Le pouvoir de l’amour – Paul Pyronnet

David Laroche : Alors bonjour à vous aujourd’hui c’est une nouvelle interview avec un nouvel expert. Vous allez adorer! On va aborder un thème qui vraiment est essentiel par rapport au développement de votre confiance en vous.

David Laroche : Salut Paul.

Paul Pyronnet : Salut David.

David Laroche : Comment vas-tu aujourd’hui?

Paul Pyronnet : Eh ben écoute super, puis ravi de te retrouver ici à Pralo après avoir passé des mois, des années même ensemble en formation.

David Laroche : Mais c’est un grand honneur pour moi de pouvoir faire cette interview aujourd’hui, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui attendent cette interview. On est donc sur plusieurs interviews par rapport au thème de la confiance en soi et j’ai une question aujourd’hui.

David Laroche : A ton avis comment être bien avec soi-même? Parce que selon moi même, c’est un pilier pour la confiance en soi. On a besoin déjà de mettre à jour qui on est et d’être ok pleinement avec qui on est. Comment à ton avis, être bien avec soi-même?

Paul Pyronnet : Alors comment être bien avec soi même! Je pense que la chose la plus importante, c’est d’apprendre à reconnaître nos qualités, c’est à dire que malheureusement, on n’a pas grandi forcement dans un environnement où on a appris à revaloriser qui nous sommes ou ce qu’il y a de chouette chez soi, chez les autres, simplement parce que le système éducatif nous pousse pas à vraiment dans ce domaine puisque la première chose qu’on apprend à manifester quand on est enfant ben c’est nos frustrations et c’est un apprentissage que d’apprendre à exprimer ce que sont nos envies et derrière tout ça évidemment et bien si on habitait dans un environnement qui nous a appris à nous valoriser à nous reconnaître sur ce que nous apprécions nous même, eh ben, du coup c’est un peu plus compliqué parfois de reconnaitre que nous avons des qualités, moi même enfant, j’ai un petit peu souffert de ça parce que je, d’abord je suis né avec un frère jumeau et puis je me suis vraiment demandé pendant des années, en quoi j’étais important et j’ai même souffert à un moment donné de manière importante parce que je me demandais qui j’étais quoi! Et à quoi je pouvais bien servir dans ce monde, et c’est peut-être ça d’ailleurs qui a influencé mes premières années. Pas sur le développement personnel puisque j’ai commencé qu’à partir de 19, 20 ans puisque je vis de ce métier depuis l’âge de 23 ans. Là, j’en ai 48.

Paul Pyronnet : Et je sais que enfant, j’ai passé des années vraiment à me dire à quoi ma vie va servir en quoi et à qui je vais être utile, donc du coup, les premières actions étaient orientées vers le sauvetage en mer, enfin avant le sauvetage tout court d’ailleurs puisque j’ai fait du, voilà! Je voulais aider les autres j’ai essayé des trucs, des choses pour être utile aux autres mais ça n’a pas été simple pour moi voilà, donc me sentir utile, ça c’est venu après je pense que l’apprentissage qui a concerné cette réorientation sur qu’est ce qui est en moi, et finalement bon qu’est ce qui est positif! Ça c’était le début pour moi d’une transformation très importante.

David Laroche : Et en quoi cette question de découvrir qui tu es, pourquoi tu es fait, pourquoi tu es là va permettre de développer cette confiance en soi?

Paul Pyronnet : Et bien parce qu’elle donne un élan c’est à dire que le fait de savoir. Par exemple, si j’ai vraiment quelque chose d’important à communiquer même si je ne te connais pas, mais si je suis porté par l’idée de savoir ce que j’ai envie de faire passer, du coup ça m’entraîne dans cet élan c’est à dire que c’est cette qualité de bonheur que j’éprouve à vouloir faire passer quelque chose, et bien me met dans cette disposition d’esprit, cette motivation et du coup je suis plus focalisé entrain de me dire mais est ce que les autres vont m’aimer ou pas qui est important, au contraire ce vide en quelque sorte est rempli de cet élan, de cette passion, de cette envie de communiquer et je pense que c’est ça qui est important mais pour autant, il va falloir aller chercher cette qualité. Je crois qu’aujourd’hui malheureusement, notre société ne nous apprend pas beaucoup à faire ça!

David Laroche : Est ce que tu aurais parce que j’aime bien les choses concrètes comme tu le sais! Est ce que tu aurais un exercice là concret déjà pour les personnes qui nous suivent sur voilà comment on peut se découvrir savoir qui je suis?

Paul Pyronnet : A ce qui me vient là maintenant, c’est un exercice que j’affectionne particulièrement et que je conseille à tout le monde d’ailleurs, ça serait une façon d’évaluer si oui ou non ils se reconnaissent comme étant compétents. Sont-ils capables pendant 3 jours de suite, de lister 10 choses différentes par jour dont ils sont vraiment fières concernant leurs qualités, 10 choses différentes par jour pendant 3 jours.

David Laroche : Ah 3 jours.

Paul Pyronnet : Voilà s’ils font ça 3 jours de suite, ils sont bons, s’ils arrivaient ensuite à prolonger ça pendant 7 jours de suite, là ils deviennent vraiment excellents et s’ils font ça pendant 27 jours, ça commence à faire beaucoup plus alors là, ils vont toucher ce qu’on appelle pour moi l’excellence.

David Laroche : Et quel est le bénéfice de cela?

Paul Pyronnet : Là, à partir de ce moment là, qu’est ce qui va se passer? Ben ça veut dire que fort de cette reconsidération de ce qu’ils sont ils vont d’ailleurs observer aussi ce qui est dans leur environnement est positif et à partir de là, la deuxième chose est bien c’est de reconnaître ce qui les porte de reconnaitre ce qui fait leur différence, de reconnaître ce qui les motive, ce qui les rempli etc. Et plus ils vont être conscients de cette importance, de ces désirs, de ces besoins, de ces passions que ce soit par exemple : qu’est ce qui me porte aujourd’hui dans mes relations, que ce soit familiales, sociales, affectives, qu’est ce qui me porte aujourd’hui devant l’activité, qu’est ce qui me porte aujourd’hui dans mes loisirs, qu’est ce qui me porte aujourd’hui dans mes lectures, qu’est ce qui me porte aujourd’hui dans la manière de m’habiller, dans ma manière de cuisiner, plus je vais être conscient de ce qui m’anime intérieurement, plus du coup je vais d’abord découvrir qu’il y a en moi des ressources, des choses que j’adore et puis bien sur que tout ça va rentrer en résonnance avec cet environnement. Et puis ensuite, je vais m’ouvrir aux autres c’est à dire que je vais avoir cette même attitude d’ouverture et de considération pour ce qui est dans mon environnement, il est fort probable que ouvert et curieux de cet environnement et bien je trouve de nouvelles choses encore qui me passionnent, qui m’excitent et qui me portent. Après la deuxième question, ça va être comment de le renforcer, mais le premier point important pour moi est j’ai envie de dire que les gens qui savent faire ça pour moi font une différence en terme de confiance en eux.

David Laroche : Donc la question de tous les jours, pour la répéter une dernière fois.

Paul Pyronnet : Expérimentez pendant déjà 3 jours, la capacité à relever 10 choses dont je suis vraiment fier dans ma vie aujourd’hui, chez moi ou dans mon environnement.

David Laroche : Que je fais ou pas?

Paul Pyronnet : Ca peut être que je fais, que j’ai, que je vis voilà, des qualités que je me reconnais, donc 10 par jour pendant 3 jours, ça fait 30 jours, 30 éléments d’accord. Ça c’est pour les 3 premiers jours.

David Laroche : Est ce que j’ai la possibilité de reprendre des éléments de jour en jour?

Paul Pyronnet : Ah non, à chaque fois ça doit être des choses différentes, que je dois me reconnaître effectivement.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Au bout des 3 jours, l’idée c’est de prendre 7 jours, est ce que je suis capable de faire ça pendant 7 jours, ça veut dire 70 choses.

David Laroche : C’est un peu comme qui veut gagner des millions, il y a des paliers à passer.

Paul Pyronnet : Il y a des paliers à passer.

David Laroche : D’accord ok.

Paul Pyronnet : Mais ils valent le coup parce que au delà du contenu que les personnes vont reconnaitre il y a un processus interne, un processus de sélection, d’orientation de focalisation. Et comment c’est, tu sais bien, tout ce qu’on reconnait comme étant positif va se développer, ce qu’on reconnait comme étant négatif va se développer aussi. Et vous allez voir que les gens qui ont en général, qui ne sont pas bien avec eux même savent pourquoi ils ne sont pas bien avec eux même.

David Laroche : D’accord, donc là le bénéfice de cet exercice c’est je pense ça va aider, ça va participer à développer l’estime de soi et d’identifier dans ma vie qu’est ce qui me plait, qu’est ce qui me porte.

Paul Pyronnet : Qu’est ce qui me porte, qu’est ce qui m’anime et du coup à partir de là du coup, mes relations vont être différentes. Imaginez que vous êtes porté dans un groupe des choses qui vous animent aujourd’hui ne serait ce que de s’ouvrir à la vie, ne serait ce que de communiquer sur ce qui vous plait, vous allez voir vous changez complètement la relation de l’environnement.

David Laroche : Et tu dirais quoi à une personne qui dit ok, j’adore ton exercice Paul c’est bien t’es gentil mais je ne vois pas, je n’ai rien, ma vie elle est pourrie.

Paul Pyronnet : D’accord eh ben, tu vas voir que cette personne si je lui demande de lister ce qui ne va pas, là ça va aller très vite. Donc il est urgent que cette personne si jamais c’est votre cas vous le faite tout de suite, vous prenez un carnet et vraiment vous vous y mettez, listez ce qui est positif même si vous vous retrouvez dans les pires conditions qui soient commencez par lister ce qui vous porte, ne serait ce qu’un petit peu, le fait de pouvoir respirer, le fait de pouvoir regarder le monde, le fait de pouvoir penser, le fait de pouvoir être libre. C’est un processus extrêmement puissant parce que c’est à partir de là, que vous allez commencer à redonner de la considération. Tu sais, il y a un type qui a vécu longtemps dans les camps de concentrations, 13 ans un psychiatre.

David Laroche : Peut-être Frankl c’est ça?

Paul Pyronnet : Oui Frankl voilà. Il disait une chose fabuleuse, il dit les gens qui se sont mieux sortis ne sont pas ceux qui avaient l’entrainement, qui avaient une culture qui avaient fait des études, qui avaient des capacités physiques et physiologiques plus solides, c’est ceux qui avaient une capacité à transformer et à focaliser à leur attention c’est ce qui donnait encore un petit peu de sens à leur vie. Et lui même a expérimenté la chose suivante parce que le pauvre il l’en a souffert de manière importante puisqu’on s’en est même attaqué à son corps. Il a dit, il y’a une chose qu’on ne pourra jamais me prendre c’est ma manière d’évaluer une situation.

David Laroche : Les perceptions c’est ça!

Paul Pyronnet : Oui c’est le fait d’être focalisé sur mes pensées, personne ne pourra jamais m'empêcher de maîtriser mon processus de penser c’est une sacré leçon en terme de prise de conscience de soi, de sa confiance etc. Et je crois que malheureusement, on n’a pas encore une fois beaucoup appris à faire ça à l’école mais je vous garantis qu’une personne qui quelque soit les conditions aussi difficiles soient-elles si elle ne le fait pas, elle va faire l’inverse. Par contre, si elle retourne ça, quelque soit la situation qu’elle soit malade, qu’elle soit en situation de conflit, qu’elle soit en difficulté économique etc. Si elle prend du temps pour resoigner et revaloriser le petit bout qu’il lui reste. De petit bout en petit bout, il y a des choses qui vont se redévelopper, qui vont grandir et vous allez voir qu’en fait, on est dans une infinie possibilité, on est dans une infinie richesse il y a une abondance absolument incroyable mais qu’on est capable de complètement mettre sur le côté simplement parce qu’on est focalisé sur les 2 ou 3 trucs qui nous embêtent.

David Laroche : Donc là il y a une compétence qui me semble importante à développer, c’est vraiment la capacité à maîtriser ses pensées.

Paul Pyronnet : Oui maitriser ses pensées, son regard et puis aussi ces questions qu’on se pose.

David Laroche : Dire pour rester sur les pensées, toi qui est un spécialiste de la PNL. C’est vraiment une boite à outils extraordinaire en termes d’outils de transformation. Comment avec des outils de PNL ou d’autres d’ailleurs, je vais pouvoir changer mes pensées? Parce que par exemple, je peux être une personne qui toute la journée, je me dis ma vie est merdique, elle est pourrie, je n’y arriverai pas, mes parents ne sont pas les bons, je ne suis pas né au bon endroit, en même temps tu vois je suis blond, en plus je risque de ne pas de réussir, tu vois j’ai raté 15 fois la même chose donc j’ai aucune chance.

Paul Pyronnet : Et bien là tu m’indiques exactement l’inverse. Continue à faire ça et dis-moi ce que tu ressens.

David Laroche : Ben là, je me sens mal.

Paul Pyronnet : Voilà.

David Laroche : Ca je le sais je me sens mal, mais comment je change?

Paul Pyronnet : Mais la question déjà c’est de te rendre compte que quand tu fais ça tu te sens mal.

David Laroche : D’accord réaliser et identifier.

Paul Pyronnet : Prends conscience déjà que quand tu le fais tu te sens mal. Ensuite change le comportement parce que si je commence à te faire lister ben qu’est ce qui t’as, donnes moi un truc qui t’as vraiment plu aujourd’hui?

David Laroche : Dans cette journée, moi ce qui m’a plu c’est de marcher en montagne et de te retrouver.

Paul Pyronnet : Et qu’est ce que tu ressens dans cette idée?

David Laroche : De l’enthousiasme.

Paul Pyronnet : D’accord. Ensuite, qu’est ce que ça a entraîné d’autre, qu’est ce que tu penses de chouette que t’as eu aujourd’hui et que t’aimerai pas qu’on te retire.

David Laroche : De la sérénité, la paix intérieure.

Paul Pyronnet : Est ce qu’il y a des gens avec qui tu étais aujourd’hui à part moi que t’aimerai pas qu’on te retire.

David Laroche : Bien sûr.

Paul Pyronnet : Bon etc. Tu vois dire en fait, ce qui est très intéressant si les gens nous observent c’est que ton état physiologique change dans la seconde qui suit ce sur quoi tu focalises ton attention.

David Laroche : Alors comment changer ça?

Paul Pyronnet : Je recommence, si tu focalises ton attention sur des choses qui sont négatives. Automatiquement, ton système nerveux va réagir en fonction de ce sur quoi tu poses ton attention. Tu peux être devant un superbe paysage, attiré par les trois papiers gras, la réaction que tu vas avoir en interne est directement liée à l’interprétation que tu fais de la situation si t’es focalisé sur les trois papiers gras, tu n’auras pas la même relation que si t’es entrain de regarder ce qui est positif. Donc j’ai envie de dire qu’il y a des choses positives, je ne suis pas entrain de dire qu’il n’y a pas des choses négatives. Il y a des choses positives, mais le fait de revaloriser puisque l’objectif c’est ça. L’idée c’est de redonner de la confiance en soi et bien la confiance en soi ça commence par reconsidérer ce qui est vraiment chouette chez moi et chez les autres.

David Laroche : Dans mon environnement et autour de moi.

Paul Pyronnet : Dans mon environnement et autour de moi et ça c’est un processus permanent de penser alors, tu m’as demandé aussi qu’est ce que je dois changer dans mes pensées?

David Laroche : Oui tu devrais juste, après on revient la dessus, sur le pouvoir des questions, comment tu utilises les questions pour t’aider à focaliser sur autres choses parce que imaginant, j’ai un truc qui m’arrive ou par exemple je commence mon oral ou mon entretien et je vois que le recruteur il fait la gueule, comment je me défocalise de ça pour voir autre chose que je commence à ressentir du stress parce que voilà, j’identifie dans l’extérieur des choses qui m’indiquent que ça va mal se passer, comment je change mon focus?

Paul Pyronnet : Alors, si tu es dans une situation qui est compliquée ça c’est exactement tu as besoin d’entrainement et commence par faire des choses simples, commence par des petits pas. Les petits pas c’est comme tu l’expliquais une fois, quand tu as voulu commencer à prendre ta place, t’as commencé par lever la main, t’as pas commencé par aller voir Bernard Tapie tu vois, tu as commencé par lever la main et puis là lever la main ça t’a amené sur une deuxième étape, sur une troisième étape. J’adore ce principe que tu défends parce que c’est exactement la même chose, je commence à observer ce qui me plait, ce qui me porte, ce que j’aime, ce que j’apprécie. Je pense que l’amour de la vie, le plaisir de vivre ce n’est pas quelque chose qui est forcément innée, c’est quelque chose qui, il y a des gens qui le font un petit peu par observation, parce que leur culture les a amené à faire ça parce qu’ils ont développé ces habitudes là sans même trop se rendre compte, soit parce qu’ils étaient entourés de gens heureux, donc du coup ils ont reproduit ce qu’ils ont observé mais, on a des gens qui ont vécu dans des situations extrêmement difficiles mais qui sont capables d’être heureux. Qu’est ce qu’ils font de différent que les autres et bien ils focalisent leur attention sur ce qui est positif et du coup ils profitent de ces petites choses qui ont l’air de rien mais qui font une énorme différence.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Je peux être démuni de tout et même assis sur un carton sous un pont depuis une semaine et puis être porté par de belles choses, ça veut dire que le confort est une chose et malgré l’inconfort dans lequel je peux me trouver, je peux continuer d’être heureux. Pourquoi, parce que je suis focalisé sur le plaisir que je prends à vivre ce que je vis, si je veux être porté par une relation, il faut que je sois dans le plaisir de ce que je vis que je prenne conscience et j’ai envie de dire que. Plus je vais être attentif aux petites subtilités, plus je vais rentrer dans ce que je vais appeler: Le raffinement, la beauté de la chose, la finesse des choses et plus je me nourris de ce qui est positif et bien du coup plus je le renforce.

David Laroche : Et quel type de question je peux me poser pour arriver justement, quel type de question les personnes qui arrivent à transformer, à changer leur perception pour finalement être heureuse et se sentir bien quelles sont ces questions?

Paul Pyronnet : Et bien les questions c’est le vocabulaire, commencer par prendre soin de son vocabulaire.

David Laroche : T’as des exemples?

Paul Pyronnet : Par exemple, tant que je suis trop fatigué je suis un peu fatigué ou voilà ou j’ai besoin de me reposer, ça a l’air de rien, mais entre le besoin de se reposer et dire j’en peux plus c’est pas du tout la même réaction qui se passe. Pourquoi, parce que quand vous pensez automatiquement vos milliards de cellules réagissent dans la seconde qui suit, donc on peut avoir un impact fort sur les états internes ne serait ce qu’en apprenant à regarder ce qui est positif, en apprenant à mobiliser son corps. Essayez de déprimer en allant courir, vous allez voir ça ne marche pas.

David Laroche : Donc 1- Le corps, 2- Le vocabulaire.

Paul Pyronnet : D’abord c’est la prise en compte de son environnement.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Apprendre à observer ce qui est positif, commencer par regarder, vous arrivez dans un entretien, les choses sont difficiles, regardez ce qui est positif, commencez par regarder la tête que fait la personne si elle fait la tête ou au contraire, appréciez le fait ne serait ce que respirer le fait que les personnes se soient déplacées pour vous accueillir, que ces interviewers entre guillemets qui sont là pour vous contrôler, ils ont pris le temps de se lever le matin, ont fait des études peut être pour être là en face, ils vous honorent en étant présents. Ca c’est une considération que vous pouvez reconnaître le fait qu’il y a un bureau, qu’il y a des gens qui ont travaillé pour que ce bureau soit là, qu’il y a ce bâtiment qu’il y a toute une organisation qui s’est mise en place, ne serait ce que pour que vous puissiez passer cet examen que vous êtes entrain de passer, qu’il y a des centaines de gens qui ont du se mobiliser pour que vous puissiez suivre les études que vous avez suivi. Donc si je continue comme ça il y en a des choses incroyables que je peux réaliser.

David Laroche : Donc ça c’est la première étape de prendre en considération ce qui vient dans la vie.

Paul Pyronnet : Ca c’est la première étape: apprendre à observer cette abondance qui est là positive et qui sont de bonnes choses pour moi.

David Laroche : 2- C’est le vocabulaire.

Paul Pyronnet : Le vocabulaire alors ça, c’est apprendre à focaliser sur l’environnement, focaliser sur l’environnement puisque pour l’instant on est dans la relation avec l’environnement. La deuxième chose que j’ai évoqué qui est plus puissante que l’environnement, c’est le corps.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Certains qui me connaissent, reconnaissent le système du centimètre, l’idée est de remonter le centimètre un petit peu. Si par exemple, vous êtes au pied d’un escalier et vous fermez les yeux et vous baissez le centimètre vous allez voir à ce que j’appelle ce point qui est au niveau du thorax puis si vous rajoutez un peu l’idée de faire la tête et rentrer un peu les épaules vous allez voir le sentiment dans lequel vous êtes, à l’égard de l’effort que vous allez dépenser pour monter les escaliers n’est pas le même. Si au contraire, vous vous redressez et vous souriez intérieurement, vous inspirez par le nez tout simplement.

David Laroche : Expliquez le centimètre pour les personnes!

Paul Pyronnet : Il est là au niveau du sternum redressez un petit peu le centimètre et sentez la différence, relâchez vos épaules, souriez vous êtes chez vous.

David Laroche : La perception des escaliers elle va changer du coup.

Paul Pyronnet : Et bien c’est clair, le rapport à l’analyse de l’environnement change dans les secondes qui suivent. Expérimentez, vous allez voir, aborder une situation comme ça même difficile en redressant le centimètre en souriant et en inspirant par le nez parce que ça vous entraîne l’inspiration.

David Laroche : D’accord donc voila, l’environnement ensuite.

Paul Pyronnet : Le corps c’est vraiment le deuxième levier, c’est plus puissant que l’environnement.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Et puis il y a plus puissant que le corps, c’est ce qui se passe dans votre tête. Donc là, on arrive à nos pensées et là nos pensées le conseillent que je donne à la priorité pour moi qui me semble importante, c’est 1- Le vocabulaire, transformer son vocabulaire, être attentif quand vous dites je n’en peux plus.

David Laroche : Etre conscient de ce qu’on se dit.

Paul Pyronnet : Oui, quand vous dites je n’en peux plus, votre corps réagit comme ça, quand vous dites je suis plein d’énergie ou j’ai simplement besoin de retrouver un moment de repos voilà, quand vous associez ces mots positifs à votre corps vous allez voir d’ailleurs. Ce sont des véritables, les mots sont des déclencheurs d’émotions. Quand vous êtes un petit peu entrainé, et puis enfin donc, on avait dit le vocabulaire. La deuxième chose c’est être orienté sur des solutions et pas sur des problèmes, plus vous passiez du temps sur les problèmes, plus vous reprochez à votre environnement les problèmes, plus vous reprochez et ben vous allez voir l’énergie que vous dépensez c’est absolument incroyable, c’est à dire ça va générer de la fatigue de la perte de temps parfois de la perte de relation et parfois c’est votre vie que vous perdrez. Donc ça, c’est vraiment important être orienté sur les solutions, orientez-vous sur les solutions!

David Laroche : Et arrivent les questions!

Paul Pyronnet : Et ensuite à partir de ça, arrivent les questions, mais ça c’est de l’entrainement, les questions c’est qui permet d’évaluer.

David Laroche : Les questions c’est un peu qui vont…

Paul Pyronnet : Oui par exemple, imaginez que vous arrivez sur votre parking et que votre voiture était un petit peu rayée par une autre personne, vous dites bon ok, qu’est ce qu’il y a de bon dans cette expérience qu’est ce que je peux tirer d’intéressant de cette expérience, qu’est ce que je peux apprendre de cette expérience, peut-être de réaliser simplement que vous avez la chance d’avoir une voiture, que vous avez la chance d’avoir une assurance, qui va peut-être pouvoir prendre en compte votre truc, que peut-être après tout, ce n’est pas si important. Il y a des tas de choses qu’on peut apprendre, mais ça va demander un petit peu d’entrainement.

David Laroche : D’accord donc, il faut accepter en donnant cette interview que ça ne va pas être magique.

Paul Pyronnet : Non, les choses ne sont pas magiques, enfin elles deviennent magiques.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : J’ai même envie de dire quand l’âme agit, c’est carrément magique c’est à dire qu’il y a quelque chose d’incroyable qui va se passer parce qu’on est pas que des êtres de relations mais des êtres d’émotions et d’énergie et je pense, dans une relation il y a plusieurs choses qui jouent. Il y a le corps, le fait d’être aligné, ouvert, détendu, il y a l’énergie dans laquelle vous êtes ça va changer puisque ça circule, mais de manière différente en fonction de votre état corporel on pourrait dire et puis après, il y a vos émotions dans lesquelles vous êtes si vous apprenez à les porter un petit peu, il y a vos idées, vos pensées, vos représentations mentales et puis au dessus de ça, on peut se connecter en fonction des parcours qu’on a, des courants spirituels dans lesquels on est plus ou moins engagé. Des expériences qu’on a pu expérimenter et c’est cet ensemble là qui fait cette fameuse loi d’attraction, entrez dans une boulangerie en souriant et regarder ce qui se passe, faites la tête le lendemain et regarder ce qui se passe, je crois que la confiance est dans cette affirmation là, c’est à dire qu’est ce que moi j’ai envie de communiquer de chouette de positif qu’est ce que j’ai aimé en moi et qu’est ce que j’apprécie dans les autres et puis, ça n'empêche pas que de temps en temps il y a des choses qui sont en écart par rapport à ce qu’on attend dans la vie. Il y a des choses qu’on aime moins, c’est l’occasion d’apprendre, il y a pas mal de choses à en tirer. Donc moi je trouve extraordinaire cette capacité à pouvoir transformer, transformer, transformer, c’est des petits riens mais qui amènent à des destinations tellement différentes que vraiment je pense qu’on devrait avoir des cours chaque semaine pour s’entrainer comme ça, gérer les situations autrement qu’à partir de ces émotions négatives c’est vrai que la clé c’est l’état émotionnel, on a un espace de thermostat intérieur et c’est vrai.

David Laroche : Il faut être très attentif à comment on se sent.

Paul Pyronnet : Oui parce que l’état interne dans lequel je suis, il va complètement conditionner les questions que je me pose.

David Laroche : Et donc mes pensées et tout le reste.

Paul Pyronnet : Exactement, je prenais l’exemple de tout à l’heure du parking. J’arrive ma voiture a été rayée par quelqu’un c’est clair que si je suis touché la question qui vient c’est?

David Laroche : Comment on peut me faire ça, c’est n’importe quoi.

Paul Pyronnet : Voilà pourquoi ça m’arrive aujourd’hui, quel est le con qui a fait ça, toutes ces conneries quoi, moi ce que je crois c’est que si vous changez l’état interne vous changez le type de questions c’est automatique et le problème c’est que votre thermostat qui est interne et bien il va falloir le tirer vers le haut et ça, ça va demander un petit peu d’entrainement.

David Laroche : C’est un muscle en fait, au début il n’est pas construit.

Paul Pyronnet : C’est un muscle voilà, ça commence par des petits pas et ça fini par des grands pas ce qui est vraiment intéressant, c’est qu’au delà de l’auto-développement dans lequel ça nous emmène, ça nous amène aussi du coup à avoir une relation différente avec les situations qui se présentent autour de nous parce qu’on est pas les seuls à rencontrer des difficultés et des contraintes voilà, donc ça offre je crois un levier vraiment très intéressant à la fois d’affirmation de soi, de revalorisation de soi et c’est un superbe moyen de communiquer.

David Laroche : Tu viens juste de parler de contraintes et j’aimerai bien qu’on aborde ce sujet là parce qu’il y a beaucoup de personnes qui vont se dire oui mais moi voilà, j’ai des complexes ça peut être des complexes physiques ou j’ai vécu des choses dans mon passé qui font qu’aujourd’hui j’y arrive pas et il va y avoir tout d’un système de cohérence qui se met en place pour un peu se justifier que je ne vais pas y arriver ou s’expliquer que je peux y arriver ou alors même de dire que ça ne sert à rien que j’y aille parce que dans tous les cas, je suis trop vieux ou trop jeune, je n’ai pas les bonnes origines, je ne peux pas y arriver comment, ou alors par exemple, une personne qui veut réussir dans le cinéma mais ce n’est pas un mannequin, comment on fait pour arriver à être bien avec soi même qu’on identifie chez nous un complexe ou un truc ou un handicap.

Paul Pyronnet : La question première c’est que si je focalise sur mon handicap comme un handicap et bien, la réaction est proportionnelle à la perception et à l’évaluation que je suis entrain de faire donc autre suggestion, c’est d’ailleurs d’aller chercher en quoi plutôt d’abord qu’est ce qui me porte dans une idée de faire du cinéma, qu’est ce qui m’anime, qu’est ce qui me porte, qu’est ce que j ai en moi que je peux faire passer à travers ça, qu’est ce qui me plait, qu’est ce qui m’intéresse, pourquoi j’ai envie de faire ça donc d’être plutôt orienté la dessus et puis le deuxième truc c’est que, si ce handicap pouvait pour moi, faire une vraie différence.

David Laroche : D’accord donc le transformer au lieu d’essayer de le rejeter.

Paul Pyronnet : Exactement mais c’est grâce à la question que je vais me poser que des réponses vont arriver.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Et ne croyez pas que la réponse va venir tout de suite. Il va falloir chercher mais si je suis sûr qu’il y a quelque chose que je peux tirer de cette particularité peut-être je n’ai pas la tête de, je ne sais pas moi, qui faudrait mais j’en ai une autre, j’ai la mienne en tout cas et si je rentre en contact avec la revalorisation de ce que je suis, dans ma différence, dans mon affirmation de cette différence et bien vous allez voir il y a quelque chose qui va se passer intérieurement qui va faire votre pure originalité quoi, en quelque sorte et c’est à ça que je crois qu’il est plus important de porter son intention.

David Laroche : Est ce que c’est un travail à faire par juste mentalement ou par écrit, ça va faire une différence de lister par exemple les avantages ou si on prend Mimie Mathy par exemple, elle n’a pas la taille on va dire standard pour les actrices.

Paul Pyronnet : D’accord, mais à votre avis, qu’est ce qu’elle pense de sa taille. Ecoutez là! A votre avis qu’est ce qu’elle va dire?

David Laroche : Et bien, aujourd’hui je pense que c’est un sacré atout pour elle dans sa perception.

Paul Pyronnet : Bien sûr, vous avez complètement raison, c’est à dire elle a probablement une interprétation qui lui a servie elle n’a pas eu une interprétation qui lui a desservie donc la question ce n’est pas un problème de taille la question c’est qu’est ce qu’elle a fait encore une fois de cette situation.

David Laroche : Comment elle transforme.

Paul Pyronnet : Comment elle transforme et toi tu le sais bien dans ta propre histoire à quel point c’est ce jeu de questions qui parfois à supposer à pas grand chose pour t’ouvrir une voie ou une autre parce que toi, je sais parce que je te connais un petit peu à faire face à quand même des situations particulièrement compliquées. Il a fallu très peu de choses.

David Laroche : Pour transformer.

Paul Pyronnet : Pour transformer mais ça c’est joué à quoi, ça c’est joué à une question parfois le fait de dire je ne vais pas lâcher la dessus et probablement puisque sous jacent de ça, il y’avait quelque chose qui t’animait que tu reconnaissais comme quelque chose qui était vraiment importante pour toi. Donc du coup, porté par cette force, par cette ambition, par cet élément qui est supérieur à la circonstance qu’on vit du coup, tu dis mais je vais le trouver le truc si je ne vais pas le trouver tout de suite je vais voilà.

David Laroche : Peu importe le temps que ça prendra je vais y arriver.

Paul Pyronnet : Peu importe le temps que ça prendra mais c’est l’idée même d’avancer dans la direction qui te porte.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Et porté par cette énergie, t’as compris que du coup, les éléments à un moment donné, ils sont parfois difficiles, ils sont là pour te challenger mais chaque fois si tu les prends comme un élément de croissance du coup t’en fais un élément de croissance, donc c’est ça que je trouve particulièrement intéressant c’est cet espace qu’il y a entre l’événement qui nous arrive et le choix qu’on peut en faire. Je crois que le développement personnel ce n’est rien d’autre que cette transformation de cet espace entre subir le monde ou créer et regarder les situations l’espace est très faible et en même temps immense.

David Laroche : Est ce que tu penses que nos handicaps ou nos difficultés dans notre vie sont même là pour nous aider à révéler notre potentiel, est ce que ça serait…

Paul Pyronnet : Je vais même aller plus loin, je pense même à un niveau plus profond pour te faire part de ma vision des choses mais je n’engage que moi la dessus c’est que je pense qu’au delà de ça on a choisit quelque part ces événements pour grandir et on sait, on se réjouit parfois des naissances et on se désole un peu des morts, moi je pense qu’on devrait faire l’inverse, parce que je crois que dans une dimension beaucoup plus large des choses, on a décidé d’arriver ici pour gérer des solutions c’est-à-dire transformer des situations et grandir, en tout cas je ne sais pas si c’est vrai mais en tout cas c’est une disposition d’esprit.

David Laroche : Qui t’aide à évoluer?

Paul Pyronnet : Qui m’aide à évoluer et je dois dire que j’ai eu mon lot de difficultés.

David Laroche : C’est intéressant que tu le partages.

Paul Pyronnet : Et je me rends compte qu’il y a des moments qui m’ont été clé, les moments de transformation c’est des choses qui sont passées à l’intérieur pas à l’extérieur c’est cette manière différente d’aborder les choses et même si il y a eu des moments où j’ai pu descendre bas, j’ai fini chez un psy un jour, les cachets et tout ça, un truc comme ça quand j’y pense je me dis mais c’est incroyable.

David Laroche : Qu’est ce que t’as appris de cette situation?

Paul Pyronnet : Je pense que c’est à l’époque où j’ai eu une période extrêmement difficile, un moment donné, suite à des situations de non paiement je me suis retrouvé avec plus de 150.000 francs non payé, enfin bref, donc du coup la société a eu une perte qui était 4 ou 5 fois le capital dans ce cas là on vous demande de plier la boite donc je me suis retrouvé sans boulot mais avec des gens qui étaient engagés sur la formation, donc il a fallu que je continue à les assumer et pour tout vous dire j’ai animé pendant un an des séminaires sans toucher un seul billet mais ce qui a été extrêmement moteur la dedans je pense que c’est dû à une richesse fantastique d’ailleurs je n’ai plus enseigné de la même façon la PNL avant qu’enfin depuis ce moment là c’est quand je me revois chez moi en me disant mais tout ce que j’ai appris là qu’est ce que je peux en faire dans cette situation, qu’est ce que cette situation me permet de vivre de différent et qui va où est ce que sont mes valeurs, quel est le projet qu’elle a derrière, qu’est ce qui me porte là dessus m’accrocher.

David Laroche : Comme si tu as été testé par ce que tu transmettais.

Paul Pyronnet : Et puis je me suis rendu compte que l’argent, c’est sûr j’en avais besoin pour gérer un certain nombre de situations mais finalement ce n’était pas ça qui était important, ce qui était important c’est ce que j’insiste à transformer etc. Et puis, il y a des miracles qui se sont produits, des partenaires autour de moi qui ont eu des soutiens que je n’aurai jamais imaginé et je remercie encore psychologie magazine à l’époque qui m’a soutenue pendant pratiquement un an parce que c’était le seul moyen à l’époque où je pouvais continuer à communiquer, c’était le levier le plus important pour pouvoir faire connaitre et ils ont été vraiment super chouettes. Il m’a fallut quelques années après pour rattraper le tir, j’ai fini par leur rendre ce que je leur devais mais j’aurai pu ne jamais le rendre puisque j’avais une société qui avait déposé le bilan par exemple et voilà mais cette ambition de dépasser ça c’est quelque chose.

David Laroche : Donc les challenges nous donnent une opportunité finalement à grandir.

Paul Pyronnet : Oui parce que vous savez quand la vie vous coince est qu’il y a probablement une stratégie qui n’est pas bonne c’est quand on a un problème d’argent le problème ce n’est pas le problème d’argent, le problème c’est le comportement qu’on a mis derrière, quand on a un problème de relation ce n’est pas le fait de découvrir que je suis auteur de ce comportement là non pas en étant coupable mais en me disant que je peux le transformer ça, ça vous balance une patate incroyable.

David Laroche : Pouvez-vous nous parler un peu plus du problème de responsabilité dont tu parles souvent dans tes formations.

Paul Pyronnet : Pour moi c’est la première chose importante c’est d’accepter l’idée que je suis complètement auteur des résultats que j’obtiens et bien sûr autant des succès que des échecs c’est à dire que si j’ai un problème de relation si j’ai un problème d’argent si un problème de santé, j’en suis l’auteur mais quand je dis je suis l’auteur, je ne suis pas le coupable de ça mais je me dis tiens comment j’ai participé à ce résultat, quelles décisions j’ai prises, quelles modalités j’ai prises et si j’en veux un autre c’est super parce que si le résultat n’est pas le bon si j’ai donc des frustrations que ce soit en termes de perte de temps, de perte d’énergie, de perte d’argent. Je reviens à mon pilier 2 alors j’ai un truc en 4 piliers je peux te donner ou à ceux qui nous écoutent. Le premier pilier c’est ce que j’ai évoqué tout à l’heure c’est d’être vraiment le plus en plus conscient de ce qui me porte.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Donc essayez de passer du temps chaque jour dans mes méditations du matin du soir ou plusieurs fois dans la journée c’est ces moments de gratitudes que je peux avoir pour tout ce que la vie me donne, m’a donné et me donnera encore.

David Laroche : Identifier ce qui me fait vibrer.

Paul Pyronnet : Ce qui me fait vibrer, ce qui me porte c’était de savoir voilà on passe un moment ensemble des petites choses ça l’aire de rien mais c’est énorme, ça c’est le premier truc et plus ma liste est longue plus je me sens heureux voilà ce qui veut pas dire que je n’ai pas de problèmes mais on va voir après ce que on va en faire. Deuxième chose, c’est me dire ce qui est vraiment important c’est comment je me suis pris pour l’obtenir et comment demain je peux faire différemment pour l’augmenter si j’ai besoin de plus de temps, comment je peux m’y prendre si j’ai besoin d’organiser ma vie différemment comment je peux m’y prendre si j’ai besoin de communiquer mieux dans certains contextes comment je peux m’y prendre et là, ce qui est fabuleux c’est qu’on a autour de nous des tas de modèles de gens qui ont de toute façon un niveau plus avancé que le notre.

David Laroche : Dans ce domaine?

Paul Pyronnet : Donc c’est le pilier numéro 2 c’est qu’est ce que je vais pouvoir transformer toi qui travaille sur l’attitude de gagnant, toi tu connais bien le truc c’est exactement mon pilier numéro 2 c’est à dire quelle est l’attitude que je peux modifier qui va à terme me faire gagner plus de confort peut-être plus d’argent ou moins d’effort.

David Laroche : Plus de temps.

Paul Pyronnet : Plus de ressources, plus de temps, plus de santé, quelles sont ces attitudes que je peux améliorer chaque jour, je parle bien d’attitude pour au fond je vais dire changer d’altitude mais surtout changer de résultat puisque le résultat pour du confort pas la qualité de vie. La qualité de vie est liée au pilier numéro 1 c’est le bonheur que j’ai à vivre ce que je vie à partager ce que je partage, par contre le confort est lié à mes stratégies c’est à dire que là où j’en suis aujourd’hui résulte de ce que j’ai pu mettre en place avec moi et avec d’autres bien sûr, donc ça c’est le comportement et quand j’ai des frustrations ça c’est génial parce que si je prends la frustration qui m’arrive comme un élément de croissance, du coup ça me permet de revenir au pilier numéro 2 et me dire tiens qu’est ce que j’ai à modifier dans mon attitude et puis parfois la frustration n’est pas suffisamment importante pour que je la change puis parfois et c’est ça que je trouve intéressant, c’est d’aller s’ouvrir à ces petites pertes d’énergie que j’appelle ces fluides dans le tuyau, ces petits trucs qui ont l’air de rien et que s’ils sont pris en compte et alors là on rentre dans une dimension critique, qu’est ce que je peux transformer quelle attitude je peux transformer pour finalement satisfaire plus ce pilier numéro 1.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Et ce que je sais surtout, c’est que si je ne prends pas en compte mon pilier numéro 3 il y a des contraintes et bien au bout d’un moment comme je ne suis pas bien je vais me mettre à développer des attitudes qui sont contre productives, c’est à dire qu’elles vont être satisfaisantes à court terme mais en général elles vont générer de l’inconfort à long terme.

David Laroche : Par exemple j’ai mangé beaucoup de sucre.

Paul Pyronnet : Oui parce que par exemple je me lâche, c’est plus tranquille de rester devant la télé à ne rien faire à remettre au lendemain ce truc à ne pas appeler un tel parce que ça me gonfle de l’appeler, à ne pas remettre mes baskets parce qu’il serait bon que j’aille courir.

David Laroche : Je rentre dans une sorte de confort à très court terme.

Paul Pyronnet : C’est à dire comme je suis dans un vide intérieur que parce que pas animé par le pilier numéro 1 ou peu animé puisque je ne suis pas très doué, et bien du coup je vais chercher par l’extérieur à nourrir immédiatement ce désir que j’ai alors je prends tout ce qui dépasse.

David Laroche : Nourriture, sexe,…

Paul Pyronnet : Alors tout ça un peu par excès d’ailleurs, et puis je vais développer des habitudes qui ne sont pas forcement très bonnes pour moi comme fumer, boire, passer du temps devant la télé, enfin à faire des trucs qui ne sont pas intéressants et qu’en tout cas à long terme, il y a peu de chance que ça me rapporte beaucoup.

David Laroche : Donc à long terme ca va me couper du pilier numéro 1.

Paul Pyronnet : Voilà, et donc du coup ça c’est le risque en pilier numéro 3, donc ça n'empêche pas de temps en temps, moi j’aime bien faire quelques travers, tu vois ça fait partie de mes 20% de travers je trouve que c’est important d’accepter de temps en temps

David Laroche : C’est conscient.

Paul Pyronnet : Oui c’est même le bonheur de faire une ou deux conneries penser qu’elles ne sont pas en phase avec ces valeurs mais c’est juste pour revalider que ce n’est pas une bonne chose fumer une clope de temps en temps c’est au bout de la troisième taffe, moi j’ai bien compris que ce n’est vraiment pas bon pour moi mais voilà c’était plaisant d’expérimenter.

David Laroche : Le fait de faire ça, ça t’évite de lâcher le côté je n’ai pas le droit à ça.

Paul Pyronnet : Exactement, c’est une forme aussi de détachement, ça répond à une valeur importante qui est dans ma série de valeur qui est cette notion de détachement, tout est vrai et en même temps faux enfin bref mais c’est s’autoriser effectivement à ces petits travers, ces petites choses et ça aussi je pense que ça fait partie de la considération qu’on peut se porter par l’erreur qu’on se reconnait d’avoir c’est ok d’avoir des erreurs, c’est ok de ne pas être au top, c’est ok d’être léger, c’est ok voilà.

David Laroche : C’est excellent par rapport à soi et à l’estime de soi.

Paul Pyronnet : Pour moi c’est très important parce que ça en fait partie, par contre ce qui est intéressant c’est d’être conscient quand on le fait de ce vers comptant, c’est à dire que tout a une conséquence, prendre un café c’est une conséquence, dire bonjour c’est une conséquence, sourire et ne pas dire bonjour c’est une conséquence alors parfois la conséquence est immédiate parfois elle arrive à moyen terme ou à long terme de tous nos comportements et moi ce que je crois qu’il reste quand même important quand on décide de prendre un peu la responsabilité de sa vie c’est prendre conscience de ces attitudes et de leurs conséquences à long terme.

David Laroche : D’accord donc je vais prendre le café oui ou non, est ce que je suis ok avec la consommation du café.

Paul Pyronnet : Moi j’ai bu beaucoup de café parce que comme je suis dans le monde de l’information évidemment toutes les pauses il y a toujours des machines à café, machin et truc je ne vous dis pas dans le train quand on voyage et un jour j’ai dit c’est terminé, pourquoi parce que je trouve que j’ai appris, je m’intéresse beaucoup à la santé j’ai réalisé que ce n’était pas bon pour moi le taux d’acidité et tout ça enfin bref et puis donc il m’a fallu trois mois et maintenant c’est curieux mais je ne me rends compte combien mon corps tentant je m’autorise, il y a deux jours j’ai essayé de m’autoriser une tasse de café donc j’ai commandé un café, en fait au bout des trois premières gorgées j’ai senti que mon corps mais c’est pas grave j’ai apprécié d’avoir commandé un café me faire plaisir.

David Laroche : Donc si t’avais lutté contre cette tasse de café

Paul Pyronnet : A ce stade là je n’aurai pas beaucoup lutté parce que j’ai vraiment passé le cap.

David Laroche : Mais le quatrième pilier parce que tout le monde l’attend, le quatrième pilier c’est quoi? Tu as parlé de la contrainte.

Paul Pyronnet : Alors je ne sais pas le premier pilier c’était être conscient sur ce qui était vraiment important, d’accord. Le deuxième pilier c’est la capacité à prendre conscience des attitudes qui à long terme vont générer du confort, donc c’est toute cette amélioration de mes attitudes relationnelles comportementales avec moi même par exemple apprendre à avoir un discours un peu plus positif etc. Le troisième pilier c’est la prise en compte de la frustration.

David Laroche : D’accord.

Paul Pyronnet : Qui sont l’occasion d’alimenter mon pilier numéro 3, puisque quand j’ai une frustration du coup l’idée c’est la relever et de voir en terme de challenge qu’est ce que je peux mettre en place pour éviter qu’elle se transforme voilà donc c’est stupide et je peux dire que le pilier 4 c’est la conséquence si je ne prends pas en compte ce pilier 3 qui va être de développer non pas des stratégies de croissance vers le confort, les stratégies de décroissance, c’est à dire en général comme je ne suis pas bien à l’intérieur et bien je vais développer ces attitudes négatives, qui ne sont pas forcement très appropriées voilà comme le café, l’alcool, le tabac, la télé, enfin tous ces trucs qui me font perdre du temps, de l’énergie et parfois ma vie.

David Laroche : J’aimerais qu’on revienne sur un truc important, parce qu’on le sait tous que l’environnement a un impact sur qui on est devenu et qui on est et du coup il y a beaucoup de personnes qui viennent me voir dans les stages qui ont fait beaucoup de développement personnel et qui réalisent que ce qu’ils ont vécu dans leur enfance a eu un impact sur qui ils sont et en même temps du coup ca crée des croyances pour des fois justifier ce qu’ils y arrivent pas, par exemple ils ont appris dans un stage que le fait que leurs parents ne leur ont jamais donné une marque d’attention.

Paul Pyronnet : D’accord.

David Laroche : Enfin c’est ce qu’ils disent que du coup ils ont une faible estime.

Paul Pyronnet : Oui.

David Laroche : Et il y a une croyance que parce que j’ai eu cette enfance là.

Paul Pyronnet : D’accord.

David Laroche : Je n’ai pas d’estime donc je ne peux plus faire tout ça.

Paul Pyronnet : D’accord.

David Laroche : Comment tu peux aider une personne qui effectivement a eu un passé qui parfois peut être difficile, par exemple mon père a été abandonné par ses parents j’ai une dame que j’accompagne qui a été battue, ou des fois c’est des choses qui paraissent plus simples mais qui ont été mal vécu par un enfant, par exemple simplement des critiques ou manque de considération.

Paul Pyronnet : D’accord.

David Laroche : Comment on fait par rapport à son passé pour arriver.

Paul Pyronnet : Avant de traiter le passé, après mes nombreuses années d’accompagnement, moi j’invite les gens d’abord à traiter le présent qu’ils commencent par traiter le présent apprendre à se lever le matin en souriant apprendre à apprécier leur café au lait leur thé leur machin leur truc, apprendre à parler de manière qualitative avec leurs enfants ces petites choses apprendre à mettre de la qualité au quotidien. Le passé ce serait la deuxième chose, quand ils auront pris, ils auront transformé leurs habitudes à gérer le quotidien d’accord vous allez voir que 83% du passé va avoir beaucoup moins d’importance sur le présent parce que pour moi c’est une des responsabilisations que d’expliquer la cause de mon passé, c’est un peu comme à cause des autres que mes parents des machins etc. Ca c’est une stratégie qui n’est pas gagnante pourquoi parce qu’elle…

David Laroche : On perd du pouvoir aussi.

Paul Pyronnet : On perd du pouvoir tout simplement donc c’est exactement comme se dévaloriser etc. Donc c’est une mauvaise stratégie donc ceux qui ont envie de penser que c’est à cause de leur histoire, de leur parents, tout le monde connait l’histoire de ces deux jumeaux aux états unis il y’avait un qui avait fini la veille de se faire éliminer sur…

David Laroche : La chaise électrique.

Paul Pyronnet : La chaise électrique et l’autre qui a fortement réussi en demandant alors qu’est ce qu’il vous est arrivé, il répond vous savez avec l’enfance que j’ai eu et les difficultés et bien l’autre on lui demande la même chose et il répond vous savez l’enfance que j’ai eu et les difficultés que j’ai connu donc on montre bien que ce n’est pas du tout l’histoire mais ce qu’on fait de ce qu’il nous arrive qui transforme, donc tant que la personne n’a pas pris conscience du fait qu’elle peut prendre la responsabilité de ce qu’elle vit maintenant ici, là maintenant, tout de suite ce n’est pas la peine de l'emmener travailler sur le passé.

David Laroche : Donc selon toi, toutes les personnes qui nous écoutent et les personnes qui sont dans cette salle aussi.

Paul Pyronnet : Oui.

David Laroche : Peu importe le passé qu’on a vécu on a l’opportunité maintenant.

Paul Pyronnet : Absolument.

David Laroche : De réaliser de créer ce qui est important pour nous.

Paul Pyronnet : Exactement, je vous le démontre dans la demi-heure qui suit. On prend deux personnes l’une fonctionnant dans la valorisation d’elle même et la valorisation des autres d’accord et puis la deuxième qui fait l’inverse, vous allez voir qu’il faut moins d’une heure pour que la personne soit malheureuse et moins d’une heure pour que l’autre soit heureuse, voilà et ça n’a rien à voir avec son passé.

David Laroche : Cool. La question suivante parce que j’aime beaucoup ce thème là c’est on a parlé tout à l’heure j’aimerai qu’on révoque toutes les personnes qui sont là, comment libérer son potentiel?

Paul Pyronnet : Le potentiel c’est quoi, c’est cette capacité de transformation c’est cette sensibilité c’est cette chose unique pour laquelle on est là et pour moi la clé numéro 1 je vais revenir sur la même chose pour être simple c’est reconnaître, valoriser ce qui est beau ce qui est positif etc. Et même si ce n’est pas top encore ça l’est quand même quand on sait que la moindre des cellules ne serait ce que dans l’œil quoi que ce soit, c’est un miracle de l’humanité enfin dans l’univers quoi je veux dire c’est fou quand même on a encore la capacité alors qu’on est une machine absolument incroyable et on a encore la capacité de se dévaloriser c’est quand même vachement culotté, non?

David Laroche : Oui d’autant plus, il y a des études qui montrent qu’une pensée négative aura 7 fois plus d’impact qu’une pensée positive.

Paul Pyronnet : Exactement, pourquoi parce que notre système nerveux est d’abord amené au départ encore une fois à exprimer ces frustrations, petit bout de chou quand on avait faim par moment on ne disait pas maman je veux trois carottes un peu de navets, c’était j’ai faim. Donc on a d’abord manifesté cet état donc tout notre système nerveux est d’abord basé là dessus et puis dès qu’on est dans l’insécurité notre système nerveux, notre cerveau est calibré pour pouvoir tout de suite identifier le danger tous les scientifiques vous le diront, enfin moi j’ai un ami qui est scientifique, neuroscientifique avancé et il nous l’explique chaque année, il vient de temps en temps refaire quelques séminaires de PNL, il profite toujours d’une soirée pour justement expliquer comment en terme de neurologie et biologie ça fonctionne et il explique très simplement dès que vous êtes dans l’insécurité de toute façon votre système nerveux va s’orienter sur identifier toutes les sources qui pourraient vous mettre plus en danger et donc vous allez évidemment interpréter le monde de manière différente que quand vous êtes en sécurité. Tout ça pour dire, j’ai perdu le fil. Oui que la représentation dans laquelle nous sommes encore une fois et l’état dans lequel nous sommes va complètement conditionner nos réactions nos comportements et la plus grande des libertés c’est d’entrer dans cet espace qu’il y a encore une fois entre la situation et la réaction que je peux avoir soit je suis dans un mode automatique et je répéterais inlassablement ce que j’ai appris ce qu’on m’a montré etc. Soit je prends le choix d’agir ou de réagir face à ce qui m’arrive et je pense que c’est dans ce qu’on vit maintenant que les choses se transforment, alors après on peut aller travailler sur le passé on peut faire des tas de choses importantes qui valent le coup et vous pouvez passer des années à travailler sur le passé tant que vous êtes en dévalorisation de vous même de vos enfants de vos entourages etc. Je vous garantie que vous avez les stratégies les plus magnifiques pour vous faire une vie de merde. Excusez-moi le terme mais c’est comme ça.

David Laroche : C’est cool, et d’ailleurs j’ai une question pour toi à la fin pour ça, parmi tous les outils de PNL que tu développes, lequel t’aimerais partager ou lequel t’aimerais présenter là qui pourrait nous aider à devenir d’avantage acteurs de notre vie à libérer ce potentiel à développer cette confiance est ce que vous avez là un outil qu’on arriverait à utiliser, est ce qu’il y a des outils qui nécessitent beaucoup plus de temps qu’une interview pour les maîtriser, des outils qui seraient peut être simples mais qui pourraient être d’ores et déjà utilisés qui auraient un impact dans nos vies.

Paul Pyronnet : Je pense que l’outil le plus puissant c’est celui des marques d’attention, la capacité à reconnaître chaque jour, chaque minute, chaque instant ce qui est positif mais demander aux gens de le faire et vous allez voir la difficulté avec laquelle ils le font.

David Laroche : Pourquoi il y a beaucoup de gens qui regardent le film le secret qui lisent des centaines de livres pourquoi à ton avis, il y a tant de personnes qui ont les connaissances et d’énormes connaissances les citations, ils connaissent tout, ils ont fait enneagram, hypnose ils ont toutes les connaissances et pourtant il y a toujours une forme de lutte à l’intérieur d’eux et les résultats qui n’arrivent pas.

Paul Pyronnet : D’accord.

David Laroche : A ton avis comment ca se fait?

Paul Pyronnet : Parce qu’ils ne sont pas dans la valorisation d’eux même, pas dans la valorisation de ce qu’ils partagent.

David Laroche : Et pourquoi ils n’appliquent pas les exercices qu’on leur donne, à ton avis.

Paul Pyronnet : Le mieux ce serait de leur demander, mais je pense que ça commence par des choses simples encore une fois, c’est comme tout sport si vous ne commencez pas par les bases.

David Laroche : C’est peut être l’idée de vouloir faire trop d’un coup, que du coup je ne vais rien faire.

Paul Pyronnet : Voilà donc le premier comportement est intérieur, si je veux changer mon comportement extérieur il faut que je change mon comportement intérieur et la première chose si vous voulez faire évoluer une personne à commencer par vous il faut vous mettre en relation, en relation avec quoi et ce qu’on vit, ce qu’on ressent et ensuite de détecter la dedans ce qui me plaît ce qui ne me plaît pas, c’est la première chose je suis désolé je n’ai pas d’autres voies que celle là pour démarrer, être attentif à ce que l’on vit. Si vous êtes en conflit ne serait ce que depuis une demi-heure avec votre conjoint commencez par lui demander qu’est ce que tu vis, si vous êtes en conflit avec votre patron depuis quelques minutes ou depuis deux jours, depuis trois jours etc. Commencez par lui demander qu’est ce que vous vivez Monsieur, qu’est ce qui se passe? Si moi je ne suis pas bien, je me dis qu’est ce qui se passe, qu’est ce que je vis, qu’est ce que je veux, pourquoi parce que c’est la première démarche je ne connais pas d’autres premières priorités que d’être à l’écoute de ce que l’on vit. La deuxième chose ensuite c’est de se dire comment j’ai participé à ça, quelle est la stratégie, quelle est la règle du jeu, quel est le comportement qu’on a, quel est le truc qu’il faut qu’on change, mais pour redéfinir ce qu’il faut qu’on change il faut qu’on repasse par ce que l’on veut parce que tant qu’on se soit pas mis d’accord sur ce que l’on veut, on va toujours se bagarrer sur la manière d’y parvenir, revenir sur ce qui est important et apprendre à juste valoriser ce qui se passe et arrêter de se prendre le show en critiquant les autres, la pire des choses qu’on peut faire pour vous si vous nous regardez là c’est d’entrer dans la victimisation, c’est la pire des choses que vous pouvez faire.

David Laroche : J’ai deux dernières questions, tu as accompagné des milliers de personnes et en fonction des personnes les résultats sont différents, est ce que tu identifies des points en commun des traits de caractère commun j’aime beaucoup l’idée d’attitude gagnante, donc sur l’être est ce que tu vois des caractéristiques communes chez les personnes qui ont le plus de résultats suite à tes formations.

Paul Pyronnet : Je pense que c’est une inquiétude relationnelle positive avec eux même et l’environnement.

David Laroche : Est ce que t’aurai des facteurs qui reviennent à chaque fois, je te laisse un peu réfléchir c’est une vraie question, elle est importante parce que j’aime beaucoup poser cette question de qui doit-on devenir pour être cette personne qui va s’offrir cette vie qu’on mérite tous.

Paul Pyronnet : Encore une fois c’est de revenir à la considération de soi même, c’est à dire accueillir qui on est parce que plus vous serez une personne qui sera en conscience de ce qu’il anime de ce qu’il importe et la reconnaissance, la considération, de la gratitude, qu’elle peut éprouver par rapport à ce qu’elle est et par rapport à ce qu’elle a partagé avec les autres, plus elle va le souligner le valoriser mais c’est d’une puissance moi je dis parfois que quand l’homme aura redécouvert la puissance de l’amour pour la deuxième fois de l’histoire il va redécouvrir le feu, je crois qu’il y a eu un type qui a dit ça avant mais enfin bref, en tout cas c’est une phrase qui me porte et j’y crois vraiment et je m’en rends compte aujourd’hui que les gens qui évoluent et qui réussissent, ils ont la capacité de développer chez eux ou chez les autres, que ce soit avec leurs enfants, avec leur conjoint, avec leur responsable et même quand ils rencontrent des gens qui leur font des difficultés, c’est la capacité à transformer c’est à dire à être en relation positive avec eux même. Souviens toi quand tu as fait face à Bernard Tapie, il t’a dit non, ben écoutes t’as fait 3 pas en arrière et il t’a dit si, il t’a dit non, mais si, enfin bon voilà. Pour ça il y a une force, un mental et tu le dis toi-même, ça ne se fait pas du jour au lendemain, donc c’est bien une relation que tu t’évoques, donc je pense que la dimension la plus puissante de développement réside dans cette qualité de relation qu’on peut avoir avec soi et avec son environnement. Commencez par des choses simples. L’autre jour, je discutais avec un autre David, il s’appelle David aussi, et qu’il m’explique Polo, l’autre jour je passe devant les flics et sans faire gaffe je grille le feu. Ben évidemment ils m’interpellent et comme il n’avait pas vu le feu, il leur dit écoutez je suis désolé je n’ai pas vu le feu, ils disent oui c’est comme ça vous allez prendre une prune. Bon écoutez, il met sa voiture sur le côté il prend sa prune, il fait le tour parce qu’il continuait de chercher sa place, ils lui trouvent une place.

David Laroche : Je croyais qu’il allait regriller le feu.

Paul Pyronnet : Non, non il trouve une place et puis il se gare et là il revoit les deux personnes qui lui ont mis une amende, il arrive et là il voit qu’il y a un feu qu’il n’avait pas vu et tu sais ce qu’il fait. Il va voir les gens il leur dit vous savez quoi je viens vous voir parce que je viens de me rendre compte qu’effectivement je n’avais pas vu le feu et je suis désolé de vous avoir affirmé que je ne l’avais pas vu enfin voilà je suis juste désolé d’avoir grillé ce feu et c’est tout. Je voulais m’en excuser. Il est revenu à sa place il a fini de garer sa voiture, et puis il était entrain de manœuvrer d’un coup on tape à la vitre. Il lève les yeux, tu sais qui il voit, le policier qui dit écoutez monsieur, vraiment c’est la première fois qu’on a un contrevenant qui est si chouette quoi, et ben écoutez on a annulé votre amende.
Ça c’est puissant, tu vois ce qui est puissant c’est cette capacité à pouvoir aller chercher au fond de soi le meilleur de soi même et de le donner, le faire passer et si les gens découvrent en eux ce qui a de vraiment formidable et qui le font passer, qui le reconnaissent, qui valorisent les gens, ils vont prendre une puissance absolument phénoménale.

David Laroche : Ce qui est magnifique dans l’exemple que tu donnes, c’est que ca dépasse la stratégie, c’est à dire que l’espoir paraissait entre guillemets perdu.

Paul Pyronnet : Il n’y a même pas d’espoir, il y a juste un don, c’est à dire une reconnaissance tout d’un coup que ces personnes, voilà ben je m’excuse. Je suis désolé je n’avais pas vu le feu, vraiment je voulais simplement vous dire ça, sans plus. C’est puissant cette considération.

David Laroche : D’ailleurs on a un exemple aux états unis, les flics américains sont censés être très durs.

Paul Pyronnet : Regardez dans toute l’histoire des personnes qui ont réussi, je vous garantis que ce soit dans le monde du sport, dans le monde du spectacle. Allez voir les moments, qui ont été des moments de réussite de vie, sur quoi s’est appuyé ces réussites sur quoi s’est appuyé les motivations, sur quoi ce sont allumé les rêves, vous verrez qu’à chaque fois, il y a un effet de considération puissant. La force de l’amour, c’est la chose la plus puissante que je connaisse. Je crois que tu vas bientôt ou tu as pu voir Jacques Salomé, c’est son grand truc depuis 30 ans.

David Laroche : Alors du coup je vais rajouter une petite question parce qu’on l’a évoquée je trouve ça intéressant, il y a des personnes qui développent beaucoup l’aspect spirituel, et qui montent très haut là dedans et que des fois créent une frustration par rapport à leurs résultats, et il y a d’autres types de personnes qui développent leurs capacités à passer à l’action, à mettre en place des stratégies, et ont beaucoup de résultats, et des fois une autre frustration, c’est qu’ils n’arrivent même pas à apprécier leurs résultats, donc ça fait 2 typologies.

Paul Pyronnet : Ça c’est passionnant, ces deux mondes, ce qui est super, c’est que quelque soit l’environnement dans lequel je suis, je parle de confort petit appartement, grand appartement, château, maison tout ce que vous voulez, j’ai le choix d’être heureux ou malheureux. Donc quand on est spirituellement élevé, qu’est ce qu’on fait, on travaille sur l’être, la reconnaissance de ce qui nous porte, les émotions positives, on se branche et la particularité de ces émotions, c’est qu’elles sont directement liées à la qualité de la relation qu’on a avec l’environnement que ce soit avec les animaux, les voisins, les parents, les enfants, la vie, la nature etc. D’ailleurs mettez-vous dans la nature vous allez voir que dès que vous êtes automatiquement bien, pourquoi, parce que vous avez une qualité et une relation avec l’environnement, d’accord. Donc ça, ça génère de la qualité de vie, on pourrait être dans un super château, un super yacht, si vous êtes heureux parce que vous êtes entrain de savourer ce qui se passe et bien du coup ça peut répondre à ces aspirations ça peut être super donc on va dire que la qualité de vie n’a rien à voir avec la qualité de confort elle a avoir avec la relation que j’établis avec l’environnement mais ça, ça s’apprend à évaluer. Maintenant je peux être aussi dans une belle voiture de sport et dans un beau château et être emmerdé parce que la pelouse n’est pas coupée comme je veux, parce que le cuivre de mon yacht n’est pas tout a fait comme je veux parce que je viens de perdre 20% à la bourse, parce que je n’en sais rien, ça veut dire je peux gagner énormément en terme d’argent, en terme de biens, je ne dis pas que l’argent n’est pas une bonne chose. Le confort contribue bien sûr à votre qualité de vie, puisqu’il vous apporte du confort mais la qualité de vie c’est une affaire de relation, le confort c’est une affaire de résultats donc si je veux de bonnes pizzas il faut que j’ai de bonnes recettes, si je veux gagner de l’argent il y a des stratégies pour ça il faut les apprendre. Si je veux apprendre à écrire de la musique ben il y a des lois à apprendre, si je veux apprendre de la guitare et bien il y a des lois à apprendre, si je veux apprendre de l’anglais il y a des enfin bref, ainsi de suite donc le confort c’est une chose très très importante, d’accord la question c’est de savoir à quel confort j’aspire, si j’aspire à une maison plus grande, et bien il est stratégique d’avoir une maison plus grande, après si je n’ai pas les moyens, et bien il faut que j’aille chercher les moyens en terme de temps d’argent je ne sais pas quoi, donc il y a des stratégies pour ça. Donc apprendre aussi à générer du capital, à capitaliser sur le matériel, sur le financier, les sources de rémunération. Enfin il y a pleins de stratégies, donc ça fait partie de l’ouverture au monde qu’est ce qui m’inspire autour de moi et quelles sont les stratégies que je peux intégrer pour acquérir ça donc on va dire qu’il y a des gens qui ont développé fortement l’acquisition de ces stratégies soit parce qu’ils ont répondu à des études qu’on leur a demandé de faire par an, et autre et donc ils ont suivi un peu le courant et qui se retrouvent dans des vies ma foi confortable 4x4, maison, famille, boulot mais ils sont pas très bien, parce que ça nourrit pas véritablement leurs aspirations donc on a réussit socialement mais intérieurement dans ma vie personnelle je ne vis pas vraiment ce que voilà. Si mon truc c’est de garder les chèvres sur le plateau du Larzac, parce que c’est ça qui m’inspire, ben autant vivre ça. Si mon truc c’est de créer une famille, c’est d’avoir des enfants, de voyager la question c’est aller chercher ce qui m’inspire, ce qui me porte on revient au pilier numéro 1 et ensuite de développer des stratégies qui vont me permettre de la satisfaire ça c’est le pilier numéro 2.

David Laroche : Et pour les personnes qui seraient plus dans l’autre branche, c’est à dire plus dans une prise en compte de leurs êtres et qu’il y a une frustration malgré tout c’est que je monte et mes résultats, il y a un décalage entre ce que je sens en moi et ce que j’arrive à matérialiser.

Paul Pyronnet : Qui aujourd’hui a atteint ces résultats, la première chose que je vous incite à faire, c’est d’aller voir les personnes qui ont atteint ces résultats et leur dire enseignez-moi comment vous vous êtes pris. Si je trouve que quelqu’un fait de meilleurs pizzas que moi, et bien la meilleure chose qui soit c’est que si je veux faire les mêmes pizzas, faut que j’apprenne des recettes différentes, si je fais toujours de la même chose j’aurai le même résultat. Si je vais voir des gens qui ont des résultats différents, ils auront probablement des recettes différentes. Je suis un peu basique, mais si je veux apprendre la guitare à plus haut niveau, et bien il faut que je travaille ma guitare et l’idée de croire que les choses arrivent du jour au lendemain, ça arrive parfois, parce qu’on est sollicité par un truc absolument inattendu. On rêve d’être chanteur on se retrouve sur un plateau mais ça ne tient pas longtemps, ceux qui tiennent longtemps, sont capables d’évoluer vite mais le font parce qu’ils travaillent, ils sont à la fois portés par leurs passions et ils travaillent leurs gestes, n’importe quel artiste se révèle parce qu’il est à la fois porté par sa passion, sa sensibilité mais aussi parce qu’il travaille son geste ça c’est de la stratégie et il va le travailler longtemps, alors il aura du plaisir à le faire, parfois ça sera plus difficile, c’est un peu comme dans le sport quand on est au haut niveau ça veut dire qu’il y a un prix à payer.

David Laroche : D’ailleurs il y a une étude qui montre je trouve très intéressante, que toutes les personnes qui réalisent leurs rêves ou qui créent l’expertise ou un art passent en moyenne 10.000 heures avant de développer cette compétence.

Paul Pyronnet : Effectivement c’est un peu une façon d’évaluer une expertise, on dit qu’un expert a au moins 10.000 heures parce que c’est du travail d’intégration, il faut 2 ans, 3 ans ou 10 ans pour faire un bon nageur, 10 ans pour faire un bon danseur, après tout dépend à quel niveau on met le critère, parfois on est pas obligé non plus d’avoir toutes ces heures et puis il y’a des gens qui vont plus vite, il y a des gens qui ont travaillés des stratégies qui ont accélérés le processus. On a vu des jeunes évoluer à des vitesses beaucoup plus rapides, et ce qui est intéressant c’est de repérer la stratégie qu’ils ont mis en place ce qu’on peut parfois croire pendant des années qu’il faut 5 ans ou 10 ans pour exister, je ne sais pas moi sur une scène ou quoi ce soit.

David Laroche : C’est une croyance.

Paul Pyronnet : Oui c’est une croyance mais on a des gens qui ont prouvé la différence, on n’a jamais pensé qu’on pourrait passer les 100m en dessous des 10 secondes puis un jour il y en a eu 1, puis 2 puis 3 puis 4 et puis aujourd’hui il y a pas mal de gens qui y passent largement en dessous.

David Laroche : Et tu parles d’évolution, il y a une question qu’on ma posée récemment je voudrai te la poser pour avoir ton point de vue, on m’a dit voilà évoluer tout le temps, ça revient à être perpétuellement insatisfait, c’était juste une question que je voudrais te renvoyer, comment tu réagis à ça et quel est ton point de vue.

Paul Pyronnet : Le problème n’est pas l’évolution, encore une fois c’est la manière dont on évolue, c’est à dire est ce que je suis dans une avidité auquel cas je vis un vide, c’est à dire j’ai l’illusion que quand je vais satisfaire le truc je serais plus heureux parce que je confonds le confort et je confonds la qualité de vie. Yannick Noah a dit un jour qui me plait beaucoup, il dit la joie précède la victoire c’est à dire la manière dans je vais être animé pour faire mon geste et mon jeu. On dit même que le jeu tue l’enjeu, la pression de l’enjeu tue le jeu, et c’est ça, apprendre à prendre plaisir de temps en temps, il faut s’accrocher un petit peu quand on veut travailler mais c’est le plaisir que j’ai à jouer en quelques sortes qui va faire le succès et confondre l’arrivée et le point de départ c’est un peu risqué parce que ça s’appelle perdre sa vie à vouloir la gagner, c’est à dire que je suis dans cette avidité quand j’aurai plus de temps, quand j’aurai plus d’argent, quand j’aurai plus de ceci, je serai plus heureux. C’est une illusion qui sert mais c’est une illusion, croire qu’on sera plus heureux quand on aura plus d’argent c’est une grande illusion, au moment où vous en aurez plus, vous passerez à un cap de confort plus grand et puis après vous vous réinstallerez là dedans avec des joies et des peines même chose avec votre maison, avec votre voiture, avec tous ce qu’il y a parce que le fait d’avoir une plus grande maison ben ça entraine aussi des contraintes, mais sur le coup on voit le côté positif, puisqu’on a envie d’avoir une grande maison.

David Laroche : On peut développer l’évolution sans être dans l’impatience dans le résultat.

Paul Pyronnet : Exactement le secret est dans le plaisir que je prends à faire le voyage, plus que la destination, la destination elle est importante parce qu’elle a un sens elle donne un sens, je peux être porté par une vision un jour de pouvoir atteindre. Par exemple, toi tu te dis travailler de pouvoir animer une salle de jeunes de 200 300 500 1000 personnes, quand ça fera 10 fois que t’auras animé des salles de 1000 personnes, tu ne seras pas plus heureux qu’aujourd’hui, tu seras dans un espace de confort, peut être une notoriété différente, mais tu ne seras pas plus heureux. Tu vivras des choses différentes.

David Laroche : Alors selon toi comment on fait la différence entre la capacité à se dire finalement j’ai 100 personnes et c’est très bien, j’arrête là.

Paul Pyronnet : Après la question c’est ta mission, c’est quoi l’ambition de ta mission ? La mission elle est constante, elle est par exemple de répondre à l’accompagnement des jeunes, d’accord c’est une constante, l’ambition de ta mission ça c’est quelque chose qui illumine ton corps, ton cœur, je rêve un jour d’être ça mais j’ai du plaisir à vivre chaque pas mais si je passe ma vie à attendre et être dans l’avidité dans le manque dans la comparaison, la tristesse, la colère la joie, le machin, le truc, ben c’est bien dommage parce que je risque là pour le coup de perdre ma vie en voulant la gagner parce qu’une fois j’aurai gagné ma vie j’aurai perdu en fait ma vie et je crois en plus que quand je l’aurai gagné je serai heureux, c’est faux c’est une illusion.

David Laroche : En parlant d’illusion, il y a aussi une autre illusion je voudrai aussi qu’on aborde c’est l’illusion après qu’on a fait beaucoup de développement personnel, je n’aurai plus d’émotions négatives, qu’est ce que tu en penses ?

Paul Pyronnet : C’est complètement faux et c’est une grosse erreur de croire que le fait de ne pas avoir d’émotions négatives, est un facteur de développement c’est faux, si vous croyez ça, changez ça mais bien sûr c’est mon pilier 3, les émotions négatives, c’est l’accueil des frustrations, c’est super important si je suis inquiet ça veut dire quoi, ça veut dire que derrière j’ai un besoin de paix, d’être rassuré sur une chose, ben voyons voir qu’est ce que voilà ça c’est important. Si je suis en colère ça veut dire quoi, ça veut dire qu’il y a un problème de règles de jeu, derrière ce qui va m’exciter c’est justement que les choses se passent exactement comme je veux, donc il y a un écart donc j’aimerai bien être un peu plus joyeux ça veut dire quoi, ça veut dire c’est pas grave, ça veut qu’il y a un écart entre l’offre et la demande, ben je me dis par exemple qu’on devait démarrer à 9h et puis à 9h20 on n’a toujours pas démarré ça m’énerve, ça c’est la colère tu vois, et donc la question c’est de dire qu’est ce que ça montre d’important, est ce que cette règle est finalement si importante maintenant, et puis enfin comment je vais transformer ça, quelle stratégie j’ai à mettre en place au contraire, pour que cette règle soit respectée et le fait de te reprocher d’être en retard n’est pas du tout la même chose pour reprendre l’affaire dès le début, que te dire tu sais David quand on commence à l’heure pour moi ça fais une vraie différence, je vais t’expliquer pourquoi si tu veux, puis je comprends qu’il y a des fois c’est possible puis des fois ce n’est pas possible.

David Laroche : Ben j’arrive à ma dernière question, et je te demande d’être très sérieux, ce n’est pas possible si tu rigoles. Voilà à ton avis comment foirer sa vie ?

Paul Pyronnet : Eh bien c’est très simple.

David Laroche : Je voudrais des clefs concrètes, j’aimerai beaucoup que les gens aient des clés concrètes pour foirer leur vie, qu’est ce que je peux faire dès aujourd’hui ?

Paul Pyronnet : Déjà ne faites rien.

David Laroche : Ne rien faire c’est une bonne clé.

Paul Pyronnet : Porter la responsabilité sur les autres.

David Laroche : Ne pas prendre de responsabilités.

Paul Pyronnet : Le problème est à l’extérieur, je ne suis pas responsable de ça, et puis le top du top c’est de se plaindre.

David Laroche : Se plaindre beaucoup ?

Paul Pyronnet : Se plaindre un peu, on va dire qu’on va échouer un peu, si on se plaint beaucoup on va échouer beaucoup, quand je dis se plaindre si par exemple t’arrives pas à l’heure je me plains, je te dis tu es nul, on ne va pas compter sur toi, c’est quoi ces conneries, Ah c’est quoi ce temps de merde, je peux continuer comme ça, ça marche dans les deux heures, c’est génial, donc pour échouer avec succès. 1. Ne pas écouter surtout ce qui est important pour vous, vous plaindre, vous orienter sur les solutions négatives, sur les problèmes, surtout garder en soi les émotions négatives, tu vois, les mots dévalorisants, tout ce qui est de l’ordre de la culpabilité de soi ou des autres, la victimisation, manifester, se plaindre, c’est la meilleure chose qui soit, c’est super efficace et puis la dernière chose c’est croire que les choses ne peuvent pas changer du coup, les gens sont des cons, je suis un con et puis finalement je vais me coller devant ma télé, surtout ne rien faire.

David Laroche : C’est génial.

Paul Pyronnet : Ca c’est le top.

David Laroche : Merci beaucoup.

Paul Pyronnet : A expérimenter quand même.

David Laroche : Oui il faut tester.

Paul Pyronnet : D’ailleurs moi j’aime bien cette idée de tester, tester l’un et tester l’autre.

David Laroche : Donc de tester les deux schémas et de voir ce qui correspond le plus.

Paul Pyronnet : Rentrez dans un restaurant, puis vous faites l’expérience de sourire d’être valorisant auprès des gens, d’être avenant avec les personnes, d’être gentil même si le vin n’est pas exactement comme vous voulez et après vous faites l’inverse, vous arrivez vous faites la tète, commencer à critiquer, mais voilà vous corsez un peu le truc juste pour voir un peu comment les gens vous considèrent, et puis du coup ce que ça vous permet de tirer comme conclusion et vous allez voir qu’on peut se faire une vie de merde en très peu de temps.

David Laroche : Donc on a le choix aujourd’hui là après l’interview, donc de décider.

Paul Pyronnet : C’est ça qui est vachement sympa c’est que, aussi confortable et aussi important soit l’abondance qui nous entourent, on a la capacité il y a des gens qui sont des champions pour ça pour se plaindre, pour se critiquer, pour se pourrir la vie etc. C’est quand même dingue, on est dans un des pays les plus confortables et on consomme je crois, on est l’un des pays les plus consommateurs.

David Laroche : C’est simple le New York Times nous a élu comme les meilleures personnes pour déprimer.

Paul Pyronnet : Fiers du choix que nous avons de nous plaindre, mépriser la vie.

David Laroche : Alors juste avant de clôturer cette interview, on a un petit public ce soir, est ce qu’il y a des questions par rapport, pour Paul Pyronnet donc, pour vous aider, les personnes qui nous écoutent à libérer leur potentiel et d’avoir plus de résultats.

Paul Pyronnet : Posé comme ça je pense il va me falloir un petit peu de temps.

David Laroche : Une question que vous vous posez qui pourrait vous aider surtout.

Questions du public:
Qu’est ce qui fait qu’un objectif est plus rapidement atteint ou pas ?

Paul Pyronnet : C’est une bonne question, j’ai envie de dire ça dépend de l’ampleur de l’objectif déjà après la question moi je suis pour valoriser les petits pas et de se réjouir peut être plus encore des petits pas que des grandes arrivées et donc la notion de rapidité va être je pense proportionnelle à l’efficacité dans laquelle on est, c’est à dire à la stratégie qu’on va mettre en place à l’égard de l’objectif. Je ne sais pas si je suis très clair, ce qui va accélérer le processus, et bien c’est ces agencements qu’on évoquait, c’est à dire à la fois être bien conscient de l’objectif, qu’est ce que je veux exactement, le pourquoi je veux cet objectif et puis enfin l’énergie que je vais mettre dedans tout ça quoi.

David Laroche : Du coup plus je vais faire des petits pas, plus j’ai des chances finalement d’y arriver vite ?

Paul Pyronnet : Ben ce qui est clair, c’est que je ne sais pas si je vais y arriver vite mais je ne suis pas sûr que l’importance soit ca, l’importance c’est de sentir que j’avance, je crois que le premier pas vaut tous les autres. En tout cas je crois que la valorisation d’un premier pas c’est énorme parce que si on ne valorise pas ce premier petit résultat, et ben on na pas la même énergie pour continuer ensuite, je crois que là encore quand on est dans cette dynamique de revalorisation, on avance plus vite, moi je le vois quand on accompagne par exemple des formateurs dans leurs métiers, quand ils rentrent dans cette capacité de se faire des autodiagnostics positifs, on sait que là on a un facteur d’évolution qui est plus rapide qui est plus fort, parce qu’il participe à leur évolution par la reconnaissance de ce qu’ils font bien ce qui n’empêche absolument pas de retravailler sur les points à améliorer bien au contraire, mais la reconnaissance de ce qu’ils font bien.

David Laroche : Non seulement faire des petits pas, mais en plus aller identifier qu’est ce que j’ai fait de bien dans ce petit pas.

Paul Pyronnet : Qu’est ce que j’ai fait de bien dans ce petit pas et du coup conscient de ça qu’est ce que je peux encore améliorer, qu’est ce que je peux renforcer, qu’est ce qui me semblerait important, et c’est ça pour moi le facteur de croissance et de vitesse.

David Laroche : Est-ce que vous avez d’autres questions ?

Paul Pyronnet : Ça répond à ta question ?

Moi j’aurai une question par rapport à la place de la psychanalyse quand on fait de l’accompagnement.

Paul Pyronnet : La psychanalyse, c’est une approche qui à la fois a sa place, ses inconvénients, ses avantages selon moi, moi je ne suis pas psychanalyste hein, bon ça fait longtemps que j’ai entendu de la psychanalyse, j’en ai fait un petit peu personnellement, ben très vite, en parallèle à d’autres approches que j’avais qui étaient plus orientées vers le développement de ma vie, l’orientation sur des objectifs, le fait d’aller retrouver la confiance en moi, des choses comme ça, donc je crois que la psychanalyse ne sert pas à ça. La psychanalyse permet, c’est une voix orale qui permet de parler de son passé, de mettre en mot des meaux, je pense que la manière de parler d’avoir cette relation privilégiée d’une personne qui nous écoute finalement permet c’est un peu comme une méditation à penser verbale quoi, c’est à dire que je parle, la personne m’écoute, me relance tantôt sur un mot et puis c’est moi qui évoque des choses, et reposant les choses à l’extérieur, ben du coup j’ai un rapport à ces choses qui va probablement évoluer. Ce que je crois à partir de l’expérience que j’ai moi de l’accompagnement, c’est qu’on peut allez beaucoup plus vite sur certaines choses mais des autres approches dites plus comportementales comme la PNL, ne répondent pas à tous c’est à dire je pense que la psychanalyse a sa place pour faire la psychanalyse, mais c’est vrai si je veux traiter un problème de phobie avec la psychanalyse, c’est comme si j’allai, je ne sais pas moi, chez un maçon alors que je veux une table en bois, c’est pas les mêmes métiers, je ne crois pas qu’il faille faire des dires d’écoles, ils ont à la fois leurs avantages et leurs inconvénients. La question c’est quelle est l’objectif que je poursuis ?

David Laroche : Quand on parle d’objectif par exemple la PNL va être plus propice.

Paul Pyronnet : Ah ben je crois beaucoup plus au développement de la personne quand on parle de développement de la personne c’est à dire d’optimisation, reconnaissance et optimisation de ses potentiels, je crois que la PNL est beaucoup mieux équipée, et je ne suis pas le seul à le croire. Jai des amis qui sont eux même psychanalystes et qui ont aujourd’hui suivis des formations et qui défendent avec ardeur, simplement ils vous expliqueront avec la même ardeur que ce n’est pas le même métier c’est à dire quand quelqu’un travaille avec un psychanalyste sur du long terme, en fait il fait un travail de verbalisation c’est à dire d’oral, c’est de l’oralité, c’est une voix orale, qui consiste à remettre en mot des choses qui sont liées à son histoire et d’avoir une écoute bienveillante, c’est la raison pour laquelle on paye la personne, ce n’est pas pour avancer mais pour être écouté et donc je crois que c’est ça le rôle d’un psychanalyste, enfin voilà pour l’expérience que j’en ai mais je n’irai pas contre cette approche sans approche différente. La PNL n’a pas forcement fait que du bien pour parler de la PNL ou autres approches et puis le psychanalyste n’a pas fait que du bien non plus, je crois qu’après la question c’est de savoir qu’est ce qu’on cherche, mais je mettrai pas en opposition ces approches.

En fait ma question, qu’on soit PNListe ou qu’on soit hypno thérapeute est ce qu’il est essentiel de se faire psychanalyser ?

Paul Pyronnet : Ben c’est comme si c’est essentiel de se faire du sport, bien que je place sport en priorité plus grande que la psychanalyse mais enfin je ne sais pas c’est l’affaire de chacun je ne sais pas répondre à cette question.

David Laroche : Du coup j’en poserai une, est ce que selon toi on peut réussir et être heureux sans psychanalyse ?

Paul Pyronnet : Eh bien si tu la poses comme ça je te dis oui, sans problème mais on peut être heureux aussi sans faire la PNL.

Comment on trouve le courage, le courage de se donner un objectif à être dans des états positifs?

David Laroche : Mais ça c’est une excellente question, car par exemple aux états unis, un point qui est revenu souvent, un facteur clé de réussite c’était la volonté du coup c’est une excellente question, qu’est ce qui fait la volonté ou comment développer la volonté et le courage ?

Paul Pyronnet : Je crois que le courage c’est un muscle à développer, ça commence par la reconnaissance de soi comme on l’a beaucoup évoqué au cours de notre entretien, la reconnaissance, la valorisation de qui je suis de ce que sont les autres de ce qu’est le monde de ce qui est positif et puis après le courage c’est l’énergie que je vais avoir besoin de développer le fait de ne pas lâcher de garder cette ténacité qui me permettra d’atteindre cet objectif auquel je crois, le courage de faire face à des situations, le courage de me dépasser de sortir de ma zone de confort et d’y aller, je crois ben ce qui me donne du courage, c’est soit le fait d’éviter un problème plus important, soit de me réjouir d’un confort plus élevé à l’idée d’avancer mais à la fois le courage est quelque chose qui s’acquiert, c’est un muscle qui se développe, il faut commencer par des petits pas et aller vers de plus en plus de grands pas. Je ne suis pas sûr que la première chose que tu aurais fait c’est d’aller voir Bernard Tapie, t’as commencé par lever la main et puis t’as eu le courage, le courage c’est d’affronter une situation que nous n’avons pas l’habitude d’affronter sur un plan physiologique. Il parait que la peur la plus importante je l’ai appris il n’y a pas longtemps, c’est de s’adresser à des inconnus et ils expliquent ça en fait sur le fait que limbiquement le fait d’être dans une situation inconnue et bien c’est que le limbique adore de ce qui est connu, et du coup freine la situation, ce qui fait si j’arrive dans une salle où il y a 50 personnes et que je connais 3 personnes, j’irai automatiquement vers les personnes que je connais pourquoi parce que la relation est établie, et donc limbiquement c’est beaucoup plus facile d’interagir dans cet espace et donc le courage je crois que c’est de passer delà de cette résistance je pense émotionnelle, dit autrement limbique, qui est au niveau de mes émotions qui est gérée par mes émotions simplement ça va supposer de passer par des petits pas. Il y a des gens qui au delà de 10m de hauteur sont très insécurisées alors s’ils montent à 12 ou 15m c’est déjà un grand dépassement, le type qui a déjà fait de la falaise plus de 200m c’est bien que sa barre se place autrement. Je crois que le courage c’est d’affronter juste un peu plus cette zone de confort et j’ai envie de dire, c’est bien de chercher à se dépasser, c’est aussi important pour moi de donner du sens à ce dépassement et puis encore une fois c’est cette reconnaissance cette considération qui va faire qu’on passe le cap et quand cette considération est en plus collective et bien ça donne encore plus de courage.

David Laroche : Donc si régulièrement on fait des choses qu’on ne connait pas, on a beaucoup de chances de développer petit à petit ce muscle du courage.

Paul Pyronnet : Exactement.

David Laroche : Une autre question par là-bas.

Eventuellement si tu voulais revenir sur la différence entre le processus et les résultats par rapport à l’objectif ?

Paul Pyronnet : Le processus c’est au fond la recette, c’est la modalité avec laquelle j’agis, c’est le comportement que je vais mettre en place, c’est la stratégie que je vais utiliser, c’est l’attitude que je vais développer en vue d’un résultat donc ce qui est pour moi très important de piger c’est qu’il y a une loi à laquelle on ne va pas échapper. C’est la loi de cause à effet, tout effet découle d’une cause et toute cause produit un effet. Je parlais du fait de boire un café, par exemple ça a une conséquence, le fait de lire quelques pages par jour, ça a une conséquence, le fait de faire un petit peu de sport tous les jours, ça a une conséquence, c’est une conséquence à court terme à moyen terme mais à long terme. T’es d’accord avec ça? Voilà, donc il y a toujours un rapport, donc après, la question quelle est le résultat auquel j’aspire, quel est le confort quand je parle de confort je parle de résultat, le résultat renvoi à l’avoir et tout avoir découle à faire, il y a une relation faire et avoir, si je veux avoir plus d’argent il faut que je développe des stratégies qui me permettent de le faire parce que ce n’est pas plus compliqué de réussir, ce n’est pas plus compliqué de réussir que d’échouer c’est juste des stratégies qui sont différentes, donc tout ce qui est de l’ordre du comportement, du processus ce qu’on appelle un processus c’est la manière avec laquelle je vais m’y prendre. Pour faire une pizza par exemple je suis un processus, si ma grand mère fait de meilleures pizzas que moi ben j’ai intérêt à m’inspirer de son processus que je pourrais même éventuellement améliorer d’ailleurs, ah ce n’est pas interdit, mais voilà, le résultat découle d’un processus et je crois que c’est absolument essentiel de comprendre ça, que la richesse matérielle, que la richesse intellectuelle, le fait d’apprendre des choses, la richesse émotionnelle découle de capacité, c’est la capitalisation, la capitalisation c’est le savoir faire. Apprendre à conduire par exemple, passer son permis de conduire c’est une capitalisation, apprendre à gérer un logiciel, ou une camera c’est une capitalisation apprendre à utiliser une moto par exemple tout ça c’est une capitalisation, un logiciel ça c’est du savoir faire et du coup ça me permettra d’atteindre des résultats, la question c’est à quel résultat j’aspire en terme de confort financier matériel humain énergétique tout ca et du coup qu’est ce que j’ai intérêt à mettre en place pour ça, et si je ne sais pas comment le faire, la bonne nouvelle c’est qu’il y a probablement autour de moi sur cette planète des gens qui l’ont déjà fait et qui ont plus éprouvé du plaisir à le transmettre, donc c’est génial.

David Laroche : Top, alors pour conclure cette interview, est ce que t’aurai un dernier message à partager, ce qui te porte le plus et après je laisserai les personnes te découvrir sur ton site web et toutes les vidéos que tu as sur internet, si tu avais un dernier message en t’adressant directement aux personnes qui sont entrain de nous suivre maintenant.

Paul Pyronnet : L’art de la simplicité, c’est un bouquin que je viens de lire et qui m’inspire en ce moment parce qu’il est vraiment en phase. L’art de la simplicité c’est à dire de faire de cet instant présent un moment de magie, c’est à dire cette capacité à profiter de cet instant à revenir à ces petites choses qui n’ont l’air de rien et qui sont si abondantes, faire de cet instant un moment de qualité, quelque soit l’instant que vous vivez parce que la qualité de votre vie réside dans cette manière de vivre cet instant présent et d’avancer à travers cette prise de conscience, de la manière dont vous gérez votre vie vos pensées vos relations vos émotions, etc. Et de sentir que vous êtes dans un monde d’abondance, vous êtes aimé bien au-delà de ce que vous imaginez.

David Laroche : Merci Paul.

Paul Pyronnet : Et ben merci à toi David.

2 Commentaires

  1. ARNOULT Christian

    Merci David pour cet échange de grande qualité avec Paul Pyronnet. C’est un témoignage très inspirant et riche de recommandations que nous pouvons mettre en pratique au quotidien pour améliorer la qualité de notre vie.
    Des mots simples, mais des mots très impactant qui ont certainement une résonance dans le coeur de chacun.
    Merci à toi Polo pour ton engagement, ta passion et ton enthousiasme contagieux.

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