1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (4,49/5 sur 351 votes)

Loading...

InsideOUT – Les ECHOS-Liés – Ont ils eu de la chance ? – David Laroche

EL1 : Aujourd’hui les enfants, je vais vous raconter l’histoire des écoliers…
DL : Est-ce que vous considérez que vous avez eu de la chance ? Est-ce qu’on a cru en vous ?

DL : Question en fait qui revient, qu’on entend beaucoup. Oui, ils ont réussi parce qu’ils ont eu de la chance.
EL1 : Non, non, non … Si on dit çà comme ça, je te réponds non tout de suite. La seule chance que peut-être moi, j’aurais eue, c’est d’avoir une vie comme la mienne qui par fatalité m’a amenée à faire ce que je fais aujourd’hui. Mais ma vie n’a pas été facile non plus, donc après, c’est peut-être la seule chose que je dirais.
DL : Finalement, c’est que grâce aux problèmes que tu as eus dans ta vie, tu as su construire avec ; et finalement aujourd’hui, tu as pu utiliser les souffrances et ce que tu as eu de bien et de mauvais dans ton passé pour aujourd’hui réaliser ton rêve.
EL1 : Voilà.
DL : Finalement, l’idée, c’est peut-être que peu importe le passé que l’on a eu, on a toujours des trucs à utiliser dans notre passé pour construire et aller vers notre vision.
EL1 : Oui, complètement.
DL : Cela vous parle ?
EL1 : Oui c’est cela, complètement
EL2 : Cela me parle, attend, je vais y aller !
DL : Alors, une autre question. Qu’est-ce qui vous a permis de passer de la rue à l’autoproduction ? Vous avez pas mal de choses, mais… comment vous avez réussi ? Tout à l’heure, tu parlais de publicité à 20 000€, est-ce que vous en avez fait ?
EL1 : Oui on en a fait (sourire)
DL : Comment vous avez financé cela ?
EL1 : Il y a un an, je ne t’aurais pas dit la vérité, il y a un an, je t’aurais dit autre chose…
DL : Et…
EL1 : Non, non… Je te l’explique, je te dis pourquoi. Parce qu’aujourd’hui, je considère avoir fermé cette parenthèse de dire : « Oui tout se passe bien, tout va bien, etc. ». Aujourd’hui, on est arrivé au bout, tu vois, on est à Bobino, salle pleine en autoproduction. Aujourd’hui, cette parenthèse, je la ferme, je continue les spectacles, mais j’ouvre une autre parenthèse. Tu vois les canaux, je t’expliquais, le canal véhiculait ce message. Là, le canal spectacle, je le ferme aujourd’hui. Donc aujourd’hui justement, j’ai fait un one-man-show, si t’étais à Avignon, pour balancer tout, pas pour balancer ou critiquer, mais pour dire tout ce qui s’est passé et tout ce qui se passe, et comment cela s’est passé.
DL : Et comment cela s’est passé ?
EL1 : Donc oui, on a fait çà et aujourd’hui, je n’ai pas peur de dire qu’en fin de compte quand j’ai loué les salles, quand j’ai acheté la publicité, je n’avais pas un rond. Et que ces gens-là, je n’ai pas escroqué ces gens-là, je n’ai pas escroqué ces gens en disant « Je vais te payer », puis je ne les paierai pas. Mais c’était une question de confiance. J’étais tellement sûr de moi, que la personne disait « oui, oui, mais t’’inquiètes pas ». Je ne lui disais pas : « J’ai l’argent », mais tout laissait à croire que j’avais l’argent. Donc, il me faisait confiance, disant : « tiens ta pub, tiens prend ton théâtre ! ». Un théâtre, c’est énormément d’argent.
DL : C’est combien pour me donner une idée ?
EL1 : Je ne sais pas, il faut que tu dises si tu veux faire une saison parisienne, 4 mois, il faut que tu comptes 300 000, 400 000 euros. Alors que je n’ai jamais eu cet argent. Je n’ai pas de gens autour de moi qui pourrait me soutenir financièrement, pas du tout. Donc non le truc, c’est au culot, mais c’est que tellement je suis déterminé, j’arrive et la personne en face, elle me voit déterminé, elle dit : « Ok, ok, je valide ». Et on s’est retrouvé dans le fond du gouffre en pleine exploitation à dire… à commencer à me dire : « Attends, attends là… Je vais être endetté pendant 2 ans, comment je vais faire pour rembourser, qu’est-ce qui va se passer ? ». Et puis se battre, se battre et tous les jours en rue à donner des flyers, à faire des shows. Et ça monte, ça monte et puis en fin de compte, on arrive à compenser et ne pas perdre d’argent ou en perdre un petit peu, et on continue, on continue.
DL : Oui génial ! Là, je note un truc, je note à chaque fois pour synthétiser, je trouve que c’est cool. À un moment donné, il faut de l’audace. Il ne faut peut-être pas faire ce qui était prévu, faire ce qui est bien, faire ce qui peut être bien, faire ce que l’on a appris peut-être à l’école. À un moment donné, sortir un peu des clous et se dire, je vais y aller, je me mets en danger, je prends des risques, pas forcément que des risques de fous. Je n’ai pas envie de…
EL1 : Chacun doit prendre les risques à sa hauteur, chacun doit décider par lui-même, qu’est-ce que c’est un risque ? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que si on avait écouté tous les gens plus âgés que nous, plus en place que nous dans le milieu.
DL : Justement c’est une question que je voulais te poser. C’est cool, du coup je te la pose, c’est justement : est-ce que l’on a cru en vous ? Quand vous en avez parlé autour de vous, bah tiens, je vais… on va remplir un théâtre, on va prendre… Cela va nous coûter 400 000 euros, cela va nous coûter 20 000 euros de pub, on va faire ça, on va faire ça, on est des fous. On va réussir, les gens vont adorer. On va remplir des spectacles, on va remplir plusieurs spectacles. Est-ce qu’on a cru en vous ?
EL1 : Non, non. Peut-être plus en lui. Non chacun a sa famille, chacun a ses gens autour. Non, moi personnellement, personne n’a cru en moi si ce n’est mes grands-parents. Mes grands-parents du côté de ma mère, eux, mais dans les débuts. Aujourd’hui, quand cela commence à marcher, les gens croient en toi. Quand ça marche, ça marche…
EL1et EL2 : Allez sur attitudesgagnantes.com
DL : Vous êtes de plus en plus nombreux à aimer mes interviews, pour que ça continue, cliquez sur j’aime !

0 commentaires

Laisser un commentaire

Une seule de ces 5 erreurs suffit à vous empêcher de réussir

Recevez dès maintenant une vidéo gratuite pour éviter de les commettre en remplissant le formulaire ci-dessous

C'est bon ! Vous devriez recevoir la vidéo par e-mail dans quelques instants :)

Share This