L’attitude du succès – Sylvain Boudreau – Son interview complète

David : Bonjour à vous et bienvenue pour une nouvelle interview. Aujourd’hui je devrais vous présenter Sylvain Boudreau, il est conférencier. Nous sommes au Québec, au Canada, et je vais lui poser des questions sur son parcours. Il a aussi d’ailleurs fait beaucoup d’interviews, donc ce sera intéressant de voir le point de vue de quelqu’un qui a rencontré d’autres personnes qui réussissent. Il a donc un point de vue extérieur, de reporteur on pourrait dire. Et aussi sur son parcours de conférencier. Donc intéressez-vous bien à cette interview, elle démarre tout de suite. Et c’est entrevue, d’ailleurs, si vous êtes au Québec. Salut, tu vas bien ?

Sylvain : Et bienvenue à Québec. Pas seulement au Québec, mais à Québec.

David : La ville de Québec, c’est ça qui est la région.

Sylvain : Il y a la province de Québec, et la ville de Québec.

David : Donc là, on n’est pas du… la première ville construite, édifiée, en Amérique du Nord.

Sylvain : Exacte. La première ville en Amérique du Nord, c’est ici, Québec.

David : Et allez, vous pouvez dormir moins con.

Sylvain : Vous avez une belle idée, la.

David : Que je viens juste d’apprendre. Alors question Sylvain, qui es-tu ? Parce que tu portes plusieurs casquettes.

Sylvain : Ecoute David, dans un premier temps, je suis un passionné par ce que je fais dans la vie. Je suis conférencier sur l’attitude. C’est vraiment ce qui me définit. Je ne me considère pas un motivateur, parce que je trouve que souvent que les gens qui veulent se faire motiver, cherchent la réponse ou la solution chez les autres. Alors que je pense, au contraire, que c’est en nous. Moi je suis quelqu’un qui parle d’action. Je suis un conférencier sur l’attitude.

David : C’est ce que j’appelle dans mon site « l’attitude gagnante ».

Sylvain : Ah bien, vois-tu ? On pense pareil. Et ça va faire vingt ans cet automne que je fais ça. Ça a commencé tout petit, c’était un rêve au début. Plus j’ai change tant comme, plus ma carrière a grandi, plus il est devenu une évidence pour moi. Je suis un conférencier sur l’attitude.

David : C’est quoi l’attitude ?

Sylvain : C’est ça, je suis très « in your face », moi je ne suis pas dans les grandes théories, je suis dans l’action. J’ai une conférence, pour te donner un exemple, qui s’appelle « Va te faire voir », j’ai une conférence qui s’appelle « mène-toi tes affaires ».

David : Alors, très direct.

Sylvain : Direct. Arrête de penser que les autres vont faire le job a ta place, c’est ta responsabilité, go. Et tout ça c’est sous un chapeau que j’appelle le « Moi, Inc. ».

David : C’est le nom de ton site, d’ailleurs.

Sylvain : Oui, c’est le site, le business, DVD, c’est le Moi, Inc. C’est une philosophie de vie. En fait j’ai réalisé que je suis maintenant Monsieur Moi Inc., et tout ce que je vais développer dans le futur, ce sera sous la même bannière, Moi Inc. Parce que je suis convaincu d’une chose, tout le monde, toi, moi, nous sommes les propriétaires d’une superbe entreprise. Dans mon cas, c’est Sylvain Boudreau, Inc. Et dans mon entreprise, il y a plein de départements dont je suis le responsable. Exemple, l’alimentation, l’entrainement physique, le travail, le côté relationnel. Donc toi, quand on n’était pas devant la caméra, on parlait du bénévolat, l’implication sociale. C’est ma responsabilité, c’est un département de mon entreprise. Et si je néglige un de ces départements, il y a une lacune dans mon entreprise, mais ça aurait été ma décision. Je suis quelqu’un qui parle beaucoup de valorisation, mais surtout de responsabilisation. Alors c’est une passion, et ça fonctionne bien depuis de nombreuses années.

David : Justement, il y a plusieurs mots clés qui sont intéressants. Attitude, action, responsabilité. Ça veut dire trois choses fortes. Si on démarre sur l’attitude. Pour toi ce serait quoi, tiens, l’attitude à avoir pour réaliser ses rêves ?

Sylvain : Dans un premier temps, souvent dans notre domaine, et tu dois le vivre, les gens s’imaginent que tout va bien toujours, que nous sommes des héros, que parce qu’on est sur scène, « Ah wow, lui, il a compris la grande vérité », c’est totalement faux. D’accord, je suis convaincu d’une chose, et je parlais la de moi, David … c’est que comme tout le monde, je vis des difficultés, j’ai des grands défis, je vis des peines, j’ai des grands doutes. Je me levé le matin, je suis démotivé, je remets en question bien des choses, comme tout le monde.

David : Je te rassure, moi aussi.

Sylvain : Bon, on est deux. Et je veux, je tiens à passer ce message-là. Je suis comme tout le monde. Donc les gens qui m’écoutent et qui me rencontrent à mes conférences, je leur dis dès l’entrée du jeu, vous avez le droit d’être démotivé, vous avez le droit d’avoir des inquiétudes, d’être démotivé dans votre vie de couple, dans votre travail, nous sommes des humains. La question est là, souvent, comment ils vont réagir ? C’est tout. Quand on parle de l’attitude, c’est ça. La question, ce n’est pas ce qui arrive, c’est comment tu vas réagir. Je travaille beaucoup là-dessus. Alors moi, Sylvain Boudreau, ce que je fais, c’est que j’essaie toujours de voir le bon côté de la situation. Et c’est un travail. C’est sûr qu’il y a des gens qui ont une propension pour le bonheur plus facile que d’autres. Mais de façon générale, moi je me dis toujours, on fait face à des défis, la question c’est comment réagir. Alors moi, j’essaie le bon côté-

David : Tu te poses cette question ?

Sylvain : Définitivement.

David : Tu te tutoies, ou tu dis ‘je’ ?

Sylvain : Je me parle énormément.

David : Mais dans le sens « comment je vais réagir », ou « comment tu vas réagir » ?

Sylvain : Comment vais-je réagir. Je, je. Et c’est pour ça que ma conférence s’appelle le Moi, Inc. La conférence n’est pas Vous, Inc. ou Toi, Inc., ou Nous, Inc., c’est Moi, Inc. Exemple : dans une entreprise, ou dans une famille, la mère de famille ou le père de famille pourrait dire, je suis responsable de ma tribu, c’est-à-dire je suis responsable de ma famille, Nous, Inc. Mais je dis que c’est faux. Tu es responsable de Moi, Inc. Et si moi, meilleur sera Sylvain Boudreau homme, meilleur je serai père de famille. Meilleur je serai conférencier. Donc plus je prends soin de moi, plus je suis meilleur avec les autres.

David : Donc pour bien éclairer ce que tu dis, c’est-à-dire qu’à partir du moment où je me développe, tout ce que je fais c’est une conséquence de qui je suis.

Sylvain : Oui, et ça bénéficie les gens autour de toi. Donc apprendre à te choisir, n’est pas au détriment des autres. Au contraire, tu prends soin de toi, tu prends mieux soin des autres. Moi je crois à ça profondément. Mon concept de Moi, Inc., c’est que nous sommes propriétaires d’une entreprise dans laquelle il y a plein de départements. Tu n’as aucune idée à quel point depuis vingt ans régulièrement je fais l’inventaire de mes départements. Parce que je répète, on n’est pas des Superstars, ce n’est pas vrai que tout va bien tout le temps. C’est dans le domaine, je suis sûr que tu le connais, il y a des gens violistes. Les gens violistes, c’est comme l’extrême, c’est des gens qui sont « tout va bien, il n’y a pas de problèmes », je ne crois pas du tout à ça.

David : J’appelle ça « l’effet Bisounours ».

Sylvain : Oui moi, je deviens quand j’entends ces gens-là, parce que c’est faux. Qui a envie des tragédies, des difficultés, il faut l’accepter, il faut la vivre. Alors moi, je fais l’inventaire de mon Moi, Inc. Et ça fonctionne, c’est incroyable David. Exemple. Il y a des gens qui vont m’écrire, qui vont m’appeler, « Monsieur Boudreau, tout va mal dans ma vie, c’est incroyable, aidez-moi, tout va mal dans ma vie ». Je ne suis pas un psychologue, loin de là, mais je fais « alors fais l’inventaire du Moi, Inc. ». On commence avec ça. Un autre exemple. Je pense à moi, okay ? Si je te dis que ça va mal, bon, faisons l’inventaire. La sante, comment ça va, ça va bien. C’est un très bon département.

David : Ça veut dire que tout ne va pas mal.

Sylvain : Moi j’ai un fils, moins de vingt ans, il est exceptionnel, tout va bien de son côté, c’est un département. Mon couple va très bien. Trois bons. Ça se peut que le travail amené des défis, que ça fonctionne mal. Ça se peut que la sante financière soit effectuée. Ça se peut que les relations avec mes parents … mais que tout va mal ? C’est rare. Alors moi je trouve que quand on a une difficulté dans la vie, fais l’inventaire du Moi, Inc., puis on va se réaliser que ça ne va pas si mal que ça.

David : Ça c’est la première étape. Inventaire, et réaliser déjà que, c’est tout un monde que j’avais créé pour l’instant qui a travaillé. Il faut que je réalise ça, et après, c’est quoi la prochaine étape ?

Sylvain : Tous les jours de ma vie, je me lève le matin, je ne suis pas quelqu’un de très spirituel, d’accord, enfin au Canada, au Québec, on a été élevé dans la religion catholique très fort, quand j’étais jeune, j’étais dans une école catholique etc. Aujourd’hui, je te dirais que la religion ne fait pas vraiment partie de ma vie. Je ne suis pas très spirituelle, sauf que tous les matins, quand je me lève, si tu le crois, je le dis : je vais passer une belle journée, et que je le veuille ou non, je vais me recoucher ce soir.

David : C’est peut-être ça, ta spiritualité.

Sylvain : Peut-être. La semaine dernière j’avais une journée qui était très difficile pour moi. Mercredi dernier, c’était vraiment difficile, très émotif, j’avais une rencontre à faire, j’avais une conférence, en tout cas. Je me suis levé le matin, je me suis dit okay, go. C’est un défi, non ? Ce soir, si tu le veux ou non, tu vas te recoucher. Et j’ai fait l’inventaire dans ma tête, je me suis dit « wow, c’est une belle journée, c’était beaucoup mieux que je pensais, go ». Alors moi, je suis dans l’attitude, dans le présent, dans le quotidien, ce n’est pas dans ma nature d’aller chercher de l’aide de l’extérieur. Je pense qu’on peut facilement, nous, par notre attitude, atteindre nos objectifs, réaliser nos rêves. En partant de soi, la.

David : J’y crois aussi. Du coup, comment pourrait aider, moi maintenant mais les personnes derrière l’écran qui nous regardent, qui disent « okay, c’est cool pour eux, ils sont motivés tous les deux, bien dans l’action, bien dans l’attitude, mais moi, je n’y arrive pas, je n’arrive pas à passer à l’action, je n’arrive pas à croire en moi, je vois des opportunités, mais ce n’est pas simple, et j’en ai marre. J’ai bien compris le concept de la responsabilité, j’ai compris l’attitude, j’ai compris l’action, mais j’y arrive pas » ?

Sylvain : Okay, plusieurs réponses, évidement. Dans un premier temps, je te raconterai tous les échecs que j’ai eus dans ma vie, tous les défis que j’ai eus dans ma vie. Je te raconterai toutes les idées extraordinaires qui n’ont pas fonctionné, pourquoi ? Parce que c’est ça la vie. Quelqu’un qui nous écoute qui dit que tout va mal, faites l’inventaire du Moi, Inc., et par la suite, donnez-vous des objectifs à court terme. L’autre chose. Je vais te dire, puisqu’on ne se connait pas, quand quelqu’un vient me voir au Québec, m’appelle, « Monsieur Boudreau, pourriez-vous m’aider, tout va mal, j’ai des difficultés, etc. ». Bon, nous sommes mardi, nous sommes le 6 mai, nous sommes dans la ville de Québec. Quand quelqu’un m’appelle, je lui dis, c’est vous ? Ça me fait un immense plaisir. Vraiment, je vous ai rencontré, je vous ai écouté avec un immense plaisir. Nous sommes mardi, on se donnera mardi prochain, dans sept jours. D’ici-là, vous allez aller faire du sport, ou s’entrainer, trois fois. Tu vas aller nager, tu vas aller au gym, tu vas aller courir, trois fois, une heure. Et si tu n’y vas pas, ne me rappelle pas. Est-ce que c’est clair ? Voici pourquoi. Moi, aujourd’hui, j’ai quarante-huit ans. Et j’ai réalisé il y a longtemps que la sante est la base de tout. Quand tu es fort la … je prends l’exemple du biceps … tu es fort. A chaque fois, David, où j’ai eu des difficultés, mon premier réflexe, c’est lève-toi aller t’entrainer. Tu sors de la gym, tu es calme, tes idées sont plus claires, tu es oxygène, il y a certains qui a cette fierté d’avoir bougé, c’est bon. En sortant de la gym, tu es bien, tes idées sont moins noires, tu es dans l’action. Et je suis convaincu que c’est l’inertie qui fait que les gens se disent « je ne suis pas capable d’arriver », etc. Bougez ! Lève-toi le matin, va faire du sport, automatiquement, vous allez avoir de meilleures pensées, les solutions vont paraitre beaucoup plus précises. Quelqu’un qui nous regarde présentement peut penser « oh c’est facile », d’abord, ce n’est pas vrai, c’est pas facile. Deuxièmement, « oh moi, ce n’est pas pour moi », c’est faux. Passez à l’action. Bougez. Faites du sport. Entourez-vous de gens positifs. Il faut faire le ménage aussi dans nos relations. A un moment donne, il faut être capable de comprendre, les gens qui vont me faire grandir, ce sont les gens qui vont t’amener plus loin. Si tu tiens à des gens négatifs, c’est ta décision. Je pourrais vous donner un exemple. J’ai eu des gens près de moi qui de façon fondamentale étaient négatifs. Même si on les respecte, on les endure, on les aime, il faut comprendre que ces gens-là ne doivent pas nous contaminer. Il faut aller ailleurs. Moi je reviens toujours au fait que ça part de toi.

David : Alors tu viens d’aborder un point important, c’est qui je côtoie, qui est dans mon entourage. Et souvent j’entends, oui mais David, je ne sais pas changer mon environnement, je n’arrive pas à côtoyer des gens inspirants. Comment on peut faire pour arriver à créer un bon entourage ?

Sylvain : Tu sais que j’ai une conférence sur le réseautage, qui s’appelé « Va te faire voir ». Est-ce que ça a en France le même impacte ? C’est à l’impératif, ça pourrait dire « va-t’en »,

David : Oui, c’est ça.

Sylvain : Et moi, c’est un jeu de mots, ça veut plutôt dire « faites-vous voir ». Sauf que je le mets dans l’impératif pour dire « bouge ». Ça veut dire « bouge, va t’impliquer ». Ce que j’explique aux gens, c’est faites l’inventaire des gens autour de toi. C’est facile. Moi il y avait des gens avec qui je vais au diner, puis en sortant je me dis, je me sens mal à l’aise, il me semble que c’était lourd. D’autres personnes avec qui je parle, le temps passe comme ça, je me sens ressource jusqu’au point où je les prends dans mes bras. C’est ces gens-là qu’il faut garder. C’est avec eux que je me sens bien. A un moment donné, il faut faire l’inventaire, il faut déterminer qui dans notre environnement nous donne de l’énergie, qui nous en enlevé.

David : C’est super intense ce que tu dis, parce que je peux très bien rencontrer quelqu’un, qui ma tête me dit « écoute cette personne-là, elle a un énorme réseau, elle est plein d’opportunité », mais je ne me sens pas bien avec elle.

Sylvain : Tu es beaucoup plus jeune que moi. Je ne pourrais pas être ton père, mais disons…

David : J’ai 25 ans.

Sylvain : Ecoute, je pourrais être ton père. Ce que tu viens de dire la, c’est l’élément essentiel du succès. Personne ne nous écoute, la ? On est seul ?

David : On est tout seul. Coupez votre camera.

Sylvain : Parfait. Dans notre domaine, tu remarqueras, il y a des gens de tête et des gens de cœur. Et moi, fondamentalement, instantanément, je suis attiré par les gens de cœur. Les gens de tête, je ne suis pas capable. Je les respecte, je les admire pour leur réussite, mais je n’ai pas d’affinité. Et je pense que nous sommes dans un business de cœur. Dans notre domaine à toi et moi, c’est uniquement question, et puis j’ai donné des conférences a des conférenciers, c’est uniquement question de qui es-tu ? D’authenticité, de générosité, et d’humilité. Et je suis convaincu que si on est dans ce domaine, ces valeurs-là ne pourraient jamais se tromper. Des fois tu rencontres des gens, ça m’est arrivé, qui pourraient potentiellement être intéressants pour vos affaires.

David : Souvent, et plus tu réussis, c’est le cas.

Sylvain : Exactement. L’autre affaire, c’est que plus tu es connu, plus ça attire du monde. Les gens qui viennent te voir, ils auront une potentielle extraordinaire. Mais je les regarde dans les yeux, et de temps en temps je ne me sens pas bien, et je dis non, non. Tu n’as aucune idée, à tel point, au Québec, c’est arrivé … dans la dernière année, soyons vague, il y a eu une activité ou plusieurs conférenciers ont été invites. Et l’organisateur m’a appelé pour me dire « Sylvain, veux-tu venir à ce show », c’est un gros show. Et j’ai dit non, dès la première seconde. Probablement ça aurait été bon d’être la, parce que tellement était là, mais moi, c’était non. Et je suis tellement content de n’être pas allé, pourquoi, par respect pour qui je suis. Je n’étais pas à l’aise avec l’homme, avec le concept. Donc même si votre vie professionnelle veut un petit peu plus, non. Respecte qui tu es. Moi j’ai toujours dit, je n’ai pas besoin de plus d’amis, de plus de monde dans ma vie. J’ai choisi qui fait partie de ma vie. Tu n’as aucune idée à quel point je suis quelqu’un qui est capable de dire « non » a des invitations. Mais si je dis oui, c’est que je t’aime, qu’on va être bien ensemble. Trop souvent, les gens sont incapables de dire non. On accepte toutes les invitations, toutes les opportunités, sans réfléchir, sans se poser la question s’ils sont bien, si ça rejoint à leurs valeurs.

David : C’est très intéressant. J’ai fait un séminaire vers mars, et c’est une dame qui venait me voir, elle m’a dit « David j’ai tout essayé ». Elle pour le coup, elle avait essayé plein de choses. Je lui ai dit, est-ce qu’il y a eu un qui te plait ? Est-ce que ça te passionne ? J’ai moi-même fait cette expérience de vouloir saisir toutes les opportunités, un peu comme un chien fou qui court à la moindre balle. Ce n’est pas simple, quand on est tout au début et on est plein de peur, d’oser dire non à des opportunités quand on n’attend que ça, les opportunités.

Sylvain : C’est très difficile, puis ça sème le doute. Tu as peut-être quelque part dit, la, est-ce que j’ai pris une bonne décision ? Mais au fini, je suis sûr que oui. Parce que tu t’es respecté. Dans notre domaine, il y a beaucoup de gens qui vont devenir conférenciers, qui veulent faire ton travail. Alors qu’est-ce qu’ils font ? Ils vont tout regarder ce que tu as fait, ils vont regarder toutes tes entrevues, même comment tu t’habilles, après ils vont lire tous les livres, puis après ils vont se dire okay, je me lance en affaires. Et quand j’allais les voir, qu’est-ce que je verrais ? Un petit peu de toi, un petit peu de moi, de Stéphanie Milot, comprends-tu ? Ça n’a pas de sens. Au Québec, il y a des gens qui ont lu tous les livres, les bouquins des grands conférenciers américains. Un, quelqu’un qui m’approche, il me dit « Sylvain, je veux être conférencier ». La première chose que je lui dis, « tu es sérieux ? », « oui, je suis sérieux ». Parfait. Première chose, tu ne vas plus voir de conférenciers, c’est terminé. Ne viens pas me voir, ne lis pas mes livres. Isole-toi et sois créatif. Reviens à qui tu es. Sois authentique. Quand je te vois sur scène, qu’est-ce que je fasse ? Wow. Ça, je n’ai jamais vu ça. Alors que si tu prends le temps d’aller voir tous les conférenciers, tu vas être influencé par un punch line, par une idée, tu t’y perds. Ça ne devient pas le copie de qui tu es. Moi je crois beaucoup à l’authenticité. N’essaie pas d’être un deuxième Sylvain, un deuxième Martin. Sois le premier qui tu es.

David : Est-ce que ça veut dire qu’il faut ne pas aller voir d’autres conférenciers s’inspirer ?

Sylvain : Si tu veux devenir conférencier, et je ne dis pas que j’ai la vérité, c’est ma perception. Tu me dis « Sylvain, j’ai un rêve de devenir conférencier », je te poserais plein de questions, pourquoi, puis bon, à partir de maintenant, ne vas plus voir de conférenciers. Travaille sur toi. Moi j’ai toujours travaille dans deux silos : contenu, contenant. Et les deux sont aussi importants. Un jeune de 17 ans, ça fait un an que je le coach, il est allé à sa première conférence vendredi dernier le 2 mai, il y avait trois cents billets sur scène. J’étais back stage avec lui avant son début, et il était nerveux comme ça. Il est monté sur scène, sur la passion, ça a duré soixante-cinq minutes, standing ovation, ça a fait un an. Et c’était wow. Et quand je l’avais rencontré il y avait un an, je lui ai dit okay, tu ne pars pas en conférenciers, tu ne présentes pas tes conférences à tes parents, parce que c’est un mauvais public, on te dirait « oh tu es beau, tu es fin ». Travaille sur toi, tu ne vas pas voir autres conférenciers. Standing ovation, c’était beau, c’était unique, c’était wow. Au lieu de toujours vouloir être un autre, toi, qui es-tu toi.

David : Est-ce que tu penses, c’est très intéressant ce que tu dis et c’est nouveau, comme façon. Il y a Emerson qui dit « Imitation est un suicide ». Il y a imitation et il y a inspiration. Est-ce que pour toi c’est pareil ? Est-ce que tu fais une différence ? Si on observe Spielberg, on observe qu’il était très créatif, et en même temps il a été inspiré par plein d’autres. Comment différencier ?

Sylvain : Il y a un mur entre les deux, je suis d’accord avec toi. La question que je me pose, c’est quelle est ta capacité, je parle à toi et aux gens qui nous regardent, quelle est ma capacité à moi de faire la différence entre les deux ? C’est tentant de traverser la frontière. Des conférenciers, j’en ai vu, j’en ai vu, ceux qui m’ont renversé, c’est ceux qui ont été absolument authentiques. Leur histoire était unique. Leur façon de la raconter était unique. Quand je vois sur scène un discours, une présentation qui peut ressembler à d’autres, tu ne peux pas être renversé. Alors oui, on peut s’inspirer, c’est important d’avoir de l’inspiration. Mais peut-être choisir nos sources d’inspiration.

David : Vous avez absolument tout vu, c’est ça ?

Sylvain : Pas nécessairement. Si toi, tu veux lancer une collection de Polo, c’est une idée, on ne va pas chez Ralph Lauren pour voir comment. On peut s’isoler, créer nos propres polos, pas nécessaire d’aller voir ce que les autres font. Parce qu’en ce moment tu ne fais que prendre les projets existants, tu te fais copie. Donc si on veut lancer quelque chose de complètement unique. Starbucks, Apple, les gens qui ont vraiment sortis du sentier, on dit wow.

David : Est-ce que tout le monde est capable de faire ça ?

Sylvain : Je pense que tout le monde a la capacité de le faire, mais ce n’est pas tout le monde qui ait le courage. C’est trop facile de prendre un chemin dressé. Facile. Moi je pense qu’il faut sortir, il faut réinventer. Il faut être qui nous sommes. Moi, j’aime les gens intègres. J’aime les gens qui sont là pour la bonne raison. Dans notre domaine il y a trop de gens qui sont là pour l’argent.

David : C’est secondaire.

Sylvain : Moins tu y penses, plus tu peux en faire. Mais si tu ne penses qu’a ça, il y a une limite. Sur internet récemment, j’ai vu une discussion. Ici au Québec, il y a un gars, c’est un jeune de 35 ans, on va se parler tantôt, je vais te donner son nom. C’est un jeune de 35 ans qui s’appelle Dominique Brown. Il a déjà vendu une compagnie, il a déjà eu son succès, ça s’appelle Beenox, c’est un jeu vidéo. Il a racheté une chocolaterie, ça s’appelle Chocolat Favori, au Québec c’est incroyable. Il distribue dans tous les magasins d’alimentation, c’est une superstar. C’est un homme qui est juste un génie de créativité, 35 ans. Très jeune, puis je t’ai dit qu’il a déjà vendu son premier business, c’est son deuxième. Tout ça pour dire qu’il a écrit quelque chose sur Facebook comme « c’est nos rêves qui font qu’on se levé le matin, et quand tu as des rêves, une passion, tu trouveras l’énergie pour réussir et bien t’entourer, etc. ». Il y a quelqu’un qui a répondu, « d’accord en partie, mais ça prend de l’argent ». Parce que si tu n’as pas l’argent, tu n’as pas un moteur, tu vas t’arrêter, tu ne peux pas payer tes employés, et tes employés sont démotivés s’ils ne sont pas payés. Et puis Dominique Brown avait répondu « je suis totalement en désaccord avec vous ». Si je te rencontre maintenant, puis tout ce que j’ai dans la tête, c’est un signe dollar, en me disant, okay, ces stratégies pour faire que j’en ai des conférences, pour faire de l’argent, etc., ça ne fonctionnera jamais. Si je suis là pour les bonnes raisons, si toi et moi, on s’aime bien, si on aime les gens, si on est dans cette industrie pour faire une différence dans la vie du monde, garde ton sourire, sois heureux, il y aura des résultats un jour. C’est pour ça que je te dis qu’il faut être là pour les bonnes raisons. Il faut que tu apprennes à te connaitre. C’est quoi qui te passionne ? Qu’est-ce qui toi, t’allume ? Et sinon, oublie ça.

David : C’est très puissant, j’aime beaucoup. Avant de passer sur un autre sujet, pour ceux qui veulent être conférencier, parce qu’il y a plein de gens qui me demandent, « j’aimerais être conférencier », tu as dit que dans un premier moment il faut se demander « pourquoi je le fais », de rentrer dans sa bulle pour te trouver soi. Souvent il y a un a vrai truc des premiers clients qui est dur, « je n’arrive pas avec les premiers clients ». Comment on fait pour arriver à aider mes premiers clients ?

Sylvain : Comme conférenciers ? Je suis sûr d’une chose, ne lui profite en son paie. Ne jamais commencer avec des gens qu’on connait. Il y en a qui disent, mais mon père a une entreprise, mon oncle a une entreprise, je vais donner une conférence sans son entreprise. C’est une erreur. Moi j’ai commencé par du bénévolat pendant de nombreuses années, c’est-à-dire, donner des conférences gratuites, dans des associations, des chambres de commerce, des gens qui pourraient être touchés par mon message. J’ai toujours dit, un conférencier donne des conférences. Ça prend du millage. Moi j’étais un agent de compétition. Tu ne peux pas être conférencier sans du millage, c’est mon opinion. Ça veut dire que dès que tu as la chance d’avoir un micro, puis une scène, vas-y. Gratuit ou pas. Le dimanche soir, le samedi matin, go, vas-y. Et là, tu prends du millage. Puis tu apprends à te connaitre. Pourquoi je dis ça ? C’est une parenthèse. Parce que les nouvelles technologies peuvent remplacer les conférences. Tu prends des vidéos, tu le mets sur le web, on s’installe pénard, on fait des sous, puis on est mort de rire.

David : Et il y a plein de gens qui me disent de faire ça, d’ailleurs.

Sylvain : Et c’est une erreur. Contacte les gens, va faire de la scène, tu deviens une meilleure personne. La camera te permet de passer le message, te permets d’aider les gens, mais dès que tu as la chance de rencontrer du monde, tu y vas. Donc pour revenir à ta question-

David : Moi, je pense que c’est important d’appuyer, parce qu’effectivement, il y a beaucoup de formation qui sont en ligne, et les gens me disent « mais comment ça se fait que tu es à l’aise devant la caméra », mais je dis, c’est simple. Je passe mon temps à contacter les gens, à leur parler. Ce qui fait que devant la caméra, j’arrive à imaginer une personne, parce que j’ai l’habitude de parler a des personnes. Si la camera est ton seul ami…

Sylvain : Ça ne marche pas. Et il y a des conférenciers qui me disent, parce que je fais beaucoup de conférences, au Québec je suis reconnu, j’ai un haut volume de conférences. Puis j’ai des amis qui en donnent beaucoup moins. Qui disent Sylvain, voyons donc. Tu pars de chez toi régulièrement, ça demande beaucoup d’énergie, donnes-en moins, fais des vidéos, tu vas faire le même argent étant chez toi. Mais tu n’as rien compris ! J’aime ça. C’est comme si tu me disais « j’aime faire du vélo » et je te disais « fais moins ». Je dirais, pourquoi, j’aime ça. Moi, donner des conférences, j’adore ça. C’est un bonheur de la vie. Je ne ralentirai pas. Pour revenir à ta question, les gens qui veulent devenir conférenciers, je leur dis, ça prend du millage. Donc donnez des conférences, trouvez des autres histoires, faites-vous connaitre, etc. Et après, quand tu sens à l’aise sur scène, en ce moment-là, c’est de trouver un clientèle cible qui correspond à qui tu es, et là c’est de faire des démarchages. Moi je ne fonctionne jamais avec des gens que je connais, j’ai dit tantôt. Mais il y a des stratégies, il faut donner un exemple que j’utilisais récemment, personne n’écoute ça. Je suis invité à une conférence, et c’est que le Québec est très grand, c’est immense.

David : C’est plus grand que la France.

Sylvain : Oui. La France entre sept fois dans la province de Québec. Alors je suis appelé à une conférence a une distance très loin d’ici, ça prend deux jours aller-retour. Qu’est-ce qu’on fait ? J’ai une équipe au bureau, on appelle la compagnie a cet endroit-là en disant « Sylvain sera chez vous dans telle semaine, parce que Sylvain veut vous rencontrer, on vous fait une promotion, vous n’avez pas à payer les frais de l’avion », etc. Donc, on va faire une faveur, on va être là, on est chez vous, on va vous donner une conférence. Comment les gens reçoivent ça ? C’est bien donc vu, c’est gentil, c’est la générosité, ils sont contents. Et donc il y a une stratégie d’affaires. J’y allais pour donner deux conférences, et j’en donnais six.

David : Deux payantes, et deux gratuites ?

Sylvain : En fait, ça va être deux payantes, trois moins payantes un peu, et une gratuite. Moi, quand j’étais dans l’avion de retour, j’étais comme ça. Je vais rencontrer plein de gens, je vais avoir plein de témoignages, je vais avoir plein d’idées, et j’ai dû millage à donner des conférences. Donc il y a des stratégies pour se faire connaitre. Puis en passant en termes de pricing, c’est important, quelqu’un se lance comme conférencier veux toujours avoir le fric de dire, je vais commencer par des honoraires plus bas, donc je me fais rappeler, je vais avoir des contrats, et par la suite je monterai mes honoraires. C’est une erreur de débutant, ne faites jamais ça. Si le moyen est la et vous êtes là, vous n’êtes pas un bon conférencier, vous n’aurez jamais de bonne visibilité, les gens n’auront pas l’impression que vous êtes quelqu’un de performant. Il faut toujours commencer les honoraires au moins par-delà du moyen du marché. Quitte affaire des rabais, mais faire des rabais qui sont stratégiques. Alors je vais faire un rabais pour vous parce que vous êtes un organisme lucratif, parce que je n’ai pas vu votre région, parce que je vous fais un rabais.

David : Tu l’expliques, en fait.

Sylvain : Tu ne fais jamais un rabais sans que ce soit fil de résine. Mon point, il ne faut pas partir de là. Quelqu’un qui nous écoute qui dit « ah je deviendrai conférencier », bang. Il faut que tu aies des honoraires professionnels. La, tu vas avoir la notoriété professionnelle, les clients de qualité.

David : Merci en tout cas, c’est un super réponse.

Sylvain : C’est une partie de la réponse. Je connais tellement ce métier, il y a tellement de passion, j’y crois tellement.

David : Alors on parlerait des interviews, tu disais, sur scène, tu invites les gens. Il y a deux cent personnes qui vont être rassemblés, c’est ce soir ? Demain soir. Et tu fais des entrevues régulièrement d’entrepreneur. Si on essayait de se dire, allez. Les cinq points en commun que tu retrouves chez les personnes que tu as interviewées … on essaie de voir s’il y avait des points en commun, toutes ces personnes-là. C’est quoi ?

Sylvain : Je ne sais pas s’il y en a cinq … en fait pour expliquer ce que je fais, parce que tu le fais aussi, c’est très simple. Je dis toujours, si un individu m’inspiré, il va en inspirer d’autres. Le raisonnement, s’arrête là. Si tu m’as inspiré, tu vas inspirer des gens, donc si je peux t’interviewer, on va rendre le service a d’autre monde. J’ai interviewé des gens d’affaires qui ont réussi. J’ai interviewé une femme récemment, elle venait de perdre 172 livres, par la volonté, pas de l’opération. Puis elle maintient son poids comme ça, elle est exceptionnelle. Et ça me renverse.

David : Shoa. Elle est à Québec ?

Sylvain : Oui, à Québec. Et la majorité des gens qui nous regardent, vous avez cinq livres à perdre, vous n’êtes pas capables. Elle venait de perdre 172. Ça veut dire que toi, « ta gueule ». Moi, quelqu’un il vient me voir, « je ne suis pas capable de perdre des livres ». Tu n’auras pas de compassion de ma part. C’est impossible. Tu es incapable de perdre des livres ? Tu n’es pas mon ami. C’est sûr. Mange mieux, va t’entrainer, c’est terminé. C’est tout, il n’y a pas de solution plus facile. Je trouve que les gens se laissent souvent « ce n’est pas de ma faute, c’est génétique », aïe. « Je travaille trop, j’ai des enfants », aïe. Donc … je m’emporte. Pour revenir à ce que tu m’as demandé-

David : On ne peut pas y toucher directement.

Sylvain : J’interviewe des gens de différents milieux, donc la première chose qui m’allume, c’est la passion. Si les gens, heureusement pour eux, ont découvert leur passion. Il y a bien des gens qui nous écoutent présentement qui ont peut-être un talent exceptionnel, mais qui n’ont pas eu le bonheur de le découvrir. Je suis peut-être le meilleur joueur du piano de l’histoire, après Chopin, c’est moi. Mais je n’ai jamais essayé. La première chose, c’est d’avoir la passion. C’est quoi avoir de la passion ? Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de temps. Il y a des gens qui nous regardent présentement, durant la semaine du travail, ils doivent mettre le cadran pour se lever, c’est une épreuve, sortir du lit. Ces mêmes personnes font du bénévolat dans un organisme le samedi matin, ils se lèvent à 4h le matin, pas de cadran, ils vont partir pour leur journée avec une énergie extraordinaire. Ça veut dire quoi ? Ils sont bien dans ce qu’ils font le weekend, puis le travail, pourquoi ne pas te lever comme ça tous les matins en faisant quelque chose que tu aimes ? Donc, le premier point, c’est la passion. Le deuxième point … les gens qui ont du succès, les vrais, ils prennent soin de leur santé. Ils comprennent que la santé, ce n’est pas du Lucky, et je dis toujours dans mes conférences que si vous avez de la sante, parfait. Par respect pour ceux qui ne l’ont pas, faites-y attention. Il y a des gens qui n’ont pas le choix, des gens qui sont malades. Toi tu es en santé, si tu n’y fais pas attention, c’est une honte. Donc, les gens qui ont du succès sont des gens qui prennent soin de leur santé. Ça veut dire qu’ils vont bouger, s’entrainer. Il n’y a rien qui me stimule plus que de rencontrer qui a trente ans, quarante ans, cinquante ans, qui me dit « ouche, j’ai mal au genou, commençant quand je cours », le tennis elbot, moi je trouve ça extraordinaire, ça veut dire que tu es vivant. Troisièmement, les gens qui ont du succès sont capables de bien s’entourer, savent déléguer. C’est fascinant. Moi, j’ai une liste de qualités comme ça, une liste de défauts comme ça. C’est incroyable à quel point il y a des trucs dans ma vie où je suis pourri, je ne suis pas bon, je n’ai pas de talent, c’est incroyable. Tu devrais rencontrer mon équipe. Ils sont fantastiques. J’ai la plus belle équipe de conférenciers du monde, c’est sûr. Ces gens-là sont plein de talents qui sont complémentaires a moi. Je fais les conférences à mille pourcent, je délègue. Je trouve que les gens qui ont du succès n’ont pas peur de se bien s’entourer, de déléguer. Ça permet de canaliser tes énergies pour que ton talent brule. Peut-être un dernier point, ce qui m’a toujours fasciné, puis que je veux, ce sont les gens qui sont focus.

David : Alors c’est quoi, être focus ?

Sylvain : Ça veut dire tu n’essaies pas de tout faire, d’être bon en tout, tu focus sur un élément. Moi, je suis un excellent conférencier. En fait je pense que je suis le meilleur conférencier. Sur scène … j’habite la scène. Et si quelqu’un qui nous regarde présentement se dit « mais voyons, il est vanteur, il dit qu’il est meilleur conférencier », absolument pas, ce n’est pas de la vantardise, c’est un fait. Dans le sens que j’aime les gens qui sont « boom ». En internet, en Facebook, en vidéos, je suis pourri, je ne suis pas bon, je n’ai pas talent-la, cette patience, cette connaissance. Il y a des gens autour de moi qui le font mieux que moi. Donc si vous avez un talent, focus-le. Dans notre domaine, tu remarqueras, il y a des conférenciers, tu vas les voir, quels types de conférences ils offrent, il en a douze. Pour moi, ça n’a aucun sens. Moi j’aime quelqu’un qui, toc, une affaire, deux affaires, précis, focus, boom, etc. Tu connais Martin Latulipe ? Qui est un ami personnel, un frère.

David : Oui, je l’avais contacté, mais –

Sylvain : Oui, il est à l’extérieur. Martin, dans la confrérie, c’est un leader. Martin a trouvé sa place.

David : C’est dans quel domaine ?

Sylvain : Tout ce qui est du leadership en termes de, d’abord c’est un leader comme conférencier. Deuxièmement, tout ce qui est au Québec marketing sur le net. Améliorer votre vie, comment faire du référencement, comment rejoindre du plus de gens que possible. La technique, la façon de voir, ce gars-là, il est en avant de moi en tout cas. Gérer un business sur le net, il est exceptionnel. Son implication sociale, il y a un Martin Latulipe, pas deux. Bergeron, ce gars-là. Il y a des gens qui sont focus. Quelqu’un qui voudrait se partir en restaurants, qui me diraient « je vais avoir un nouveau restaurant, le menu va avoir douze pages ». Pour moi, c’est impossible. Tu ne peux pas être bon dans vingt-cinq affaires. Si tu me dis, je sors en restaurant, ce sera de la pizza, seulement. La, tu m’attires. Ça c’est ma personnalité, je ne sais pas si j’ai raison. L’avenir, tu pourrais peut-être faire autre chose. Mais j’aime les gens qui sont focus. La semaine dernière j’ai interviewé une femme d’affaires québécoise qui a beaucoup de succès, elle s’appelle Caroline Nervant. Elle fait des bijoux. Il y a des boutiques en son nom qui vendent des bijoux. Cette femme-là est extraordinaire. Elle sait exactement où elle s’en va, elle a une mission de vie, elle est focus. J’admire ça.

David : C’est top. J’aime ça. Je veux revenir sur la troisième clé, qui est clairement puissante et sur laquelle moi je travaille. Et si m’inspire, ça inspire d’autres personnes. C’est l’idée de bien s’entourer. L’entendre c’est une chose, le comprendre c’est un autre chose. Moi je connais bien l’entourer, je sais bien le faire quand il s’agit de partenariat et des relations proches. Mais quand il s’agit des gens qui travaillent pour moi, là c’est un nouveau monde. Comment arriver à choisir les personnes ?

Sylvain : Je pense que c’est une question de valeur. Les gens doivent avoir les mêmes valeurs que toi. C’est sûr que c’est peut-être une question de feeling, c’est le sixième sens. Aujourd’hui je peux engager quelqu’un, et rapidement tu si ça fonctionne ou pas. Comme dans mon entreprise, depuis le jour un, ça a toujours été une expérience sympathique et professionnelle. J’ai quatre conférences, j’en ai eu trois pendant 18 ans, puis j’en ai une quatrième récemment, et la partie sympathique et professionnelle touche les quatre. Parce que pour la clé du succès est là. Je dois d’abord m’intéresser à l’homme avant de m’intéresser a ce que tu fais. J’ai toujours pense que les gens doivent m’adopter, moi, avant de s’intéresser au conférencier. Donc si tu rencontrais des gens avec qui je travaille, on est quatre, tu me dirais « Sylvain, ils sont tellement gentils, c’est du monde doux, sympathique, et excessivement compétents ». Et leur compétence sont complémentaires aux miennes.

David : Est-ce qu’ils sont excessivement compétents dès le début ?

Sylvain : Non. Non, c’est un excellent point. On a acheminé ensemble, et on a grandi ensemble. Et moi je suis très fidèle, des quatre, il y a une personne que ça fait 10 ans, une autre ça fait 8 ans, puis la troisième vient d’arriver puisque l’entreprise, j’avais besoin d’une nouvelle personne. Mais les trois principaux étaient là depuis de nombreuses années. Ce n’est pas toujours facile mais comme j’ai dit tantôt, je délègue beaucoup, je fais confiance.

David : Cette question de confiance, c’est une vraie question. Parce qu’il y à le dire, « je te fais confiance », et il y à ressentir la confiance. Je sais faire plein de choses, et j’ai la tendance à les faire bien, à les faire vite, et plus puisque c’est mon projet, mon pourquoi, à être très impliqué. Je vais avoir tendance à demander aux autres d’être presqu’aussi impliqués que moi. Comment est-ce que je mesure ? Je vais avoir mes propres limites, qui est ma perception du temps. Je pense que la tache va prendre deux heures, alors qu’elle prend cinq. Elle prend cinq pour moi, et pour quelqu’un qui est au début, elle prend dix. Comment tu arrives à dire, okay, la personne, elle est impliquée, même si elle a mis quatre jours.

Sylvain : C’est un excellent point parce que moi, je suis un homme impatient. Ça veut dire que quand l’idée pop dans ma tête, je la vois. Je la communique, puis je suis convaincu que toi aussi tu la vois, ce qui est complétement faux. J’ai une idée, mais ce n’est pas là que tu vas la comprendre comme moi. Il y a une transmission d’information que dois faire. Puis je dois comprendre que ça va prendre plus de temps que moi d’en arriver là. Moi je dois travailler beaucoup là-dessus, personnellement. Je suis un gars qui est impatient, vite, « go ». Je dis souvent que je ne demeure pas au coin de la rue, s’il y en a qui vont au coin de la rue, puis se posent la question « on va à gauche ou à droite, ou gauche ? » non, mais « go », on va à droite. Je suis un gars dans l’action. J’ai trouvé ça très difficile, et j’ai réalisé que l’important, c’est le résultat. Il y a quelqu’un avec qui je travaille qui est beaucoup plus lent que moi. C’est une très bonne qualité, c’est un être exceptionnel. J’ai dû avec les années apprendre que quand je lui donne un mandat, je lui dis « je pense qu’on devrait se rendre la. Prends ton chemin, prends tes outils, mais une chose est sûre, il faut se rendre la ». Et je dois me retirer, puis attendre, et comprendre que lui, il va acheminer d’une façon différente, mais le résultat sera très bien. C’est dur. On ne peut pas demander aux gens d’avoir la même vision, la même passion, c’est notre bébé. Dans les dernières années, j’ai eu des collaborateurs autour de moi que j’ai engagés et ça ne fonctionnait pas. Il ne faut avoir peur non plus de dire d’aller, parce que plus tu vas rester dans une relation d’affaires ou tu n’es pas bien, tu ne fais que retarder l’échéance. Il faut s’y rendre fin, puis on reste en bon termes. Mais après déléguer, trouver les bonnes personnes, c’est un méchant défi. Par contre, ceux qui ont le succès dans la vie ont ce talent-là, de bien s’entourer, de déléguer, d’accepter qu’on ne va pas à la même vitesse que toi, que le chemin sera différé du tien, en autant que le résultat soit bien.

David : Du coup, d’être donné un temps, le résultat. Au niveau du temps, tu disais que tu délègues par exemple la partie internet, et tu dis « moi je veux tel truc sur mon site internet ». Mais effectivement, tu ne peux pas avoir idée de comment on peut s’y prendre, etc. Comment tu fixes la durée de la tâche, ou… ?

Sylvain : C’est difficile, surtout quand on n’est pas dans le domaine. Sur mon site je vois plein de transformations, j’en suis content, c’est clair. On a eu une présentation, c’était clair, parfait. Quand est-ce que c’est mon « switch on » … ça fait trois mois, qu’on n’est pas encore en ligne. Ce sont mes défauts a moi, je suis très capable de dire que c’est ma responsabilité personnelle, je suis impatient, je ne comprends pas que ça puisse prendre tant de temps, je trouve ça aberrant que ce soit si long, mais je comprends que ce sont mes défauts a moi. En parlant du temps, quand on ne connait pas c’est très difficile de comprendre la durée. Il faut demander à des échéanciers il faut s’attendre à ce que ce soit respecté selon ton temps, selon ton expérience. Si tu faisais mon site web, ce n’est pas moi de dire ça va prendre 15 jours. Si tu me dis « Sylvain, ça va prendre trois mois », je dois accepter ça, je dois faire confiance en toi. Dans notre domaine, c’est souvent notre face qui est sur l’affiche. Il faut que ce qui est sur l’affiche correspond à qui je suis. Cent pourcent, en termes de valeurs. Mon équipe faisait des affiches pour une ancienne publicité, puis mettait des mots avec lesquels je n’étais vraiment pas à l’aise. Même si le mot est vendeur, accrocheur, si ce n’est pas moi, c’est moi qui est sur scène. Si moi je ne suis pas à l’aise avec ça, non. Il faut que ce soit un lien avec qui nous sommes. Mais la façon de se rendre la, tous les chemins amèneront. Moi je suis très expédie, j’écrivais quelques courriels ce matin, le plus long étaient trois mots. Oui, Non, Okay, Tantôt, Je t’aime, Bye. Il y en a d’autres qui seraient « Très cher David, il me fait un immense plaisir d’annoncer que je serai présent avec vous », etc. Ce n’est pas moi qui écris ça, je trouve ça long, je n’ai pas le temps, mais c’est moi, ça. Donc je dois respecter que quelqu’un d’autre peut fonctionner pour ainsi faire. Je respecte ça, mais.

David : Est-ce que tu pourrais travailler avec une personne comme ça ?

Sylvain : Je pourrais travailler avec une personne comme ça en respectant qui il est, mais demande-moi pas de le faire. Puis quand je dis que je suis impatient, que je me parle beaucoup, d’aucune idée je me parle. Je me parle, je me parle, sur mon impatience, etc. On a tous notre façon de vivre. Mon téléphone va sonner tantôt. Je vais le regarder. Je suis en interview avec toi, on fait une pause, le téléphone sonne, je sais que je peux répondre. Parce que, c’est toi, « Allo Sylvain, Allo David, oui, non, parfait, je te vois tantôt, bye ». Il y a d’autres gens, je regarde, je ne peux pas répondre. Parce que si je parle, « comment vas-tu ? As-tu eu une belle journée ? Je suis content de te voir, puis ton business. Si je ne suis pas ainsi, on va croire que je suis pressé, que je les brusque. ». Il faut connaitre les gens, c’est un principe d’occasion, je ne suis pas entré dans ça, mais c’est ça. C’est une question de respect. Respecter qui nous sommes, et les autres. Accepter les autres tels qu’ils sont, nous accepter.

David : Tu connais, et tu t’adaptes. Tu as fait beaucoup d’interviews, tu en fais toujours. Si tu avais trois questions puissantes à poser ?

Sylvain : Dans un premier temps, quand tu vas interviewer, la première chose, c’est d’écouter. Je ne sais pas depuis combien de temps on discute, mais je suis convaincu que si on analyse, j’ai parlé à quatre fois plus que toi depuis le début, parce que c’est un rôle. Je crois que pour être un bon intervieweur, il faut être la page blanche, poser les bonnes questions, mais laisser la place à l’interviewé. Ce n’est pas toi la vedette, l’intervieweur. Il faut laisser la place qu’il mérite, cette personne-là, pour bien s’exprimer. Et ce n’est pas toujours facile, parce qu’il y a parfois ce qui ont la tendance à couper la parole, à pousser leurs propres idées, et je trouve que c’est une erreur. C’est toi qui écoutes, et tu me permets de me mettre en évidence. C’est ta façon de le faire, c’est exceptionnel. Deuxièmement, en termes de questions, quand j’interview quelqu’un, c’est toujours d’abord « Qui es-tu ? ». La semaine dernière j’ai interviewé un homme d’affaires québécois, j’en avais très hâte, première question serait « qui es-tu ? ». On connait l’homme d’affaires, l’homme avec son nom sur l’édifice, mais qui es-tu ? Je suis fasciné de rencontrer l’individu. Moi je vais toujours dans cette direction-là, parce que c’est toujours plus agréable de connaitre l’homme que l’homme ou la femme d’affaires. Je trouve plus stimulant de connaitre l’individu avant de connaitre la personne qui a réussi dans leur domaine. Les gens que j’interviewe me disent toujours « oh, c’est tel fun ! C’est simple, ce n’est pas compliqué ». Deuxièmement, quand j’interviewe du monde, je veux toujours savoir un très beau moment dans votre journée, dans votre semaine. La semaine passée, la dame que j’ai interviewée, je lui ai dit « faites-moi confiance. Jamais je ne mettrais quelqu’un dans l’embarras, ça va être une de vos belles soirées de l’année ». Et par la suite elle avait ricané, elle avait dit « oui, c’est vrai ». Mais c’est dans ma nature. Je ne suis pas quelqu’un de confrontant. J’ai des arrêtes, des convictions, mais créer le malaise, ce n’est pas en moi. Ce qui est important, c’est que la personne soit bien. Si tu te sens que tu es dans une relation conviviale, que je suis transparent, gentil avec toi, qu’est-ce qui va t’arriver ? Tu vas t’ouvrir. Et là, je peux aller chercher les éléments hyper-intéressants pour moi et pour les gens qui nous regardent. Donc c’est l’individu d’abord, après, je m’intéresse au processus. Le résultat est intéressant, mais moi je m’intéresse au processus. C’est beau de voir le résultat, mais comment tu étais arrivé là ? C’est là que tu réalises que les erreurs, les échecs, les craintes, les difficultés, tu réalises tout ça avant de boom.

David : Justement, parce que tu interviewes des gens qui ont des parcours, des entrepreneurs qui ont des emplois du temps qui sont serrés. Comment tu t’y prends pour leur donner envie de te rencontrer, de faire ces entrevues ?

Sylvain : Nous sommes ici à Québec, ce n’est pas une grande ville. Souvent je fonctionne par réseautage, donc c’est des gens que je connais, ou c’est la référence de quelqu’un que je connais. A Québec je suis très impliqué, donc je suis connu. Donc quand j’appelle, on m’écoute, on me reçoit. Mon objectif, c’est d’avoir quelqu’un qui va avoir un impact sur les gens qui regardent. J’organise beaucoup de conférences comme ça pour des organismes dans le but lucratif. C’est une belle façon d’amasser des sous. Comme demain soir, je vais recevoir un homme de Québec qui est très connu en tant qu’entreprises, mais très peu connu en tant qu’homme. Je l’ai rencontré deux fois pour le convaincre de venir, il a dit oui. C’est un homme au Québec qui est méconnu en tant qu’individu, et quand on a vendu des billets, c’était incroyable, on a vendu 215 billets à 75 dollars. Et tout l’argent va à un organisme qui va aider les enfants. Moi j’ai hâte de demain soir, c’est magique. J’ai hâte de connaitre l’homme. J’ai hâte de le prendre par le bras, lui demander, explique-moi le processus, comment es-tu venu à cette idée-là, au-delà des résultats, je comprends ça. Je n’ai pas grande difficulté à contacter des gens et de les convaincre de venir.

David : Ma dernière question, ça renvoie à ce que tu viens de dire. On a créé une fondation dans le but lucratif en France qui s’appelle les Déclics, ça a pour mission de toucher les gens entre 15 et 25 ans, et les aider à avoir des outils, de croire en leurs rêves. C’est une fondation que je participe à développer. Pour l’instant en France, puis on va s’en aller au Maroc, puis au Québec, puis ça va passer en anglais. Cette question est dédiée à la fondation. Qu’est-ce que tu aimerais dire aux jeunes qui ont un rêve, qu’est-ce que tu pourrais leur dire pour les inspirer ou les aider à réaliser leurs rêves ? En plus tu as un fils de vingt ans, toi. Ce que je trouve marrant, je note que tu t’adresses à ton fils.

Sylvain : Oui. Si j’adresse à mon fils, c’est émotif. Mais j’adore mon fils, c’est un être exceptionnel. C’est comme tous les parents en parlant de leurs fils. Avec ses forces et ses faiblesses, il va faire son chemin. 15 à 25 ans, ce que je dirais, enfin pour moi il y a une grande différence entre 15 et 25 ans. Il y plus de différences entre 15 et 25 ans qu’entre 25 et 48 ans. Entre 15 et 25 ans, c’est une multitude de carrefours. Tu as des décisions à prendre tous les jours. Tel ami, ou tel ami ? Tel emploi ou tel emploi ? Quand tu arrives à 25 ans, c’est plus tranquille. Tu fais une croisière un peu plus. Entre 15 et 25 ans, c’est un univers. Les gens de 15 ans, je leur parle exclusivement de confiance en soi, soyez conscient que vous avez un talent extraordinaire. Soyez persuadé que votre bonheur, votre succès, ne viendra pas des autres, ça viendra de vous. Développez vos talents, écoutez-vous, ne laissez pas vous faire battre par les gens qui disent que ça ne marchera pas. LA première fois que j’ai voulu donner une conférence publique à Québec, j’étais le premier à faire ça, quelqu’un dans mon entourage m’a dit « ça ne marchera jamais, tu n’es pas connu ». J’ai dit, au contraire, après, je vais être connu. LE premier frein, ça vient de l’entourage qui a la tendance à nous éteindre. Pour ceux qui ont 25 ans, ou 21 et plus, il y a des expériences que tu as vécu qui peuvent être difficiles. Quand je rencontre les gens de cet Age, et j’en rencontre beaucoup qui ont vécu une décennie difficile, je leur dis « tous ceux qui ont eu du succès dans la vie ont eu ces périodes difficiles ». Donc passez. Je reviens à ce que tu as dit au début, apprenez bien à vous entourer, à choisir vos réseaux d’influence, a focus er sur vos talents, soyez positif, ayez la foi, et vous allez grandir. Chacun d’entre vous qui nous regardez présentement, vous avez un potentiel extraordinaire. La question, puis votre devoir, c’est de découvrir de développer. Puis faites-le toujours pour la bonne raison. Soyez généreux. Tu ne peux pas réussir sans être généreux, j’en suis convaincu. En fait, tu réussiras à courte terme, à long terme ça ne fonctionnera jamais. Mais je tiens à dire que Déclics, ce que tu fais là, c’est exceptionnel. C’est une tranche de notre société qu’il faut vraiment supporter, il faut soutenir, il faut aider, il faut prendre soin d’eux. Tu ne fais pas juste de le dire, mais de le faire, donc tu es un bel exemple.

David : Ecoute, on te recontactera dès qu’on arrivera au Québec.

Sylvain : Ça me ferai plaisir. On fera des conférences. Je donne chaque année des conférences gratuites pour les ados. Le Moi, Inc., adapté aux adolescents. C’est inimaginable le nombre de courriels que j’ai reçu de « Monsieur Boudreau, vous avez changé ma vie ». L’autre jour j’étais dans un restaurant, un beau restaurant à Québec, avec ma conjointe. Puis a un moment donné, on voit un verre de vin avec du foie gras. J’ai regardé le garçon en disant, ce n’est pas nous qui avons commandé cela. Il m’a dit « non, Monsieur Boudreau, notre chef », puis il point à un gars-là, le gars était grand, les boucles à l’oreille, plein de tatous, c’était le chef. Et il a dit « le chef, il s’appelle Guillaume, il vous envoie ça ». Guillaume était un dropout, il avait quitté l’école, ses parents, il était dans la rue-

David : Je ne sais pas comment ça se dit en français. Un perdu ?

Sylvain : Il était dans la drogue, un jeune perdu. Et il a vu une de mes conférences, et c’était le déclic. Ça a changé sa vie. Après la conférence il s’est inscrit dans une école de cuisine, il a gradué tous les échelons, puis en ce moment il est le chef d’un beau restaurant de Québec. Puis il était timide, c’était sa façon de me dire merci.

David : C’est le plus beau cadeau.

Sylvain : C’est exceptionnel. Alors sache que ce que tu fais aujourd’hui à beaucoup d’impact et probablement que tu ne feras qu’une petite partie de cet impact. Il y a bien des gens qui vont te croiser dans 10 ans, 15 ans, 20 ans, qui vont te dire « David, tu as changé ma vie parce que tu as dit une phrase il y a 10 ans ». C’est ça.

David : Cool. Bien écoute, c’était super, merci beaucoup.

Sylvain : Oui je te remercie, c’était intéressant, pour moi c’est un honneur.

David : Comment te trouver, te suivre ?

Sylvain : moiinc.com. Moi, incorporé, que ce soit clair.

David : Ecoute, merci Sylvain.

Sylvain : Merci infiniment. Puis bravo pour ce que tu fais.

David : Avec plaisir.

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