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Faire d’un PROBLÈME un BUSINESS à SUCCÈS – Martin Ohannessian – Le petit Ballon

Cool, j’ai l’idée ! Mais… le vin, je ne connais pas du tout cet univers. Il n’y a personne chez moi qui vient du vin. Je ne connais rien. Donc à ce moment-là, il me faut un expert. 

Je me retrouve en face de plein de sommeliers avec qui je ne sais pas trop parler qui ne comprennent pas mon projet. Ils n’y croient pas … du tout. 

On était un tout petit peu trop en avance dans ce business de l’abonnement. Ça n’existait pas du tout. Personne ne nous aidait !

Je lui explique le projet. Au bout de vingt minutes, il me dit : « Martin, c’est mortel ! On y va ! »

Il y a avait un site qui n’existe plus qui s’appelait Foodzie qui était un de mes sites préférés. C’était un des premiers sites qui faisait l’abonnement un peu nouvelle génération comme on connaît aujourd’hui ; donc qui envoie un produit tous les mois à une communauté qui a souscrit et qui sélectionne le produit et parle aussi beaucoup du produit. Donc, tu te retrouvais avec une petite cagette avec que des trucs faits par une petite meuf au fin fond des USA qui t’avais fait ses cookies avec sa méga-recette, tu recevais le produit, et tu recevais aussi l’histoire de cette meuf. Et en fait, tu le manges, tu lis l’histoire, tu te dis : « Mais mortel, elle me touche trop ses histoires, la meuf est ouf ! » Elle a fait une recette qui datait de cent ans de famille, donc forcément c’est beaucoup plus facile de l’aimer. Donc combiner un peu ces deux, ça donne le MVP du Petit Ballon qui était mon idée d’envoyer des bouteilles de ouf à des gens qui ont souscrit à un abonnement, avec de la personnalisation dans le choix des bouteilles avec du contenu, donc raconter qui sont les producteurs derrières les bouteilles. Au fond, on a tous des produits très bons dans la bouche, à boire ou à manger et cœtera, mais on n’a jamais l’histoire derrière. Ça va changer …

LES ORIGINES DU CONCEPT

– Qu’est-ce qui t’a amené au business du vin ? Pourquoi ?

– Le vin, c’était quelque chose de très compliqué. La boîte, elle a dix ans, donc j’avais vingt-sept ans. J’ai toujours adoré ça, adoré l’apéro. L’apéro, c’est vraiment mon moment phare depuis toujours, et je me suis dit qu’à vingt-sept ans, il faut commencer à mieux choisir un peu ses alcools et particulièrement ses vins. À chaque fois que j’achetais un vin, je me suis dit : « Que tu sois dans un rayon de supermarché ou que tu ailles au resto ou que tu ailles même chez le caviste, le moment du choix de vin, il est très difficile. » Et je me suis dit que ce n’est pas possible qu’à l’ère actuelle avec tout ce qu’on a, on ne puisse pas définir, un peu, une sorte de profil œnologique, de faire en sorte de simplifier le choix du vin et faire en sorte que les gens choisissent un vin qu’ils vont aimer. Et donc, c’est ça qu’on a décidé de cracker avec le Petit Ballon. Ensuite je me dit : « Cool, j’ai l’idée ! Je peux monter cette boîte tout seul. Mais… le vin, je ne connais pas du tout cet univers ». Il n’y a personne chez moi qui vient du vin. Je ne connais rien. Je ne sais même pas si on appelle directement le vigneron ou s’il faut appeler un agent. Et au fond, je ne sais pas comment choisir, on va m’envoyer cent bouteilles, je vais les boire, moi je vais toutes trouver bons. Donc, je n’avais aucune crédibilité aussi à revendre le fait de sélectionner. Donc à ce moment-là, il me faut un expert, un expert en vin. Et toujours pareil, je ne sais pas qui sont les experts en vin. Est-ce que je doit chercher un sommelier ? Sommelier c’était le nom que je connaissais. Est-ce que je dois chercher un œnologue ? Et donc, je me retrouve à mon premier problème qui est j’ai l’idée, mais je n’ai pas ma caution. Celui qui va m’accompagner dans toute la partie vin et dans la partie vin il y a tellement de spécificités qu’il me faut un professionnel. Et donc je cherche, je cherche, je cherche, je cherche. Je vais voir des œnologues ; ils ne sont pas là pour le plaisir, ils te créent un vin. Et finalement, je me rends compte que ce n’est pas ces gens qu’il me faut, celui qui sait te faire envie d’avoir du vin c’est le sommelier. Il y a un côté il faut qu’on parle un peu et bimm je sais exactement le vin qu’il te faut et je vais pouvoir te guider. Et on est tous perdus dans le vin, donc je me dis : « Cool ! C’est un sommelier. » Et une fois que tu sais ça … le problème, tu ne l’as pas encore réglé parce qu’il y a beaucoup de sommeliers de tout niveau, de tout âge, de tout sexe. Donc je me retrouve en face de plein de sommeliers avec qui je ne sais pas trop parler, qui ne comprennent pas mon projet, ils n’y croient pas, du tout. 

– C’est quoi la partie qu’ils n’y croient pas ? 

– Le vin en ligne. Le vin en ligne, ça a toujours été compliqué.

– Et surtout il y a neuf ans.

– 2011, et donc personne n’y croit, je me dis : « P**ain, l’enfer. » Je l’aimais bien mon projet, je ne veux pas le quitter. Et par une chance inouïe, un mec avec qui je travaillais dans un incubateur me dit : « Écoute, moi mon projet, … », il était avec un sommelier de ouf, « …vient de se planter. » Et donc, il est en gros sur le marché. Je déjeune avec lui ; moi je n’y croyais plus, j’y vais en pleurant, je sais que mon projet était mort. Je vois ce mec qui sortait du métro, je me dis : « Si c’est lui, je le prends direct ! » On va s’asseoir au café, bien évidement on va boire du vin, on a bu des litres et des litres de vin, donc je le trouve aussi sympa, pas du tout dans la retenue. 

– Et là, tu cherches un associé ou tu cherches … ?

– Et là je ne sais pas. En tout cas, j’ai besoin d’une crédibilité. Je lui explique le projet, au bout de vingt minutes il me dit :  « Martin, c’est mortel ! On y va ! » Je me dis : »,Mais arrête, tous tes potes m’ont dit non, mais toi tu dis oui. » Il me dit : « J’adore ça, file-moi des parts, on s’associe et on y va. » En deux minutes, c’était parti, le lendemain il bossait, le lendemain il appelait tous les vignerons qu’il connaissait.

– Donc, lui il t’apportait à la fois la crédibilité et aussi la partie vraiment « technique » : quelle bouteille de vin on va choisir et comment on va le mettre en avant sur le site ?

– Exactement, donc la crédibilité envers le consommateur final, celui qui va s’abonner il dit : « Attend, je vais m’abonner au Petit Ballon OK ; mais qui est-ce qui … ? »

– Ouais, c’est rassurant de savoir que tu as un pro qui va choisir.

– C’est l’ancien sommelier du Ritz. Et après pareil au niveau des professionnels du vin, moi quand je commençais à les appeler, ils disaient : « Ton projet, il n’existe pas. » On a vendu, je pense cent abonnements en peut-être 48 heures.

– Et tu penses que ce qui a fait que ça marchait, c’était quoi ? Tu avais une promesse particulière ? Qu’est-ce qui fait que la … 

– Découvrez le vin que vous aimez ! C’est toujours notre promesse. Donc, tu reçois deux bouteilles et beaucoup de contenu sur ces bouteilles, sur les vignerons, comment on a choisi les bouteilles, pourquoi on a choisi ces bouteilles et cœtera. Beaucoup de choses pour toi, connaitre ton profil, on va dire « si tu aimes ce vin, c’est que tu aimes les vins comme ça comme ça comme ça. » Et on va te donner pleins d’astuces pour que tu puisses, toi, te servir de ce que tu as appris de Petit Ballon pour choisir ton vin au resto, chez le caviste, savoir e qu’il faut lui dire, au supermarché savoir où chercher et cœtera. Et donc, c’est ça notre truc c’est qu’on veut vraiment simplifier la découverte du vin. 

RÉUSSIR MALGRÉ LES OBSTACLES

– Ce serait quoi les un, deux, trois, conseils vraiment qui ont eu le plus de valeur pour toi dans un business à abonnement ?

– Le conseil numéro un, mais c’est hors abonnement, un conseil plus entrepreneurial : si tu y crois, il faut y aller à fond et ne pas lâcher au moindre petit obstacle. Parce que les obstacles, nous on en a eu et on en a encore au bout de dix ans, c’est quand même le quotidien de l’entrepreneuriat. Et nous si on s’était arrêté quand il fallait trouver un sommelier, quand il fallait trouver des vignerons, donc à chaque étape on a eu des vrais problèmes parce qu’on était un tout petit peu trop en avance dans ce business de l’abonnement. L’abonnement, ça n’existait pas du tout il y a dix ans, on n’avait aucun moyen de paiement bancaire en ligne qui permettait de faire de l’abonnement. Personne ne nous aidait, il n’y avait rien qui était fait pour l’abonnement, aucun module qui nous aidait, on devait tout développer nous-mêmes.

– Tu parlais de l’entrepreneuriat, il est confronté perpétuellement aux obstacles, tu les vis comment à ce moment-là. Émotionnellement, à l’intérieur de toi, il se passe quoi en fait ?

– J’adore quand c’est difficile, parce qu’après le succès il est encore plus cool. C’était hyper aventurier. L’abonnement, ça n’existait pas en gros, il fallait revoir ce système. On avait un champ libre, mais plein d'embûches. Je n’avais pas d’enfant, je n’avais pas de femme, je n’avais aucune charge à part mon loyer, j’avais aussi une toute petite sécurité qu’était des parents hyper-compréhensifs prêts à m’accueillir chez eux et aussi j’adore ce côté qu’il fallait tout défricher. 

– Tu as des doutes des fois d’y arriver ? 

– Tout le temps … Tout le temps.

– Tu les gères comment à ce moment-là ?

– Je crois vraiment en mon truc et à chaque fois que j’ai des doutes en gros, on faisait venir les clients chez nous. Donc les premiers bureaux du Petit Ballon, c’est chez moi, ça ne fait rien en mètre carré, mais il y a une grande cuisine, une grande table et plein de bouteilles. Tous les vendredis, je disais aux clients – il y en avait très peu – « Vous venez, quand vous voulez entre midi et huit heures, je vous sers tous les goûts que vous voulez, mais en revanche, on échange. Vous me dites les points positifs, vous me dites les points négatifs, est-ce que ce vin est bon, est-ce que ce vin n’est pas bon. » Il y a Jean-Michel le sommelier qui venait, on passait des heures et des heures à rencontrer ces gens, des clients, je pense qu’il y avait entre vingt et cinquante personnes au tout début. Et après, on est resté longtemps, il y a eu jusqu’à beaucoup beaucoup trop de gens qui venaient à la maison, mais c’était très sympa. Maintenant, on est vraiment dans toute la France, on ne peut plus faire ça, donc on a créé des ambassadeurs du Petit Ballon et nous on les aide à recréer leur évènement. Recréer aussi ce lien, « donnez-nous la date, si on peut être là, on est là. » Jean-Michel, franchement il a pris des trains dans toute la France pour aller à ces évènements dont il y avait dix personnes ou trente-cinq, il s’en fout, il est juste là pour donner du bonheur. Je crois que c’est la meilleure « secret sauce » un peu du Petit Ballon, c’est qu’on aime vraiment nos clients, c’est une vraie famille à qui on donnait beaucoup beaucoup beaucoup.

– Et bien, ça se sent en tout cas. 

– Dès que je n’ai pas confiance, je me dis : « Ok, moi j’y crois grave à mon idée, on m’a dit que ce n’était pas possible », au fond je m’en fous, c’est juste un petit warning et ce warning il me dit : « Vas juste le valider avec des clients en direct. » Et donc, chaque warning, je me dis : « Ok, je le prends, il a peut-être raison, il a peut-être tord, en tout cas, il faut que je valide un peu le truc. » J’en parlais aux clients, j’en parlais à des gens plus experts que moi qui me disait : « Non, non, il y a une solution, elle est comme ça. » ou « j’adore le produit … » C’est toujours confronter à réalité, ne jamais sous-estimer ce que dit quelqu’un, ne jamais le surestimer non-plus, prendre l’information et aller la tester au marché. 

– Ok donc, ça nous en ferait deux. La numéro une un peu générale, être à l’aise avec les obstacles et ne pas s’arrêter. La deuxième qui est je prends les « problèmes » comme un warning, comme un feed-back, je ne les exagère pas dans leur valeur, je ne les minimise pas non-plus et je les teste au contact de personnes qui peuvent avoir l’info. Donc si c’est le produit, et bien c’est le client ; si c’est les banques, je peux aller voir des personnes qui ont une expertise là-dessus. Ça serait quoi du coup, un troisième conseil vraiment dédié abonnement, subscription ?

– Le business modèle pur de l’abonnement, il est hyperconfortable pour un entrepreneur. Parce que tu te dis que tu commences sur un produit où tu n’as pas forcément beaucoup de stock et ton business d’abonnement, il peut être dans le produit, mais il peut être un business d’abonnement SAS où tu fais un outil sur internet et tu le revends à des gens. Ce business d’abonnement, tu es à peu près sûr que si tu ne fais pas un produit trop merdique, les gens ils vont rester. Plus tu penses au client, plus tu mets de l’amour dans tes produits, donc c’est peut-être ça mon conseil, c’est mettre tout ce qu’on peut dans le produit comme si nous-même on était client et quand on reçoit ce truc, on se dit : « … ça déchire ! ». Et dans ce cas-là, tu te retrouves avec un produit dont tu es fier de présenter, tu te dis que tes clients vont être contents et que si tes clients sont contents, c’est des gens qui vont rester. Et donc, tous les mois, moi, je suis aller te chercher une fois en client et si je te fais plaisir, je n’ai pas à aller te chercher, tu restes abonné. Et donc, c’est vachement plus facile côté entrepreneuriale.

– Tout le focus est sur les clients que tu as déjà, et tu es moins obsédé. Un hôtel qui ne verrait que des nouveaux clients, il est tout le temps que de l’acquisition. Là, toi tu veux chouchouter ce que tu as. 

– Bien sûr, nous notre principal objectif, c’est de fidéliser les clients. Déjà le vin, ce n’est pas un truc que tu bois seul, tu vas appeler des potes, tu vas boire le vin, tu vas parler du Petit Ballon, et les deux ils vont dire : « Tiens, l’idée est cool … » Et donc elle serait bonne, en fidélisant, on fait de l’acquisition de nouveaux clients. 

– Est-ce que plus je suis fidèle, plus j’obtiens quelque chose ?

– On a une boîte qui a dix ans, on croit qu’on est une boîte très mûre, qui a réfléchi à tout et qui a mis tout en place, en fait on est toujours un peu en construction et tu vois ça c’est e qu’on appelle le programme de fidélité. On est en train de le mettre en place maintenant.

– C’est-à-dire qu’en gros aujourd’hui si je me désabonne et que je reviens, je ne paie rien.

– Ouais … Mais ça va changer.

– Je crois que tu as eu comme investisseur ou – comme – je ne sais pas quel terme tu prends, Jacques-Antoine Granjon. Est-ce que c’est des discussions que tu as eues avec lui sur ces questions-là ? 

– Non, les investisseurs qu’on a, ils nous aident dans les grandes lignes. Ils ont testé le produit, voilà mon retour d’expérience, essayer de creuser un peu plus ce truc-là. C’est plutôt des grandes lignes qui nous font travailler, qui nous font réfléchir. On a eu des business angels au tout début dont Marc Menase là que j’adore. Si quelqu’un passe beaucoup de temps, bien évidemment tu peux aller beaucoup plus dans le détail. Mais avec Jacques-Antoine Granjon, il y a quand même d’autres trucs à gérer que le Petit Ballon et donc je n’ai pas la chance aujourd’hui de l’avoir tous les jours à côté de moi.

CRÉER DES RELATIONS POSITIVES 

– J’ai des gens que je connais ou des amis autour de moi, ils sont très à l’aise pour demander de l’aide. Ils le font d’une manière où la personne à qui ils demandent de l’aide elle est vraiment contente de le faire. Et moi je sais que des fois je peux avoir cette peur de « je n’ai pas envie », justement, tu parles de Jacques-Antoine Granjon qui a plein de choses à faire, il a plein de priorités, je pourrai me dire « ben, non je ne vais pas le déranger et du coup, presque vouloir trop peu en prendre ; comment toi tu es à l’aise avec cette dimension-là ?

– Ma femme, elle monte un magazine en ligne aujourd’hui et je lui dis : « Ce que tu dois faire c’est contacter tous les gens dont tu rêves de contacter qui peuvent soit t’aider dans ton magazine, soit faire partie du magazine et cœtera. » Elle prend son ordi, elle va sur LinkedIn, et des gens qu’elle ne connaît pas, elle les contacte, elle a peur et je la comprends, au début ça fait un peu peur et en fait tu te dis : « Qu’est-ce que tu perds ? »

– Et ça je dirai que c’est la première étape. Cette étape-là, on va dire, dans mon cas, elle est facile. Je pense que l’endroit où moi je vais plus avoir un dilemme, c’est quand la relation elle est déjà créée …

– Pour moi c’est encore plus facile ça.  

– … de trouver à quel moment tu t’arrêtes en fait.

– Bien sûr, moi je trouve que les gens te le disent, il faut le faire un peu avec finesse, tu te dis que tout le monde en fait, Jacques-Antoine Granjon qui gère un business à plusieurs milliards ou quelqu’un qui est salarié qui bosse des heures et des heures dans son truc, mais qui rentre chez lui et qu’il gère peut-être deux ou trois enfants, ça veut dire que de toute façon lui ses 24 heures elles sont prises autant que Jacques-Antoine Granjon. Moi, je trouve que tout le monde de toute façon est …

– … Est bien occupé.

– … est bien occupé ! il y a des gens qui sont là, l’entrepreneur comme Jacques-Antoine Granjon, il sait, il est passé par toutes les galères aussi, il va se dire : « Attends, le mec il monte une boîte, je vais lui filer un coup de main avec le temps que j’ai. » Au début, on contactait tout le monde et franchement on a eu des réponses des gens de ouf, trop sympa, que je remercie toujours aujourd’hui. C’est des gens, s’ils te répondent, c’est qu’ils ont envie de t’aider, et en plus ils vont te donner du temps et ils vont te donner du temps plutôt intelligemment. Il faut être précis ; plus la personne – je pense – est grosse dans l’entrepreneuriat, je dirai une grosse boîte, plus mes questions sont précises. Quand je vais voir Jacques-Antoine Granjon avec une question pas ouverte, mais pas aussi fermée non-plus ou pas aussi spécifique que leur intention et c’est dans mon business aujourd’hui je me dis que j’ai une croissance à 10, 20, 30% sur cette ligne-là, qu’est-ce que je pourrai faire de plus pour aider les vignerons ? Tu essayes de lui envoyer la question un peu avant, pour qu’il puisse quand même y réfléchir et après tu parles. Et souvent, c’est des gens bien assez malins pour dire : « Sa question était un peu pourrie, mais moi j’ai mon idée », et il t’aide aussi à trouver une autre démarche et sur un terrain qui est un peu différente et qui va vraiment t’aider. Il faut surtout, toujours remercier les gens, que tu es allé voir qu’ils t’ont donné du temps, à chaque fois tu envoies un petit mail, un texto, tout ce que tu as, mais ça il y a trop de gens qui ne le font pas et ça m’agace, genre « merci de m’avoir donné du temps, Jacques-Antoine », que ce soit n’importe qui, il faut remercier, ça, c’est trop important. 

– Juste après ?

– Juste après ! Juste un petit message tout con, et ensuite tenir au courant. S’il t’a aidé à travailler sur un projet, et que tu as monté ce projet, ne pas oublier de lui dire : « Tiens, merci, j’ai monté ce truc, vas jeter un coup d’œil. » Et à ce moment-là, le mec se sent encore plus concerné et il t’aide encore plus. Donc, tu as fait un truc assez précis, tu ne lui as pas pris trop de temps, mais tu as créé une relation aussi, un tout petit peu de longue durée et ça c’est sans prix.

– C’est clair. 

APPRENDRE À S’ENTOURER DES BONNES PERSONNES 

– J’ai vu sur ton LinkedIn, c’était marqué skilled in digital strategy, marketing strategy. Est-ce que tu considères que justement tu as une expérience là-dedans ?

– Ah oui, parce que ça fait dix ans que je ne fais que ça. 

– C’est quoi ta mission en tant que CEO aujourd’hui ? 

– Moi je suis créatif, c’est ma mission de vie. Rajouter un peu de folie dans les trucs, tu vois j’étais musicien avant, moi je n’ai fais que des trucs qui t'emmène à …

– Qui est émotionnel. 

– Ouiais … J’adore ça. Et quand je me mets à la place du client, tu vois, moi je suis là comme Disney, j’avais vu son film que je trouvais cool, tu vois ce qu’il veut c’est faire kiffer celui qui est derrière. Et bien moi, ma mission c’est ça. Soit tu y vas comme un bourrin, soit tu mets en place toute ta créativité pour faire en sorte que justement on revient des sujets avec le prix le plus bas possible, tu puisses aussi …

– Créer une expérience magique.

Leur offrir une expérience de ouf. On a aussi une équipe, le comité de direction. Et ça c’est hyper-important, de s’entourer au maximum et très vite de gens, soit en interne, si l’équipe est assez solide, ou en externe de faire venir des gens. On a tous plein de potes qui sont beaucoup plus experts que nous dans plein de sujets. Moi, je pense que je suis très moyen en tout, par exemple depuis toujours, c’est ma force, mais ça peut être aussi une énorme faiblesse. Mais donc je me dis qu’il y a quelqu’un, je suis sur dans mon entourage qui est trop fort. On faisait des grandes tablées et on disait, « et bien voilà l’idée du Petit Ballon c’est ça ça ça ça ça, on va prendre sur un sujet spécifique la logistique un expert logistique. 

– Et tu parles de manière rémunérée ou tu … , autour du vin ?

– Pas du tout, non c’est des potes. Si ce n’est pas un pote, c’est une vague connaissance, c’est pareil, franchement moi il y a des gens que je ne connaissais pas trop qui sont venus, mais de pote de pote, un truc comme ça, ils sont très contents d’aider, ils sont très contents de prendre du temps, ils sont très contents de te prendre de l’information. Et après, à toi de lui faire un petit cadeau avec des petites bouteilles.

– Eux, ils sont venus, ils t’ont aidé, toi tu trouves une manière de …

– Ouais, il y a beaucoup beaucoup de gens qui ont passé, qui nous ont donné du temps, hyper-gentillement, et qui nous ont aidé dans tout. On a eu des experts marketing, on a eu des experts logistiques, on a eu des experts de la finance, de la banque. En fait, l’entrepreneuriat c’est aussi  une grande famille, et je pense qu’on doit tous aider les autres, les petits projets, les gros projets, on a tous quelque chose à apporter. Il y en a qui se sentent valorisés aussi que tu les appelles, il t’explique son métier, et en fait tu comprends dix fois plus de choses. Donc, ne pas hésiter à solliciter son carnet d’adresse même un petit peu éloigné, pour faire grandir un projet ou pour tester des idées.

LE MOT DE LA FIN

– Est-ce que tu as des enfants aujourd’hui ?

– Ouais, j’ai une fille.

– Tu as une fille.

– Ouais que j’aime trop.

– Elle a quel âge ?

– Elle a deux ans et demi.

– Deux ans et demi 

– Une petite Romie, ma biche.

– Ma biche. Et bah tiens, imaginons que dans vingt ans ou dans dix-huit ans, elle n’a de toi que cette vidéo pour se construire la vie qui l’inspire. Tu aimerais lui dire quoi ?
Moi, ce que j’aime, c’est ne faire que ce que je veux. J’adore ça, je veux que ma vie elle soit cool, je veux que mes journées elles soient cool, je veux pouvoir me coucher le soir en me disant : « Wouaouh, encore une journée de ouf ! ». Pour moi ça passe par une énorme liberté et beaucoup de créativités aussi. Qu’elle réfléchisse sur plein de sujets, que ce soit artistique, que ce soit entrepreneurial. Quand je joue de la guitare ou du piano, c’est mon moment aussi de ouf de la journée, tu vois.  Donc, si elle m’écoute, si elle n’a plus que ça, je dirai qu’elle kiffe, je veux qu’elle se couche le soir en se disant : « Ma journée a été trop cool, j’ai vu les gens que je voulais, j’ai pris le temps que je voulais pour faire les trucs que j’aime. C’est mon rêve qu’elle ait cette vie. 

Ne lâche jamais rien.
Construis des relations positives.
Entoure-toi des bonnes personnes.
Fais tout ce que tu fais avec amour et kiffe.

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie » Confucius 

J’espère que la vidéo t’a plu, en tout cas, en tout cas ça a été beaucoup de boulot. Je souhaite vraiment que peu importe le regard des autres, peu importe la peur d’échouer, tu fonces et tu ailles réaliser tes rêves. 

RÊVE GRAND ET DONNE TOUT POUR TES RÊVES

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