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Faire de sa PASSION un MÉTIER – Owen SIMONIN – LEADER dans les CRYPTO et la BLOCKCHAIN – Hasher

Il me dit : « Tiens, ça va t’intéresser ça ! Une monnaie virtuelle, j’ai pensé à toi quand j’ai lu : monnaie digitale, monnaie virtuelle, de la valeur sur internet. » Puis moi, j’entends : « valeur, argent, internet.’ J’avais tout ce que j’avais connu jusqu’à présent.

Quand j’ai sorti mes premières machines de minage, je voulais 20 000 € pour démarrer, « tu n’y arriveras jamais », puis on a levé 75 000 € en quelques semaines.

Il y a des vrais gens qui m’ont envoyé une vidéo : « Tiens, ça c’est une Lamborghini, ça c’est une Porsche, puis la Maserati là, on l’aura bientôt plus parce qu’on va la vendre et on va mettre ce contrat sur ta tête en espérant que quelqu’un te la coupe. »

Vous n’avez pas vingt-cinq autres moyens de le prouver que : trouver sa vocation, inspirer confiance rapidement, stratégie du « wait and see », dissocier les bonnes et mauvaises critiques, survivre au bad buzz.

J’ai trouvé un bug sur le site Winamax à l’époque où on pouvait parier le score exact d’un match alors qu’il était fini. Je me rends compte de ça, qu’est-ce que je fais, je mets 500 €, puis je fais fois quatre cents ou cinq cents dans la soirée. Dans ma tête c’est bon, j’ai réussi, j’ai fait des centaines de milliers d’Euros en quelques heures, la nouvelle vie commence. Pas du tout, parce que quand il y a un joueur qui gagne autant, Winamax a regardé, il a parié huit fois d’affilée sur un match une seconde avant le but. Et du coup, tribunal, convocation, mais pour moi c’était des points sur un site internet, ce n’était pas des euros, j’avais un score en haut à droite du site et le but c’était d’exploser le score. Tous les moyens étaient bons, et donc, il n’y a rien eu derrière, mais là mon père a compris que s’il ne me tirait pas l’oreille méchamment maintenant, j’allais peut-être un jour faire une bêtise et ne pas m’en rendre compte. Pour moi c’était un bug dans un jeu, quoi. J’ai réagi comme ça, ils ont clôturé le compte, je suis rentré dans une école de commerce, j’ai réussi à rentrer en partie grâce à ces histoires, parce que c’était un petit peu mon storytelling qui m’a fait rentrer dans cette école. Mon père m’a dit : « Écoutes, je peux te la payer une fois, si tu te rates je n’aurai pas les moyens qu’on recommence, fais ça, mais fais ça bien. »

Ses débuts et la découverte de la blockchain

– Tu as démarré très tôt le business, tu peux me raconter un petit peu le début, tes premières aventures entrepreneuriales ?

– Quand je suis petit, eh bien j’essaie de me faire de l’argent, et puis je me dis qu’est-ce qui intéresse, puis je commence à voir mes copains à l’école, les filles, et moi je découvre La Redoute. Les filles en maillot de bain, j’isole toutes les filles en maillot de bain, je colle ça dans des livres blancs et je les revends, à l’école. J’arrivai à avoir une ou deux pièces là-bas, mais j’avais plus un objet de convoitise qu’un objet que je pouvais vendre. Je ne savais même pas ce que c’était de vendre. Donc, ce qui m’attirait c’est le « eh, tu as quelque chose pour moi ? », moi j’ai quelque chose qui va t’intéresser. C’est cette valeur en fait, ce n’était pas l’argent, c’était la valeur. Après ça, j’ai eu un vrai passé de gamer, je n’avais pas les moyens d’aller sur World of Warcraft officiel, le World of Warcraft gratuitement, serveur privé ; et les serveurs privés donc non officiels, ils vendent des pièces d’or à leurs joueurs contre de l’argent réel. Je me suis dit : « Mais wow ! C’est une valeur virtuelle, la pièce d’or ; pourtant, ça a une valeur réelle. » Je ne peux, peut-être pas, créer de la valeur dans la vraie vie parce que j’ai treize, quatorze ans et que je suis un môme, par contre je peux sûrement créer des pièces d’or dans le World of Warcraft, il doit y avoir un mécanisme. J’ai trouvé comment tricher dans le jeu, j’imprimais des pièces d’or et je les revendais deux fois moins chères que le serveur. Et puis là, je me fais bannir de ce jeu, donc ça me rappelle à mon cadre, utilisation illicite de logiciel pour imprimer, pour dupliquer des pièces d’or, ils ont écrit un truc qu’ils n’ont jamais dû dire, ils ont dit : « Si tu ne veux jamais te faire bannir, tu n’as qu’à créer ton serveur. » Pardon ! Bon World of Warcraft, c’était trop dur techniquement, j’avais pas mal d’idée, mais je n’avais pas les bases techniques pour créer et fonder un serveur. Du coup, je me suis retrouvé sur Maincraft, et là c’était plus simple, j’ai suivi des tutoriels, j’ai monté ma communauté, sauf que là je me rends compte que le serveur commence à me coûter de l’argent. Donc, je n’avais pas d’entrée, j’avais des dépenses. Et donc, il a fallu que je crée un intérêt d’enjeu suffisamment fort pour que les gens aient envie de dépenser la valeur réelle qu’était l’argent dans un jeu pour avoir des avantages. Et donc, là j’ai, pour la première fois vraiment, eu une vraie expérience entrepreneuriale, j’ai monté un serveur qui s’appelle MVWILD, qui est toujours en vie aujourd’hui, neuf ans après sa création, et on a eu plus de 150 000 joueurs sur ce serveur. Et quand j’avais quinze ans, j’avais un staff de quarante-deux personnes et je devais manager des gars que je devais payer avec des MV Points dans le jeu et là je me suis dit : »Wow, là ça doit être rentable. » On a une dépense, on doit couvrir cette dépense, et si possible, faire des plus-values, je dois manager des gens qui ne sont pas salariés, parce que ce n’est pas une entreprise, et je dois en plus les managers à la bonne volonté, et que sur du lien social parce que je n’ai pas les moyens de les rémunérer. Et là, c’est là que j’ai vraiment fait une aventure où il fallait coller tous les morceaux. La visibilité, le marketing, avoir un site internet et puis ensuite se dire : « Bon, c’est quoi mes clients. Ils ont quatorze ou quinze ans, comme moi. » On n’a pas de carte bleue, on n’a pas de moyen comment je peux tirer du profit et comment je peux avoir de la valeur à des gens qui ne peuvent pas créer ? Et là, je découvre le minage de cryptomonnaie à travers les ordinateurs qui peuvent travailler et récupérer de la cryptomonnaie. Je découvre la complexité d’un écosystème complet ; et ça me fascine. On m’avait donné des moyens, on m’avait donné des outils et on m’a dit fais-nous quelque chose de propre avec ça. Petit à petit, j’apprends à composer avec cet équilibre qui se doit d’être péren pour être vraiment durable.

– Comment tu en viens de là à ton premier business réel ?

– J’arrive à l’EDHEC, et puis j’avais déjà ces petites histoires derrière moi, qui avaient secoué un petit peu ma famille à droite à gauche. Je reprends les cours et la je découvre un peu la comptabilité, mais on ne fait pas ce qu’on veut, l’optimisation, l’entreprise, comment ça marche ? Réellement, pas juste l’idée de vendre son produit, derrière avec le système économique et social qu’on a, comment ça tourne ? Et là, je vois que c’est un nouveau jeu ! Je vais en stage chez mon frère, VIVOKA, entreprise dans la reconnaissance vocale, il m’apprend un peu les bases du business en mode « c’est drôle » parce que toi tu es très opérationnel, mais tu ne connais rien des vraies normes de l’entreprise. Et puis entre midi et deux, il me dit : « Tiens, ça va t’intéresser ça ! Une monnaie virtuelle, j’ai pensé à toi quand j’ai lu : monnaie digitale, monnaie virtuelle. » et là je vois que c’est très volatile et qu’on peut gagner beaucoup d’argent rapidement, donc c’est vraiment ça qui m’attire au début. Et du coup, avant de mettre de l’argent, je veux tout comprendre. Et là je lis et je vois la blockchain, je ne m’arrête pas au bitcoin, mais à la première application de la blockchain, qu’est-ce que la blockchain et comment ça marche ? Et ce que je comprends à ce moment-là c’est : « Wow ! L’être humain a fait une technologie qui représente la confiance. » À la base, ça permet de communiquer toi et moi en toute confiance ; si aujourd’hui je t’envoie 1000 € ce n’est pas moi qui te les envoie, c’est ma banque qui envoie 1000 € à ta banque.

– C’est un tir de confiance.

– C’est tout des tirs de confiance. Le problème c’est que si demain, on n’a plus ces tirs de confiance, qu’est-ce qu’on a toi et moi pour communiquer et échanger de la valeur ? Et bien la blockchain, c’est un algorithme ; essaye d’imaginer Uber, mais il n’y a même pas Uber au milieu. C’est l’algorithme qui va créer cette confiance, cette sécurité entre deux particuliers, il faut voir ça comme un livre ouvert et on écrit tout ce qui se passe. Et bien c’est ça, la blockchain c’est une histoire, c’est un registre. L’homme était très loin dans l’application technologique, mais jamais aussi proche des valeurs humaines et de la confiance qui est quelque chose de très humain finalement.

– C’est quoi ton rêve à ce moment-là dans ta tête ?

– Je n’avais pas un objectif en fait, je ne réfléchissais pas, je jouais, je faisais ce qui me plaisait, et je ne faisais que ça tout le temps. Et là, l’EDHEC, ça m'embêtait un petit peu parce que c’est des cours, je rentre dans un Nouveau Monde et là je retombe sur un truc qui me représente parfaitement, une technologie liée à la finance, et ce qui m’a toujours excité quand même. On a mis quelque chose devant moi, moi je dis c’est de l’or, et les gens autour disent : « Non, ça ne vaut rien, c’est nul, ça ne sert à rien. » « C’est de l’or regardez, je vous jure c’est de l’or. » Et je le voyais comme ça et j’étais assez seul à cette période parce que je creusais et il n’y avait personne qui s’intéressait à ça.

Surmonter les obstacles pour avancer

– Tu parles, je crois dans une vidéo ou je ne sais plus où, de l’importance de la confiance que tu crées pour le client, le capital confiance, justement toi tu as démarré jeune. Comment tu t’y es pris et comment tu t’y prends encore aujourd’hui pour créer de la crédibilité autour de ce que tu fais ?

– On m’a toujours dit : « Tu n’y arriveras pas, ça ne marchera pas, tu ne feras pas ci, tu vas voir c’est impossible … « . Ok, vous me l’avez dit, pourtant je l’ai fait. Donc, j’utilise beaucoup mon historique, quand j’ai sorti mes premières machines de minage, machine pour sécuriser la blockchain en gros, on m’a dit : « Ouais, tu n’arriveras jamais à en vendre suffisamment. » Je voulais 20 000 € pour démarrer, « tu n’arriveras jamais. » Puis on a levé 75 000 € en quelques semaines.

– Comment tu as fait ?

– On a eu une dizaine de refus bancaires, du coup, j’allais abandonner le projet et mon frère m’a dit : « Non, non ! On n’abandonne pas, surtout quand cette idée est bonne. » On ne va pas abandonner parce qu’on est mauvais, on va abandonner parce qu’une dizaine de banques nous ont dit non. Tu es dans la blockchain, tu veux faire un système décentralisé, Tu veux prouver que chacun peut lui-même avancer, et quand tu as dix autres personnes qui disent non, tu abandonnes ? « Super frangin ! » et il m’a mis un coup d’ego, je me suis mis avec lui et on a fait un gros benchmark et on s’est dit : « Bon, qu’est-ce qu’on a comme solution ? » Mettre mon compte courant direct ; c’est tendu ; mais les gens peuvent payer, si j’arrive à fédérer suffisamment de confiance, même sans contrat, même sans entreprise, ils peuvent me donner de l’argent, et après j’assume quand j’ai l’argent. Je retourne voir les banques, et du coup mon frère a trouvé un glitch et il a utilisé PayPal qui permettait de faire des dons à n’importe qui ; je me suis dit : « Bon ! », avant on a essayé les campagnes de crowdfunding, Quick Starter, KissBankBank, Indiegogo. Et du coup, que du refus sauf Indiegogo qui nous dit : « OK, on met la machine en vente. » On commence les préventes, 15 000€ la première journée, je ressens cette adrénaline, ça démarre, une semaine presque 50 000€, on est sur le point de toucher le chèque et de se lancer. Indiegogo annule notre campagne, rembourse tout le monde : « Et bien finalement, après revue de votre projet, vous êtes trop financiers pour nous. »

– Qu’est-ce qui a fait qu’elle a pu si bien marcher cette campagne ?

– Mes 4000, 5000 abonnés, et des gens à qui j’avais parlé de cryptomonnaie quelques années avant, et je leur avais dit d’acheter de la cryptomonnaie. Il y avait très peu de gens qui s’intéressait de ça au départ, d’un coup les cryptomonnaies ont explosé, elles ont fait fois cinquante, notamment pour l’Éther à l’époque.

– Donc, l’Éther c’est la deuxième, un peu …

– Aujourd’hui c’est la deuxième, et à l’époque, moi j’ai fait acheter de l’Éther à aux gens qui coûtait 3 ou 4€, et des gens qui l’ont revendu cinq ou six cents euros quelques mois après. J’avais mes premiers business angels ; quand j’ai voulu créer mon entreprise, mais il y a un autre sujet qui est arrivé et c’est bien beau la blockchain, mais comment ça marche les ordinateurs qui sécurisent, qu’on appelle des mineurs ? Et j’explique : »Eh bien écoutez, je vais en monter un. » Le meilleur moyen de comprendre c’est de faire la voiture soi-même, quoi ! Et après un travail laborieux et interminable, j’en ai fait une et puis je fais une vidéo pour expliquer : « eh bien regardez, ça consomme 2 € par jour d’électricité, ça me rapporte 4 € par jour d’Éther, rentable ! » Et il y a un de mes abonnés qui envoie : »Et, c’est dommage parce que j’aimerais bien en avoir une, mais je ne me vois vraiment pas la faire. » S’il y avait une entreprise qui proposait une machine comme ça qui quand tu la reçois à la maison, tu la branches juste à l’électricité et tu appuies sur « Start », la machine elle travaille, à la fin du mois, elle vend les Ethers et elle envoie des Euros. C’est un cash machine, tout le monde en voudrait ! Je vais voir mon frère, puis je lui dis : « Moi, je sais le vendre, je pense que je sais le vendre. » « Tu sais le faire toi ? » « Laisse-moi une semaine. » Mon frère il regarde, il en fait un deux quatre … Il sait le faire. Et du coup, on commence à proposer ça, on s’est dit qu’il faut enlever tout ce qui est mineur, cryptomonnaie, c’est encore trop jeune, c’est trop compliqué, il faut un mot simple, on va l’appeler « Bob ». Bob est une machine, vous la branchez chez vous elle va faire des calculs et elle est rémunérée contre ses calculs et vous êtes rémunérés directement sur votre compte courant à la fin du mois ; une phrase simple, et ça a marché. On fait un petit site internet just-mining.com, un site, mais vraiment je n’aurai même pas mis ma carte bleue dessus.

– Tu veux dire que le design faisait arnaque, faisait quoi ?

– Le design faisait arnaque, mon discours, ils n’y avaient que les personnes qui avaient déjà suivi mes conseils …

– Qui avait confiance en toi

– …et qui avaient gagné de l’argent, qui eux avaient dit : »Écoute, il a un historique, moi je l’ai suivi, j’ai gagné. » Il refait un truc, vous ne le croyez pas, pas de souci : « Moi, je suis. » Et c’est ça qui fait qu’il y a des gens qui se sont dit : « Wow, il a levé des fonds ! » Et puis là, par PayPal, ça marche, à peu près 75 000€ en trois semaines, suffisamment d’argent pour aller revoir les banques et qu’on ait BPCE qui nous disent : « OK, toi, on t’ouvre un compte ! » Et là l’aventure démarre.

– Le gros conseil que tu donnes c’est d’utiliser, en effet, de levier, finalement, tes réussites passées à chaque fois pour créer d’autres réussites.

– Surtout quand on est très jeune ; si vous êtes capable de certaines choses et que les gens vous remettent en cause, n’hésitez pas à dire : « Vous n’avez pas vingt-cinq autres moyens de le prouver que : wait and see. » C’est tout, regardez ce que j’ai déjà fait, et en réalité ce n’est pas vous qui allez dire je suis capable de, c’est votre communauté et les gens. Et donc, ce n’est pas un conseil applicable à tout le monde qui vont dire : « Ouais, eh bien attendez, vous critiquez, vous critiquez, mais il l’a dit, il l’a fait ! » Et puis j’ai eu le droit à il n’arrivera pas à lever des sous, puis il n’arrivera pas à faire les machines, puis il ne livrera pas, puis bon il va livrer, mais pas à temps, bon il va livrer, mais ce ne sera pas rentable, bon c’est rentable, mais ça ne va pas durer. En fait, tu avais raison, quoi que tu fasses, ton degré d’avancement, tu as toujours quelqu’un qui te dira : « Tu n’y arriveras pas. » Et au début, j’étais obsédé par ça, mais à chaque fois que j’avais une pierre qu’on me tirait au visage, et bien je la mettais comme un coup d’ego au moteur et je travaillais pour prouver que cette phrase-là, mais je vais la démontrer par A plus B, je vais le faire.

Comprendre les critiques pour réaliser ses erreurs

– C’est quoi le meilleur conseil business qu’on t’ait donné ?

– Écoute les feed-back, demandes-en, on demande l’information, à toi de générer l’input qui fait qu’on va te dire : « Ah bah en fait, moi je ne t’aime pas « . Et du coup au lieu de te vexer, essaye de comprendre, et là tu vas apprendre quelque chose et tu vas te retrouver grandir. Ça c’est la première chose, le premier gros conseil qu’on m’a donné. Et le deuxième c’est il faut que tu t’obstines, il faut que tu creuses, mais il faut que tu sois capable de voir quand tu creuses dans la mauvaise direction ; c’est bien la persévérance, c’est bien de s’obstiner et d’écouter les feed-back, les conseils, mais il y a des feed-back, il ne faut pas les prendre. La vraie subtilité, c’est de réussir à voir, ok ça c’est des feed-back, ça c’est de la critique méchante juste pour me faire du mal ; ça c’est de la critique gentille c’est bien, ça me touche, merci, mais ça ne me construit pas ; ça c’est de la critique négative basée sur la factualité, ce sont tes vraies erreurs, ce sont tes vrais points d’amélioration, avec ou sans la petite insulte à la fin que tu dois être capable de gommer dans ton esprit pour avancer. Et là tu as deux possibilités : soit tu prends ça, tu le travailles, tu le construis et tu le mets en moteur pour aller toujours plus vite plus loin et plus fort ; soit tu te braques, tu veux montrer que tu veux te venger, et tu vas faire comme beaucoup de gens qui savent juste montrer du doigt ce qui ne va pas, mais qui n’ont jamais rien apporté. C’est le meilleur conseil qu’on m’ait donné, c’est de Michel Onfray, ça a été un mentor pour moi et c’est un entrepreneur de la région de mosellane qui accompagne des entreprises. Et je lui dis, c’est quoi mon erreur, il fait « non, le feed-back je ne te le dis pas, on va faire mieux tu vas la trouver ton erreur, tout seul. ». Et il me reprenne encore et encore, et il m’a aidé sur plein de choses comme ça et il m’a donné une maturité de recul et il y a plein de choses que j’ai faites parce qu’il m’avait dit de le faire, et un jour j’ai compris.

– Il y a une question que tu adores poser aux personnes qui t’inspirent que tu rencontres ?

– Quelle est ta plus grande erreur.

– Hum, et c’est quoi ta plus grande erreur ?

– Je me décale entre ce que je suis vraiment et ce que j’ai envie d’être. J’ai envie d’être tout ce que tout le monde veut de moi, mais je n’ai pas encore la maturité de rester moi-même. Prends en compte quel personnage tu as joué ce soir, ce n’est pas toi. Non je voulais être aimé, je voulais être copain de tout le monde, je voulais être regardé, j’avais ce « moi je » qui ressortais, j’avais besoin d’être au milieu, alors que je me rends compte que prendre du recul, et bien déjà c’est sain et ça repose. Et je m’en éloigne de plus en plus, mais ma plus grosse erreur quand j’ai commencé à être influenceur, c’est que j’avais tellement fait les choses pour prouver que j’en étais capable ; du coup quand je l’ai fait, j’étais là en mode « et bien je l’ai fait « , un peu trop suffisant, je l’ai payé très cher.

– Tu l’as payé comment ?

– De la critique, j’ai donné une image de moi qui n’étais pas du tout celle que je suis. Je me rends compte que l’Owen de l’année dernière avait des certitudes qui sont aujourd’hui pour moi des bêtises. Et je me dis, mais comment j’ai pu penser ça un jour. Et le pire c’est comme j’ai une assez grosse croissance aujourd’hui parce que j’essaye d’apprendre et de travailler sur tout ça donc je me vois progresser rapidement, sur ma connaissance de moi, ma façon d’interagir avec les autres. C’est vraiment prendre du recul sur tout ça qui te fait progresser, regarder le chemin que tu as accompli, et chaque fois que je valide quelque chose je suis content,  » ouais je l’ai validé, vous avez vu je l’ai … « , non calme-toi, valider, cette étape ce n’est pas une fin en soi. Il faut être fier de sa croissance, non pas de ses résultats, toujours. Ta plus grosse capacité c’est ta capacité de travail, apprends à monter les marches. Et quand tu tombes, comprends pourquoi, et recommences ; le plaisir c’est monter les marches, ce n’est pas arriver en haut. Et si je l’avais su plutôt, je serais plus haut. C’est paradoxal, c’est un frein qu’on se met soi-même, on veut tellement y arriver que bah, il n’y a que ça qui compte, et c’est complètement idiot.

Le bad buzz qui fait mal

– Ça a été quoi le moment le plus dur pour toi à vivre ?

– YouTube, mes premiers bad buzz. Le pire du pire c’était BitConnect, je remets le contexte, c’est une arnaque qui se cache derrière, ouais blockchain, cryptomonnaie, complexité, algorithme. À la fois je me suis rendu compte que j’ai fait une erreur, donc une vraie critique constructive et je m’en suis voulu à moi-même. J’ai fait une vidéo, il m’avait proposé un gros montant pour dire du bien de cette arnaque, et du coup j’ai mis en ligne une vidéo qui s’appelle BitConnect, l’arnaque du siècle. Je me suis dressé fondamentalement contre cette arnaque, alors que j’avais dans ma communauté des gens qui étaient affiliés dans cette affaire ; et quand on est dans une pyramide de Ponzi, même si on sait que c’en est une, on ne veut pas qu’elle tombe, on veut qu’elle perdure. Donc, déjà j’avais mes propres abonnés, mes propres fans pour certains qui m’en voulaient, publiquement. Et puis, oh, vous pouvez me dire ouais, mais moi je veux que ça dure, c’est des pigeons qui rentrent là-dedans, mais moi ça m’engraisse, pourquoi tu veux faire tomber cette pyramide, laisse les idiots rentrer. Je me suis pris des – une salve, de personnes que je pensais protéger quand j’ai sorti le contenu, grosse claque. La deuxième chose, c’est que j’ai reçu pour la première fois des menaces directes. C’était un Ponzi qui a fait tomber presque un milliard de fonds, donc on parle d’un vrai gros Ponzi à la Madoff, pas d’un petit truc qui touche quelques personnes. Même des gens qui n’avaient rien à avoir avec la crypto ont mis de l’argent là-dedans, et du coup, il y a des vrais gens qui m’ont envoyé une vidéo : « Tiens ça c’est une Lamborghini, ça c’est une Porsche, puis la Maserati-là, on ne l’aura bientôt plus puisqu’on va la vendre et on va mettre ce contrat sur ta tête en espérant que quelqu’un te la coupe. »

– Tu vis quoi toi ?

– Et j’ai fait une vidéo … Un carnage, un calvaire ! Je ne suis pas bien du tout, je me lève la nuit en vomissant, j’en pleure, je me rends compte que je devrais peut-être arrêter YouTube, que j’ai peut-être était trop loin, puis l’entrepreneuriat je ne suis pas sur en fait, c’est dur un peu ; c’était simple quand je n’étais personne.

– Tu as des gens autour de toi qui t’aides là-dessus ou pas, à ce moment-là ? Tu en parles ?

– Non, non, trop d’ego pour en parler, il faut que ça passe. Donc là, premièrement, j’ai déçu ma communauté. Deuxièmement, je me sens en danger réellement. Et en plus, je fais une erreur terrible. Cette vidéo rémunérait extrêmement bien les parrains, plus tu invites de gens, plus tu prends d’argent. Je fais une vidéo de quarante minutes pour le détruire cette arnaque de A à Z, en expliquant que c’est un scam, pas d’avenir, qu’ils ne reverront pas leur argent, qu’il faut être débile pour mettre de l’argent là-dedans. Et à la fin de la vidéo, parce que j’avais quand même cette frustration, les mecs m’avaient proposé plus d’un demi-million d’euros pour la faire, donc, j’ai quand même cette frustration. Puis du coup je me suis dit : « Bon, pour les plus idiots d’entre vous qui veulent quand même foncer tête baisée dans ce mur en béton ; maintenant que vous savez que c’est un mur en béton, mettez mon lien d’affiliation, au moins je récupérerai 10% des plus idiots d’entre vous. » Et je me suis dit, ça passe comme ça, c’est une blague, c’est une bêtise. Je me suis fait défoncer par le reste de la communauté. Ceux qui étaient ni dans le Ponzi, ni ceux qui me voulaient la mort, le reste, le peu de restes qu’il y avait m’ont détesté. Mais tu es sérieux, tu fais une vidéo de quarante minutes et à la fin tu mets ton lien d’affi. Et moi quand j’avais fait la même chose aux États-Unis sur le communiqué américain que j’avais, j’avais été super bien vu aux États-Unis, je n’avais pas pris en compte mon marché. Tu es en France, si tu dis du mal d’un truc, ne fais même pas une blague comme ça à la fin. Et surtout que les communautés qui s’expriment, ce sont les plus jeunes de ma communauté ; généralement, les entrepreneurs 40, 50, 65 ans, la plupart d’entre eux sont silencieux. Et c’est là où je me suis senti détesté de tous. Et en plus le pire, c’est que, tout ça, je l’ai récolté après avoir posté une vidéo où dans ma tête je faisais le bon choix. J’avais refusé le chèque pour faire ce que me disait mon cœur. Donc, non seulement, je me suis pris une grosse claque, mais je me suis pris une grosse claque à un moment où je m’attendais à me faire applaudir. Et la redescente sur terre, violente.

– Tu aurais eu besoin qu’on te dise quoi pour prendre une meilleure décision ?

– Étudie ton marché, ce que tu peux dire ici, tu ne peux pas le dire là. On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. Rien que ça déjà, je n’aurai peut-être pas mis ce petit truc à la fin, que j’ai tout, d’ailleurs, supprimé et remis en ligne le vidéo, mais c’est ce qui fait que certaines personnes, ils me disent : »Hasher, il avait fait la pub de ça ! ». Mais pas du tout, vous vous rendez compte, c’est tout l’inverse. Vraiment, étudie ton marché et comprend bien que la circonstance peut déformer n’importe quel fait. Attention au circonstanciel, ça, c’est ce que j’aurai aimé qu’on me dise. Et ensuite de mesurer tout, j’étais prêt à me battre contre la communauté de BitConnect, mais je n’avais pas du tout pensé que l’intérêt économique de certaines personnes qui me suivaient, allaient aller à mon encontre, et dans certains domaines l’argent c’est plus fort que tout, copain ou pas copain. À partir d’un certain montant, tu te mets en danger, et là je l’ai compris là.

– Ça t’a impacté combien de temps ces menaces de mort, intérieurement ?

– Trois mois et demi, quatre mois, parce qu’à un moment, déjà c’était trop dur donc je commençais à en parler sur YouTube. Je commençais à dire : « Écoutez, je pense que je vais arrêter, ça devient dur. » Et là j’ai eu deux soutiens que je n’avais pas vus. Premièrement, ma communauté, mais la communauté silencieuse qui m’a appelé : « Écoutes gamin, j’en ai des employés, j’en ai monté des boîtes, si quand c’est dur tu baisses les bras, arrêtes ! ». Eux ils m’ont remonté le moral, en me montrant qu’ils étaient là quand ça comptait vraiment, des gros abonnés que j’ai découverts en mode « je te suis depuis le début, je ne t’ai jamais adressé la parole, j’ai senti dans ta dernière vidéo qu’il fallait que je t’appelle », et puis beaucoup, d’un coup, une centaine de personnes, qui m’ont envoyé des messages, c’est des gens qui disaient ce que j’avais fait pour eux, et je ne l’avais pas vu, et ça m’a donné de l’énergie ça, parce que je n’a vais pas pris conscience de la valeur de mon travail avant ça. Et j’avais compris d’une face cachée que je n’aurais jamais vu avant. Et la deuxième chose, c’est quand le truc est tombé. Donc, trois ou quatre mois après, Les Échos, BFM, Capital, les gros médias ont sorti en mode, il y en avait un qui l’avait dit et c’était lui. Et là du coup, j’ai eu le regain, je ne me sentais plus tout seul, ma communauté était revenue en partie, enfin en réalité la communauté était toujours là, mais je m’étais focalisé sur les vingt personnes qui m’en voulaient, ça c’est toujours pareil, tu retiens ce point noir que tu as sur vu dans tes commentaires qui t’a touché et qui t’a vraiment fait du mal, et tu ne vois plus les commentaires positifs alors que si tu fais les proportions tu te rends compte que ça va, mais tu te focus sur ce qui ne va pas toujours. Et à ce moment-là, ça a été mieux parce que j’ai compris, et j’ai compris qu’en réalité encore une fois ce qui m’avait manqué une deuxième fois quand je n’étais pas bien, c’est de la circonstance, prends du recul, souffle. Tu as merdé pour quoi, analyse-le, retourne sur un truc cartésien, met ça à plat, analyse, comprend tes erreurs et recommence. Et, c’est là où je suis reparti d’un coup, à bloc, alors que pendant trois mois, quatre mois, ouais, j’aurai bien lâché le truc.

J’espère que la vidéo t’a plu. En tout cas, ça a été beaucoup de boulot, je souhaite vraiment, que peu importe, le regard des autres, peu importe la peur d’échouer, tu fonces et tu vas réaliser tes rêves. J’ai identifié 6 obsessions contre-intuitives que les gros entrepreneurs ont qui font leurs résultats. Quand je dis gros, je parle d’Elon Musk, Steve Jobs, Jeff Bezos, Warren Buffet. Ces 6 obsessions ont permis à mon entreprise de décoller et ont permis à certains de mes clients de faire jusqu’à fois dix la même année. Donc si ça te dit, tu as envie de recevoir ça, je te l’envoie dans ta boîte mail, clique juste ici et tu vas le recevoir. Fais-le maintenant, car je change régulièrement de vidéos gratuites, rappelle-toi, cette année c’est notre année et on avance ensemble.

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