L’échec, ce que PERSONNE ne te dit ! – VLOG #004

On est le soir et on est en train de faire le montage de la vidéo sur la détermination. Cela fait quelques heures et la musique est en train de partir là !

Alors, comment je gère ma frustration quand je dois recommencer 35 fois, voire plus, la même phase ? C’est une belle question.

La première chose qui m’aide clairement, si on compare avec les précédents tournages, c’est l’expérience. À force de le faire, j’arrive à rester de plus en plus calme.

Je pense que la clé que je peux partager – et qui m’aide – c’est que je me donne le défi, de tournage en tournage, de réduire le temps que je mets et de gérer ma frustration. Cela me donne un défi qui est accessible, mais stimulant. On sait, aujourd’hui, au niveau neuroscience, que le cerveau est au top de la croissance quand tu es à la frontière entre le chaos et l’ordre ; c’est-à-dire que tu es suffisamment confortable pour te dire « je peux le faire », mais suffisamment inconfortable pour que ce soit stimulant. Si ce n’est que confortable, alors tu donnes tout et c’est bien, mais ce n’est pas stimulant ; et si c’est trop inconfortable, alors cela crée trop de peur.

L’autre chose que j’aime, c’est une technique que j’ai apprise – pas directement de lui, mais que j’ai pu entendre par rapport à lui – de Tiger Woods, qui se donne, je crois, quelque chose de l’ordre d’une minute pour péter son câble ; après une minute, il doit absolument se recentrer. Donc, en résumé, il a un temps maximum dans lequel il peut exprimer son émotion.

En fait, je pense vraiment qu’une des clés, c’est de regarder le passé et de se dire qu’à chaque fois avec l’entraînement, cela marchera.

Si tu as quelque chose à faire qui te demande de reproduire sans cesse jusqu’à ce que cela marche, de te dire : « Attends, par le passé, je sais que j’ai répété et répété, cela a fini par marcher », et peut-être que si tu n’as pas encore l’expérience de ceci, si tu n’as pas expérimenté dans ta vie d’essayer sans cesse jusqu’à ce que cela marche, alors je t’invite à le tester. Je te garantis que ce soit moi, un sportif, ou n’importe quelle personne qui développe une compétence, le fait de voir que même si tu vis des difficultés, tu recommences sans cesse, et que tu finis par y arriver, derrière, tu vis de mieux en mieux l’échec puisque tu ne l’associes pas avec « j’ai un problème, je suis nul … »  

Souvent, la source des frustrations, c’est d’associer le « faire » avec « l’être » : « parce que je fais mal, je suis mal et je suis nul ». Il faut se dire : « Non, en fait c’est parce que je suis bon et que je suis un leader que je peux être fier d’échouer ».

Je pense que la capacité à aimer l’échec est une caractéristique de leader, c’est-à-dire se dire : « Je vais rater et échouer, cela fait partie du jeu.” Et plutôt que d’avoir peur de cela, c’est comme si c’était dans votre plan. C’est un petit peu comme si, pour réussir, il fallait cent échecs ; et plutôt que de mettre trop longtemps à vivre les cent échecs – parce qu’entre les deux, j’ajoute de la frustration et de la colère -, je me dis : « Fais les cent échecs le plus possible, comme cela tu arriveras à un moment où tu vas commencer à réussir.”

Voilà à peu près les différentes choses que je fais. Le plus grand étant de respirer.

Je sens que je suis fatigué. Ce matin, j’étais vraiment épuisé de me lever à 4h. En plus, je travaille dans la voiture et je m’entraîne : je réponds aux mails, je me donne le défi, de tournage en tournage, de réduire le temps que je mets à transformer les moments où je suis agacé, par le fait que des fois, il faut recommencer 10, 30 ou 40 fois la même prise. Il y a six mois, j’avais dû m’énerver au moins une dizaine de fois pendant le tournage, là, c’était deux fois, donc c’est une vraie victoire.

Je ne sais pas si on voit bien ce super coucher de soleil. Là-bas, c’était bleu, rose, violet. Et là-bas, c’est le plus beau ! Suis-moi ! Je ne sais pas si on voit quelque chose à l’écran, mais ce petit coucher de soleil est très sympa.

Là, on est en train de faire le montage de la vidéo sur la détermination. Ce n’était pas évident de se poser la question : « Est-ce que je lâche prise sur le besoin d’excellence “ ou “Est-ce que je m’y mets à fond ? »

Personnellement, la réponse est que j’ai choisi des types de vidéos où je lâche, et d’autres où j’y vais à fond.

Par exemple, là, c’est une vidéo qui est très importante pour moi, la plus importante des vidéos diffusées en 2017-2018 – on va dire qu’elle est dans le top 3 de mes vidéos – alors je suis prêt à mettre une énergie excessive pour la qualité parce que ce que je veux, c’est aller chercher les détails et les millimètres qui font la différence.

Il n’y a pas d’excellence sans un acharnement de détails, c’est-à-dire que quand tu regardes des reportages sur Gad Elmaleh, Beyoncé et toutes les personnes qui font les choses à un niveau où on considère cela du génie, des personnes qui vont aller chercher les détails, il y a deux intérêts à chercher les détails :

– le premier est le résultat à court terme que tu crées ;

– mais le deuxième, ce sont tous les détails que tu acquières inconsciemment qui font qu’à ta prochaine création, c’est comme si tu avais capitalisé sur ce que tu as appris, tu es directement capable de produire quelque chose qui est à un autre niveau par rapport à ce que tu as produit précédemment.

Donc, si tu ne cherches jamais l’excellence et les détails, tu stagnes quelque part au même niveau. La clé pour toi, c’est de te dire : « Peut-être que dans ce projet, je vais aller dans l’excellence et la recherche de détails. » Il est important d’avoir certains espaces dans sa vie où on est dans une forme de perfectionnisme, et d’autres aspects où tu décides de dire consciemment : « Là, je lâche. »

Par exemple dans certaines vidéos, je lâche beaucoup plus vite parce que l’objectif n’est pas que tout soit parfait.

Et on va avoir un autre objectif qui est de créer une relation de proximité : montrer un shoot spontané d’inspiration ou de contenu, et on n’a pas besoin de tout couper.

Ce sont deux exercices différents, mais il est important que je sois capable de faire la différence.

Si tu as tendance à vouloir être perfectionniste, et que cela te freine à passer à l’action, il faut que tu saches que se mettre trop d’enjeux à court terme empêche l’action.

Ma philosophie, c’est de me demander petit pour commencer, mais grand pour le long terme. Et donc, j’y vais crescendo parce que ce que j’aime bien, c’est que quand c’est quelque chose de nouveau, j’ai du mal à démarrer, je me demande peu, pas d’excellence, pas de perfection, parce que je veux me mettre en mouvement, démarrer pour produire un premier résultat, passer un projet plus ambitieux … et augmenter à chaque fois la barre d’exigence que j’aie vis-à-vis de moi. Comme cela, je monte dans l’excellence de projet en projet, ce qui fait qu’à la fois, je tends vers l’excellence et j’ai de quoi démarrer maintenant.

Donc, ce n’est pas incompatible avec les petits pas ; bien au contraire,  il faut intégrer les deux : je m’autorise à être imparfait à court terme, mais à parfaire ce que je suis en train de travailler.

Donc, voilà, je retourne faire l’édition avec Timi et David, et on va vous faire une vidéo incroyable !

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