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COMMENT ne plus avoir PEUR de la PEUR – Mon expérience

J’étais mal dans ma peau et j’avais mes amis qui se moquaient de moi en disant : « Mais tu crois que tu vas devenir confiant en levant la main en cours ? », parce que pour eux dans leur monde, c’était ridicule, dans leur monde, c’était facile, mais dans mon monde, c’était dur. La confiance est la capacité à agir sans peur, le courage c’est …

Maintenant, je m’intéresse encore plus à la notion de courage que de confiance. Le problème dans la notion de confiance, c’est qu’il y a un fantasme. On pense que la confiance en soi, c’est devenir un genre de Brad Pitt, mais le cliché de Brad Pitt ou le cliché de Ken, dans « Ken et Barbie » qui n’a jamais peur, qui peut nager, rester et coiffer et qui peut vivre n’importe quelle difficulté, rester serein. Et du coup, on se dit que la peur est un problème, alors qu’en fait la peur, elle n’est pas un problème, des fois la peur, c’est un super indicateur.

Si demain je dois présenter un nouveau programme devant une des grandes chaînes de télévision américaine et qui a 10 millions de téléspectateurs et que j’ai peur. Peut-être que cette peur, elle est saine, peut-être qu’elle me dit : « David, tu n’es pas prêt, donc prépare-toi. » Donc, il y a dès fois, il y a l’illusion de se dire : « Avoir confiance, ce n’est plus avoir peur. » Je pense que la peur, elle est saine, je pense que le problème, c’est de ne pas d’anéantir la peur, mais plutôt de l’apprivoiser et de travailler avec celle-ci. D’ailleurs, c’est super intéressant parce que quand tu te mets à croire que la peur est le problème, tu as de plus en plus peur, c’est-à-dire que tu te mets à avoir peur d’avoir peur. J’ai fait un spectacle terrorisé l’idée de monter sur scène faire mon spectacle et ça devient vicieux parce que tu n’es même pas sur scène que tu te mets à avoir peur, tu te dis : « J’ai peur ». Donc, tu te mets à avoir peur d’avoir peur et c’est vraiment un cercle vicieux dont tu te mets en t’angoissant, en disant : « J’ai les mains moites », donc vu que j’ai les mains moites, je vais rater sur scène, ce qui est complètement faux. Et donc la confiance, elle se développe aussi, on parlait de l’entraînement, par se rendre compte que les symptômes physiologiques, ils ne sont pas un problème. Avant, si j’avais les mains moites, le cœur qui bat, le ventre qui se serre et bien je paniquait encore plus. Aujourd’hui si je me mets à avoir ça, et juste je respire, c’est normal en fait.

Je discutais avec un grand DJ et je lui disais : « Mais, est-ce que tu as réussi à éradiquer la peur ? Toi qui as des salles ou des boîtes de nuit, dix mille personnes ou plus, est-ce que tu as toujours peur ? » Il me dit : « Mais bien sûr, j’ai toujours peur. » Je lui dis : « Mais comment tu fais ? » Il me raconte sa petite d’anecdote, et il me dit : « Est-ce que tu as peur de ton ombre ? » Je lui dis : « Non. Mais pourquoi tu n’as pas peur de ton ombre ? » Il me dit : « C’est juste parce que tu la connais », mais imagine qu’on t’ait toujours dit que ton ombre, c’était un problème. Tu balades dans la rue, tu vois un truc qui te suit, on ne t’a pas expliqué ce que c’était, imagine qu’on ne t’as pas expliqué ce que c’était ton ombre et tu te mets à paniquer juste puisque tu as quelque chose qui te suit tout le temps peu importe où tu es, des fois même tu en as plusieurs qui te suivent en fonction de la lumière. Tu paniquerais. » Et il me dit : « Mais vu que je sais que c’est normal, et bien j’ai le cœur qui bat, les petits picotements dans le ventre, les mains moites, je transpire un peu plus ; et en fait je me dis : « Juste c’est normal » et vu qu’il se dise que c’est normal, il ne déclenche pas le cercle vicieux, du coup il respire autrement, du coup il se sent mieux et du coup après une minute sur scène, tout va bien. Plutôt que, tu montes sur scène, tu as le pic de stress d’une minute et là tu dis il y a un problème et du coup ça s'empire. Alors qu’en fait, c’est super important pour les personnes qui nous regardent.

Le seul problème, ce n’est pas la peur, le seul problème, c’est de croire qu’il y a un problème, le seul problème, c’est de croire que la peur est un problème. Et d’autant plus qu’il y a plein d’études scientifiques, on en trouve d’ailleurs sur Ted Talks que j’adore qui montre que le stress, ça mène un sens social que par exemple quand tu as un peu de peur sur scène, ça permet de mieux connecter avec l’orateur, le speaker, ça nous rend humain et pour revenir sur Ken et Barbie, ça ne m’est jamais arrivé de rencontrer quelqu’un qui me dit : « Mon mentor, c’est Ken ». Pourquoi ce n’est pas notre mentor Ken dans Ken et Barbie ? Parce qu’il est trop parfait. Pixar, quand ils ont fait Toy Story, avant de le publier mondialement, ils ont des petites salles de cinémas, ils font venir des gens pour évaluer le film. Et en fait le film avait une notation pourrie. Ils disaient : « Mais c’est dingue », on a des effets spéciaux super en avance, l’histoire, elle est top, personne n’aime notre film. Et en fait, ils se sont rendu compte que le problème de Toy Story à ce moment-là, c’est qu’ils n’avaient fait que des héros sans faiblesse. Et donc du coup quand tu regardes un héros sans faiblesse, tu ne peux pas te reconnaître et c’est la raison pour laquelle depuis l’histoire de l’humanité, tous les héros ont des fragilités : le talent d’Achille et la Kryptonite Superman et c’est essentiel que l’héro il ait une fragilité sinon tu ne peux pas te reconnaître en lui. Et donc, ils ont pris : je ne m’en souviens plus du personnage qu’ils ont pris dans Toy Story et ils lui en rajoutaient de la jalousie et d’autres trucs comme ça : il y a du stress et il y a de la peur et d’un coup le film a explosé, c’est devenu un des films les plus vus à l’histoire du monde.

Ça nous montre bien à quel point, on a l’illusion de penser que ce serait mieux une vie sans peur, mais une vie sans peur ça veut dire aussi une vie sans ami. Ça veut dire aussi une vie où les gens ne sont pas capables de connecter à toi. Donc la clé ce n’est pas de ne plus avoir peur, c’est pour cela que je veux venir sur le courage parce que la différence qui est majeure entre le courage et la confiance : la confiance, c’est la capacité à agir sans peur, le courage, c’est la capacité à agir malgré la peur. Elle m’intéresse beaucoup plus parce que tu es dans la rue, tu vois quelqu’un qui se fait agresser, ce n’est pas forcément de la confiance, ça demande du courage d’aller l’aider. Tu vois une annonce du job de tes rêves et tu n’as pas les diplômes et tout le monde te dit que tu n’es pas à la hauteur ou tout le monde t’a dit : « tu es de couleur de peau, tu n’as aucune chance ou tu es une femme, tu n’as aucune chance ou tu es trop jeune, tu n’as aucune chance. » Ça demande du courage de dépasser les croyances que tu as autour de toi et populaire ou qu’on t’infuse et dire : « Non, j’ai peur, mais je vais quand même y aller. » Et ça, ça change une vie. Donc, après je pourrais dire plein d’autres choses sur la confiance, démarrer par des petites choses, des petits pas. Hier, je faisais une conférence et j’ai une dame qui a levé la main, elle voulait témoigner comment mes formations ont transformé sa vie. Elle disait : « Le truc qui est le plus basique et qui a transformé ma vie et qui n’est pas du tout sexy quand on en parle et qui est pourtant essentiel, c’est qu’elle dit : « j’ai fait des petits pas tous les jours. » Ce n’est pas sexy les petits pas parce qu’on a envie d’avoir des résultats énormes, grands et immédiats. Et encore plus dans notre société où on est habitué par les réseaux sociaux et par la technologie, avoir tout tout de suite. Tu prends ton téléphone et tu peux commander à manger tout de suite, tu peux accéder les vidéos tout de suite. Donc on est surentraîné à avoir tout immédiatement, donc c’est très dur, encore plus pour les nouvelles générations d’accepter qu’il a besoin du temps s’écouler pour produire un résultat. L’idée des petits pas, c’est l’idée de faire des choses qui sont un petit peu inconfortables, mais qui restent confortables.

Par exemple, pour moi mes 15 ans, c’était de lever la main en cours et j’avais mes amis qui se moquaient de moi en disant : « Tu crois que tu vas devenir confiant en levant la main en cours ? » parce que pour eux dans leur monde, c’était ridicule, dans leur monde, c’était facile, mais dans mon monde, c’était dur. Et démarrer par ça, c’était accessible. Si tu m’avais dit : « A mes 15 ans, tu vas monter sur scène devant 200 personnes, » la seule chose que ça se serait fait, c’est de me figer sur place et me terroriser. Mais lever la main en cours, c’était stressant, mais c’était accessible, et une fois que tu as fait ça, ta zone de confort, elle s’étend ou en tout cas, ta zone d’inconfort, tu la conquiers et j’ai pu passer à des défis plus grands. J’accompagne les personnes, je les forme là-dessus, je les entraîne là-dessus. Et en fait tu as l’impression que c’est long, mais un an après tu regardes et c’était le témoignage de cette femme hier, mais elle dit : « mais en fait, j’ai cru que c’était long. » Mais je regarde un an après, je me rends compte que toutes les choses que j’ai faites, que je n’aurais jamais imaginé pouvoir faire.

Quand tu regardes la biographie de Gandhi, il ne savait pas lui-même qu’il deviendrait Gandhi, pareil pour Martin Luther King. Mais en fait ce petit pas que tu fais, qui t’amène vers un petit pas qui est plus grand vers un petit pas plus grand. Toi, tu as toujours l’impression de faire un petit pas, mais c’est le monde extérieur qui dit : « Wouah ! Mais comment tu fais ? » Pour toi, ce n’est pas plus dur qu’avant parce que ta confiance, elle grandit, mais pour le monde extérieur, il dit : « Wouah ! » Les gens, dès fois, ils me disent : « Mais comment tu as fait pour oser partir aux États-Unis, faire des interviews avec des gens qui t’inspires dans une langue que tu ne maîtrises pas, pas de réseau, à l’autre bout du monde », mais paradoxalement, ce n’était pas plus dur de faire ça que de lever la main en cours. Et donc si tu gardes ce réflexe d’être toujours en train de faire des choses un peu inconfortables et bien, trois ans plus tard, cinq ans plus tard, tu fais des choses qu’à l’époque on t’aurait dit : « Tu feras la moitié, tu dirais non impossible. » On m’aurait dit à quinze ans : « tu vas faire le dixième de ce que je fais aujourd’hui ou de la vie que j’ai » j’aurais dit juste le dixième, ce serait incroyable, parce que ce que je voulais à mes quinze ans, c’est juste être normal, je voulais être normal, je voulais arriver à être juste en couple, je voulais arriver à avoir des amis et être à l’aise avec eux, je voulais arriver à m’exprimer avec mes amis, je voulais être normal. Je ne souhaite plus du tout à être normal d’ailleurs, maintenant je souhaite être moi-même, je souhaite exprimer mon unicité. Mais à l’époque, je voulais être normal. Donc, ces petits pas, ils transforment une vie.

Si tu as envie d’aller plus loin, j’ai réalisé le vidéo qui s’appelle « Les cinq erreurs que la majorité d’entre nous font » et qui va nous causer l’échec de nos projets, nos rêves et notre réussite. Une seule de ces cinq erreurs va t'empêcher littéralement de réussir et d’être pleinement heureux. Clique sur le lien dans la description, va voir la vidéo. C’est un indispensable. Je te dis à très vite, on avance ensemble. Cette année, c’est notre année. C’est parti !

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