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L’histoire du voisin portugais !

Je voudrais te raconter l’histoire du voisin portugais. Il faut que tu comprennes le contexte, il y a un voisin qui vient d’emménager dans un lotissement et qui est super heureux parce qu’il va avoir la maison de ses rêves. Donc, il a un voisin qui est portugais, bon, vivant, aime la vie, aime la fête et surtout, aime boire un petit coup de Porto le soir et aime fêter entre amis. Du coup, il est tellement content d’avoir un nouveau voisin que pour l’accueillir il y va et frapper à la porte de ce nouvel arrivant, son voisin. Il arrive avec sa bouteille de Porto, plein de joie de vivre, super heureux en disant : salut, je viens t’accueillir dans notre lotissement et je suis très heureux de t’avoir.

Ce nouveau voisin qui arrive, juste là, il va agir dans la peur et dans la culpabilité en se disant : bon, je suis un nouveau voisin, je n’ai pas vraiment envie de l’accueillir ce soir, mais comme il est super sympa, je vais l’accueillir. Et il agit par peur ou par culpabilité. Donc, il l’accueille, la soirée se passe super bien, le portugais est en pleine forme et mets de l’énergie dans la soirée.

Comme le portugais se sent bien, il a tendance à rester tout au long de la soirée, en fait. Le nouveau voisin, il est un peu gêné et se dit : bon, il est un peu tard, j’aimerais me coucher, je ne suis pas habitué à faire ça, cela ne correspond pas à mes valeurs, de boire autant d’alcool et de me coucher autant le soir. Mais dans la peur et la culpabilité, il ne dit rien. Alors, il dit discrètement à sa femme : bon, ce portugais, il abuse un peu, il est un peu irrespectueux, mais bon, il est super sympa. Puis, le portugais repart.

La semaine suivante, le portugais qui a passé un super moment avec le voisin se dit : avec le nouveau voisin, je me sens super bien, je vais aller le voir. Alors, il arrive, il re-tape, il est de nouveau avec la bouteille de Porto, super content. À peine que la porte s’ouvre, il rentre et met déjà un pied dans la porte parce que pour lui, on est entre amis, maintenant, c’est la famille, quoi ? Donc, il rentre, il s’installe presque à l’intérieur, et le voisin qui est mal à l’aise n’ose pas lui dire non, que cela ne lui correspond pas, j’ai envie de me reposer. Dans la peur et la culpabilité, il ne dit rien. Il y va et fait mimique à sa femme, mais en apparence, il est souriant avec le portugais, il l’installe, il lui offre des gâteaux et tout cela. Le portugais s’installe, sent bien et passe une soirée super longue. Le voisin se dit que cela faisait quand plusieurs minutes qu’il devrait partir, c’est vraiment irrespectueux. Et puis, le soir, il repart.

La semaine suivante, le portugais qui est super content refrappe à la porte, lorsque le voisin lui ouvre la porte, il se dit : « bon sang, il est encore là », mais il lui fait un sourire en lui disant : ça va ! je suis content de te voir, dans la peur et la culpabilité. Le portugais super content ne demande même plus, s’installe dans la maison, prend, à la limite, les gâteaux lui-même, reste toute la soirée, fait la fête, bourrée, super content et il leur dit : je vous aime, en tout cas vraiment, c’est super d’avoir des voisins comme vous qui m’accueillait comme ça, vraiment c’est génial. Contrairement aux autres voisins qui ne sont pas si accueillants. Et là, pareil, il regarde sa femme en lui disant : mais vraiment, cela fait 4 semaines, la troisième semaine qu’il nous fait ça, il est complètement irrespectueux, je ne comprends pas qu’il soit comme ça, c’est vraiment quelqu’un de pas bien, pas de respect, pas de valeur. Et puis voilà.

La quatrième semaine arrive, le portugais est super content, il arrive cette fois et se dit : on est devenu ami, plus besoin de taper. Il fait le tour du jardin et arrive par le jardin à l’intérieur, s’installe déjà sur le canapé, sort les gâteaux, sort la bouteille et s’est vraiment installé. Il est super content et attend que le voisin arrive dans son salon pour lui faire la belle surprise qu’il a déjà toute installée et tout préparée. En fait, le voisin arrive et pète un câble et lui dit : mais comment peux-tu être irrespectueux et d’arriver dans mon salon sans me demander, c’est n’importe quoi, cela fait 4 semaines que tu n’en as rien à faire de moi, tu es vraiment irrespectueux, on en a marre de voisin comme toi ». En fait, le portugais ne comprend pas et repart en se disant : ils sont malades ces nouveaux voisins, je ne comprends pas ce qui s’est passé, en fait, ils sont complètement irrespectueux.

Et puis, le voisin raconte à sa femme que le portugais est vraiment irrespectueux.

En fait, ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est que le portugais, il était dans la joie de vivre, en train de faire ce qui est important pour lui, de festoyer, d’apporter de la bonne humeur et de la joie de vivre à ce nouveau voisin. Il faisait ce que selon lui est la meilleure chose à faire et d’ailleurs si on le lui faisait, il serait super heureux de le recevoir. Si tous les voisins venaient chez lui, dans son salon, prendre des gâteaux, lui il serait en train de se dire : waouh, c’est super.

Le portugais a tendance à se dire que les autres sont un peu chiants à ne pas faire la fête. Ce qui est intéressant c’est que le nouveau voisin arrive, agi dans la peur et dans la culpabilité pour surtout éviter de ne pas être aimé et faire tout pour être aimé. En agissant par peur et culpabilité, au final, c’est à lui, à la relation et à l’autre qu’il fait du mal. Le réflexe naturel est de juger l’autre parce qu’il agit différemment de moi. La question, c’est dans notre vie, eh bien, quand est-ce que je dis oui au portugais, en fait ? Quand est-ce que dans ma vie je dis oui au portugais alors que je n’ai pas vraiment envie ?

Bien sûr, la question n’est pas de se dire que ce sont les Portugais… la question, j’espère que vous avez bien compris, que tu as bien compris que ce n’est pas une question de portugais, c’est une métaphore. Mais, il y a plein de fois dans notre vie où on va dire oui à quelque chose qu’on n’a pas envie ou on ne va pas oser dire non à quelque chose qu’on n’a pas envie. Et à chaque fois qu’on dit oui à quelque chose qu’on ne veut pas, on envoie un signal pour dire, j’en veux plus. Il ne s’agit pas d’être bien ou mal, il s’agit juste de se respecter soi-même. Et quand on reste soi-même, eh bien, au final, on respecte plus le portugais. Le portugais aurait peut-être mieux aimé qu’on lui dise, j’adore te voir, mais peut-être 20 minutes, peut-être pas avec trop d’alcool, peu importe la façon. Finalement, le portugais aurait pu être très content, le voisin aurait été plus content, la relation serait mieux passée plutôt que de ne rien dire, par peur ou par culpabilité.

La question pour toi, c’est quand est-ce que, dans ta vie, tu agis par peur ou par culpabilité ? Et peut-être de se dire : je vais m’honorer, je vais honorer l’autre même si à court terme cela génère de la souffrance, des petits conflits, mais c’est comme cela qu’on grandit et qu’on crée des vraies relations.

À choisir, si je dis oui au portugais ou pas ou j’honore le portugais en faisant ce qui est important pour moi.

Honorons-nous !

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