La notion de responsabilité !

Alors, bonjour à vous ! Voici une nouvelle question que je vais pouvoir répondre. La question, je la découvre en direct avec vous. C’est une question au sujet de la notion de responsabilité, le fait d’être 100 % responsable de ce qui nous arrive. Par rapport aux situations très dures, par exemple si l’on se fait agresser, c’est quoi notre part de responsabilité dans cette situation ?

C’est une super question question et j’imagine que vous vous êtes déjà posé la question de : c’est quoi ma part de responsabilité ? Peut-être que vous avez déjà entendu cette notion de : « on est responsable de ce qui nous arrive ». Et cette notion amène souvent de la culpabilité en se disant : mais attend, je me suis fait agresser, cela veut dire quoi ? C’est moi qui crée cela ? C’est de ma faute ? etc. Et on bascule justement dans du vocabulaire du type : c’est ma faute.

Déjà, pour commencer, cela n’est pas du tout l’objectif de cette notion. La notion qui est importante de comprendre au travers de la responsabilité, c’est que j’ai un pouvoir dans ce qui m’arrive et surtout dans ce que je vais en faire.

Alors, ce qui est intéressant à comprendre, c’est que quand quelqu’un arrive et qu’il se sent impuissant dans sa vie, c’est que justement, il a souvent tendance à focaliser sur les endroits, pas souvent, en fait, il est en train de focaliser sur les endroits où il n’a aucun pouvoir dans sa vie. C’est-à-dire qu’à chaque fois que je suis face à une situation et que je me sens impuissant, ce n’est pas que je le suis réellement, c’est que je regarde les endroits où je suis impuissant dans ma vie.

Donc, ce qui est intéressant dans cette notion de responsabilité, c’est qu’elle a pour objectif non pas de culpabiliser, mais de donner du pouvoir, et le pouvoir permet d’avoir de l’énergie et d’avoir les ressources de changer la situation.

Il y a plusieurs sous-niveaux à cette notion de responsabilité. Le premier c’est qu’au moins celui-là, je vous invite à accepter, à intégrer et à utiliser dans votre vie, si je ne suis peut-être pas responsable de ce qui m’arrive, je suis au moins responsable de comment je me sens. Et comme les gens me disent : attends, on m’a insulté, je suis obligé de me sentir mal. J’adore poser la question qui souvent énerve les personnes c’est : OK, pourquoi tu te sens mal ? Et la personne me dit : eh ben, je me suis fait insulter ! Et donc, je pose souvent la deuxième question si est-ce qu’il existe des gens aujourd’hui qui avec la même insulte arrivent soit en rire, soit avoir de l’amour, soit s’en fout, soit même cela leur donne de l’énergie pour avancer et créer ? Les réponses c’est OUI. Il existe plein de gens qui se sont mis à créer des choses magiques parce qu’ils ont été critiqués, ils ont réussi à en rire, ils ont réussi à se dire : OK, tu penses cela de moi, alors je vais te prouver le contraire. Ou alors des personnes qui se sont dites : je me moque de ce que tu penses et je vais vivre la vie qui m’inspire.

Je ne suis peut-être pas responsable de ce qui m’arrive, mais je suis au moins responsable de comment je me sens. Une énorme confusion qu’on fait, c’est la différence entre les faits et les histoires. Les faits, c’est quoi ? Si on est 15 à assister à la même chose, les faits : on aura la même version, ce sont des faits. Par exemple, si la banque a été braquée et qu’on était 15 personnes à être témoins de cela, les faits c’est que la banque a été braquée. S’il y a eu un mort, les faits c’est qu’il y a eu un mort.

L’histoire, c’est quoi ? C’est la personne qui te dit : parce que j’ai assisté à un braquage de banque, c’est la raison pour laquelle j’ai perdu mon estime de moi. Ça, c’est une histoire. Il n’y a aucun argument factuel. L’argument factuel c’est il y a eu un braquage. Mais si cela se trouve, dans les 15 personnes ou les 14 autres, il y a un qui a souffert de cela, qui l’a mal vécu et qui lui a donné l’énergie d’aller créer des choses qu’elles n’auraient pas créées sans ce braquage.

Donc, il y a d’un côté le fait et de l’autre l’histoire. Par exemple, je disais que mon père ne m’avait pas aimé, en fait, cela c’était mon histoire. Le fait est qu’il ne m’a pas dit : David, je t’aime. C’est différent entre ne pas me dire je t’aime et ne pas m’aimer. L’un c’est une histoire, l’autre, c’est le fait. Et la réalité c’est que ce qui nous fait nous sentir mal, ce ne sont pas les faits, ce sont les histoires qu’on se raconte. Les conclusions qu’on tire dans notre esprit à partir des faits qu’on attire ou que l’on crée.

Première chose : j’ai la possibilité de changer ma posture, ma respiration, comment je regarde la situation de sorte de me sentir mieux. Et qu’est-ce qui fait qu’on se sent bien ou on sent mal ? Ce ne sont pas les faits, mais comment j’appréhende, je regarde le fait.

Si on m’avait dit : David, si un jour tu te fais braquer, cela veut dire que pour le reste de ta vie, tu vas être 100 % heureux et que tu vas avoir tout ce que tu veux dans ta vie, tes enfants seront heureux sur 40 générations. Je vivrais le braquage peut-être de façon difficile, mais une partie de moi me dirait waouh, bonne nouvelle. Donc, cela changerait ma perception de ce même fait. J’ai des pouvoirs sur comment je perçois les faits et quelle histoire je me raconte.

La deuxième chose, c’est que j’ai du pouvoir et c’est important sur ce que je vais en faire. Peut-être que je peux me faire agresser, mais peut-être que je peux prendre des cours dans les arts martiaux, je peux déménager, je peux créer une association pour aider les gens qui se font agresser. Donc, j’ai du pouvoir sur qu’est-ce que je vais faire derrière pour moi, pour les gens que j’aime et pour les autres à l’issu et grâce à cet évènement.

Le troisième angle et c’est là qui est un peu plus touchy, c’est que généralement, si on est objectif, il y a une partie de moi qui est responsable, même de ce qui est arrivé. Si on est juste sur ce qui est factuel, pas émotionnel, parce que ce sont les émotions qui brouillent le raisonnement. Donc, si je vais dans la rue et que je me fais agresser, je n’ai pas choisi de me faire agresser, je n’ai pas décidé de me faire agresser, je n’ai peut-être rien fait pour me faire agresser, mais j’ai choisi d’aller dans tel pays, j’ai choisi peut-être de m’habiller d’une certaine manière, j’ai peut-être choisi de sortir à telle heure, j’ai peut-être choisi de sortir seul. Tu vas dire : dans ce cas là, David, on ne peut rien faire. Je n’ai pas dit le contraire, mais cela permet d’être objectif parce que le problème de ne pas être objectif et de ne pas regarder les choses en face, c’est que parfois, vu qu’on ne veut pas regarder les choses, on est émotionnel et on n’arrive pas tirer de l’apprentissage de cela.

Le fait de se dire attend, par exemple dans mon cas, je me suis fait agresser plusieurs fois, j’avais ma part de responsabilité dans le fait d’être seul, d’aller à certaines heures, d’aller à certains endroits, de comment je réagissais quand cela était arrivé, de comment je m’habille, de mon stress et ma peur que j’ai apprise aujourd’hui à gérer, de plein de facteurs. Donc, ce n’est peut-être pas le responsable de pourquoi je me faisais agresser, mais j’étais au moins, cela va peut-être vous déranger, mais la réalité c’est que cela va vous donner du pouvoir, le cocréateur.

Et le jour où j’ai accepté, c’était douloureux de réaliser que oui, quelque part, j’étais au moins un peu responsable des évènements que je m’attire, la bonne nouvelle de cela, c’est que cela me donnait des pouvoirs et l’avantage des pouvoirs, c’est que cela me permet d’agir. Soit, comme je vous disais, faire des cours aux arts martiaux, déménager, sortir à plusieurs, sortir à une autre heure, j’ai appris à mieux communiquer et j’ai pu échapper à plusieurs situations difficiles où j’ai failli me faire agresser parce que je m’étais formé la communication. Donc, il y a beaucoup de choses qu’on peut apprendre qui font que la situation qui se répétait qui est embêtante ne se répète plus. Je n’ai pas dit que je dois me culpabiliser, qu’on peut tirer la conclusion rapide de : la personne s’est fait agresser, c’est de sa faute. Ce n’est pas cela, c’est juste intelligent de se dire : qu’est-ce que je peux apprendre factuellement non émotionnellement de la situation pour peut-être que cela se reproduise différemment. Quand j’ai quelqu’un, qui me dit : je m’attire tout le temps des gros cons. Je trouve cela intéressant, pourquoi ? Pourquoi toi ?

Est-ce que tu as une malédiction ? Non. Mon métier c’est de comprendre l’être humain, c’est la psychologie. Quand je regarde que quelqu’un s’attire quelque chose à répétition, c’est rarement un hasard. Cela ne veut pas dire qu’elle le mérite, cela ne veut pas dire qu’elle doit s’en vouloir. Cela veut dire que la bonne nouvelle, c’est que l’on peut changer les paramètres pour que ça n’arrive plus, et pour ouvrir un terrain qui est peut-être un peu sensible. J’ai accompagné des personnes qui s’attirer régulièrement des maris violent et agressif. Et en changeant quelques paramètres, plus de mari violents. J’ai accompagné des personnes qui avaient tendance en entreprise à s’attirer des pervers narcissiques. Et en changeant quelques petits paramètres, plus de pervers narcissique.

Donc, je n’ai pas dit que c’est elle qui crée quoi que ce soit, je dis juste qu’il y a au moins de petits paramètres sur lesquels on a du pouvoir, qui font qu’on s’attire ou pas certaines situations. Par exemple, je devais aller à Houston, mais il y a eu un ouragan. Donc, imaginons juste pour prendre l’exemple que j’ai pensé à cela, j’ai des locaux d’entreprise là-bas à Houston au rez-de-chaussée. Il y a un mètre clinquant d’eau à certains endroits. Vous imaginez bien avec le matériel et le stockage, la catastrophe que ça peut-être. Et je pourrais très bien me dire que je n’ai pas de chance. Oui, je n’ai pas de chance dans un certain plan, mais si j’y vais de façon objective, je vais pouvoir au moins grandir. Parce que le mode de je n’ai pas de chance, me garde au stade de bébé, est c’est ce qui fait que je me réattire la situation. Donc, imaginez, il y a 10 ans, il y a l’inondation et je perds tout mon matériel. Je perds trois à quatre ans de travail de stockage. Et je me dis juste que je n’ai pas de chance. Le problème c’est que je n’apprends rien et donc je vais avoir plein de gens qui vont me dire que je n’ai pas eu de chance, que c’est dur, ce qui est vrai. Et 10 ans plus tard, encore un ouragan, et décidément je me dis que j’ai vraiment la poisse. Alors que la réalité quand j’ai regardé la carte des ouragans aux États-Unis, Houston fait partie des zones dangereuses à ouragan. Donc, quelque part, décidé de vivre à Houston, c’est déjà accepté une partie du potentiel de s’attirer un ouragan.

Être à Houston, au rez-de-chaussée. Pareil, être à Houston, au rez-de-chaussée, sans faire de sauvegarde. Pareil, être Houston, au rez-de-chaussée, sans faire de sauvegarde, sans avoir un système de sauvegarde en ligne. Pareil, ne pas avoir, peut-être un premier étage pour remonter en cas d’inondation, j’ai mon rôle à jouer. Et si je ne le fais pas, le problème, c’est que je ne peux pas comprendre pourquoi les problèmes se répètent. Donc, il ne s’agit pas de se fouetter, il s’agit juste de se dire : qu’est-ce que je peux apprendre pour peut-être m’éviter que cela recommence.

Et donc, c’est valable en couple, au niveau sport et partout. Avant, je pensais que quand je tombe malade, c’est juste que j’ai la poisse. Non, il y a des paramètres qui faisaient que je tombais malade.

Et c’est magnifique d’aller dans cette approche-là, cela demande de l’aborder avec un autre niveau d’énergie. Ce n’est pas en se fouettant, en se victimisant, en se plaignant ou en s’en voulant, mais juste dire : je vais regarder pourquoi je m’attire cela et les endroits où j’ai du pouvoir, même s’il n’y a qu’un tout petit peu.

Donc, si je fais les trois, un, je change mon énergie, deux, qu’est-ce que je peux à faire concrètement à partir de cela ? Et trois, regarder concrètement ce qui fait que je me suis attiré pour changer les paramètres et voir même, enseigner aux autres. Parce que je peux, moi, si je prends mon exemple de l’ouragan, écrire un livre, créer un site, aider les gens à se rendre compte des risques d’être à Houston et de ce qu’ils peuvent faire, soit partir, soit s’adapter à la situation.

L’optimiste, quand il prend la mer, il se dit qu’il y aura le vent parfait et tout ira parfaitement, le pessimiste, lui se dit qu’il va y avoir une tempête au max placé, le leader, il se dit, il y a des chances que j’ai une tempête et des chances que le vent soit parfait, donc je vais me préparer aux deux.

Le risque de perte chez beaucoup de personnes qui fait du développement personnel, c’est de ne pas aller vouloir voir ce qui pique et ce qui fait mal, alors, elles se privent d’apprendre.

Soyez des vrais leaders, à la fois optimiste et à la fois pessimiste, les deux, et cela va transformer votre vie. Je vous le garantis.

Voilà une introduction à la notion de responsabilité. Dans d’autres formations, je vais encore plus loin. Mais j’espère que cela vous a aidé. S’il y a des questions par rapport à cela, je vous invite en commentaire à préciser en disant : voilà, je ne crois pas telle chose. Encore une fois, mon propos n’est pas de vous embêté, mon propos il est de vous faire grandir le plus possible. Donc, posez-moi les questions en commentaire en disant : je n’ai pas compris telle chose ou dans un tel cas, cela ne marche pas pour moi. Allez-y, toutes les questions sont bonnes qui peut être sur d’autres sujets. Je vous rappelle que le but de ses vidéos, c’est de répondre à vos questions en détail.

A très vite !

1 Commentaire

  1. Delaire Pascale

    Bonjour David,
    Merci pour cette vidéo, mais il y a un point sur lequel j’aimerais que tu développes ou précises. Tu le fais peut-être dans une autre vidéo mais je les découvre juste par l’intermédiaire du sommet de la conscience.
    C’est ok pour moi quand tu parles de l’importance de séparer les faits de l’histoire, c’est la première étape de la Communication Non Violente de Marshall Rosenberg. Mais il n’en reste pas moins que l’émotionnel existe, qu’il s’inscrit dans notre cerveau et débranche notre néocortex quand il est intense (comme dans les agressions dont tu parles). A ce moment-là, on n’a donc pas les moyens pour raisonner comme tu le fais, et il nous débranchera chaque fois qu’une situation qui lui semble similaire se présentera.
    Comment abordes-tu cet aspect des choses ?
    d’avance merci de ta réponse.
    Pascale

    Réponse

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