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Le POISON de la comparaison AUX AUTRES – Ce que j’aurais aimé savoir étant jeune

Je me détestais. Je me détestais de ne pas me trouver à la hauteur, nul. Moi, ma timidité est surtout liée au fait que je me comparais tout le temps à quelqu’un de plus drôle, plus beau, plus intéressant. Tu te compares à quelqu’un qui n’existe pas. C’est un truc de fou parce que je n’ai pas compris à l’époque. Je voudrais qu’on m’explique.

… Tu vois, je n’étais pas à la timidité phobique c’est-à-dire l’enfant qui ne parlait à personne mais par contre j’étais extrêmement à me comparer aux autres et donc du coup, si ça trouve, tu vois, il y a d’autres jeunes qui auraient été sur le papier « timides » comme moi mais qui ont mieux vécu leur enfance parce qu’ils se comparaient moins. Moi, ma timidité elle était surtout liée au fait que je me comparais tout le temps à quelqu’un de plus drôle, plus beau, plus intéressant, plus à l’aise avec les filles et donc du coup la réponse quand tu te compares à des gens, c’est toujours surtout avec le biais de te comparer avec la personne « la mieux de telle catégorie ». C’est que je me trouverais du coup moche, du coup pas charismatique, du coup pas intéressant et c’est un cercle vicieux parce que du coup tu te sens de plus en plus mal, ton estime de toi elle baisse. Chez moi, au quotidien, c’était assez neutre. J’avais des pics de me détester quand je pensais à ce que je n’arrivais pas à faire et ça s’est amplifié clairement. Ma souffrance elle s’est amplifiée au collège. Déjà j’ai eu beaucoup de mal avec le collège que j’ai trouvé, à l’époque je trouvais le collège violent et l’agressivité entre les jeunes, pas forcément que vis-à-vis de moi, je n’étais pas à l’aise avec la violence entre les jeunes. Cette guerre qu’il y a dans le collège, c’est vraiment fort. Je pense que le collège c’est le pic, plus que le lycée et plus que la primaire. En plus, il y a les hormones qui arrivent et tout ça. Et l’autre source de souffrance c’est que, c’est là où tu commences à avoir plein de garçons qui commencent à être plus à l’aise avec les filles, etc. Et ce que je n’ai pas compris à l’époque, j’aurai adoré qu’on m’explique. C’est que les garçons ça « mytho » à fond. C’est un truc de fou parce que moi, du coup, j’avais des gars qui avaient 14 ans, ils me disaient : « Voilà, j’ai couché avec 2 nanas, machin… » Donc, ils me racontaient des trucs et moi j’avais un biais que ce qu’on me dit c’est forcément vrai. C’est comme le problème d’Instagram. Instagram, le problème, ce n’est même pas tant que tu te compares à quelqu’un de beau, c’est que tu te compares à quelqu’un qui n’existe pas c’est-à-dire qu’il est retouché et en plus (… le bon jour) et donc à la limite se comparer avec quelqu’un qui existe, bon, ça peut être douloureux mais au moins c’est équitable comme jeu. Mais là je me comparais avec des potes de la classe qui n’existaient pas, tu vois ?
Ça amplifiait ce truc de : « Tu as un problème, tu es nul ». J’ai réalisé ça au moins à 22 ou 23 ans quand les mêmes potes qui me racontaient des trucs de dingue, ils commençaient à venir me voir pour me demander des conseils. Je me disais, tu sais c’est comme si tu avais Tony Parker qui vient et qui te dit : « Tiens ! Tu peux m’expliquer comment positionner la balle ? » Mais pourquoi, en fait ? Tu es censé être la star. Et je ne comprenais pas et la ça m’a fait réfléchir de me dire : « mais, si ça se trouve, ils me posent tant de question c’est parce que tout ce qu’ils me racontent ce n’est pas vrai. »
C’est tard, en fait, que j’avais compris qu’il y avait beaucoup de choses qui étaient fausses.
D’ailleurs au passage, là on parle de la séduction mais les gens, c’est normal, on a tellement peur de ne pas être aimé et de ne pas être reconnu dans tous les domaines ; que ça soit le business, même le business c’est pareil. Ce n’est pas qu’à 18 ans, le business, c’est normal. Une fois que tu as compris que c’était le jeu tu es plus à l’aise. C’est comme Instagram, tu vois ? Les personnes ne se prennent pas en photo quand elles ont leurs cernes, et quand elles sont fatiguées et quand elles ne sont pas contentes en disant : « voilà à quoi je ressemble, la plupart du temps. ». Donc, c’est le jeu. Une fois que tu as compris, « le problème ce n’est pas tant que ce soit le jeu, le problème c’est de comprendre que c’est le jeu ». Mais c’est pareil à qui attend des gens qui vont te faire croire que dans leur business tout va bien, alors qu’en fait c’est la misère, et tu ne le sais que trois ans plus tard. Mais, du coup, il faut savoir de ne pas se comparer avec du mirage. Donc, je ne savais pas qu’il existait des formations et des astuces. La première chose que j’ai fait, c’est de me dire, et je me rappelle très bien, il y a la ligne de métro, la ligne A à Lyon et j’étais à Vaulx-en-Velin – La Soie, ça m’a marqué ce moment, et je sors pour aller prendre le bus parce que j’allais prendre le bus à Vaulx-en-Velin à Lyon, et là je ne sais pas si j’ai ce moment de compréhension pour me dire : « David, tu n’es pas à l’aise pour plein de choses, mais si tous les jours, tu essayes de faire un peu plus que ce que tu fais d’habitude, peut-être qu’un jour… » ; ce n’était pas l’idée que je serai à l’aise dans le sens sur tout. Mais j’ai eu cette image mentale que ma zone de chose où je serai à l’aise serait dix fois plus grande, je serai peut-être toujours stressé pour des choses, mais la plupart des choses de mon quotidien ne me stresseraient plus, et ça m’a vraiment donné de l’espoir et de l’énergie de me dire de lever la main en cours, de parler un peu plus, de m’exprimer davantage. Et donc, pendant trois ans j’ai fait ça, c’était très lent, et après à 18 ans, c’est là où j’ai découvert qu’il y avait des livres, des solutions, et donc il y a pleins de choses que j’ai fait pour être plus à l’aise, entre autres, les plus gros, les trucs les plus efficaces que j’ai fait parce qu’il y a des petites choses codées, la plus efficace ça était déjà « de ritualiser, de faire de petites choses qui me font peur », tu te rends compte qu’au bout d’un moment, en fait, tu vis vraiment dans un délire, ça va bien la plupart du temps, c’est un premier gros truc que j’ai fait.

La deuxième, c’est « apprendre à respirer », parce que j’étais souvent en apnée et ça ne t’aide pas à récupérer tes ressources.
La troisième choses, c’est de me tenir différemment, et de comprendre que ma posture elle va jouer dans comment l’énergie elle circule en moi.

Quatrième chose, plus tardivement, c’est de « voir la beauté qu’il y a dans la critique et l’échec » parce qu’en fait, paradoxalement, et ça c’est un truc que j’ai du mal à digérer et comprendre, « ta timidité est le reflet de ton désir, quelque part, d’être si important aux yeux des autres ». Parce que la timidité, c’est l’exagération de soi ; je vais dans un restaurant, imaginons à 18 ans, et d’un coup je me dis … « Qu’est-ce que les gens pensent de moi ? » Il faut déjà, quand même, sacrément s’exagérer pour penser que des gens qui sont concentrés sur leurs plats et sur leurs amis vont s’arrêter pour me regarder, moi, et m’évaluer. C’est hyper intéressant de voir qu’au même degré que je me minimise dans le sens « je suis nul », de l’autre côté je m’exagère en mode « je suis si important, David ? ». Mais non ! » Faire le deuil de mon désir d’être si important m’a permis aussi de me libérer. À partir du moment où tu te libères d’être important, tu te libères aussi de ne pas l’être. Et donc pareil, le truc me dire : « Et si j’ai chaud ? » et de me rendre compte, les gens ils ont en juste rien à faire … On est concentré sur nous-même. À la limite, si j’échoue, si ça se trouve ça leur fera du bien. Si ça se trouve on a le droit de se dire : « Ah, j’ai le droit d’échouer ». À mes spectacles, j’étais parti en spectacle dans mon défi de faire un « One-man show », il y a une date, la date la plus importante où je me suis trouvé nul, Mais c’était quoi en mode ce que 1400 personnes n’avaient jamais mis autant de budget pour mettre la caméra, la grue, jamais depuis cette date-là, on a repris une grue si grande, et je me suis trouvé nul et c’était douloureux pour mon égo de me dire, je n’avais jamais fait, … La salle la plus grande avant les 1400, c’est 380 ; donc, j’avais fait 1000 de plus. Je n’étais pas bien, il y avait des gens qui m’ont contacté, des clients, que j’apprécie, qui m’ont contacté en me disant : « David, tu sais quoi, ce n’était pas ton meilleur spectacle … J’ai moyennement aimé. Mais merci, parce que ça m’a libéré, quoi ! Je me suis dit, si toi tu peux foirer, tout est possible ! »

Si tu as envie d’aller plus loin, j’ai réalisé une vidéo qui s’appelle « Les cinq erreurs que la majorité d’entre nous font » et qui va nous causer l’échec de nos projets, nos rêves et notre réussite. Une seule de ces cinq erreurs va t'empêcher littéralement de réussir et d’être pleinement heureux. Clique sur le lien dans la description, va voir la vidéo. C’est un indispensable. On se dit à très vite, on avance ensemble. Cette année, c’est notre année. C’est parti !

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