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Oser s’améliorer – Stéphanie Milot – Interview Complète David Laroche France

David : Bonjour à vous. Bienvenue pour une nouvelle interview. Là je fais l’interview en français, mais pas en France. Cette fois, je suis avec Stéphanie Milot. Vous allez le découvrir, elle a une super énergie, elle est conférencière, auteure et elle a un super défi aussi de 22 jours ; mais le mieux c’est que je lui laisse la possibilité de le présenter. Elle est avec moi. Suivez cette interview, vous allez l’adorer, je vous assure !
Salut Stéphanie !

Stéphanie Milot : Salut !

David : Ça va bien ?

Stéphanie Milot : Ça va super bien, et toi ?

David : Très bien. Je découvre l’énergie des québécois, vous avez une belle énergie. Je pense que vous devriez faire plus de conférences et des formations en France. On a besoin d’apprendre cela.

Stéphanie Milot : Oui ! J’y suis allée récemment et on va en parler justement.

David : Du coup, je te laisse te présenter auprès des personnes qui nous suivent. Qu’est-ce que tu fais aujourd’hui ? Qui es-tu ?

Stéphanie Milot : Je suis conférencière. Depuis maintenant 10 ans, je fais des conférences. Je suis auteure, j’ai écrit 5 bestsellers dont un livre qui s’appelle « La philosophie de l’iceberg » dans lequel je parle de l’intelligence émotionnelle. J’ai écrit des livres sur la gestion du stress, la gestion des émotions. A la base, j’avais une formation en psychothérapie et j’ai été à mon compte pendant des années. J’ai eu une clinique. Et un jour, c’est beau d’aider les gens un à la fois en clinique, mais je voulais changer le monde. Je voulais aider un plus grand nombre de personnes possible, et c’est là que j’ai décidé de me tourner vers le milieu de la conférence.

David : Parce que là, du coup, tu touches beaucoup du monde d’un coup…

Stéphanie Milot : Exactement ! Tu es en conférence, tu le sais, on peut avoir 5, 6, 700 personnes d’un coup qui assistent à la conférence et chez qui on va aller semer une petite prise de conscience, une idée qui va peut-être les aider à faire des transformations dans leurs vies. C’est ceux qui me rejoignaient ! Et aussi, je suis maman d’un petit garçon de 5 ans et demi, en couple depuis 13 ans. Pour moi, où est-ce que je suis rendue dans ma vie. Tu sais ce que c’est Davis, de se promener à travers le monde, à faire des conférences. C’est très énergivore, cela demande beaucoup de temps, et à partir du moment où tu as un petit enfant, pour moi, c’est devenu ma priorité. Je voulais travailler plus de la maison, donc, on a démarré depuis deux ans beaucoup de formations en ligne. J’ai mon studio à la maison. Ce qui fait qu’à 16h, quand l’école de mon fils est terminée, je peux aller le chercher. Je travaille à 80% de mon temps chez moi.

David : On va en parler aussi, de comment trouver l’équilibre justement entre famille et travail. Je pense qu’il y a beaucoup de personnes qui se posent la question et même peut-être plus spécifiquement des femmes, qui des fois sont encore plus encore challengées par cette idée des enfants, le mari, le travail…

Stéphanie Milot : Concilier tout cela ! Je pense que c’est un défi vous aussi en Europe. Cela l’est ici au Québec. Et il y a de plus en plus d’épuisement professionnel. Cela nous touche beaucoup.

David : Du coup, démarrons sur cette question, je trouve cela intéressant. Est-ce que cela a été simple de faire le changement, d’accepter peut-être, de lâcher des choses. Comment tu t’y es prise ?

Stéphanie Milot : Je te raconte brièvement mon histoire. Moi, je suis enfant unique. A 8 ans, pour la première fois, j’ai vu mon père faire une crise de panique ; anxiété, peur de mourir, perte de contrôle totale. Cet épisode-là a été le début par la suite de plusieurs épisodes dont j’ai vu mon père être… vraiment tu sais, perdre ce contrôle. Et quand tu as 8 ans et quand tu vois cela comme petite fille, 1- cela te marque et 2- tu te dis, jamais je ne veux vivre cela.

David : Est-ce que vous dites au Québec « burnout » ?

Stéphanie Milot : Non ! C’était vraiment attaque de panique. Burnout pour nous, c’est un épuisement professionnel et c’est relié au travail. C’est souvent quelque chose qui prend du temps à s’installer. Une crise de panique, souvent, cela provient de phobie. La personne, sans aucune raison, tout d’un coup a des palpitations cardiaques, a l’impression de mourir, a l’impression qu’elle fait une crise cardiaque et vraiment, a l’impression de manquer d’air, de suffoquer. C’est très souffrant et mon père souffrait d’anxiété généralisée. Ce qui fait que… je me rappellerai toute ma vie, je devais avoir 16 ans, un soir, je me suis couchée en me disant « moi, je vais tout faire pour ne pas vivre cela et pour sauver mon père. »

David : Cela explique pourquoi tu as fait ce métier un petit peu.

Stéphanie Milot : Exactement ! Et j’ai commencé à lire à cette époque-là des livres pour atteindre l’équilibre de vie, pour être heureuse. Je me rappelle, j’avais lu un livre d’une auteure québécoise, Michelle Morgan qui était « Pourquoi pas le bonheur ? », et je te parle de cela, imagine, j’ai 16 ans à cette époque-là. Dans ce livre-là, elle parlait de programmer notre subconscient. Tu peux imaginer, elle était très précurseur à l’époque, de parler de ça, de se programmer pendant 21 jours. A l’époque, on croyait que cela prenait 21 jours pour changer une habitude. On sait aujourd’hui que c’est plus, mais en tout cas… Pour moi, cela avait été vraiment le début d’une quête dans ces lectures-là et par la suite, j’ai tout lu, tous les livres que t’as fort probablement lus : allant de Tony Robbins… J’ai tout lu, les livres de croissance personnelle, de développement. Si tu venais chez nous et que tu voyais ma bibliothèque, c’est incroyable ! C’est que ça.

David : Je connais…

Stéphanie Milot : Je n’ai jamais lu un roman de ma vie. Je lisais cela et mes amis me disaient, voyons, c’est tout du pareil au même. Non ! Chaque auteur a sa saveur.

David : A l’angle…

Stéphanie Milot : Oui ! Et ce ne serait-ce qu’une phrase chez un auteur qui est venu me marquer, eh bien ça aurait fait la différence. Bref, c’est ce qui a fait…

David : C’est vraiment intéressant. Je le note ce truc-là parce qu’il y a beaucoup de gens qui effectivement se disent « oui mais c’est pareil ». Effectivement des fois, il suffit d’une phrase sur 200 ou 300 pages pour que cette phrase-là fasse énormément de différence.

Stéphanie Milot : Oui ! D’une part, et d’autre part, il y a une phrase qui va te marquer aujourd’hui, qui ne t’aurait pas marqué il y a cinq ans parce que tu n’étais pas rendu là. Alors, souvent, moi je dis aux gens, relisez certains livres que vous avez lus dans le passé, qui vous ont marqué parce qu’aujourd’hui, avec la nouvelle personne que vous êtes, le cheminement que vous avez fait, vous allez accrocher sur des choses différentes. Vous allez faire d’autres prises de conscience. Vous allez lire des choses auxquelles vous n’aviez pas porté attention il y a cinq ans ou dix ans. C’est très puissant de faire cela. Ceci étant dit, à l’âge de 30 ans, je décide que je retourne étudier en psychothérapie. J’ouvre ma clinique, toujours dans le but d’aider, de sauver mon père, mais moi aussi d’avoir cet équilibre parce qu’il faut réaliser que moi, il y a toujours une dualité dans ma personnalité. J’ai toujours été très ambitieuse. Je voulais réussir. J’avais toujours 100 projets en marche et cela avançait, cela fonctionnait bien pour moi. Mais en même temps, de l’autre côté, j’avais toujours cette dualité qui disait « fais attention à toi », « aies un équilibre ». Mon père qui me disait toujours « Stéphanie, ne t’épuises pas », « fais attention à toi ». C’est normal, mon père m’aime plus que tout. Il voulait me protéger de ce qu’il avait vécu, tu comprends. Il est encore vivant aujourd’hui. Donc, il y a toujours eu cette quête-là de dire oui, je veux me réaliser et je veux faire de grandes choses. Et encore là, la définition de grandes choses, David, tu le sais, elle est très relative, elle est différente pour chacun d’entre nous. Mais moi, j’avais ma perception des grandes choses que je voulais faire, mais toujours en conservant cet équilibre. Et honnêtement, je peux te dire que cela a été la quête de toute ma vie et j’ai réussi à faire cela. Pratiquement, toute ma vie, j’ai eu cet équilibre-là où vraiment, je peux dire que oui, je me réalisais, mais en même temps, je fais beaucoup attention à moi, je prends soin de moi et j’ai mis en place avec les années un mode de vie où je suis très présente pour mon fils, mon conjoint parce que c’est ma priorité, pour mes parents qui sont encore vivants, pour les gens proches de moi. C’est ma priorité. Et en même temps, je me réalise professionnellement. Mon désir d’aider les gens est toujours aussi présent.

David : Est-ce que t’as dû accepter de lâcher certaines choses ?

Stéphanie : Tout à fait ! David, j’ai appris à dire non. J’ai accepté de ne pas faire l’unanimité. J’ai accepté de parfois décevoir des gens parce que je devais dire non. A des partenaires, à des gens qui me sollicitent. Tu le sais, on est énormément sollicité. On reçoit des courriels de plein de gens qui veulent qu’on embarque dans plein de projets et la réalité, c’est que c’est souvent des offres super intéressantes, super alléchantes mais on ne peut pas dire oui à tout. Si on est aligné sur nos priorités, moi, c’est important d’être là pour mon fils.

David : C’est super, vraiment inspirant je trouve. Comment tu t’y es pris pour arriver justement à dire, ça je dis non, çà je dis oui… Ce n’est pas simple des fois de choisir. Comment tu fais ?

Stéphanie Milot : Moi, j’ai défini clairement, c’est quoi mes valeurs, quelles sont mes priorités. A partir du moment où mon fils est né en 2008, pour moi c’est devenu la priorité. Cet enfant-là et mon conjoint, donc notre noyau familial. Ce qui fait que, parfois j’ai eu des opportunités d’aller entre autres du côté de chez vous ou d’aller ailleurs, mais parce que cela m’éloignait trop longtemps de mon petit bébé, je disais non. En me disant, regarde, le train va repasser…

David : Et alors le train repasse du coup…

Stéphanie Milot : Le train repasse ! Tu comprends, le train finit toujours par repasser. Et de toute façon, je n’aurais pas été bien d’être si loin à cette époque-là où il était si petit. Maintenant, il va avoir 6 ans et il rentre à l’école l’an prochain. Déjà, il est à la pré-maternelle cette année. Donc, déjà, toute la journée, j’ai plus de temps pour mon entreprise, mais ces premières années de vie là, pour moi c’était super important. Les fins de semaines, les weekends pour moi c’est super important, c’est sacré d’être avec mon fils, mon conjoint. Alors, cela devient être facile quand tes priorités sont claires. Quand tu sais ce qui est le plus important, tout devient plus facile. C’est plus facile de dire non. C’est facile de déléguer aussi parce que c’est une autre chose que je fais beaucoup de dire, je délègue. Je ne détiens pas la vérité ultime. Je ne suis pas la meilleure à tout faire. Donc quand j’ai démarré mon entreprise, à l’époque, tu sais, je faisais tout ; ma comptabilité… et à moment donné, je me suis dit « non, où est-ce que je suis le meilleur, moi ? ». Moi, le meilleur c’est sur un stage. Quand je fais une conférence, c’est en avant d’une caméra. Quand je fais une entrevue, c’est ce que j’aime. C’est le seul en moi où j’apporte plus de valeur. Quand je fais de la comptabilité, je n’ai pas de fan et je n’ai même pas de valeur. Il y a quelqu’un qui le fait mieux que moi, tu comprends ? Donc le fait d’avoir ce lâcher-prise là sur certaines tâches, sur certaines responsabilités et me concentrer sur l’essentiel.

David : C’est vraiment génial. Donc effectivement se focaliser sur ce qui est important. Déjà, de définir ce qui est important. Et du coup, par rapport à cette histoire professionnelle, est-ce que tu as dit, ce rêve ne sera pas possible ou j’accepte de ne pas le réaliser. Est-ce qu’il y a eu des trucs de ce genre-là, des peurs… ?

Stéphanie Milot : Pas du tout ! Parce que je savais que c’était un rêve que j’avais mis en pause pour quelques années et tu vois, aujourd’hui, mon fils…

David : Ok, pas d’impatience ?

Stéphanie Milot : Non, parce que j’étais bien dans mon rôle de mère. Parce que j’ai eu mon fils à un moment dans ma vie où c’était prévu, c’était voulu. Mon conjoint et moi, on s’est dit, on est rendu là. Mon conjoint avait 42 ans quand notre fils est né et moi, j’en avais 37. Donc si vous calculez vite, je vais avoir 43 ans bientôt ! Alors, mais on était rendu là. Tu comprends, à 25 ans, je n’étais pas là, j’étais aux études, je mangeais du lion… Tu comprends ? Je n’étais pas là professionnellement. Aujourd’hui, je le suis.

David : C’était le moment quoi.

Stéphanie Milot : Alors, c’était pour moi de dire je mets un peu, oui, mais ma carrière en pause. Avant d’avoir mon fils, j’écrivais un livre par année que je publiais. Quand j’ai eu Louis-David, je sais… et là, je viens d’en sortir un à l’automne dernier et maintenant, je peux l’inclure dans mes activités. Tu comprends. Là, on repart en club cet automne où on va une fois par mois avoir des événements publics mais maintenant, mon fils va venir. Alors il va me voir en conférence, il m’a déjà vu, il se joint à nous. Moi, je veux quand on sort…

David : Vous pouvez le monter sur scène ?

Stéphanie Milot : Bien sûr ! Il peut monter sur scène. Alors, là il peut se joindre. Je veux qu’il soit dans ce bain-là de positivisme, d’attitude gagnante pour reprendre le ton aussi. Pour moi, c’est important. Mon fils déjà à 5 ans et demi, souvent il me dit « Maman, j’ai l’attitude d’un gagnant ! ».

David : Je vais l’interviewer !

Stéphanie Milot : Des fois, il me dit : « Je suis dressed for success ! ». Parce que je lui dis : « Louis-David, il y a certaines circonstances où il faut être habillé pour le succès. Dressed for success ». Alors il redit ça, c’est adorable. Tu devrais l’interviewer oui !

David : Surtout qu’en plus, je trouve en plus qu’il y a tellement de points communs chez les enfants. Le comportement des enfants et la réussite entre la persévérance, l’intuition, et les émotions. Ils sont brillants en fait !

Stéphanie Milot : Tout à fait ! C’est incroyable ! Moi, j’ai une expression que j’utilise. Je ne sais pas si vous l’utilisez en France, mais c’est : « C’est important que les bottines suivent les babines ». Alors qu’est-ce que ça veut dire…

David : Non je ne le dis pas mais on a quelque chose d’à peu près similaire.

Stéphanie Milot : Ça veut dire qu’il faut être cohérent. Je ne peux pas dire à mon enfant « Aies une bonne attitude » si moi j’ai une attitude exécrable. Je ne peux pas dire à mon enfant « Alimente-toi bien », « Mange des fruits et des légumes », si moi je mange du fast-food, tu comprends ? Alors il faut avoir cette cohérence et l’enfant va embarquer naturellement là-dedans. Si toi-même tu prêches… par exemple, moi je suis une fille sportive, mon fils me voit faire du sport. J’adore lire, mon fils me voit lire. Je n’ai pas besoin de lui dire, Louis-David, il faut que tu lises. Il me voit.

David : J’aime beaucoup cela. Il y a phrases de Gandhi qui… A chaque fois moi j’en parle, elles m’habitent. C’est “Be the change you want to see in the world”. J’aime bien dire aux gens “Be the change you want to see in your children, in your family…”

Stéphanie Milot : Tout à fait ! On est le meilleur exemple.

David : C’est ça, c’est cool ! Tu parles d’amélioration et qu’est-ce que c’est pour toi l’amélioration ? J’ai pas mal de questions par rapport à cela.

Stéphanie Milot : Pour moi, s’améliorer… Mon site web c’est « Oser vous améliorer ». Ce que je fais c’est que je disais aux gens : « Regarde les principales sphères de ta vie ». Donc, la sphère famille-couple-enfant si tu as des enfants, regarde ta vie professionnelle, regarde ta santé, regarde ta sphère financière, la sphère développement personnel, la sphère amis-loisirs-détente… Regarde ces différentes sphères-là et pose-toi la question : « Si en date d’aujourd’hui, j’avais à me donner une note de satisfaction sur ces différentes sphères de ma vie, quelle serait cette note ? » Et par la suite, pose-toi la question : « Quelle sphère est-ce que je veux améliorer ? Dans quelle sphère est-ce que je dois investir du temps ? » Parce que tu le sais, David, on a tous le même nombre d’heures dans une semaine.

David : Oui je vois, c’est con hein !

Stéphanie Milot : T’en as pas plus que moi. J’en ai pas plus que toi. On a 168 heures.

David : J’ai un secret !

Stéphanie Milot : T’as un secret ? Alors on en reparlera après l’interview. Alors, on a tous le même nombre d’heures et c’est à nous de décider où on l’investit. Quand on parle de s’améliorer, pour moi, c’est est-ce que je suis satisfait de l’ensemble des sphères de ma vie ? Tu sais, il y a un proverbe qui dit « On peut réussir dans la vie ou réussir sa vie ». J’ai connu des gens qui avaient réussi dans la vie. Donc, ils ont réussi professionnellement : la grosse voiture, la grosse carrière, les succès professionnels… mais ce sont des gens qui, de l’autre côté, n’étaient pas là pour leur famille, ont payé le prix de leur santé. Le meilleur exemple, je ne sais pas si tu as vu le film de Steve Jobs.

David : Oui ! Steve Jobs c’est un exemple.

Stéphanie Milot : Quel beau film ! J’aurais aimé pouvoir parler à cet homme-là sur son lit de mort parce qu’on le voit dans le film, il s’est repris à la fin de sa vie avec sa fille ; mais c’est un homme qui n’a pas été là pour sa fille. Alors, il a réussi professionnellement. Mais pour moi, je n’envie pas cela, comprends-tu ?

David : Même pour ses employés, ça a été dur !

Stéphanie Milot : Tout à fait ! Ses partenaires du début, des premiers jours. On le voit à un moment donné, dans un moment très touchant où son partner lui dit « Moi, je quitte le bateau parce que ce n’est pas cela qu’on voulait… ». Bref, pour moi, je veux réussir ma vie. Réussir ma vie c’est d’être heureuse dans toutes les sphères de ma vie et de continuellement m’améliorer parce que la vie, ça fluctue. Il y a des années où tout est au rendez-vous. Ca va bien professionnellement. Ça va bien dans le couple. Ça va bien dans la relation avec les proches. Ta santé se porte bien et pouf… il peut arriver quelque chose. Tu perds ton emploi. L’entreprise va moins bien. Tu as une maladie, tu as la mort d’un être cher. Tu as des difficultés dans ton couple. Il y a plein de choses qui arrivent dans la vie.

David : Alors, comment tu gères justement ces situations un peu plus compliquées ?

Stéphanie Milot : Ah écoute, on en vit tous des défis. Moi, j’appelle ça des défis. Je n’aime pas appeler ça des difficultés, je me dis c’est des défis. Ce sont des choses qui sont là pour nous faire grandir même si sur le coup, souvent, on se dit « J’ai hâte de voir comment je vais grandir à travers cela ». Sur le coup, quand tu te fais diagnostiquer un cancer ou si ton enfant a une maladie, c’est sûr que t’en veux à la vie et c’est un réflexe humain. Ceci étant dit, je crois fermement qu’il n’arrive rien pour rien. J’ai vu récemment, je ne sais pas si vous le connaissez en Europe, mais ici il très connu au Québec ; Pierre Lavoie, qui est le fondateur du défi « Pierre Lavoie ». Il fait bouger le Québec au complet par ses longues… j’allais dire promenades, ce n’est pas le bon mot, mais il fait bouger les gens en vélo.

David : Il habite où parce, peut-être qu’on pourrait le contacter ?

Stéphanie Milot : Je pense qu’il est au Lac Saint Jean. Mais oui, t’aurais avantage à le contacter. Rapidement, son histoire, ce gars-là a eu deux enfants qui sont décédés d’une maladie au Lac Saint Jean qui est très connue là-bas cette maladie-là. Et lui à un moment donné, tu sais quand tu perds deux enfants de façon aussi tragique, deux enfants en bas âge d’une maladie, il s’est dit « Mon Dieu, qu’est-ce que je peux faire ? » Et dans un cas comme ça, tu as deux choix : tu peux décider que tu t’effondres et que tu dois mettre fin à tes jours puis, à la limite, on pourrait presque… tu comprends. Mais lui il a décidé de se relever, de mobiliser les gens. Aujourd’hui, il fait des conférences pour dire aux gens l’importance de bouger, des saines habitudes de vie. Il prend son histoire, son expérience de vie pour inspirer les gens et dire, oui, vous avez parfois des défis dans votre vie, des difficultés mais sachez qu’on peut passer à travers. Alors tu sais, je suis sûre que tu es d’accord avec ça, tout est question de comment je regarde ce qui arrive dans ma vie.

David : Ça c’est clair, oui.

Stéphanie Milot : Tu as eu des défis. J’en ai eu dans ma vie. Il y en aura d’autres… Dans les moments difficiles, je me dis, il faut premièrement dire merci pour toutes les belles choses qui restent dans notre vie parce que c’est rare que tout va mal.

David : Contrairement à tout ce qu’on dit des fois.

Stéphanie Milot : Contrairement à ce qu’on dit souvent. En thérapie, pendant dix ans, j’ai eu des clients qui arrivaient dans mon bureau en me disant « Ah, tout va mal ! ». Et là, je commençais à leur dire : « Ok! Parle-moi de ta santé » ; « Ah, ça, ça va bien ». « Parle-moi de ton travail, au boulot » ; « Ah ça, ça va. C’est mon couple qui va mal ». Ok ! Mais tout ne va pas mal. Si tu as la santé, dis merci à la vie. Je sais, tu devrais être hyper reconnaissant. Donc, moi, dans les moments où ça a été plus difficile, je mettais toujours l’emphase sur tout ce que j’avais et même souvent, je l’écrivais. Et je remerciais la vie. Je suis sure que le concept de gratitude, vous le connaissez et tu en parles sûrement, c’est tellement important, et ça marche !

David : Remettre son attention sur ce qui est magique devant ses yeux aujourd’hui.

Stéphanie Milot : Oui ! Des fois, des choses simples comme, merci parce que j’ai deux jambes et je marche.

David : Et je vois et j’entends…

Stéphanie Milot : Tout à fait ! Exactement. Donc, dans ces moments-là, pour revenir à ta question, pour moi, l’amélioration c’est de regarder l’ensemble de ta vie et dire, si demain c’était la fin, est-ce que je serai satisfait de ce que j’ai accompli, de comment j’ai influencé les gens autour de moi. Est-ce que j’ai rempli ma mission ? Tu comprends, moi, un de mes objectifs de vie, c’est qu’un jour, mon fils me dise « Maman, tu as été la mère la plus extraordinaire ! Tu as marqué ma vie merci d’avoir été là ». Pour moi, si un jour mon fils me dit cela, et je suis sure avec beaucoup d’humilité qu’il va me le dire un jour, j’aurais réussi ma vie, tu comprends ? Et ce rayonnement-là avec mes parents, mon conjoint et mes amis proches, pour moi c’est ce qui est le plus important ; et par la suite de le faire à grande échelle par le biais de conférences. Tu le sais, on a énormément de gens qui, je suis certaine que cela t’arrive, puis viennent me voir, qui me disent merci. Je revois des gens moins des fois qui me disent « Stéphanie, j’ai assisté à une de tes conférences il y a un an et ça a changé ma vie ». Tu sais David, je n’ai pas la prétention de dire que je change la vie de gens, ils ont changé leur vie parce que j’ai dit une phrase qui a semé quelque chose. Alors, imagine le rôle qu’on a sans vouloir, je dis cela avec beaucoup d’humilité, je pense qu’on peut changer les gens. On peut aider les gens à changer le monde. Pour moi, c’est ça de s’améliorer. C’est ça d’être en constante amélioration.

David : Cool, c’est vraiment super ! Effectivement, je crois beaucoup à cette idée de tout le temps être en train de progresser sur un petit truc, même si c’est doucement et de faire améliorer l’histoire de sa vie. Hier, on discutait avec Julie, qui est ma copine pour ceux qui ne sauraient pas. Une question qui est quand même… je voudrais avoir ton avis… D’un côté, on va parler de gratitude, d’avoir de la gratitude sur la vie qu’on a, et d’un autre côté, on va parler d’amélioration ou de performance des fois. Et j’ai souvent la question, et je voudrais avoir ton angle et comment toi tu répondrais à cette question-là sur… je vais jouer la personne qui pose la question et qui dit « Voilà, je ne comprends pas parce que si j’ai la gratitude pour la vie que j’ai, pourquoi m’améliorer ? ».

Stéphanie Milot : Oui, c’est une bonne question.

David : Et alors pour aller plus loin sur l’autre truc… On débattait un petit peu hier aussi en disant, il y a Les Brown qui fait une vidéo et il dit « Vous devez être insatisfait » ; et quelque part, à la fois je le comprends, et à la fois, ça peut se dire « Mais quelque part, je pourrais être satisfait de ma vie » et je pourrais me dire « Ça suffit ». Donc du coup, est-ce qu’à un moment donné ça suffit… C’est souvent un truc qu’on me dit « David, mais, est-ce qu’il n’y a pas un moment donné où on arrête de vouloir toujours plus, toujours plus »… Voilà, j’aimerais avoir ton avis.

Stéphanie Milot : Alors, je pense qu’il faut faire attention. Quand on parle de « toujours plus, toujours plus », est-ce qu’on parle de « matériellement » ? Matériellement, je pense que sur notre lit de mort, ce qu’on va se rappeler ce n’est pas « Ah waouh, j’ai conduit une belle Mercedes » ou « J’ai fait tant par année »… Je ne pense pas que c’est de ça qu’on va se rappeler. On va se rappeler des rencontres significatives, des moments marquants, des belles expériences qu’on a vécues avec les gens importants dans notre vie. C’est ça que je veux moi bercer comme souvenir quand je serai très très vieille parce que j’espère que je vais vivre longtemps. Donc, pour moi, la gratitude, la reconnaissance de faire preuve de gratitude c’est de dire tous les jours, je dis merci à la vie pour tout ce que j’ai, mais cela ne m’empêche pas de vouloir continuer à rayonner. Et pour moi, rayonner c’est continuer à m’améliorer, c’est continuer à être la meilleure personne, à être la meilleure moi-même au quotidien. Et par ce rayonnement-là, je contamine mon entourage positivement. Je contamine mon fils en premier, mon conjoint, mes parents, mes amis proches, et ensuite dans un cercle plus élargi, les gens que je rencontre au quotidien. Parce que rayonner pour moi, oui, on le fait par le biais de nos conférences, par le biais de ce qu’on fait via le web, par nos livres, mais au-delà de ça, c’est au quotidien. Ce matin, je suis arrivée ici à l’hôtel. J’ai laissé mes clés de voiture au portier et il ne m’a pas donné de coupon, tu sais pour ma voiture. Alors je dis « vous ne me laissez pas de coupon, vous allez me reconnaitre ? ». Tantôt il me dit : « Comment est-ce que je pourrais oublier un si beau sourire ? ». Et ça m’a fait rire parce que je me suis dit « C’est vrai ! Il y a sûrement des gens qui arrivent et qui lui lancent ses clés, qui lui parlent à peine ». Et moi je me dis, au quotidien, comment on peut marquer les gens par un sourire. Tenir la porte à quelqu’un. Je suis allée à Vichy, je te le disais tout à l’heure, et on m’avait dit « Ah tu vas voir en France, les gens ne sont pas comme au Québec ». Et moi, je ne voulais pas partir avec cette idée-là, David. Je me disais, non, et je te jure, toutes les personnes que j’ai rencontrées que ce soit à Vichy, à Paris, partout, tout le monde a été tellement gentil. Allant du chauffeur de taxi au portier de l’hôtel qui m’a accueillie à Paris, au restaurateur qui m’a accueillie dans son restaurant à Paris et finalement, on a fini la soirée en groupe parce qu’ils m’ont invité, moi la petite québécoise qui était seule à une table. Les gens à Vichy qui étaient tous des banquiers, supposément très rationnels, et tout le monde… Alors, je me dis, pourquoi ça ? Je ne suis pas plus gentille qu’une autre mais je suis souriante, je pense que j’essaie le plus possible de rayonner et je me dis qu’on récolte ce qu’on sème. Donc, quand je donne un sourire, j’obtiens un sourire. Quand je donne du temps, j’obtiens du temps. Quand je donne du respect, j’obtiens du respect. Donc, quand on dit, est-ce que je dois continuer cette quête de toujours vouloir plus ? Oui, je veux toujours m’améliorer plus. Est-ce que je veux accumuler plus de biens ? Tu as raison. Pas nécessairement. Il y a eu des études qui ont prouvé qu’à partir d’un certain montant d’argent, cela ne fait plus aucune différence. En notant que tes besoins de base sont satisfaits, tu n’as pas de souci à payer tes comptes à la fin du mois. A partir d’un certain montant que t’en ferais 50 fois plus, tu ne seras pas plus heureux. Donc, ce n’est pas une question d’argent mais oui, je pense qu’on a avantage à continuer à toujours vouloir s’améliorer parce que plus je suis une meilleure personne, plus je rayonne.

David : Merci pour ta réponse. Je la trouve vraiment puissante et qui va aider, je pense, certaines personnes à… J’ai envie de plus en plus à aider les gens, à voir les subtilités et pas seulement les messages de base. Alors, comment tu t’y prends parce que c’est peut-être inconscient pour toi et du coup, on met de la conscience dessus. Là, je comprends bien effectivement l’idée que ce n’est pas seulement pro, ni accumulation mais c’est l’ensemble. Comment on fait pour rayonner plus, comment je fais pour être la personne que j’ai envie d’être de plus en plus, incarner ce en quoi je crois, respecter les gens que j’aime, respecter tout le monde. Et ça et le côté impatience. Parce qu’il y a souvent, chez beaucoup de personnes que j’accompagne à commencer même par moi, ce truc de oui, ok j’ai de la gratitude mais je voudrais ça plus vite, ou ça maintenant ou cette relation qui change maintenant. Et même dans mes formations, je vais avoir des gens qui viennent et je vais leur donner des clés de communication et ils voudraient sortir de la journée et c’est bon ; parler déjà comme moi ou arriver à être sur scène, être à l’aise ou créer un réseau en 2 secondes. Et quand on regarde le chemin, on se rend compte que ça a été parfait qu’on attende. Mais comment on fait sur le coup pour arriver à réaliser que c’est bien qu’on attende ?

Stéphanie Milot : C’est une super bonne question et honnêtement, je sais que tu parles un peu de la loi d’attraction, pas mal dans les choses que tu fais, j’ai vu des vidéos… Et tu sais que ça va à l’encontre. La loi d’attraction dit que si on pose trop, cela n’arrive pas. Alors, déjà là, il faut réaliser ça. L’autre chose, moi je crois tellement au proverbe qui dit « chaque chose en son temps ». Et très souvent quand on veut aller trop vite, on brûle des étapes. Et il y a Robin Sharma que j’aime beaucoup et que tu dois connaitre, qui parle dans un de ses programmes et il dit « Soyez patient ».

David : D’ailleurs, il est au Canada ?

Stéphanie Milot : Il est à Toronto. D’ailleurs je vais le voir le 7 et le 8 juin. Je vais faire son séminaire de deux jours. Si ça vous tente de vous joindre. Ecoute, c’est super beau, vraiment, vraiment, si ça te tente de venir, ce serait vraiment fun. Alors tout ça pour dire que Robin Sharma dit « Ça prend 10 ans pour devenir excellent dans ce que tu fais ». Donc « Stay focus », garde ton focus. Sois patient, sois persévérant. Fais un petit pas à la fois. Je sais que ce n’est pas facile mais, moi je te le jure, si tu viens chez moi, tu vas le voir, c’est écrit dans mon miroir dans la salle de bain « Stay focus, 10 years ». J’ai écrit ça pour me dire, Stéphanie, une bouchée à la fois.

David : Il y a Malcolm Gladwell qui le dit. Eddie Miller aussi, qui est d’accord avec nous à peu près en termes de durée.

Stéphanie Milot : Exactement ! On parle à peu près de 10 ans. Et tu sais pour s’améliorer, le concept a été un peu défait. Parce que le concept d’Eddie Miller pour devenir excellent dans quelque chose, qu’effectivement Malcolm citait dans son livre, il y a des gens qui l’ont repris en disant : « Attention, si tu fais pendant 10 000 heures quelque chose mais que tu ne le fais pas bien, tu ne t’amélioreras pas ». Le concept d’Eddie Miller c’est de dire, je fais quelque chose ensuite je me pose la question : Comment j’aurais pu être meilleur, comment je peux m’améliorer, qu’est-ce que je peux faire de plus, quel est l’extra mile que je peux faire, tu comprends ? Et quand j’ai lu ça, j’ai commencé à revisionner mes vidéos et à me dire, ok comment je peux être meilleure, comment sur ça je peux être meilleure ? C’est ça qui fait qu’on s’améliore parce que tu peux pratiquer pendant 10 000 heures, le même coup de raquette de tennis, mais toujours à la mauvaise façon, dans 10 000 heures, tu ne feras pas mieux. Comprends-tu ? Alors, regarde ce que les meilleurs font. On connait ces concepts-là, donc s’inspirer de ce que les meilleurs font. Mais le concept de patience, je sais que ce n’est pas évident mais en même temps, ce que je dis aux gens c’est faites des lectures des biographies de gens qui ont réussi de grandes choses.

David : Pour voir qu’ils ont mis longtemps en fait !

Stéphanie Milot : Ils ont mis du temps. Ils ont mis un genou à terre et des fois deux genoux à terre. Ils ont fait des faillites.

David : Des fois trois genoux à terre…

Stéphanie Milot : Couchés à terre, tu comprends ? Et c’est ça. Il n’y a pas de… Moi je ne pense pas qu’il y ait de recette miracle…

David : Moi non plus…

Stéphanie Milot : … il faut y croire. Et l’autre chose, je me dis, quand tu es passionné, le chemin est beaucoup plus facile. Moi, David, je me lève le matin et tous les jours je me dis, merci pour ma vie. Je pars en conférence, je m’en viens ici te rencontrer. Imagine, sais-tu ? Extraordinaire, pourquoi ? Parce que j’aime ça. J’ai des gens autour de moi qui me disent « Oh mon Dieu, Stéphanie, que je ne ferai pas ce que tu fais ».

David : Oui mais par exemple ça ne fait pas… Mes interviews, il y en a même qui me disent « Mais comment tu fais pour porter tout ça, te déplacer. Moi, je ne pourrais pas. Je n’aimerais pas faire ça. T’es fou… »

Stéphanie Milot : Et t’adores ?

David : Oui, j’adore faire ça !

Stéphanie : C’est facile pour toi. Tu comprends ? Si je te disais, non j’aimerais que tu commences d’abord à faire ma comptabilité David !

David : Il y aurait plus de complications…

Stéphanie Milot : Tu comprends ? Alors c’est ça. Donc moi, ce que je dis souvent aux gens, quand tu as un rêve, pose-toi la question est-ce que c’est ma passion. Parce que trop souvent, moi j’enseignais 10 ans au HEC, qui est l’université de Montréal, l’école des hautes études commerciales.

David : Regarder l’opportunité mais pas forcément ce qui…

Stéphanie Milot : Tu sais quoi, mes élèves venaient me voir et me disaient « Stéphanie, dans quoi je peux aller ? ». Moi, j’enseignais le marketing et mes élèves évidemment, sortaient du baccalauréat en marketing et ils voulaient faire de l’argent. Comprends-tu ? Et souvent, ils venaient me voir et me disant « Stéphanie, dans quoi est-ce que je peux aller pour faire beaucoup d’argent ? ». Et je leur disais « Mauvaise question. Pose-toi la question qu’est-ce qui te fait triper ? Qu’est-ce qui te fait vibrer ? Quelle est ta passion ? Fais ça et tu vas faire de l’argent, je te le promets ! A plus ou moins long terme, tu vas bien gagner ta vie parce que quand on est passionné, qu’on est sincère, qu’on est authentique, cela se ressent. Les gens y croient. C’est vrai, on se lève le matin, on a le goût d’y aller. Alors que si tu vas juste pour l’argent, selon moi, tu ne vas pas persévérer. Tu vas trouver la route très longue. Tu vas vouloir que ça aille plus vite parce que tu vas voir hâte que ça finisse, tu comprends ? Mais quand on sur notre X, moi que j’appelle, on devient moins impatient. J’espère que ça répond à ta question.

David : Ça répond vraiment à ma question. Et du coup, j’en ai autre aussi qui est importante. Je te pose des questions, justement l’idée c’est d’apporter un nouvel éclairage à d’autres choses. Comme tu dis, on a « le rôle » de participer à aider les gens à changer leur propre vie et on est beaucoup à faire ça dans le monde, et heureusement, c’est bien parce qu’il y a beaucoup de monde et donc il faut beaucoup de monde pour aider. Et je constate, non seulement déjà dans ma propre audience et dans les audiences aussi de partenaires et d’amis, que tout le monde ne change pas à la même vitesse. Et souvent, quand je pose la question, je dis, voilà, comment ça se fait qu’il y en a qui réussissent plus que d’autres ? On me dit, c’est la volonté. Et c’est vrai que Julie me l’a posée, elle me dit, ok, on attend toujours la volonté mais pourquoi il y en a qui ont encore plus de volonté que d’autres ? Pourquoi, je vais faire une vidéo… Alors je ne sais pas si tu as la réponse mais je veux juste avoir ton avis, pourquoi je vais faire une vidéo et il va y en avoir sur 1000, peut-être 500 qui vont avoir d’un coup un déclic, qui vont avoir d’énormes résultats, et 500 qui vont continuer à lutter voire même abandonner et s’arrêter. Selon toi, pourquoi ?

Stéphanie Milot : Je pense que ce n’est vraiment pas seulement qu’une question de volonté, je pense que c’est une question de timing. Je pense que, un peu comme je l’ai dit tout à l’heure, on va lire un livre qui ne nous marquera pas nécessairement et on va le relire cinq ans après parce qu’on est rendu ailleurs, et là, ça va… Comprends-tu ? On va écouter une de tes vidéos et on va… et certains vont peut-être dire, ok… Et un an après, parce que la vie nous a amené ailleurs, parce que malheureusement trop souvent, ce que j’ai vu en thérapie avec des clients, souvent c’est la vie qui t’arrête. Des fois, c’est une maladie, des fois c’est un burnout comme tu en parles, nous on appelle ça l’épuisement professionnel donc c’est relié au travail, des fois c’est une séparation douloureuse, des fois c’est la perte d’un être cher, la maladie d’un enfant, notre propre maladie, un cancer… Bref, malheureusement trop souvent, la vie va arrêter certaines personnes, ils vont frapper un mur et c’est là qu’ils vont avoir une prise de conscience. Et moi ce que je dis souvent aux gens dans mes livres, j’ai dit ça pendant dix ans dans ma clinique, je le dis en conférence : pourquoi on attend cela ? Pourquoi j’attends tomber malade ? Pourquoi j’attends la perte d’emploi ? Pourquoi j’attends la rupture, ou en tout cas le gros événement dans ma vie qui fait comme… qui est un « eye-opener », qui m’ouvre les yeux ? Pourquoi j’attends ça ? Mais, honnêtement, il y a certaines personnes, ils vont ce que j’appelle atteindre le fond du baril. Des gens qui ont des problèmes de dépendance, ils vont se rendre en bas et après s’être rendu là, c’est là qu’à un moment donné, ils vont aller chercher des ressources parce que c’est ça ou la mort dans certains cas, comprends-tu ? Alors, il y a ce type de personnalité-là qui va attendre. Moi j’appelle ça des gens qui ne sont pas proactifs. Et c’est dans leur personnalité. Alors qu’à l’inverse, il y a des gens qui sont très proactifs, tu en fais partie, je fais partie de ces gens-là aussi, beaucoup de gens qui nous écoutent sont des gens plutôt proactifs, alors le message passe plus facilement avec ces gens-là. Mais on ne peut pas forcer quelqu’un à changer, tu comprends ? On peut juste être là au bon moment, au moment où cette personne-là a besoin de ce message et c’est là qu’un changement pourra s’amorcer et d’autre part, on ne peut pas changer tout le monde. David, moi, toute cette histoire de ma vie là, je l’ai faite pour changer mon père. Quand je dis le changer, ce n’est pas le changer, c’était l’aider et sais-tu quoi, ça n’a pas marché. Mon père aujourd’hui, que j’adore ; c’est la personne que j’aime le plus au monde avec mon fils, mon conjoint, à 72 ans, il est encore très anxieux, s’en fait avec tout et j’ai bien essayé, tu sais, par une multitude de façons de l’influencer, de l’aider. Mais la réalité c’est que la meilleure façon que j’ai de l’aider c’est moi d’être bien, c’est de rayonner sur lui, c’est d’être positive. Quand je le vois, c’est de souvent dégager de la bonne humeur, de lui amener ce bonheur-là parce qu’incarner une belle vie tu sais, à travers ces épisodes-là, aujourd’hui c’est contrôlé. Mais j’ai réalisé que même mon propre père, si moi je n’ai pas réussi à le changer, et Dieu sait qu’il est résolu, il m’entend en entrevue, il est mon plus grand fan, il écoute toutes mes entrevues trois fois à la télé, il lit tous mes livres… Mais malgré cela, je ne sais pas pourquoi dans sa vie lui, j’imagine qu’il avait ça à vivre…

David : Merci d’avoir l’authenticité de le partager. Je pense qu’il y a beaucoup d’experts, conférenciers qui vont peut-être maintenir une forme d’illusion qu’ils arrivent à aider tout le monde. Moi, en tout cas c’est mon cas. Malheureusement, j’aimerais bien arriver à aider tout le monde. Donc, je pense que ça fait du bien effectivement d’entendre, pour moi et pour peut-être beaucoup de gens que voilà, il y une question de timing. J’aime bien ta réponse.

Stéphanie Milot : Oui ! Il y a une question timing et il y une question aussi est-ce qu’ils sont rendus là. Alors nous on fait notre 100%…

David : Du coup, de laisser aussi la responsabilité à l’autre quoi…

Stéphanie Milot : Tu sais, moi je dis je donne mon 100% quand je fais une entrevue, une conférence, quand je fais mes formations sur le web, je donne mon 100%, mais après, je lâche prise sur le résultat parce que je sais qu’il y a des gens qui vont trouver ça super, et il y en a d’autres qui vont trouver ça ordinaire. C’est ça la vie. On ne peut faire l’unanimité et je l’ai appris à mes dépens. Tu sais, quand j’ai commencé, il y a quelques années à faire beaucoup de télévision ici au Québec, j’ai eu la chance de participer à Loft Story. Moi, je n’étais pas dans le loft, évidemment… Pas évidemment, j’aurais pu, mais j’étais sur le panel. Alors, c’est moi qui suis allée trouver les lofters. Vous avez eu ça en France, Loft Story ? Ça a été super populaire, d’ailleurs je pense qu’on a pris le concept chez vous.

David : Oui je pense, oui.

Stéphanie Milot : C’est bien effrayant de demander si vous avez vu ça en France. On a pris ça de vous ! Bref, on m’avait engagé comme expert pour recruter les lofter et par la suite, j’ai été sur l’émission hebdomadaire pour commenter un peu ce qui se passait dans le loft.

David : Ah c’est marrant ça !

Stéphanie Milot : Oui, vraiment ! Oui c’est très marrant, j’ai eu beaucoup de plaisir cette année-là et s’entend on avait plus d’un million de côte d’écoutes. C’est énorme pour le Québec. En considérant qu’on est beaucoup plus une petite population que chez vous, c’est énorme. Et du jour au lendemain, les gens commençaient à me reconnaitre dans la rue et c’était extraordinaire. Je recevais beaucoup de courriels de gens qui me disaient, waouh, j’adore ce que je vous faites ; mais en même temps, David, tu n’as aucune idée du nombre de courriels que j’ai reçu des gens qui me détestaient, qui me disaient, vous m’énervez… Tu sais parce que des fois je critiquais un lofter peut-être qu’ils aimaient ou je prenais position en faveur d’un plutôt qu’un autre, et du jour au lendemain, il y a plein de gens qui n’étaient pas d’accord avec moi et sur le coup, je t’avoue, ça a été très difficile. Et c’est là que j’ai appris cette leçon d’humilité, on ne peut faire l’unanimité. Il y a des gens qui vont t’adorer, David, j’en fais partie, et il y aura des gens qui ne t’aimeront pas. C’est la vie et on doit lâcher prise sur ça. Ce n’est pas facile et je reçois encore des fois des courriels de personnes qui me disent, je n’aime pas ce que vous faites, ça n’a pas d’allure. Sur le coup, ça me fait… et finalement, je le dédite en me disant, je vais aller lire tous les courriels ou tous les commentaires sur facebook de gens qui me remercient, qui m’apprécient pour me faire du bien. Parce qu’on est humain et on veut être aimé, mais c’est ça, il faut lâcher prise. C’est un gros concept le lâcher-prise.

David : Ouais, c’est un énorme concept. Du coup c’est marrant parce que c’est ma question suivante aussi, je voudrais avoir ta vision. On a discuté aussi avec Lilou, je ne sais pas si tu connais Lilou…

Stéphanie Milot : Tout à fait !

David : Il y a beaucoup de principes sur l’histoire de lâcher prise justement et que les choses vieilles au bon moment etc. Et d’un autre côté, il y a cette vision de provoquer, de créer les opportunités et pour avoir testé les deux, les deux fonctionnent. Et on peut me raconter ce qu’on veut, quand je suis parti aux Etats-Unis et que j’ai ouvert des portes, les portes s’ouvrent. Simplement, effectivement, comment arriver à trouver le curseur entre le j’attends et je lâche prise, et des fois il se passe rien. Et, en même temps, je provoque mais des fois à l’extrême, jusqu’à même me rendre malade. C’est ce qui s’est passé pour mon premier voyage aux Etats-Unis, c’est que j’avais tellement envie d’ouvrir des portes avec un anglais qui était pourri et aucun réseau, que de 6h le matin à presque à 1 heure le matin mais la nuit suivante, j’écrivais, j’ouvrais des portes, je suis même allé dans les locaux de Deepak Chopra… Et c’est sûr qu’il s’est passé des trucs incroyables. J’ai pu faire 52 interviews en 33 jours mais au détriment de stress, de pression, et non seulement sur moi mais en plus sur Julie, que j’ai dégageais ça du coup. Les autres voyages ont été plus soft… Comment arriver à poser ce curseur entre justement « je provoque » et « je lâche » quoi ?

Stéphanie Milot : Moi, je pense qu’on doit poser des actions. Ceci étant dit, à partir du moment où j’ai un objectif et que je vois qu’après avoir posé maintes et maintes actions, cela ne fonctionne pas, c’est là que je dois arriver à me dire, peut-être que ce n’est juste pas le bon moment.

David : Justement, mais je trouve ça super… je suis là-dedans, comment aider les gens à trouver le… puisque, entre oui j’ai tout essayé, il y a plein de gens qui me disent ça…

Stéphanie Milot : Et « Où est-ce que j’arrête ? ». C’est ça ta question ?

David : Quand est-ce qu’effectivement ou comment plutôt, comment tu sens, que là, ce n’est pas une histoire de persévérance, c’est une histoire que ce n’est peut-être pas le bon timing.

Stéphanie Milot : Ok, réponse très simple ! Est-ce que t’as encore du plaisir ? Moi, je parle beaucoup d’intuition. J’écoute mon intuition et mon intuition ne me trompe jamais. Et les fois où je ne l’ai pas suivie parce que ça m’est arrivé, je me suis littéralement plantée, vraiment me casser le nez. Donc, tant et aussi longtemps que j’ai du plaisir dans quelque chose, que je me dis, oui ok, je continue, je persévère dans cette voie-là, go, j’y vais ! Le jour où j’en ai plus de plaisir, je te le dis, pour moi, dans mes valeurs de base, il y a la liberté mais toute de suite après, le plaisir. A chaque fois, quand Julie m’a écrit cette semaine pour me dire, est-ce que tu peux venir nous rencontrer, je me suis dit, on va avoir du plaisir. C’est pour ça que j’ai dit oui ! Si je n’ai pas de plaisir à travailler avec un client et j’ai cette chance aujourd’hui de pouvoir choisir mes clients, de pouvoir dire non. Si je sais que je n’aurais pas de fan, je ne le fais pas. Pourquoi ? Parce que de toute façon, je vais être moins bonne. Ils vont moins apprécier. Je risque de faire l’insatisfaction chez le client donc je lui rends service aussi en lui disant non. Tu comprends, lui il ne le sait peut-être pas mais… Et je me rends service à moi aussi. Donc, cette notion-là. Donc tant que tu as du plaisir, continue ! Le jour où ça devient moins…

David : Ah, super, super !

Stéphanie Milot : Moi, je dirais peut-être que ce n’était juste pas le bon timing. Je vais essayer autre chose parce que je peux faire des tentatives mais il y a toujours d’autres choses que je peux tenter, tu le sais ! Alors, tu peux essayer de rencontrer Les Brown mais finalement, je sais que ça a fonctionné dans ton cas, mais si pour X raison, ça n’aurait pas marché, tu peux aller rencontrer d’autres. Peut-être que Les Brown viendra dans quelques années.

David : Exactement. C’est une super-réponse que tu donnes. Du coup, je vois qu’à chaque fois, ça redonne des questions dans ma tête. En terme de timing, on est bon là ou pas ? Parce que du coup là, on parle et c’est passionnant. J’ai posé une question justement qui parle d’intuition. Et moi, je crois beaucoup à l’intuition et je la travaille de plus en plus, et je vois à quel point c’est puissant. Et simplement, il y a toujours ces deux voix, il y a la voix qui est des fois plus rationnelle et la voix de l’intuition. Et j’ai pas mal de personnes, des fois moins… comment arriver des fois à écouter la voix de l’intuition qui des fois donne un truc qui ne parait pas rationnel. Par exemple, va louer tel hôtel qui, rationnellement, ça ne parait pas du tout bien de le faire. L’autre qui dit, non, il vaut mieux qu’il fasse ça, et ça, et ça. Comment tu t’y prends pour arriver à dire je veux vraiment écouter, ou je sais que c’est de l’intuition.

Stéphanie Milot : Moi, je te dirais écoute-la ton intuition. Le rationnel souvent… Alors moi, j’appelle ça le petit ange et le petit démon. Donc le petit démon des fois va essayer te détourner de ton chemin. Mais écoute cette intuition-là. Si ton intuition, si ton feeling te dit vas là, fais-le. Et par expérience, comme je te l’ai dit tout à l’heure, je peux te dire qu’habituellement, quand on suit nos intuitions, on ne se trompe pas. Et toutes les fois où j’ai pris des décisions plus rationnelles ou par exemple, ma tête me disait de faire quelque chose, mais que mon cœur me disait autre chose et que j’ai écouté ma tête, ça n’a pas fonctionné. Et je sais que c’est difficile des fois surtout pour des gens très rationnels, très dans leurs têtes. C’est ça qu’ils doivent apprendre à faire descendre ici, au niveau de l’intuition, au niveau du cœur. Et encore là, je reviens à « C’est quoi ma mission de vie ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? Qu’est-ce que je veux et qu’est-ce que je peux faire pour m’y rendre ? » Alors dans une décision comme louer cet hôtel ou un autre hôtel, 1- je me pose toujours la question et ça m’aide… Si je vais avec mon intuition, c’est quoi le pire qui va arriver si je me trompe. En sachant que dans mon cas, les chances que je me trompe sont très très minces parce que j’ai suivi mon feeling. Mais je vais toujours dans ma tête me poser la question, c’est quoi le pire qui va arriver ?

David : Tu vas te rendre compte que le pire n’est pas si pire quoi…

Stéphanie Milot : Attends… Après ma question numéro 2 c’est, si le pire arrive, est-ce que je peux vivre avec le pire ? Est-ce que je vais survivre ? Et quand je dis survivre, on s’entend je ne vais pas mourir, mais est-ce que je peux faire face à cette situation-là ? Et si la réponse est encore oui, j’y vais. Le pire, si ça arrive, je peux vivre avec, donc go, j’y vais. Et ça, je te le dis et je le dis aux gens qui nous écoutent, ça marche. Je l’ai fait des milliers de fois dans ma vie. Combien de fois… et on a des peurs, des fois quand on suit notre intuition parce que c’est ça qui arrive ; si on n’avait pas peur, on la suivrait notre intuition, au lieu de suivre le côté rationnel, parce que le rationnel va souvent nous emmener dans une place où on est plus confortable, où ça a plus d’allure de faire ça. Alors c’est cette peur-là. Mais quand je me dis, est-ce que je peux vivre avec le pire ? Oui ! Go ! J’y vais. Je te le dis, ça marche.

David : Cool ! C’est l’expérience qui t’apprend en fait à valider que ça fonctionne. Il faut peut-être se dire, je ne teste pas parce que ça va marcher. Je le teste au début pour aller expérimenter comme une expérience, jusqu’à ce que je constate entre les deux quoi, ce que ça crée.

Stéphanie Milot : Oui ! Et souvent, c’est l’égo qui parle. Souvent, on ne va pas faire quelque chose en se disant, est-ce que je vais avoir l’air ridicule ? De quoi je vais paraitre ? Qu’est-ce que les gens vont dire ? Moi, j’ai une expression que je l’utilise « So what ? ». Et alors, qu’est-ce que ça fait si les gens vont dire quelque chose. Je reviens toujours à, je ne peux faire l’unanimité. Il y en a qui vont aimer, il y en a d’autres que non, il y en a qui nous écoutent aujourd’hui qui disent waouh, j’adore cette fille, il y en a d’autres qui disent elle m’énerve… je vous salue ! Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Comme moi, je suis moi-même, je donne le meilleur de moi et je lâche prise sur le reste.

David : Ok ! J’ai une dernière question du coup, pareil, sur des petites subtilités. C’est assez intéressant tout ce qu’on connait parce qu’il y a quand même beaucoup de messages qui, à première vue, peuvent paraître des fois contradictoires et il y en a un autre qui est, presque la même question mais différente entre l’effort et justement le lâcher-prise. C’est-à-dire qu’on va avoir cette notion que voilà, sans effort, il ne pourra rien se passer. Encore, l’exemple pour moi, j’ai fait dix jours de méditation du silence, et c’est clair que si j’avais écouté ma voix, arrête de faire des efforts et j’avais succombé au « Ah c’est chiant, je ne comprends pas », je n’aurais pas pu connecter à un truc … peut-être que je ne me serais jamais connecté dans ma vie et c’était une super expérience. Et le nombre de fois où je me suis dit, non mais ils sont complètement fous de nous faire souffrir comme ça, physiquement, je ne comprends pas l’intérêt, je ne vois pas… comment savoir quand… Pour reprendre sur le truc du plaisir, pour le coup, il y a des fois où j’étais complètement déconnecté du plaisir. Comment savoir, est-ce que je dois peut-être continuer à faire des efforts ou pas ? Par exemple, Julie qui est partie au Pérou, elle me dit, le premier jour, ce n’est pas facile du tout. Comment savoir quand on doit continuer ou pas en fait ?

Stéphanie Milot : Premièrement, je suis une personne qui fait beaucoup d’efforts dans ma vie. Quand je dis efforts, pour moi, je vais définir ce qu’est l’effort, c’est que je suis une personne rigoureuse, je suis une personne qui… Mes objectifs de vie sont clairs. Moi, je me lève le matin à 4h30-5h. Je vais méditer. Je vais aller courir. Tu sais j’ai vraiment une discipline. Je mange bien ensuite j’ai le temps avec mon fils avant qu’il parte pour l’école et mon conjoint. Donc, j’ai cette rigueur-là. Je lis au moins trois heures par jour, et comme je t’ai dit, ce n’est pas des romans… Mais sais-tu quoi, beaucoup de gens vont voir ça comme : Oh my God, Stéphanie, tu fais des efforts tellement beaux ! J’adore ça ! C’est facile ! Pour moi, je te dis, je fais des efforts mais dans le fond, ce n’est pas des efforts. Alors, c’est devenu facile pour moi. Quand j’ai commencé à courir, les premiers temps ce n’était pas facile. Et sais-tu ce qui me fait persévérer ? Ça ne fait pas longtemps que cours, ça fait un an et demi seulement. J’ai toujours été une fille en forme mais la course à pied, il y a un an et demi. Et je m’étais engagée, je me suis inscrite à un marathon de 5 km il y a un an et demi pour six mois plus tard. Et moi, ma personnalité étant, je l’ai dit à tout le monde, tu comprends ? Je ne l’ai pas mis sur facebook et c’est tout juste… Je l’ai dit à ma famille, à mes amis, mais je commençais à m’entrainer à cette époque-là veut, veut pas, pour courir un 5 km, ce n’est pas beaucoup mais ça demandait quand même un certain entrainement…

David : Quand tu ne cours jamais c’est quelque chose…

Stéphanie Milot : Ce qui fait que, le premier matin, David, où le cadran sonnait, pour que là j’aille courir, j’avais le goût de, tu sais, de me recoucher mais parce que je m’étais engagée devant tout le monde, j’ai persévéré et aujourd’hui, c’est devenu naturel. Je n’ai plus besoin de m’engager, je le fais naturellement. Donc, ce n’est plus un effort. Alors moi ce que j’ai envie de dire c’est la différence entre quand arrêter et quand lâcher prise c’est persévère jusqu’au moment où ça ne va pas peut-être devenir plaisant, mais c’est sûr qu’il y a un moment où vraiment… si vraiment t’as plus de plaisir, si vraiment tu dis, écoute, je suis en train de m’en rendre malade, comme tu le dis tout à l’heure quand tu étais allé aux Etats-Unis et que ça te demandait beaucoup… Et bien là, à un moment donné, c’est que le corps nous parle. Et moi, pendant des années, j’ai écrit des livres là-dessus « Ton corps est ton meilleur ami ». Ton corps, lui, il ne te ment pas. Donc, si tu ne veux ta petite voix intérieure, écoute ton corps. Quand tu commences à avoir des symptômes…

David : Ah et il y a Lise Bourbeau tiens…

Stéphanie Milot : Que tu pourrais contacter, tu n’as qu’à être ici… je t’attendais. Mais, écoute ton corps, c’est tellement vrai. Le corps nous parle. Le corps dit « Attend une minute là, Stéphanie, là t’es fatiguée. Là, t’as besoin de te reposer. T’as besoin de te ressourcer ». Il m’envoie des radars d’un coup, il m’envoie un mal de tête. Alors, ça pour moi, c’est le moment où si c’est trop fréquent, trop récurrent, où là, je me dis, attend une minute c’est une lumière jaune. Et j’ai toujours utilisé ce concept des lumières en thérapie avec mes clients. Lumière verte : tout va bien. Lumière jaune : c’est un avertissement avant de m’emmener à la rouge qui est une maladie chronique, qui est une maladie qui… je tombe en burnout, un divorce, une séparation… Donc quand vous avez… pour répondre à la question, pour clore sur cette question-là, si ton corps commence à te parler, écoute-le et c’est peut-être le moment de dire, je devrais peut-être essayer autre chose, arrêter, prendre une autre voie.

David : Bon, c’est super tout ça. En tout cas, merci. Est-ce qu’il y aurait un truc que tu aimerais leur dire directement. On a déjà dit énormément de choses mais simplement est-ce que tu as un petit message à vouloir leur passer.

Stéphanie Milot : Oui, j’aimerais dire à tous les gens qui te suivent, moi je pense qu’effectivement, je l’ai dit tout à l’heure, mes valeurs c’est vraiment d’avoir du plaisir. Et tous les jours, posez-vous cette question-là, est-ce que j’ai du plaisir au quotidien ? Vous savez, le plaisir, le plus souvent, c’est dans les petites choses simples. Moi, depuis que j’ai eu mon fils, j’ai du plaisir à aller faire l’épicerie. Pourquoi ? Parce que j’ai décidé de remettre cette notion-là de plaisir. J’ai du plaisir dans ce que je fais au quotidien. Vous pouvez remettre du plaisir dans votre vie professionnelle et souvent, c’est dans des petites choses. Vous pouvez remettre du plaisir dans votre vie de couple si vous êtes en couple, mais il faut décider de faire cet effort-là, de dire, qu’est-ce que je peux faire. Et posez-vous cette question-là, est-ce que j’ai encore du fun dans ma vie de couple, dans ma vie professionnelle, dans ma vie personnelle ? Et si la réponse est oui, bravo ! Parce que vous êtes aligné sur ce qui est important pour vous. Mais si la réponse est non, posez-vous la question, qu’est-ce que je peux faire pour remettre du plaisir dans ma vie. Et oui, ça peut impliquer un changement de carrière, un changement d’emploi, un changement dans votre vie de couple. Et des fois, ce n’est pas toujours changer de partenaire, faites attention, parce que des fois ça a l’air plus vert ailleurs. Un changement dans votre attitude aussi puisque le gazon a l’air toujours plus vert ailleurs. Donc, qu’est-ce que je peux faire pour remettre du plaisir dans ma vie ? David, je pense c’est ça le but de la vie. Je veux avoir du fun, et j’ai envie d’inviter les gens, est-ce que tu me permets, pour mon défi ?

David : Bien sûr, c’est ce que j’allais faire !

Stéphanie Milot : Alors, j’ai conçu ce défi là il y a quelques semaines. Cela a été lancé, ça fait un mois, je pense aujourd’hui. On est plus de 13 000 personnes la première semaine qui se sont inscrits. Pour nous au Québec, c’est énorme. Alors defi22jours.com. Donc, si vous avez aimé l’entrevue, imaginez à recevoir à tous les jours, c’est gratuit pendant 22 jours une petite vidéo de 5 min dans lequel je vous partage des stratégies pour améliorer drastiquement votre vie. C’est gratuit ! 22 vidéos, 5 minutes par jour. Alors, il y a des jours où je parle d’alimentation, de stress, de comment gérer nos émotions, je parle d’autosuggestion, de visualisation, de plein d’outils… tout à fait gratuits. Alors, defi22jours.com. C’est un rendez-vous !

David : Merci ! En tout cas.

Stéphanie Milot : Merci à toi pour cette belle rencontre !

2 Commentaires

  1. Ckarmen

    Moi je dirais que le Père joue ce rôle pour que Stépahnie ailles toujours plus loin dans son évolution… et il a choisi ce role depuis sa naissance …

    Réponse
  2. Diouani M

    Le bon business ces le coup de chances ces une chaîne en mouvements elle tire se lui qui décroche bien son maillons a la chaine, donc madame milot, a 20 ou 22 ans vous savais eu le coup est la chance, j’explique : le coup : l’argent. La chance: ces le maillon qui a décroché la chaîne en mouvements. Alors arrêté de parlait pour ne rien dire est resté positif. Mercie
    Pardonné moi je suis un jaloux.

    Réponse

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