pour l’instant vous n’explorez pas, ou vous voilà vous n’avez pas eu l’occasion de vivre.

David Laroche : Et du coup c’est intéressant, si je m’aperçois qu’il y a un écart je peux refaire l’exercice en imaginant cette phrase que j’aimerais qu’ils disent.

Olivier Roland : Exactement. Oui tout à fait. Et voilà je veux dire un entrepreneur il est motivé, il a quelque chose qui le pousse, il a, il a une sorte de feu sacré, qui le pousse à faire ce qu’il fait, à prendre des risques, alors on va peut être reparler des risques après, des risques mesurés, en tout cas à faire quelque chose de différent, qui sort un peu du moule, et qui peut lui apporter énormément de choses. Et il a ce, c’est un peu du courage aussi mais on peut on va en parler mais on peut très bien mettre en place des choses pour tester un peu des idées sans risquer grand chose. Mais déjà il faut avoir cette envie de le faire. Et je pense que les personnes qui regardent cette vidéo

David Laroque : Ont une envie.

Olivier Roland : Elles ont cette envie. Il faut capitaliser là-dessus, se dire que c’est tout à fait normal et je sais que pour certaines personnes c’est pas facile ne serait-ce que d’assumer cette envie parce que elles sont dans un environnement où finalement c’est pas le cas pour la plupart des gens qui sont autour d’elles. Bon en tout cas c’est l’impression qu’elles ont. Elles ont l’impression que les gens bon

David Laroche : Qu’elles sont seules

Olivier Roland : Voilà elles sont elles sont voilà elles sont seules dans leur truc, elles se sentent pas supportées. Et du coup, elles peuvent se sentir un petit peu bizarre ou se dire non c’est moi qui ai un problème et cetera. N’hésitez pas à assumer cette envie de faire autre chose et de faire quelque chose de différent et capitaliser là-dessus. Tous entrepreneurs qui se sont lancés voilà ne pouvaient pas se satisfaire d’être employé et

David Laroche : Avaient besoin de liberté

Olivier Roland : Ils ont un besoin de quelque chose, d’indépendance, de réaliser, de de, de faire quelque chose de différent et qui compte pour eux.

David Laroche : Là tu as déjà donné, je voudrais les résumer pour les personnes qui sont en train de nous écouter donc, tu as dit vraiment cette idée de passion, de désir de construire quelque chose de passionnant, après le fait qu’il y ait un besoin à remplir, ça peut être la liberté, l’autonomie, l’envie de construire, tu as parlé de faire quelque chose de différent, c’est à dire je ne suis pas là pour reproduire quelque chose qui existe déjà mais pour créer quelque chose de différent, c’est ça ?

Olivier Roland : Oui

David Laroche : Je t’ai entendu parler de prendre des risques, donc on y reviendra, c’est à dire de, l’idée que ça va se faire mais, mais pas comme ça, je vais faire quelque chose que je ne connais pas, c’est ça ?

Olivier Roland : Oui tout à fait.

David Laroche : D’accord, donc ça fait déjà quatre premiers facteurs clés. Si on allait un peu plus sur le prendre des risques. Qu’est-ce que tu appelles prendre des risques ?

Olivier Roland : Ok alors prendre des risques effectivement il y a plusieurs choses, déjà c’est prendre le les risques de sortir un petit peu des ornières. Moi j’appelle ça les pantoufles en ciment. Quand on a des pantoufles bien confortables mais qui nous, on a l’impression qu’on est complètement cloué au sol et qu’on aimerait bien pouvoir aller faire un jogging de temps en temps. C’est avoir voilà prendre des risques c’est, déjà prendre des risques au niveau psychologique en se mettant en marge dans un projet qui nous paraît ambitieux qui nous fait peur c’est normal. Tout projet qui est un minimum important pour nous nous fait peur c’est tout à fait normal, il n’y a pas de problème avec ça, c’est comme si vous faites votre premier saut en parachute, personne ne vous en voudra si vous avez peur, c’est même requis quasiment. Et pourtant vous pouvez avoir peur et le faire quand même. Mais il y a une, à chaque fois que l’on affronte une peur, il y a une prise de risque. C’est évident même si elle est imaginaire. Moi par exemple j’ai le vertige c’est, pourtant c’est complètement stupide d’avoir le vertige mais je me suis forcé à faire de l’accrobranche juste pour lutter contre ça, et j’avais beau savoir que le machin qui me soutenait pouvait soutenir un poids dix fois supérieur au mien il n’y a aucun risque que ça que ça se rompe, mon cerveau, je n’arrivais pas à le faire prendre conscience au cerveau mais je me dis je vais le faire quand même je vais avoir peur mais le faire quand même. Donc cette prise de risque concrètement elle est imaginaire, mais sauf que quand on le vit elle est vraiment concrète, parce qu’on a cette peur qui est à affronter. Mais c’est ça qui est génial c’est que quand on affronte ces peurs-là on se rend compte que finalement elles sont largement imaginaires et que après on se dit ah ouais mais c’était pas grand chose finalement.

David Laroche : Mais et du coup le fait que tu fasses de temps en temps comme ça ces petits défis pour dépasser tes peurs est-ce que tu as l’impression que c’est de plus en plus facile de dépasser tes peurs

Olivier Roland : Oui oui clairement moi

David Laroche : C’est comme un muscle alors

Olivier Roland : Ouais c’est comme un muscle oui c’est comme voilà on s’entraîne exactement c’est plus facile. Après il y a le risque en terme de des actions concrètes que vous allez entrepris entreprendre pardon. C’est à dire que vous allez quand même dépenser de l’énergie et du temps déjà, sans doute de l’argent dans votre projet de création d’entreprise et ça implique un risque c’est à dire que si votre projet ne se concrétise pas ou que l’entreprise ne marche pas et bien tout ce temps cette énergie cet argent sera perdu. Et ça c’est un risque évidemment. Alors, plusieurs choses à ce niveau-là. Déjà au niveau du temps et de l’énergie sachez qu’on retire toujours quelque chose une d’un projet de création d’entreprise même s’il n’aboutit pas même si ça se transforme en échec ça vous fait une expérience extraordinaire et si jamais vous vous relancez derrière dans une autre création d’entreprise c’est quelque chose vraiment sur lequel vous pourrez capitaliser et qui qui vous évitera de faire beaucoup des erreurs que vous avez fait au départ. J’avais fait comme ça une vidéo dans laquelle je donnais dix raisons pour lesquelles vous ne devriez pas être salarié et une de celles-là c’est ça c’est que vous engrangez beaucoup beaucoup beaucoup plus d’expérience quand vous créez votre entreprise et que vous et qu’ensuite vous la gérez que quand vous êtes salarié, alors moi j’ai, on ne peut pas faire d’équation vraiment précise mais j’estime que voilà une année d’entreprenariat c’est équivalent à plusieurs années de salarié en terme d’expérience et je ne sais plus qui disait ça je crois que c’est Seth Godin qui disait que les gens n’ont pas, les gens disent que ça fait trente ans qu’ils sont dans la même boîte et qu’ils ont trente ans d’expérience mais c’est pas vrai pour la plupart des gens ils ont juste trente fois un an d’expérience c’est à dire qu’au bout d’un an ils apprennent plus rien. Et c’est vrai que pour certaines personnes il y a ça, dans l’entreprenariat on est toujours obligé d’apprendre, d’évoluer, de s’adapter, donc finalement ce risque de perdre du temps et de l’énergie est à minimiser parce que c’est une expérience

David Laroche : C’est que de l’apprentissage en fait

Olivier Roland : Ouais c’est que de l’apprentissage et voilà

David Laroche : L’entrepreneur qui réussit il est pas seulement même quand ça marche à se dire c’est bon j’ai trouvé un business modèle qui fonctionne mais c’est l’idée, d’ailleurs même pour toi aujourd’hui, tu cherches encore des nouveaux terrains pour aller évoluer, explorer des nouvelles choses

Olivier Roland : Voilà ça revient à ce que, à ce fameux dilemme dont je parlais tout à l’heure qui est finalement d’ailleurs qui a une position un petit peu entre le manière bouddhiste de voir les choses et le développement personnel, c’est quand est-ce que je me dis je suis content de moi et je profite de ce que j’ai et quand est-ce que je me dis ok maintenant je vais me mettre en avant et je vais avancer je vais essayer d’avoir les choses que je désire, ce que j’ai là aujourd’hui je suis content, j’ai je me suis bougé les fesses pour l’avoir et c’est pas facile de trouver cet équilibre parce que si on est trop des les équipes dans l’un ou dans l’autre je pense que ça amène des frustrations des problèmes et cetera. Toute la clé c’est de trouver cet équilibre entre être content de ce qu’on a et quand même avancer. Alors on peut avoir des périodes par exemple on dit pendant six mois un an je suis tranquille je profite de ce que j’ai et puis repartir après pourquoi pas c’est ce que on a aussi le concept des mini-retraites de Tim Ferriss qui dit voilà plutôt que de prendre que d’attendre soixante soixante-dix ans et puis de prendre votre retraite alors que vous êtes vieux et que vous avez perdu toute votre énergie vous répartissez ces vingt à trente ans de vos retraites dans votre vie active tout simplement. C’est une solution. Bon là on s’écarte un peu du sujet mais voilà il y a cette idée qu’on a toujours on est toujours en train d’engranger de l’expérience.

David Laroche : C’est plus vraiment un risque total parce dans tous les cas ça apprendra quelque chose.

Olivier Roland : Oui et le fait de voilà créer une entreprise c’est quelque chose qui est extrêmement engageant, qui va vous motiver énormément, vous allez vivre un moment intense de votre vie et vous allez être motivé à apprendre et à appliquer des choses beaucoup plus que si vous étiez dans le train-train quotidien parce que finalement ce qui est en jeu c’est la survie de votre entreprise c’est la survie de votre projet, de votre crédibilité de votre amour propre et des tas d’autres choses et vous allez être beaucoup plus motivé par exemple pour apprendre comment vendre et l’appliquer dans votre entreprise comment je sais pas moi comment trouver des prospects, comment satisfaire les clients et cetera donc vous allez vite monter en compétence parce que vous avez pas le choix en fait.

David Laroche : Et du coup en terme de prise de risque, tout le calcul une fois qu’on a intégré, c’est comment on pose le curseur, par exemple est-ce que je vais aller à la banque emprunter 100000€ parce que j’ai envie d’investir là-dedans, comment je sais entre guillemets que là c’est peut être un risque qui est trop élevé pour moi enfin par exemple les formations que je vais me payer le coaching que je vais me payer le matériel que je vais acheter il y a des trucs qui seront peut être bien racheté dans trois ans et qu’il serait peut être pas utile de prendre maintenant. Alors comment j’évalue que là c’est plus du risque c’est de la bêtise ?

Olivier Roland : Ok donc c’est une excellente question. Déjà le modèle que moi je préconise aujourd’hui c’est que grâce à internet on peut tester en fait des tas de dîners d’entreprise sans que ça nous coûte très cher, voire sans que ça nous coûte rien du tout à part du temps. Alors moi ma première entreprise j’avais emprunté 100000 francs à l’époque c’était le franc pour le démarrage c’était pas énorme mais quand même, si on se plante et qu’on doit rembourser c’est pas énorme. Par contre la deuxième entreprise j’ai eu aucun capital pour la lancer, j’ai commencé avec un blog que j’ai fait ça que j’ai fait à temps partiel que j’ai fait à côté de mon activité principale, ça m’a coûté zéro euro. Enfin zéro non c’était trente euros pour l’hébergement et puis voilà. Je me suis payé un petit peu pour des formations et cetera mais voilà l’investissement était dérisoire pour la création d’entreprise qui est aussi développé que la mienne aujourd’hui. Donc moi je recommande vraiment de voir comment vous pourriez faire une expérience sur internet ou même pas sur internet on peut trouver des expériences dans la vie réelle qui sont pas chère qui vous permettent de tester le concept et j’avais quand même testé le concept de ma première entreprise avant de la lancer donc c’était une entreprise de prestations informatiques que j’ai lancé à 19 ans mais quand j’avais eu l’idée de faire ça j’avais 18 ans j’étais en première littéraire et j’avais besoin d’une certaine certitude que le concept était bon avant de pouvoir arrêter l’école et me lancer quand même dans le projet et chercher des financements. Donc j’ai fait quelque chose de tout simple c’est que j’ai posté une petite annonce dans un journal d’annonces gratuites, ça m’avait coûté 60 francs à l’époque en disant voilà je peux aller dépanner votre ordinateur chez vous tout simplement et ça m’avait rapporté 5000 francs de chiffre d’affaire. Voilà des choses comme ça toutes bêtes qui nous permettent de tester. Alors si l’on veut rester dans les clous de la légalité à l’époque je n’avais pas le droit de faire ça parce que c’était du black en même temps personne ne va en vouloir à un jeune de dix-huit ans de faire ça. Bon je n’ai pas le droit de vous donner des conseils comme ça qui sont illégaux. Aujourd’hui de toute façon grâce à l’autoentreprise vous pouvez très bien faire ça c’est ça qui est génial avec votre statut d’autoentrepreneur vous pouvez très bien faire l’expérience que j’ai fait à l’époque de manière tout à fait légale en créant une autoentreprise puisque de toute façon vous payez des taxes qu’à partir du premier euro de chiffre d’affaire encaissé donc il n’y a aucun soucis. Voilà vous pouvez essayez d’imaginer j’ai un concept j’ai cette idée comment je peux la tester à petite échelle mais de manière réelle c’est à dire comment je peux faire en sorte d’avoir des clients de voir s’il y a vraiment des clients qui sont intéressés par le concept.

David Laroche : Et qui payent du coup

Olivier Roland : Et qui payent et c’est ça le vrai test parce que si vous prenez dix personnes et que vous leurs dîtes, que vous leur faîtes un sondage

David Laroche : Qu’est-ce que tu en penses ?

Olivier Roland : Est-ce que tu es prête à acheter ça. Vous avez je sais pas avoir cinq personnes sur dix qui vont vous dire oui, mais si vous dîtes « ah mais ça tombe bien j’ai ça dans mon coffre attends j’arrive », je peux vous dire que sur les cinq qui ont dit oui il n’y en a pas cinq qui vont acheter ça c’est clair. Le vrai test c’est le nombre de personnes qui achète et à quel prix. Et à l’époque j’avais pas la conscience de tout ça mais j’avais quand même cette idée intuitive qu’il fallait tester mon concept parce que voilà c’est là, là on voit vraiment la clé c’est de prendre des risques mesurés, parce que je prenais quand même des risques importants. J’ai arrêté l’école avant d’avoir le bac, je devais expliquer ça à mes parents, je devais les convaincre que c’était un bon projet, j’allais devoir emprunter de l’argent alors que j’avais aucune expérience aucun diplôme aucun réseau rien du tout, il me fallait une certaine certitude, une certaine sécurité, de savoir que le concept en lui-même était bon, et le fait d’avoir posté, enfin publié une petite annonce comme ça, et de voir que ça, que j’avais vraiment récupéré mon investissement largement ça m’a conforté dans le fait qu’il y avait un vrai business modèle.Et ça m’a coûté soixante francs donc c’est quoi dix euros maintenant.

David Laroche : Donc en gros ce que tu dis c’est qu’on peut prendre des risques même très gros mais c’est important de valider que déjà à une petite échelle il y a des retours qui sont plus élevés

Olivier Roland : Et qu’est-ce que c’est ça si ce n’est juste une démarche scientifique. On a notre projet entreprise on va tester cette hypothèse. Si ça marche tant mieux on continue si ça ne marche pas retour à la case départ on voit ce qui n’a pas fonctionné dans notre hypothèse on peut éventuellement réessayer et cetera ou trouver une autre hypothèse complètement différente. Mais c’est grâce à je veux dire tout ce qu’on a accompli dans ces 500 dernières années c’est essentiellement dû à la science et ses méthodes scientifiques et vous pouvez l’appliquer pour votre business, pour minimiser les risques et valider votre concept. Et grâce à internet aujourd’hui on a des tas d’outils

David Laroche : Pour tester

Olivier Roland : Qui permettent de tester très facilement. Aujourd’hui si vous dépensez 100€ sur Facebook vous pouvez toucher 100000 personnes 150000 personnes, enfin je veux dire c’est incroyable, on n’a jamais eu une technologie qui permettait de toucher aussi facilement autant de personnes et de tester des concepts. Pareil vous pouvez dépenser 100€ sur Google AdWords qui est la régie publicitaire de Google pour tester des idées de produit et cetera, enfin c’est incroyable on vit dans une période extraordinaire et on a accès comme ça en deux clicks à des outils enfin à des moyens qui vingt ans auparavant nous aurait demandé un temps fou et des dizaines de milliers d’euros.

David Laroche : Et par rapport aux formations parce que dans le monde du développement personnel, du succès, il y a une croyance un peu commune du fait que c’est la prochaine formation qui va me sauver la vie, que c’est la prochaine formation qui va me permettre de réussir. Qu’est-ce qui, comment mesurer de savoir alors à un moment donné ça suffit de se former, il faut peut-être un peu appliquer ou vraiment j’ai besoin d’aller acquérir les nouvelles compétences.

Olivier Roland : Ok alors ça c’est aussi un dilemme. C’est à chacun de répondre à cette question, mais je vais donner des indications. C’est évident que juste acheter des formations sans les appliquer alors j’ai un scoop ça ne sert absolument à rien, c’est juste de la masturbation intellectuelle, alors après la masturbation c’est agréable c’est fantastique, pourquoi pas si vous aimez ça, personne ne vous en empêche, mais au bout d’un moment c’est quand même frustrant si vous ne faîtes que ça. J’aime bien l’analogie de la masturbation. Donc voilà, les gens qui achètent des formations juste pour la culture générale, pour la curiosité intellectuelle et cetera, pourquoi pas moi aussi ça m’arrive de lire des bouquins, juste pour la curiosité bon. Mais si vous voulez vraiment acquérir des compétences pour les utiliser pour votre entreprise pour changer de vie et cetera, à un moment ou à un autre et bien pour que ces connaissances deviennent des compétences, il faut les appliquer y’a pas photo. Chris Thibault qui est un blogueur très connu anglo-saxon dit cette citation que j’aime beaucoup qui dit qu’il y a un gouffre beaucoup plus important entre la connaissance et l’action qu’entre l’ignorance et la connaissance. Voilà savoir c’est bien mais c’est beaucoup moins important que d’agir, ok, et c’est en agissant qu’on transforme des connaissances en compétences c’est à dire que je ne sais vous lisez dans un bouquin de marketing par exemple que j’en sais rien moi voilà vous lisez si tu fais telle séquence d'email voilà tu peux avoir tel retour sur investissement et cetera. Vous dites ah ouais c’est intéressant vous mettez ça dans un coin de votre esprit au bout de demain vous l’avez oublié. Tandis que si vous la faites tout de suite cette séquence d'email vous avez déjà tapé et cetera vous allez voir les résultats ça sera gravé dans votre cerveau de manière indélébile ça deviendra une compétence vous saurez la réutiliser en cas de besoin.

David Laroche : C’est très intéressant ce que tu viens de dire par rapport aux formations où on donne une séquence ou comment on donne des processus, toi qui a lu beaucoup de livres d’ailleurs, fais aussi pas mal de formations est-ce qu’il vaut mieux à un moment donné stopper la lecture et revenir sur le même livre ou la même formation en se disant je le relis jusqu’à ce que j’ai compris le truc que je le maîtrise, parce que là je vais pouvoir faire la séquence de mail mais c’est pas forcément dès la première fois où on verra le résultat parce que je la maîtrise

Olivier Roland : c’est vrai aussi ouais tout à fait

David Laroche : Il faut répéter jusqu’à ce que j’ai un résultat comment tu t’y prends ?

Olivier Roland : C’est pas évident. On sait jamais dans ces cas-là si c’est parce qu’on a mal fait les choses ou si parce que en l’occurrence ça ne s’applique pas à notre situation particulière parce que voilà dans le livre on lit des formules qui essayent d’être le plus universel possible mais ça ne s’applique pas forcément à tout. Mais donc l’idéal c’est d’avoir un feedback de quelqu’un qui maîtrise ça mieux que nous. Ça c’est clair c’est l’idéal après c’est pas toujours possible quoique parfois on est étonné en envoyant un mail à un auteur en disant voilà j’ai testé le concept voilà ce qu’il s’est passé qu’est-ce que vous en pensez, donnez-moi juste un conseil de quelques lignes pour me dire ce que je devrais refaire si je réessaye ça peut déjà vous apporter énormément. Mais déjà ce que vous pouvez faire c’est relire attentivement la partie du bouquin que vous avez voulu tester parce que des fois on ne fait pas attention et on élimine des éléments qu’on estime négligeable alors qu’ils sont cruciaux. Et puis je vois aussi trop souvent des personnes qui se disent ça ils lisent une recette ‘ben non non mais ouais ça mais ça c’est pour rigoler je vais faire ça mais pas ça’. Mais c’est débile c’est comme si on lisait une recette pour faire un gâteau au chocolat et qu’on disait je ne mets pas le chocolat il y a le reste ça ira c’est juste un ingrédient sur les dix c’est pas grave. Bien non pas du tout parfois il y a cet ingrédient qui pour vous vous paraît complètement stupide et qui est en fait vraiment important, le truc c’est que comme vous savez pas vous avez pas la compétence faite pour juger ce qui est important ou pas dans tous les trucs qu’on vous donne. C’est pour ça aussi que c’est important de tester d’avoir cette démarche scientifique pour tester par vous-même pour voir ce qui marche ce qui ne marche pas et cetera.

David Laroche : Et d’ailleurs par exemple si on prend une des stratégies marketing de lancement par exemple on peut avoir la on peut avoir à peu près compris les fondamentaux de la méthode et avoir quasiment pas de résultat, à ton avis

Olivier Roland : Le lancement orchestré

David Laroche : Oui le lancement orchestré. Qu’est-ce qui va faire que on a compris les grandes lignes, on fait les grandes lignes à un moment donné il y a une personne qui a de super résultats en ayant regardé la formation et l’autre elle applique et c’est pas terrible, pourtant les deux ont été impliqué.

Olivier Roland : Et bien le lancement orchestré c’est vraiment une formule qui a été testé dans des centaines de marchés différents, on peut vraiment dire qu’elle est universelle et qu’elle fonctionne dans vraiment la majorité des cas, on a, je pense que les cas où ça ne marche pas ont été identifiés. En gros, le lancement orchestré ça ne fonctionne pas si votre offre est mauvaise tout simplement c’est à dire que si ça ne correspond pas à ce que vos prospects veulent. Donc si ça ne résout pas un problème concret que vos prospects veulent résoudre ça ne va pas marcher parce que c’est pas une formule magique c’est juste une campagne qui est extrêmement efficace qui est similaire à ce que les majors font pour le lancement d’un film, qui va faire en sorte que vous êtes le centre d’attention du marché pendant deux semaines tout le monde va parler de votre produit. Sauf que si, c’est pas magique, si votre produit il est complètement à côté de la plaque par rapport à ce que les gens veulent, tout le monde s’en fout c’est normal. Voilà donc vous avez beau utiliser toutes les méthodes, tous les outils du lancement orchestré voilà ça c’est vraiment la première cause d’échec, c’est juste une mauvaise identification des besoins des prospects à la base. Donc ça c’est un problème au niveau du sondage, de la création de l’avatar du prospect, et voilà donc bon après c’est pas grave parce que faire un lancement c’est aussi une extraordinaire manière d’être connecté à son marché ,d’avoir des feedback sur tout et donc on peut très bien comprendre là ce que les gens veulent vraiment et cetera. Bon ça c’est le premier facteur. Ensuite deuxième facteur que j’ai identifié c’est clairement les gens c’est exactement ce que j’ai dit ils regardent la recette et ils appliquent la moitié des ingrédients. Le lancement orchestré c’est une formule c’est une méthode il faut tout appliquer de A à Z, il y a pas, on se dit pas bien non je pensais, tient je me fais un sandwich, je me fais un hot dog mais je ne vais pas mettre la saucisse. Ça ne sert à rien. Il faut tout faire. Donc voilà une recette on met tous les ingrédients et au début vous n’avez pas les compétences nécessaires enfin suffisantes pour pouvoir juger quel est l’ingrédient important ou pas. Plus tard quand vous aurez acquis un peu d’expérience vous pourrez dire ok je vais changer un peu la recette, pourquoi pas, plutôt que de mettre des oignons je vais mettre de l’ail et cetera why not. Et vous allez surtout tester pour savoir si c’est vraiment plus efficace ou pas voilà. Et après il y a d’autres raisons, après il y a toujours un facteur chaos ok, il y a toujours des problèmes qui ont lieu pendant un lancement, parfois les problèmes sont plus ou moins graves, si votre serveur crash et que vous vous faîtes hacker pendant un lancement.

David Laroche : Ouais bon voilà après c’est que des facteurs qui sont identifiables facilement.

Olivier Roland : Exactement. Après il y a aussi le fait que vous êtes sur un marché qui à la base est pas voilà, les gens n’ont pas d’argent ou c’est qu’il n’y a pas de potentiel économique par exemple ou que vous êtes pas crédible dans votre rôle de personne qui peut apporter une solution, ça c’est aussi un problème qu’on peut voir mais

David Laroche : D’ailleurs tient je pense que j’ai une question que peut être pas mal de personnes peuvent se poser, voilà sur internet les produits qui ont l’air de plus se vendre en tout cas en apparence c’est des produits qui appellent directement à générer plus d’argent, par exemple des produits marketing ou immobilier ou bourse et des produits où le bénéfice en terme de retour sur investissement il est peut être indirect par exemple la formation sur de la méditation une formation sur le zen. Et il n’y a pas de formation marketing là qui dise quand tu vas présenter ton offre tu vas vraiment mettre en avant les bénéfices financiers ou ce que tu vas éviter de perdre en terme d’argent. Et comment voilà comment on va faire par exemple si j’ai envie de vendre un produit sur, bien on va prendre un vrai exemple si mon produit il est sur la confiance en soi comment je mets en avant les bénéfices selon toi par exemple, toi qui maîtrise bien ces outils là.

Olivier Roland : Alors je pense pas que ça soit obligatoire de toujours parler des bénéfices financiers, c’est très important de parler de bénéfices de son produit, qu’est-ce que ça va apporter concrètement au prospect. Toi il faut, dans le cas d’un produit sur la confiance en soi, il faut comprendre ce que les prospects dans ce marché veulent, bon en l’occurrence ça paraît simple, ils veulent être plus confiant en eux, mais qu’est-ce qu’ils veulent au final, la confiance en soi c’est juste un outil qui leur permet d’avoir vraiment ce qu’ils veulent. Donc il faut identifier, bon on peut imaginer, c’est un secteur que je connais un petit peu, on peut imaginer que les personnes veulent plus de confiance en elles parce que voilà elles veulent une meilleure carrière, un meilleur boulot, vendre mieux, séduire plus facilement le sexe opposé, avoir de meilleures relations avec leur conjoint et cetera, donc ça c’est les bénéfices que les personnes veulent réellement, donc ça serait une erreur déjà de mettre l’accent uniquement sur la confiance en soi et pas sur ces bénéfices profonds.

David Laroche : Là par exemple moi j’ai identifié qu’il y a 40% des personnes c’est le pro qui revient en premier. Quand je leur dis pourquoi vous voulez avoir confiance en vous ils me disent c’est le pro.

Olivier Roland : Ok donc un de tes avatars, ça sera sur cette personne qui va bosser dans une entreprise ou qui sera entrepreneur et qui veut de la confiance en elle mais pourquoi aussi. Pour vendre mieux ? Pour avoir une meilleure relation avec son boss ? Pour mieux manager ? Il faut après voir vraiment

David Laroche : Creuser un peu plus

Olivier Roland : Ouais il faut creuser un peu, parce que c’est des catégories et des sous-catégories et cetera, il faut mettre en avant ses bénéfices, en disant voilà si vous avez plus de confiance en vous ça va vous, je vais vous expliquer comment la confiance en vous va vous aider à mieux manager, mieux vendre être plus confiant au travail pour avoir de meilleures relations avec tout le monde et cetera, et tu demandes des études de cas à des personnes qui ont réussi à voir ces bénéfices grâce à leur travail sur eux pour avoir plus de confiance en eux. Après si tu veux tu peux toujours parler éventuellement de bénéfices financiers, ça ne mange pas de pain, en l’occurrence c’est facile c’est facile si

David Laroche : Si une personne a plus confiance et qu’elle devient pro elle peut avoir un retour.

Olivier Roland : Voilà si ça touche le pro obligatoirement la personne qui a plus confiance en elle et qui est plus vendeuse elle va toucher plus de commission, celle qui va mieux manager va être remarquée par son boss plus facilement va

David Laroche : d’augmentation et cetera

Olivier Roland : Voilà tu peux dire ce genre de choses on peut essayer de voir mais c’est pas obligatoire de parler des bénéfices financiers, ça dépend du marché, et par exemple est-ce que ça serait pertinent, en plus il faudrait toujours faire attention aux croyances des prospects dans un marché spécifique, par exemple si tu as un produit sur la méditation est-ce que c’est pertinent de parler d’argent, dans

David Laroche : C’est une cible qui est très orientée bien être

Olivier Roland : Oui, et qui peut être, et qui peut avoir des croyances militantes par rapport à l’argent et qui va être peut être un peu en se disant, mais pourquoi il me parle d’argent ce gars-là, l’argent c’est mal tu vois. Il faut comprendre, il faut connaître son marché, son prospect et

David Laroche : Là c’est intéressant ce que tu viens de dire ‘l’argent c’est mal’ puisque il y a beaucoup d’entrepreneurs qui sont en phase de croissance enfin débutant qui ont des fois eux-mêmes cette cohérence ‘l’argent c’est le mal’ au fond d’eux, et qui des fois ont même pas envie d’apprendre à vendre sous-entendu là mon produit il est suffisamment bon, il devrait un peu se vendre tout seul, je devrais pas faire de marketing. Du coup est-ce qu’on doit délayer la vente ou délayer le marketing ou alors est-ce que tu penses que chaque entrepreneur devrait un minimum développer ses compétences pour vendre et ses compétences marketing.

Olivier Roland : On a le cofondateur de Google, c’est Larry Page qui a dit ça, qui a dit le marketing c’est le prix groupé quand vos produits ne sont pas suffisamment bons. Et je peux dire, bon, pour les produits vraiment exceptionnels peut être mais dans 99% des cas, c’est faux. D’ailleurs Seth Godin n’est pas d’accord avec lui mais bref. Donc je pense que c’est vraiment important pour un entrepreneur, il y a des choses fondamentales à savoir, il faut bien se rendre compte, et ça c’est une erreur que font beaucoup d’entrepreneurs et que j’ai faite, la plupart des gens qui créent leur première entreprise partent d’une approche technique, ok, ils partent de leurs compétences, de ce qu’ils savent faire, de leur métier, c’est ce que j’ai fait moi, j’étais bon en informatique, j’ai crée une boite d’informatique. Et pourquoi pas mais le gros problème, il ne faut pas oublier que quand on est chef d’entreprise, non seulement, et qu’on est solo preneur, on est tout seul et on doit être bon techniquement dans ce qu’on fait, mais qu’on doit être bon aussi dans le métier de chef d’entreprise, on doit être bon dans la gestion d’entreprise. C’est un autre métier qui se rajoute à la technique qu’on avait et il y a des tas de choses qu’on n’avait pas à gérer en tant qu'employé et qu’on doit gérer maintenant. Voilà on doit gérer les finances, on doit gérer les ventes, le marketing, le recrutement, le management, et cetera, et ça il faut bien le prendre en compte, c’est pas la même chose que juste accomplir son métier technique. Et je pense que parmi toutes ces casquettes, une de celles qui est la plus importante pour les dirigeants, enfin tous les entrepreneurs, c’est effectivement de bien comprendre le marketing, et la vente et comment ça marche, enfin de bien comprendre comment faire en sorte de toucher un maximum de prospects, d’en convaincre un maximum de devenir client, et de faire en sorte que ces clients soient le plus satisfait possible pour qu’il rachètent voilà. Donc le marketing c’est une compétence cruciale à avoir, c’est, cette méconnaissance dans ce domaine est malheureusement répandue, je pense que c’est un des freins principaux pour beaucoup d’entrepreneurs.

David Laroche : Et est-ce que tu as, donc deux questions. Est-ce que tu as développé ta communication depuis, tes capacités relationnelles depuis la création de tes premières entreprises, est-ce que tu penses que développer l’aisance relationnelle c’est un facteur clé de la réussite d’une entreprise ?

Olivier Roland : Alors quand j’ai crée ma première boite, j’avais dix-neuf ans, j’étais puceau, j’avais pleins de boutons, je ne savais pas m’habiller, j’étais mal dans ma peau, j’étais timide, j’étais un gros geek, j’avais pas de diplômes j’avais rien, je gagnais la moitié du RSA quoi, faut arrêter, j’avais rien du tout, et ça ne m’a pas empêché de réussir à convaincre des investisseurs et tout ça et c’est clair que ça m’a apporté énormément, je l’ai toujours dit ça a été le passage entre l’adolescence et l’âge adulte, rien que le projet en lui-même d’aller devoir voir tous ces gens, de les convaincre et cetera

David Laroche : Donc ta communication elle s’est vraiment

Olivier Roland : Oui bien sûr et naturellement, de toute façon voilà, ce que je vous disais tout à l’heure, quand vous avez votre projet, vous avez pas le choix, faut à un moment arriver à l’étape supérieure, parce que sinon votre truc va foirer, et c’est une super motivation en plus vous pouvez fêter ça, c’est une excellente manière de progresser, je pense que j’ai progressé plus en un an de projet comme ça que si j’étais resté cinq ans à l’école clairement.

David Laroche : Et est-ce que tu penses que ce serait un facteur-clé même d’échec de ne pas avoir d’aisance relationnelle pour un entrepreneur ?

Olivier Roland : Alors ça dépend, parce qu’on peut toujours, moi je connais des entrepreneurs qui sont très timides, et bien d’ailleurs on parlait de ça ce midi avec un autre entrepreneur, il me disait que Xavier Niel est très timide, il y a toujours moyen de compenser ses faiblesses comme ça, de faire en sorte que voilà on a tous nos forces et nos faiblesses, il vaut mieux capitaliser sur ses forces qu’essayer de combler ses faiblesses, je pense que c’est un principe général qui marche la plupart du temps, c’est pas toujours vrai, et voilà quand on a une entreprise qui croît, on peut vite déléguer ce sur quoi on est mauvais à des gens qui sont, mais voilà il faut toujours trouver l’équilibre

David Laroche : C’est une vrai question alors toi aujourd’hui donc tu as un vrai chiffre d’affaire, des bénéfices donc aux yeux des gens pour Olivier c’est simple de déléguer parce qu’il y a les revenus. Quand on crée une entreprise est-ce qu’on doit attendre d’avoir des retours ou est-ce que ça pourrait être judicieux de me dire j'emprunte et je me permets de déléguer.

Olivier Roland : On est encore là dans le risque calculé et il n’y a aucune réponse fiable à 100%

David Laroche : Pas de recette

Olivier Roland : Voilà si vous me demandez d’analyser, si j’analyse imaginons pendant une semaine votre entreprise, et que je dois vous donner une répondre sur cette question, je peux encore me tromper, ok parce que personne ne peut prédire l’avenir. Je peux essayer peut-être de réduire le risque d’incertitude et cetera, mais personne ne peut prédire l’avenir donc on a toujours un moment où l’entrepreneur doit faire un choix, et ce choix implique déjà de devoir renoncer à une possibilité voire plusieurs, et de prendre un risque parce que peut-être que je me trompe personne n’a la science infuse, tout le monde est imparfait, et on n’est pas non plus maître de circonstances extérieures et ça c’est vraiment quelque chose d’important à comprendre quand on est entrepreneur, c’est que l’on devient responsable. D’accord, et ça implique cette possibilité d’échouer, clairement. Mais voilà le but c’est aussi de prendre en compte ça et d’essayer toujours de minimiser les risques c’est à dire qu’on se dit de faire en sorte que même si on échoue on n’y perd pas non plus qu’on ne se retrouve pas à la rue

David Laroche : D’accord donc là c’est un truc important c’est à dire je vais prendre un risque mais il est mesuré de telle façon que je peux l’assumer si le pire arrivait

Olivier Roland : Exactement

David Laroche : Il ne faut pas que le pire, s’il arrive, me perde toutes mes chances quoi

Olivier Roland : Après, il y en a qui vont, il y a plusieurs écoles, il y en a qui vont dire, c’est ceux qui prennent le plus gros risque qui réussissent le mieux, c’est vrai que s’ils s’étaient plantés ils auraient tout perdu, mais là ils ont gagné beaucoup et cetera.

David Laroche : Alors moi je vais rester avec ma croyance c’est que ceux qui ont fait ça ils étaient prêts aussi personnellement à vivre le pire dans tous les cas.

Olivier Roland : Ouais donc c’était pas un risque si énorme, dans le sens où ils savaient qu’ils allaient rebondir et cetera ou qu’ils étaient prêts à ça. Voilà moi je pense que pour la majorité des entrepreneurs, il vaut mieux avoir cette approche, d’expérimentation de se dire comment je peux tester cette approche là sans y perdre trop de plumes si ça s’avère être un échec, et voilà, c’est de se dire c’est une expérience, c’est une expérience de laboratoire, une expérience de laboratoire si ça échoue c’est pas grave, c’est juste ok on va on retourne à notre planche à, on redesign l’expérience et on voit ce qui a voilà, en tenant compte de ce qui n’a pas marché.

David Laroche : J’ai une question. Tu as participé au personal mba, enfin tu l’as suivi, tu as lu beaucoup de livres, d’ailleurs on peut retrouver beaucoup de résumés sur ton blog. Alors je sais que tu as appris beaucoup de choses j’imagine sur toutes ces lectures, est-ce que tu arriverais là spontanément à me dire voilà trois quatre clés qui t’ont vraiment marquées dans toutes ces lectures, c’est les quatre choses à retenir de ton propre personal mba. Qu’est-ce qu’il te vient

Olivier Roland : Ouais bien sûr, alors bon déjà le livre qui m’a le plus marqué je pense, enfin il y en a plusieurs qui m’ont beaucoup marqués mais le livre qui m’a le plus marqué dans le personal mba c’est la semaine de quatre heures ça a complètement changé ma vie, et il y a quelques principes dans la semaine de quatre heures qui guident aujourd’hui vraiment, enfin qui détermine mon point de vue sur beaucoup de choses notamment sur l’entreprenariat. Déjà, il y a une différence entre être occupé et être productif. C’est très important. Alors j’aime bien cette analogie c’est que si vous passez toute la journée à pousser la Tour Eiffel pour essayer de la faire bouger, vous allez être super occupé, vous allez dépenser beaucoup d’énergie et à la fin vous serez en sueur, sauf qu’en terme de résultat, ça ne va pas donner grand chose. Ça c’est être occupé. Être productif c’est vraiment faire quelque chose qui vous avance vers vos objectifs. En l’occurrence si votre objectif c’est de faire bouger la Tour Eiffel, ça va demander des moyens un peu plus conséquents. C’est vraiment important de comprendre ça parce que au final, je pense que sur une journée de sept heures de travail, pour la plupart d’entre nous, si on analyse vraiment le temps productif, on trouve trois heures, quatre heures grand max, tout le reste du temps on a brassé du vent, on a fait des trucs complètement inutiles ou pas très utile

David Laroche : Facebook

Olivier Roland : Et pour, tout ça pour combler le vide c’est à dire éviter de s’ennuyer en fait tout simplement parce qu’on a peur du vide et on veut se trouver quelque chose à faire, puis on veut se donner l’impression d’être occupé, quand on est occupé on a vraiment conscience parce qu’on se dit j’ai bossé, mais quand on analyse vraiment les faits, c’est pas vrai, on n’a pas vraiment bossé, donc ça c’est une grosse différence : le productif versus être occupé. Donc il faut se poser cette question qui est d’ailleurs une question de Peter Drucker dans son livre The Effective Executive, essayer d’analyser tout ce que l’on fait dans une journée en se posant la question pourquoi je fais ça est-ce que c’est vraiment utile et est-ce que c’est vraiment important, est-ce que je pourrais pas l’éliminer un ou l’externaliser

David Laroche : Le Déléguer

Olivier Roland: Ou l’automatiser avec un logiciel, parfois on peut l’automatiser aujourd’hui avec les nouvelles technologies par l’informatique. Par exemple si vous postez un article sur un blog, plutôt que d’aller mettre manuellement sur Twitter Facebook vous avez des plugins qui font ça tout seul pour vous. Un exemple, voilà posez tout seul cette question et demandez-vous si je ne peux pas l’éliminer ou la déléguer ou l’automatiser avec un logiciel ou une machine quelconque.

David Laroche : Et du coup alors concrètement la journée type d’Olivier Roland. Est-ce que tu te lèves le matin en te posant la question de ce que tu vas faire, quelles questions tu te poses ?

Olivier Roland : Alors en fait, j’utilise une méthode de productivité qui est celle du Master Your Workday Now de Michael Linenberg, et en gros, donc quand je me lève le matin, bon déjà j’ai mon petit rituel, je médite, je fais un peu de sport, et cetera, je prends ma douche, je mange, bon bref, et après donc je me mets au boulot et je regarde la liste de to do en fait, et j’ai mes listes de choses à faire que normalement j’ai fait la veille. Si je l’ai pas fait la veille pour X raison je la fait le matin, je me dis qu’est-ce que je vais faire cette journée. Et c’est relié à mes objectifs de la semaine, je me suis dit cette semaine je veux faire ça

David Laroche : Donc toutes les semaines tu te poses la question de qu’est-ce que je veux faire de cette semaine. Tous les matins tu réfléchis à qu’est-ce que je vais faire de cette journée.

Olivier Roland : Alors pas tous, je suis un être humain comme tout le monde, j’ai mes journées voilà où je ne fais pas exactement ça mais en gros oui

David Laroche : Et tu commences par ça

Olivier Roland : Oui

David Laroche : Donc c’est un peu le principe du eat the frog, tu bouffes le crapaud

Olivier Roland : Alors non je regarde la liste, enfin manger le crapaud c’est faire le truc qui te fait le plus, qui t'embête le plus au début comme ça après tu es tranquille, mais oui je regarde la liste de choses à faire et j’essaye de commencer par celle qui est la plus importante et où je sais que même si je passe le reste de la journée à boire des bières au moins je me dirais ça a été une journée productive. Ouais non mais ça n'empêche pas qu’après on peut faire les autres tâches

David Laroche : Le focus, c’est à dire l’objectif pour toi il est cette induction-là

Olivier Roland : Ouais il faut choisir la plus importante, celle qui est vraiment importante où on se dit que si après je ne fais rien de la journée, je serai quand même content de ma journée. C’est à dire j’aurais quand même avancé sur le truc le plus important pour moi. Et en l’occurrence pour moi c’est l’écriture de mon bouquin voilà. Mais bon chacun a son projet. Et donc ces objectifs journaliers sont reliés aux autres objectifs de la semaine qui sont eux-même reliés aux objectifs du mois qui sont eux-même reliés aux objectifs de l’année. Tous les ans je me fais une liste d’objectifs que je passe en revu, au début c’était tous les six mois, maintenant c’est tous les trois mois et que je peux modifier éventuellement en fonction de différentes choses, et voilà je veux dire c’est logique. Si vous avez fait votre plan sur l’année en disant je veux faire ça ça ça ça ça, j’ai pro et perso à chaque fois et que chaque mois vous vous dites ok sur cette liste qu’est-ce que je fais ce mois-ci, et que chaque semaine vous vous dites ok sur ce mois que je dois faire je vais faire tout ça et qu’est-ce que je fais cette semaine et que chaque jour vous dîtes ok. Voilà forcément à un moment vous allez forcément avancer vers toutes les choses que vous voulez faire, c’est logique il n’y a pas de secret, bon alors après il y a le plan et ce que vous faites concrètement

David Laroche : Alors du coup il n’y a pas, le truc que j’ai envie de te poser, déjà une première je pense qu’elle est pour moi une des plus importantes parce qu’il y en a plein qui savent ça et qui ne le font pas. Qu’est-ce qui fait que tu arrives à maintenir la discipline, quasiment tout le temps, de te lever le matin, faire ce foutu rituel

Olivier Roland : Voilà ça m’arrive j’allais le dire ça m’arrive de procrastiner et tout ça évidemment, de voir le plan et de me dire j’ai envie de manger un chocolat et

David Laroche : Tu fais plus que les autres, c’est ça qui est intéressant

Olivier Roland : Bien je pense que c’est là où on a une motivation, le feu sacré, dont je parlais tout à l’heure que les entrepreneurs ont et qui est lié à une frustration finalement et une envie d’aller plus loin quelque part, on ne peut pas avoir un désir, le désir fondamentalement c’est désirer quelque chose qu’on n’a pas, donc je pense que l’entrepreneur est toujours plus ou moins frustré parce qu’il n’a pas, il n’a jamais assez quelque part et donc c’est aussi pour ça que c’est important de contrebalancer par des moments où on sait ressentir de la gratitude et du bonheur par rapport à ce qu’on a aujourd’hui, sinon voilà on peut très bien avoir des entrepreneurs on en connaît qui sont complètement surmenés, on a l’impression comme dit Tim Ferriss c’est qu’il regarde la vie passer à travers une fenêtre voilà. Ouais et ils ont leurs pensées tellement tout le temps focalisées sur le boulot qu’ils peuvent plus faire rien d’autre, ils arrivent même plus à profiter du moment présent. On ne veut pas devenir comme ça, on ne veut pas devenir des machines super efficaces mais qui ne vivent plus, on ne veut pas devenir non plus des voilà des personnes qui végètent, qui vont voilà, un entrepreneur fondamentalement c’est quelqu’un qui évolue, qui essaye toujours d’aller plus loin, et voilà il faut essayer d’intégrer cette démarche aussi d’apprécier ce qu’on a, mais on désire quelque chose qu’on n’a pas, toujours

David Laroche : D’accord ce serait un peu la source

Olivier Roland : Mais c’est ça c’est une source de motivation importante qu’il faut savoir gérer, entretenir, qu’il faut savoir alimenter, c’est une petite flamme qui vous, enfin une grosse flamme qui vous

David Laroche : Et le soir, parce que c’est un autre truc du coup qui peut se passer, c’est comment tu sais en gros, qu’est-ce qui, parce qu’il y a aussi beaucoup d’entrepreneurs qui ont une hyper action et qui finissent le soir en étant dans tous les cas frustrés parce que j’ai l’impression de n’avoir jamais fait assez. Est-ce que c’est le fait d’avoir dit je fais cette action qui fait que du coup tu arrives à ressentir du bien-être

Olivier Roland : Je pense que c’est important ouais

David Laroche : Donc si t’as fait que ça tu arrives à te sentir bien même si t’as fait autre chose.

Olivier Roland : Je pense qu’on a tous quelque chose qui nous tient vraiment à cœur, un projet, quelque chose moi c’est voilà c’est écrire mon nouveau bouquin, et en ce moment ça pourrait être autre chose, voilà si vous voulez créer votre entreprise, c’est créer votre entreprise, mais on ne se sent pas bien si dans la journée on n’a pas fait une action qui nous avance vers cet objectif qui compte vraiment pour nous.

David Laroche : En fait c’est pas la quantité d’avancement mais c’est le fait d’avancer qui est

Olivier Roland : Bon après si on fait trop de journées d’affilées juste deux minutes histoire de, on va le savoir au fond de nous que ce n’est pas normal et qu’on est en train de procrastiner. Donc de temps en temps oui on peut se permettre de juste écrire trois phrases dans notre bouquin en se disant oui c’est bon, mais voilà, de temps en temps il faut y aller à fond et se mettre une heure deux heures trois heures dessus, et puis, et on sait qu’on a, on se respecte pour ça parce qu’on fait quelque chose qu’on s’est dit qu’on allait faire et

David Laroche : Ouais je pense qu’il y a un truc important par rapport à ta motivation c’est, tu sais qu’en faisant ça tu te respectes.

Olivier Roland : Ouais exactement. Voilà, donc, après ce n’est pas une méthode magique, il y a des tas d’autres techniques, tactiques, stratégies, pour éviter de procrastiner, qu’on peut utiliser en complément de ça, et je pense que voilà, fondamentalement à la base, il faut la motivation c’est normal.

David Laroche : Et le matin au moment où tu te dis, tient je vais écrire mon livre. Est-ce que ça t’es déjà arrivé d’avoir des matins ou tu n’as pas envie d’écrire ton livre mais tu as quand même écrit.

Olivier Roland : Oui

David Laroche : Qu’est-ce qu’il s’est passé entre le moment donné où tu te dis je n’ai pas envie mais j’ai quand même écrit.

Olivier Roland : Alors en fait bon une technique simple que j’utilise c’est la technique de juste commencer, tout simplement

David Laroche : Et donc l’objectif c’est pas d’écrire dix heures, c’est

Olivier Roland : Je me dis bon ok ça m'embête mais je vais écrire deux lignes. Et puis parfois voilà il suffit juste de démarrer et on se retrouve, des fois j’écris juste deux lignes et des fois j’écris une heure parce que je me suis lancé. C’est la même analogie que voilà on se dit ok je vais faire un jogging tous les soirs en rentrant du boulot, pendant un mois mettons, et puis un soir on est là, puis on se dit ok je me mets juste en jogging et je sors et après je reviens. Voilà ou je fais un tour de pâté de maisons, mais voilà souvent une fois qu’on a démarré, ce qui est dur c’est de démarrer, mais une fois qu’on a démarré, on est dans l’élan et puis c’est très facile de continuer.

David Laroche : Donc ça c’est presque l’acceptation de dire j’accepte, de faire un peu moins, mais je fais quelque chose.

Olivier Roland : Ouais ouais, ça c’est quelque chose qui peut marcher, voilà. Puis voilà si de temps en temps si vous faites juste cinq minutes ok ça va ça passe, au moins vous l’avez fait le contrat est respecté. C’est sûr que si vous faites dix jours cinq minutes de jogging alors que vous savez très bien que ce n’est pas ce que vous aviez en tête au début, là c’est un problème, donc il ne faut pas non plus sur-utiliser cette technique-là.

David Laroche : Pour surtout

Olivier Roland : Ouais. Une autre règle intéressante que vous pouvez utiliser, c’est jamais, ne loupez jamais deux jours d’affilés. C’est à dire que

David Laroche : C’est ok une fois mais pas deux

Olivier Roland : C’est ok une fois mais pas deux, vous pouvez adapter ça en disant une fois, j’ai le droit d’aller courir cinq minutes une fois mais pas deux jours de suite.

David Laroche : Très intéressant ça.

Olivier Roland : Ouais voilà bon c’est des règles comme ça après ça n’a rien de magique mais ça peut fonctionner, mais il y a des tas d’autres choses.

David Laroche : Donc là, donc là on était sur le livre de Tim Ferriss plutôt donc c’était

Olivier Roland : Ouais c’est bien de, c’est bien de

David Laroche : D’accord donc du coup il y avait La semaine de quatre heures

Olivier Roland : Oui c’est vrai qu’à la base on parlait de bouquins, on est un peu parti

David Laroche : La semaine de quatre heures, est-ce qu’il y a d’autres choses que tu as appris. Une deuxième chose parce que c’est vrai qu’à chaque fois on va beaucoup dans le contenu

Olivier Roland : Il y a beaucoup de choses, bon La semaine de quatre heures je pourrais en parler des heures parce que c’est

David Laroche : Donc lisez La semaine de quatre heures

Olivier Roland : Ah mais alors ça j’ai envie de dire, je veux dire aujourd’hui pour moi on ne peut pas être entrepreneur et ne pas avoir lu La semaine de quatre heures. On peut être entrepreneur et ne pas être d’accord avec La semaine de quatre heures, ça il n’y a pas de problèmes, mais ne pas l’avoir lu ça c’est un crime, je veux dire c’est c’est enfin voilà, ça a changé la vie de tellement de gens, ça a changé la manière de voir de tellement de personnes, on ne peut pas ne pas l’avoir lu. J’avais vu, j’avais fait une vidéo là-dessus parce que ça n’a été fourni qu’à 30000 exemplaires en France, alors c’est déjà bien, mais je ne sais plus combien de personnes qui, je crois qu’il y a 3 millions d’entrepreneurs en France mais c’est rien du tout c’est, enfin 3 millions donc 10% c’est 300000, 1% c’est 30000 voilà, il y a 1% des, et encore tout le monde n’est pas entrepreneur, ceux qui l’ont lu ne sont pas des entrepreneurs donc il y a du boulot, moi je vous le dis il y a du boulot, donc si vous connaissez alors faites-moi une faveur si vous connaissez un entrepreneur qui n’a pas lu La semaine de quatre heures

David Laroche : Faites-leur le cadeau

Olivier Roland : Ouais offrez-leur et si vous l’avez pas lu, j’insiste lisez-le, vous voyez je vous regarde en ce moment à travers la petite caméra qui est sur votre ordinateur et si vous ne le lisez pas La semaine des quatre heures tuez pas tout mon temps, voilà

David Laroche : Ça serait un livre, voilà est-ce qu’il y a d’autres choses qui t’a qui t’ont marquées ?

Olivier Roland : Oui beaucoup. Alors un autre livre qui est extraordinaire pour les entrepreneurs c’est Influence et Manipulation de Robert Cialdini, qui d’ailleurs a été traduit en français sous le titre Influence et Manipulation, mais le titre anglais c’est Influence: The Psychology of Persuasion, donc on a une connotation négative dans le titre français qu’on n’a pas dans le titre anglais, bon ok, et c’est extraordinaire pour se rendre compte que on aime bien voilà c’est un billet des êtres humains, on adore se voir comme des êtres totalement indépendants, libre, intelligent et cetera, qui prenons une décision en toute, de manière rationnelle et logique. Et quand on lit ce bouquin on se prend des baffes dans la tronche parce qu’on se rend compte que c’est pas vrai, alors déjà faudrait déjà que ça s’applique aux autres, et ensuite il faut accepter que ça s’applique à nous, ce qui n’est pas facile. Mais voilà ça ça vous fait plonger dans la psychologie humaine et je pense que c’est vraiment un atout important pour un entrepreneur, un chef d’entreprise, que de comprendre comment le cerveau humain fonctionne, et en l’occurrence ce livre influence des mécanismes qui sont universels pour quasiment tous les êtres humains

David Laroche : Avec pleins d’exemples en plus

Olivier Roland : Oui et très concret et ça va vous retourner le cerveau

David Laroche : Et un bon livre comme celui-là ou La semaine de quatre heures, c’est que les bons livres qui te marquent tu les relis.

Olivier Roland : Ah oui oui oui c’est clair. La semaine de quatre heures je le relis souvent, Influence il faut le relire de temps en temps, et voilà

David Laroche : Et c’est aussi un truc intéressant, ça ferait peut être aussi un facteur clé des personnes qui arrivent à appliquer, elles se disent soit alors ça c’est bon je l’ai lu, mais elles le reprennent plusieurs fois.

Olivier Roland : Oui et puis voilà, ce que je te disais récemment, moi La semaine de quatre heures je le relis régulièrement parce que chaque fois je lis une nouvelle chose, et moi qui ai fait pas mal d’étapes entre voilà le la personne qui est complètement ignorante de ce principe de La semaine de quatre heures et celle qui le vit quasiment, bon pas sur toutes les périodes de l’année mais quand même pas mal, je peux voir que Tim Ferriss ça a vraiment passé toutes les étapes que, on voit que le gars a franchi le chemin avant nous et qu’à chaque fois, à chaque étape on trouve des trucs pour nous aider quoi.

David Laroche : Il y a des trucs que tu ne pouvais pas presque entendre ou lire ou comprendre parce que tu étais juste pas passé par les étapes.

Olivier Roland : Exactement. Tu les as survolé parce que tu ne savais pas, tu n’étais pas à ce niveau là en fait. Donc c’est important de faire ça ouais

David Laroche : Allez une troisième chose comme ça que les livres t’ont apportés

Olivier Roland : Donc une troisième chose que les livres m’ont apportés, alors il y a tellement de choses en fait. Un autre livre qui m’a beaucoup influencé c’est Comment se faire des amis. Avant je cherchais toujours la petite bête quand je discutais avec les gens, j’essayais toujours de leur montrer les faiblesses dans leur argumentation. J’ai toujours un peu ce côté là, mais je l’ai beaucoup atténué en lisant ce bouquin, parce que j’ai compris que c’était complètement stupide en fait qu’il valait mieux se focaliser sur le positif, alors ça veut pas dire que de perdre tout esprit critique bien sûr, mais d’essayer de se focaliser sur le positif de ce que les gens apportent plutôt que d’essayer de démonter ce qu’il fait. Ça ne veut pas dire que je suis d’accord sur tout avec tout le monde, loin de là mais

David Laroche : Mais c’est la façon de le dire surtout

Olivier Roland : Ouais, la façon de le dire, la manière d’interagir avec les gens, et cetera. Pareil, Comment se faire des amis, c’est un livre indispensable à lire pour les entrepreneurs parce que ça aide à un point dans les relations, voilà on sait très bien que le net working pour un entrepreneur ça

David Laroche : Justement c’est ma dernière question, est-ce que tu est-ce que tu penses que développer sa capacité à créer un réseau et des relation est un facteur ?

Olivier Roland : Ah oui bien sûr,

David Laroche : Et donc toi est-ce que tu as mis en place des choses pour par exemple dans cette deuxième activité, est-ce que tu as mis en place des choses pour avoir un environnement, des relations qui soient sûres ?

Olivier Roland : Oui, bon déjà ce qui est bien c’est que j’ai des blogs qui sont très visités donc il y a des tas d’opportunités qui viennent à moi tout le temps, puis j’aime bien, je crois que c’est Philippe Calvier qui disait ça que pour avoir pleins d’opportunités, il faut déjà être une opportunité soi-même et c’est vrai à 2000%. Déjà si vous pouvez, voilà, si vous apportez quelque chose de la valeur et que tout le monde s’arrache plus ou moins en tout cas vos produits et services déjà devenir une opportunité et vous allez avoir de tas de gens qui vont venir vous contacter sans trop d’effort et c’est génial vous pourrez choisir ceux qui vous intéressent. Et puis après vous pouvez avoir une démarche active de , voilà en tout cas si vous démarrez, la démarche à avoir c’est de toujours d’essayer d’apporter de la valeur à quelqu’un avant de lui demander quelque chose. Ça c’est une évidence ça marche extrêmement bien, c’est ce que ne font pas 95% des gens on va dire, en tout cas la majorité, et voilà demandez-vous plutôt que de dire comment cette personne peut m’apporter quelque chose, de lui dire, de vous poser la question comment je peux lui apporter quelque chose. Alors c’est pas toujours facile, il y a des gens qui sont tellement au dessus de nous, qu’on ne sait pas trop, dans ce cas là visez peut-être de manière un peu plus modeste, et essayez de leur apporter quelque chose et puis après on a l’approche David qui va essayer dix fois de suite de contacter la personne et puis voilà.

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