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Oser se créer une vie inspirante ça commence maintenant – Conférence de David Laroche

Présentatrice : Sa chaîne YouTube compte à ce jour plus de 25 millions de vues. Il incarne cette nouvelle génération sortit rapidement du conditionnement. Il inspire et accompagne des milliers de personnes à passer à l’action pour réaliser leurs rêves. Mesdames et Messieurs, je vous demande d’accueillir chaleureusement David Laroche.

David Laroche : Bonjour à vous. Merci à vous pour votre accueil. Je suis très heureux d’être là aujourd’hui. Une heure avant cette conférence, j’avais les larmes aux yeux, et cela ne m’arrive pas lors de toutes mes conférences. Ce ne sont pas des larmes de tristesse, mais des larmes d’inspiration. L’éducation est une thématique qui est très importante pour moi.

Juste par curiosité, qui n’a jamais vu une de mes vidéos ? Et qui a déjà vu mes vidéos ? Pour les personnes qui ne me connaisse pas, et c’est ce qui m’amène ici aujourd’hui. À mes 15 ans, j’avais des pensées de suicides, je pensais régulièrement à me suicider, j’étais mal dans ma peau, j’avais du mal à aborder les personnes autour de moi, je n’étais pas à l’aise avec mes parents et les gens dans ma scolarité. À mes 15 ans je suis tombé sur une vidéo de Martin Luther King, vous devez tous la connaître, « I have a dream ». J’ai eu les larmes aux yeux, et ce jour-là, je me suis fait la promesse de soi mettre fin à ma vie, soit de vivre une vie extraordinaire.

Cela va faire 13 ans que je me suis fait cette promesse de ne pas me suicider, de donner une chance à ma vie, et de comprendre : qu’est-ce qui fait que certaines personnes semblent heureuses et d’autres non ? Qu’est-ce qui fait que certaines personnes échouent et d’autres non ? Qu’est-ce qui fait que certaines personnes réalisent leurs rêves et d’autres non ? Et surtout, ce qui m’intéresse, c’est de savoir ce qui fait que deux personnes dans la même situation, l’une savoure sa vie. Il y a quelques jour, j’ai rencontré un chauffeur de taxi qui m’a partagé l’expression « Siroter la vie ». En effet, qu’est-ce qui va faire qu’il y en a qui vont siroter la vie, alors qu’ils ont un handicap. Et d’autres, avec le même handicap, ne vont pas siroter la vie. Qu’est-ce qui fait que deux personnes, du même âge, du même âge, de la même couleur de peau, l’une va siroter la vie, et l’autre non. Cette question m’obsède, c’est une obsession d’essayer de comprendre, et c’est ce qui m’a amené à faire des interviews.

Il y a cinq points, sur lesquelles, j’aimerai revenir aujourd’hui. Cinq points qui s’appliquent à nous en tant qu’adulte, et aussi à la communication que l’on peut avoir avec nos enfants. C’est la première fois que j’accepte une conférence sur la thématique de l’éducation, parce que souvent je me dis : « Pourquoi je vais parler d’éducation, alors que je n’ai pas d’enfant ». Pourtant, cela va faire 6 ans que je démarre mes conférences en disant que mes enfants ont changé ma vie. Alors, les gens me regardent d’un air étonné, car j’avais 20 ans à l’époque. Je leur disais que mes enfants ont changé ma vie. Il y a beaucoup de choses que j’ai faites dans ma vie alors que j’avais peur et que je n’osais pas. Toutes ces choses, je les ai faites, car je me disais : »Quel père j’ai envie d’être pour mes enfants ? ».  

Aujourd’hui, j’ai accepté cette intervention, car j’accompagne beaucoup de parents. Je vois combien la relation de ces parents avec leurs enfants peut soit les inspirés, soit les limités dans le fait de réaliser leur rêve. C’est fascinant pour moi de voir comment des petits détails de communication peuvent changer la relation avec un enfant.

Donc, cinq points aujourd’hui qui peuvent vous aider tous ici à vivre une vie inspirante. Est-ce que cela vous convient ?

Les spectateurs : Oui !!!

David Laroche : Il y a un premier point dont je voudrais parler. Il y a une dame, elle s’appelle Marilyn Wilem, elle habite à Houston. Cette femme m’a beaucoup inspiré quand j’ai entendu parler d’elle par ma chérie, qui est une passionnée d’éducation. Cette femme m’a mis les larmes aux yeux, parce qu’elle commence tous ses cours en disant à ses élèves, qu’ils ont le droit d’être des génies, et qu’ils sont des génies. Plus que le faite de le dire, cette femme à des résultats incroyables. Il y a plein d’enfants qui sont passés par son école pour réaliser des choses de dingue. J’ai un ami qui est conférencier, qui à la base était venu dans son école pour intervenir. Les enfants entre 8 et 13 ans lui ont posé des questions tellement précises et tellement excellentes qu’il a décidé de s’asseoir pour comprendre comment ces enfants étaient éduqués. Cette idée est vraiment importante pour moi, car je vois des personnes qui ont un potentiel incroyable. Je voyage à travers le monde. Je rencontre des artistes, des peintres, des créateurs, des musiciens, des futurs entrepreneurs… Je vois plein de personnes qui pourraient juste réaliser des choses incroyables. Ils ont appris dès leur plus jeune âge qu’ils ne pouvaient pas le faire, qu’ils n’avaient pas le droit d’exceller. Pourtant le fait de se dire qu’aujourd’hui, en tant qu’adulte, mais aussi en tant qu’enfant, j’ai le droit de vivre une vie extraordinaire, j’ai le droit d’être un génie. Pour moi, c’est un point de départ qui est essentiel.

C’est incroyable le nombre de personnes que j’ai pu accompagner qui ont changé leur vie, faire le tour du monde, transformer leur handicap, créer des choses incroyables… Car, un jour, ils se sont dit que peu importe les conditions de départ, ils allaient vivre une vie qui les inspire, une vie extraordinaire.

Il y a quelque chose qui me touche énormément. J’ai créé une école de coaching, et j’ai un jeune, qui s’appelle Baptiste. À 18 ans il a eu un accident de moto, perdu l’usage de ces jambes et presque 10 % de son corps. Est-ce que vous imaginez le fait de perdre l’usage de 10 % de son corps ? Une des  raisons qui fait qu’il s’est relevé, et qu’il avance, c’est qu’il s’est dit s’il était vraiment la seule personne à vivre un handicap, non. Il s’est dit qu’il se relève, que s’il avance avec cela que s’il grandit avec cela, il allait pouvoir inspiré des centaines, des milliers et même des millions de personnes avec ou sans handicap à avancer, à se relever. C’est quelque chose de vraiment important pour moi. Parfois, je vais avoir des pertes de motivation, je vais avoir envie d’abandonner. Mais que si je me relève, si j’avance, il y aura peut-être une personne qui va avoir envie de se dépasser.

Ce qui me donne envie de faire cette intervention, cette conférence, aujourd’hui, c’est de me dire : juste une personne. S’il y a une, parmi tout le monde, qui ce soir, dans la semaine, prend la décision d’aller faire quelque chose dont elle rêve, je me serais dit : cela vaut le coût de venir. Simplement une personne qui, ce soir, demande, après-demain, prend une décision d’écouter la petite voix qui murmure : va faire ce tour du monde, va créer ton entreprise, change la manière de t’habiller, éduque tes enfants d’une autre manière, apprend cette langue, fait cette chose qui t’inspire. S’il y a au moins une personne, je me dirais : j’ai bien fait de venir. S’il y en a deux, je serais encore plus content.

Mais sincèrement, dans toutes les conférences que j’ai pu faire, partout dans le monde, il y a toujours eu au moins une personne et c’est cela qui me donne envie de me lever. Me dire : il suffit d’une petite décision.

Donc, toutes les choses que je vais dire, vous les avez déjà entendues des dizaines, des centaines de fois. Souvent, comme j’aime bien dire aux personnes : je m’en fous. La seule chose qui m’intéresse, pour moi et pour les autres personnes, c’est : est-ce que ta vie démontre que tu les utilises ? Et ce serait tellement heureux qu’à la fin de cette conférence, vous preniez tous une décision. Cela peut être une petite ou une grande décision, mais ce que je sais c’est que tous, ici, à commencer par moi, il y a des choses qu’on ne fait pas, qu’on ne change pas parce qu’on a un petit peu peur.

Je sais ce que cela fait d’avoir peur. Je sais ce que c’est que d’avoir peur, par exemple d’aborder un animal étrange qui s’appelle une femme. J’ai mis des années à être à l’aise à aborder une femme. Ma chérie d’ailleurs m’a mis trois râteaux avant de pouvoir être en couple avec elle. Elle m’a entraîné à la notion d’échec. Heureusement que j’ai écouté cette petite voix à l’intérieur qui m’a dit : continue ! Va lui parler, continue de lui parler. Cela fait 6 ans qu’on est ensemble, on a envie d’avoir des enfants ensemble. J’aime ma femme, j’aime ma chérie. Simplement une petite décision, une petite décision d’aller faire une chose qui t’inspire transforme ta vie.

Donc, si je fais cette conférence, j’insiste, ce n’est ni pour que cela soit drôle, ni pour que cela soit sympa, ni pour que cela soit agréable, mais simplement qu’on prenne une décision à la fin de cette conférence d’aller changer une petite chose, un petit détail. Cela vous va ? Il y a au moins 10 personnes ? (applaudissements)

Deuxième notion qui est très importante. À la base, je me suis intéressé au coaching, au développement personnel, à l’éducation et j’ai essayé de répondre à une question, une question à un milliard de dollars : comment tu motives quelqu’un ? Et comment tu te motives toi-même ? Alors, j’ai fait toutes les formations que j’ai pu trouver aux États-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Angleterre, en France sur la thématique de : « comment tu fais pour motiver quelqu’un ? » Et je n’ai jamais trouvé. J’ai trouvé pleine de choses, mais il n’y a aucune qui a vraiment marché.

Vous savez que la question numéro un que me pose un parent c’est : comment je fais pour motiver mon enfant ? Et surtout à partir de 12 – 13 ans. J’entends plus souvent la question entre 12 et 25 ans. Souvent, j’ai des parents qui viennent me voir : mon fils a un gros problème de motivation. Je leur questionne : mais qu’est-ce qu’il a ? Les parents me répondent : « Il passe des heures devant l’ordinateur. Il pourra y avoir deux tremblements, je peux passer l’aspirateur entre l’ordinateur et lui, mais il s’adapte. » Et là, je leur demande : mais il n’a pas de problème de motivation. Et quand je questionne des parents, je leur demande : « Tu dis qu’il a un problème de motivation, mais par hasard, est-ce qu’il n’a pas un problème de motivation pour faire ce qui te motive, toi plutôt que lui ? »

Par exemple, quand il va en boîte de nuit pour draguer, est-ce qu’il a un problème de motivation ? Est-ce qu’il a du mal à trouver de l’énergie ? Ils me disent que non, c’est vrai ! Là, il est focus, concentré, déterminé, résiliant, créatif, pendant 6 h d’affilée, peu importe, la fatigue. Et je leur dis : mais ton fils n’a pas de problème de motivation ! Ils me répondent : Mais si, il a été étiqueté avec un déficit d’attention. Et donc, je parle de cela parce que, pour moi, c’est très important. Vous n’imaginez pas le nombre de personnes qui me dit : David, il a un problème de motivation. Ma mère me disait que j’étais une loque. Vous imaginez une loque ? Je ressemblais à une loque. C’est que je passai de longues heures derrière mon ordinateur, j’arrivais à communiquer avec mon ordinateur, mais pas avec le reste du monde.

Récemment, j’ai eu une dame qui me vient me voir et me dit : j’ai mon ado qui a 13 ans, il va se faire virer du lycée. Cela ne se passe pas très bien au niveau de la scolarité, il y a un problème, il n’était vraiment pas bien, vous imaginez, pour ceux qui sont des parents. Elle était vraiment préoccupée par rapport à son fils et elle me dit qu’elle serait d’accord pour une séance de coaching avec mon fils. Généralement, je ne le fais pas, mais, là, je ne sais pas, j’étais inspiré par le fait de le faire. Elle arrive avec son fils, chez moi et la première chose qu’elle me dit devant son fils : il a un peu un trouble d’attention donc ne t’en fais pas si après 20 minutes il en a marre. Je la réponds : OK, traitons.

On commence la séance avec l’enfant de 13 ans et après une heure et demie, je me lève et leur dis que c’est terminé. On sort de la pièce et la première réflexion que sa maman a faite c’est : comment tu as fait ? Comment tu as fait pour le maintenir attentif pendant 1 h 30. Elle voulait absolument savoir ce que j’ai dit à son fils pendant 1 h 30. J’avais promis à son fils : je ne lui dirais rien, ta mère ne saura pas. À peu près un mois, j’ai reçu un mail de sa mère, elle me disait : je ne sais pas ce que tu lui as raconté parce qu’en un mois, il a récupéré tout ce qui lui manquait au niveau de sa scolarité pendant 1 an. Il est à deux doigts d’être viré de son école, qu’est-ce que tu as pu raconter en 1 h 30 à mon fils pour qu’en sortant il a envie de travailler comme cela et qu’il se sent mieux ? Elle s’attendait à une formule magique, très compliquée, mais je lui dis : j’ai fait deux choses. La première chose c’est que je l’ai aimé, lui, tel qu’il était.

Je n’ai pas demandé de bosser les cours parce que sa mère, elle en a envie ou parce que les institutions lui disent qu’il faut qu’il bosse les cours et je me suis intéressé à lui. Je lui ai demandé ce qu’il aimait dans les jeux vidéo, comment il faisait pour avoir le courage de faire autant le con, en classe alors que tout le monde le disait d’arrêter. Je lui ai dit que c’était courageux. Sa mère, les profs, le directeur lui disent d’arrêter, mais lui, il se dit : je m’en fou ! Moi, j’appelle cela du leadership ! Je lui ai dit franchement : bravo ! Ce n’est pas une blague, en plus je le pense sincèrement. Je lui dis : tu sais que tu es inspirant ? Combien de personnes sur terre et combien de personnes dans la salle, à commencer par moi, n’osent pas faire des choses parce que des gens leur disent que c’est impossible, que cela ne marchera pas, qu’il ne faut pas le faire. C’est simplement surréaliste le nombre de personnes qui ne réalisent pas leur rêve parce qu’ils n’ont pas le courage de dire : je m’en fous !

La deuxième chose, je lui demande : « Quel rêve tu as ? Qu’est-ce qui t’inspire ? C’est quoi la vie sur mesure que tu veux ? Raconte-moi tes rêves. Oublie la scolarité, raconte-moi tes rêves. » Au début, il était un peu gêné. Après, je lui ai posé des questions en le prenant comme un adulte et je lui ai demandé : « OK, pour toi, quelle est la voie la plus stratégique pour réaliser ce rêve par rapport à la scolarité ? Ce n’est pas moi qui lui ai dit que l’école était intéressante pour lui. C’est que d’un coup, il s’est rendu compte que pour réaliser ses rêves, le meilleur moyen c’était de faire ce qu’il fallait pour que sa mère le laisse tranquille. C’était plus optimal pour les quelques années qui viennent. Que cela lui permettrait de développer certaines compétences pour réaliser ses rêves et de lui-même. Alors qu’on n’a pas parlé de la scolarité, pendant 1 mois, il a bossé. Et quand j’ai reçu son mail, j’avais les larmes aux yeux.  

Je ne savais même pas que cela pouvait faire cela. Une heure et demie avec un jeune simplement en l’aimant tel qu’il est. J’ai fait exprès d’être dur avec sa maman en lui disant : tu ne l’aimes pas ? Tu le demandes d’être quelqu’un d’autre que lui même. Il est naturellement motivé pour faire ce qui l’inspire. Est-ce que tu t’es demandé pourquoi ce jeu vidéo ? Et pourquoi une telle manière de jouer aux jeux vidéo ?

J’ai fait beaucoup d’intervention au lycée et au collège. Quand tu t’intéresses aux jeunes, c’est fascinant ! 50 enfants qui jouent au même jeu vidéo ne jouent pas pour la même raison. Ils ne développent pas les mêmes compétences, les mêmes talents, les mêmes forces, ils ne choisissent pas les mêmes jeux vidéo par hasard. Tout ce dont ils vont avoir besoin plus tard, ils peuvent les trouver dans un jeu vidéo, dans le sport, à l’extérieur, dans plein d’aspects. Et plutôt que de leur dire : voilà, c’est comme cela que tu dois te comporter. Qu’est-ce qui fait que tu es naturellement inspiré et motivé à faire ce que tu fais alors que personne ne t’a demandé de le faire ?

Cela c’est une découverte incroyable, pour moi, en termes de neuroscience, c’est que j’ai inversé ma méthode d’accompagnement. Au lieu de demander aux personnes d’être motivé pour faire des choses dont elles ne sont pas motivées naturellement, j’essaie d’aider, enfant et surtout adulte, à trouver ce qui les inspire naturellement et qui fait que personne sur cette terre n’a besoin de le leur rappeler d’être motivé.

Je suis sûr que tous, ici, à 1 h du matin, vous êtes fatigués, vous avez dit à tous vos amis : je suis fatigué, je vais dormir ! Et on vous parle du sujet qui vous inspire, qu’est-ce qui va se passer ?

Il y a de l’énergie, vous retrouvez de la force en intérieur, vous retrouvez la créativité et d’un coup, tu es la personne qui est réveillée et ce sont les autres qui vont dire qu’ils sont fatigués et vont aller se coucher.

Ceci est une vraie réflexion intéressante sur le cerveau : tu ne peux pas motiver quelqu’un à faire quoi que ce soit qui est en dehors de son système de valeur, qui est en dehors de ce qui réellement important pour lui. Je peux passer des heures et des heures, je ne fais que cela depuis 8 ans, du premier janvier jusqu’au dernier jour de l’année, à étudier le comportement humain, à essayer de comprendre le cerveau, à essayer de comprendre comment créer le bien-être, comment fonctionne la chimie dans le corps, comment fonctionne la physiologie, comment fonctionne les micro-expressions ? Est-ce que j’ai besoin que quelqu’un me rappelle de faire cela ? Non, j’adore cela. J’ai fait 1000 vidéos gratuites, est-ce qu’il y a besoin que quelqu’un me dise : David, ce serait bien que tu fasses une vidéo. Non, j’ai besoin que des gens me disent : Arrête !

Par exemple, mon métier aujourd’hui est de parler et régulièrement, on est dans le lit, il est 22h et ma chérie me dit : tu n’es pas en conférence, mon chéri ! Il faut que tu parles moins fort, tu n’as pas besoin d’être en mode comme cela.

Aujourd’hui, je fais quelque chose qui m’inspire ! Naturellement, je vais avoir de l’énergie. Je vous donne en exemple, quelqu’un que j’ai accompagné qui était conseiller patrimoine. Je lui dis : mais qu’est-ce qui t’inspire ? Euh… Je lui repose une seconde fois la question, mais il reste sans voix. Mais à force de le lui demander, il me dit : les Banzaïs. Je ne vois pas le rapport entre mon métier et les banzaïs. Pendant un an, je l’ai soulé à lui dire : et si tu vivais avec une activité autour des banzaïs, cela te donnerait quoi ? Aujourd’hui, il est en train de créer son hôtel, il fait venir des maîtres japonais pour le décorer et les banzaïs de partout. Il a commencé à accompagner des conseillers en patrimoines qu’il va amener dans son hôtel. Pendant un an, j’ai dû le soûler à : Va te créer une vie sur mesure !

Par exemple, il y a plein de gens, aujourd’hui, c’est l’inverse d’avant qui me disent : d’où tu sors ton énergie ? En fait, je sors mon énergie du fait de faire quelque chose que j’aime. Et tous les enfants, ils ont de l’énergie quand ils font quelques choses qu’ils aiment. Mais j’insiste sur un mot parce qu’il est peu compris, le mot AMOUR. Je vais m’appuyer sur la définition d’Einstein. Souvent, on parle d’amour dans la partie agréable comme dans le fait d’avoir un petit sentiment d’amour, mais cela c’est 50 %. Ce que tu ressens quand tu as un coup de foudre, ce n’est pas vraiment de l’amour, c’est un fantasme. À la même vitesse que cela monte, tu as la même vitesse à la descente !

Souvent en coaching, quand j’ai une personne qui me dit : ah oui, il est que beau, il sent toujours bon, il ne transpire pas, il est toujours à l’écoute, il est toujours de bonne humeur, il est toujours orienté action et résultat, moi dans ma tête je me dise : c’est une question de mois !

Et donc, Einstein, il parle de l’amour comme la synthèse et la synchronicité des opposés, une phrase compliquée, mais pour simplement dire une chose : aimer quelqu’un, c’est l’aimer pour les deux côtés de la personne. Tu sais que tu aimes vraiment quelqu’un quand lorsqu’il t’énerve, tu restes. Quand ma chérie m’énerve vraiment et que je reste, je sais que c’est bien ! C’est la bonne personne !

Parce que c’est facile d’aimer quand c’est confortable. Tomber amoureux d’un projet, ce n’est pas avoir un projet confortable. Les gens confondent l’amour et le confort. Tomber amoureux d’un projet c’est le pianiste qui va se faire mal aux mains, mais qui est tellement inspiré, qu’il continue. C’est Céline Dion qui va détruire sa voix, des fois, et qui va devoir ne pas parler pendant 15 jours. Vous imaginez pour moi ce que cela pourrait être, 15 jours sans pouvoir parler, ce serait horrible. J’ai fait Vipassana, c’était horrible, 10 jours sans pouvoir parler.

Donc, l’amour c’est la synthèse et la synchronicité des opposés veut dire que quand tu tombes amoureux d’un projet, tu aimes à la fois la partie qui est agréable et la partie qui est désagréable.

Là, je viens d’enchaîner 6 jours de tournage dans les gorges du Vermont. Pour tourner, on va se lever à 5 h du matin, voire même avant. Tourner très tôt le matin tard le soir parce que la lumière, à cette heure-là, n’est pas bonne pour tourner. On va être épuisé. Mais je sais que cela m’inspire parce que malgré l’épuisement, malgré la fatigue, malgré les moments difficiles et avec la fatigue, des fois l’équipe pète un câble, eh bien, j’ai encore envie de refaire, j’ai encore envie de continuer à faire cette chose-là. Et pour moi, c’est cela une vie sur mesure. Ce n’est pas une vie qui est confortable, c’est une vie où malgré l’inconfort, cela t’inspire tellement que tu continues.

Ceci est une chose très importante parce que ce les sont points communs que j’ai pu observer chez les gens qui réalisent la vie qu’ils inspirent. Ils n’ont pas une vie plus facile, ils ont simplement une vie qui les inspire plus qui fait que malgré les difficultés, ils continuent et recommencent.

D’ailleurs, tout ce qu’on a envie de créer, c’est important d’être validé qu’on est prêt à vivre la partie inconfortable et la partie agréable. Il y a une confusion qui est importante, il y a une subtilité qui est importante à comprendre parce que si l’enfant pense qu’une vie sur mesure est une vie agréable, quoi que tu fasses, tu vis de l’inconfort. Peu importe à quelle échelle tu joues, peu importe si tu essaies de rester chez toi tout seul, ce que j’ai essayé de faire pendant des années est de me replier sur moi, j’avais de l’inconfort. Donc, tu n’échappes pas à l’inconfort.

Il y a une loi qui est magnifique au niveau scientifique, on l’a appris en chimie : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. On ne peut pas échapper au fait de vivre confort et inconfort. Si tu demandes à quelqu’un, j’ai un défi pour toi, trouve-moi un aimant, un petit bout de métal, qui ne fasse qu’attirer, mais qui ne repousse pas. Eh bien, tu peux voyager à travers toute la planète, tu ne trouveras pas un aimant qui ne fasse qu’attirer ou alors qui ne fasse que repousser.

Quoi qu’il se passe, je vais vivre des moments agréables et des moments désagréables. Mais, si ces moments agréables et désagréables sont connectés à quelque chose qui m’inspire, malgré la difficulté, je continue.

Par curiosité, parmi ceux qui ont levé la main et qui étaient parents ou ceux qui pensent être parents, qui vivent des moments incroyables, inspirants, les larmes aux yeux, vous êtes touchés, c’est magique d’avoir des enfants ? Ce que j’adore, c’est que ce couple-là, il n’y a qu’un des deux qui lève la main. (Rires) Il y en a qui se regarde et se demande : qu’est-ce que tu en penses ? Après, j’ai remarqué que le pourcentage de mains qui se lève se réduit avec l’âge de l’enfant qui monte.

Juste par curiosité, je ne le dirais pas à vos enfants, qui parfois en a marre de ses enfants ? Sincèrement, cela restera entre nous. (Rires)

Qui vient des moments d’harmonie et de paix avec ses enfants ? Qui vient des moments de guerre avec ses enfants ?

Ce que j’ai remarqué c’est que peu importe la méthode d’éducation que tu vas avoir, tu vas avoir guerre et paix, tu vas avoir des moments conflictuels et des moments d’harmonie. Tu ne peux pas échapper à ces deux polarités. C’est un fantasme de vouloir échapper à l’autre polarité.

En revanche, tu peux apprendre à gérer ces deux polarités. Tu peux apprendre par exemple… J’ai pu interviewer quelqu’un qui avait comme métier de discuter avec des preneurs d’otages au téléphone. Imaginez la subtilité qu’il doit avoir dans le langage. On pourrait penser que c’est quelqu’un qui n’est qu’agréable, mais il ne va pas qu’être agréable parce que s’il n’est qu’agréable, le preneur d’otage va prendre le lead sur lui. Il doit maîtriser en permanence : savoir des fois challenger le preneur d’otage et savoir des fois soutenir le preneur d’otage. Ce qui est intéressant quand tu regardes l’histoire d’un médiateur, c’est que souvent, c’est quelqu’un, à la base, qui détestait le conflit. Mais au lieu de le fuir comme il a fait pendant des années, un bon médiateur, c’est quelqu’un qui au lieu de fuir le conflit, apprend à organiser, à gérer, à créer un conflit et le fait de créer lui-même, il a le lead dessus plutôt que de le subir parce que tout ce qu’on n’apprend pas à gérer et qu’on n’apprend pas à organiser nous-mêmes, on va quand même devoir le vivre et être créés par les autres.  

C’est fascinant de voir que si je ne prends pas le lead dans ma vie, ce n’est pas moi qui prends le lead de faire grandir ma santé, mon couple, mes finances, chacun des domaines de ma vie, c’est d’autres personnes qui prennent du pouvoir dans ma vie et qui le font à ma place et je me plains d’être victime d’autres personnes.

De toute façon, je n’échappe pas à l’inconfort, mais je peux prendre le lead et organiser l’inconfort de ma vie. Tout cela pour dire que ce soit pour soi-même ou avec ses enfants, je trouve cela magique d’encourager les enfants à vivre la vie qui les inspirent, à trouver ce qui les touche, à rencontrer des gens partout dans le monde. J’adore le fait qu’on peut voyager de plus en plus facilement, maintenant. Et le plus beau moyen que j’ai trouvé de trouver ce qui t’inspire, c’est de rencontrer plein de personnes différentes qui vivent la vie qui les inspire.

C’est un facteur commun que j’ai trouvé dans toutes les personnes quand je leur demande : mais d’où te viens l’inspiration de faire cela ? Et souvent, cela vient d’une rencontre. J’ai rencontré telle personne, j’ai vu telle personne à la télé ou j’ai lu tel livre parce que jusqu’à ce moment-là, je n’avais même pas idée que c’était possible de faire ce métier, je n’avais même pas idée que c’était possible de vivre comme cela et en encourageant les enfants à rencontrer des personnes qui les inspirent, cela permet d’augmenter les probabilités qu’ils se disent : cela c’est ce que j’ai envie de faire, cela me touche, je suis prêt à passer des heures sur cela.

J’ai une personne en coaching. Il y a une de ses filles qui adore la danse, elle peut y passer des heures et des heures. Il n’y a pas besoin de la motiver à danser, naturellement, elle est inspirée à danser. Son fils, il est inspiré par les mathématiques, pas besoin de motiver son fils pour faire des mathématiques. Newton, par exemple, sa mère était obligée de lui dire : il faut manger, parce qu’il était tellement inspiré par ses recherches et ses mathématiques depuis la tendre enfance que naturellement, il avait un drive dans l’intérieur. Naturellement, chez Jean Claude Van Dame, il avait une force venant de l’intérieur qui l’inspirait à faire cette chose-là.

C’est tellement important d’offrir la possibilité de dire : écoute, peut-être que ce n’est pas cela qui t’inspires, mais peut-être il y a d’autres choses, simplement, vas explorer !

C’est un conseil que j’ai envie de donner aux enfants, aux adolescents, aux adultes et à moi-même.

Il y a une étude scientifique, je ne sais plus de quelle université est-elle, qui montre qu’il y a plein de talent qu’on a tous dont on ne sait même pas qu’on a le talent parce qu’on n’a pas encore eu l’expérience pour utiliser ce talent et découvrir qu’on est talentueux. Sauf que si j’ai toujours la même vie de tous les jours pendant 10 ans, 20 ans, 30 ans, je ne me donne pas la possibilité de découvrir ce qui est important pour moi.

La troisième chose dont j’ai envie de parler et qui est pour moi très importante… Il y a une étude scientifique qui a été faite par Ford et qui a été suivie par plusieurs autres. Ils se sont demandé : c’est quoi le dénominateur commun aux personnes qui vont au bout de leur projet et qui vivent une vie qui les inspire ? Ils se sont demandé : est-ce que c’est l’âge, la taille, la couleur de peau, le milieu culturel dans lequel tu es né, l’argent que tu possèdes, ton QI, tes compétences sociales ?

Il y a beaucoup d’étude qui montre qu’un des dénominateurs communs à la capacité a réalisé ce qui est important pour soi, c’est le courage.

Le courage, c’est la capacité à te relever et à continuer lorsque tu es à deux doigts d’abandonner. Le courage, je ne sais pas de qui elle vient, mais j’adore cette phrase, c’est quand les voix de l’intérieur, ta voix à l’intérieur de toi est plus forte, plus grande, plus consistante, plus intense que toutes les voix de l’extérieur. C’est-à-dire que même si tes parents te disent : non, ce n’est pas la bonne manière de faire, d’éduquer, ce n’est pas comme cela qu’il faut faire, même si tes collègues de travaille te disent qu’il ne faut pas faire comme cela, même si le monde te dit que comme cela c’est nul, il y a une chose à l’intérieur de toi qui te dit : je vais aller vivre ce qui m’inspire quand même. Je suis prêt à traverser l’adversité, à traverser les difficultés, à être critiqué, à être rejeté, à être humilié, c’est trop important pour moi de m’honorer.

La question qui me fascine, c’est comment on fait pour s’aider soi-même et aider un enfant ou un adolescent à développer son courage. On ne peut pas dire de façon sûre qu’il existe un moyen, mais ce qui est sûr c’est qu’il existe des voies qui peuvent augmenter les probabilités que tous ici, on ait plus de courage. Il existe des voies qui peuvent augmenter les probabilités qu’un enfant ait plus de capacité à être courageux.

Par exemple, il y a une étude qui montre que le simple fait d’expliquer plusieurs fois à un enfant que quand il est challengé, quand il vit un moment difficile, désagréable, inconfortable, quand il est critiqué, quand il est rejeté soit par un ami, un enseignant ou un parent, la partie challenge au niveau neurologique quand on regarde comment le cerveau évolue fait au moins autant, si ce n’est encore plus grandir son cerveau que quand c’est confortable et agréable. L’étude montre que le fait d’enseigner à des enfants que le challenge et les difficultés ont un sens pour sa croissance, juste derrière, ils observent que les enfants ont plus de capacité à se relever et continuer à avancer.

Avoir lu et découvert cela m’a mis les larmes aux yeux. Ce qui se passe et ce que j’observe beaucoup dans mes séminaires, c’est un peu mon propre parcours… Donc, j’ai grandi en détestant mon père, il était abandonné par son père, par sa mère puis par sa grand-mère. Pendant mon enfance, j’ai eu l’impression que mon père ne m’aimait pas donc, je lui en ai beaucoup voulu, je développais souvent des enzymes, 3 à 4 fois par mois, ce qui s’avérait, avec du recul, purement psychosomatique. J’avais du mal avec la partie difficile de ma vie, j’avais du mal à comprendre, j’avais du mal à comprendre les autres élèves de ma classe, j’avais du mal à comprendre la violence que je voyais autour de moi, j’avais du mal à comprendre l’agressivité et du coup, j’avais tendance à me replier sur moi, d’où les jeux vidéo et toutes ses heures à être sur l’ordinateur.

Mais, aujourd’hui, si on me posait la question : est-ce que tu veux changer la moindre chose de ton enfance ? Est-ce que tu veux rendre un tout petit peu confortable ton enfance ? Est-ce que tu veux changer un détail ? La réponse spontanée qui vient c’est : surtout pas, tu ne touches à rien ! Parce que c’est tous ces moments où j’ai eu l’impression de ne pas être aimé par mon père qui fait en fait que j’ai appris à m’aimer moi-même, qui font que j’ai appris à être fier de moi à moi-même.

Aujourd’hui, c’est simplement incroyable combien j’aime mon père, cela a pris du temps avant que je réalise que j’ai eu un père qui était sur mesure, il a été designé. Je ne sais pas s’il y a quelqu’un là-haut, la vie, l’univers, je pense qu’ils l’ont… c’était parfait, ils ont vraiment créé le père parfait pour moi. Je pensais que le fait qu’il ne me dise pas qu’il m’aime ou qu’il ne me dise pas qu’il était fier de moi voulait dire qu’il ne m’aimait pas, mais c’était juste que par rapport à son histoire de vie, dire je t’aime n’était pas facile. Quand tu étais abandonné, tu ne sais pas vraiment ce que c’est de dire je t’aime à quelqu’un. Ce n’est pas évident !

Le jour où j’ai compris que j’avais eu le père parfait pour m’aider à vivre la vie que j’ai aujourd’hui, j’ai eu une énergie incroyable. Cette chose est importante parce que pleine de personnes que j’ai dans mes formations, mes salles ont eu un parcours qui parfois était difficile et du coup a tiré la conclusion inconsciente qu’il fallait fuir la douleur, fuir l’inconfort, fuir les challenges. Or, on sait aujourd’hui, au niveau neuro-science que le seul et unique moyen que pour ton cerveau soit en croissance c’est d’être à la frontière qui est fine entre le soutien et le challenge. On sait aujourd’hui que si tu es dans cocon qui est trop confortable, tu vas progressivement mourir et tu vas arrêter de grandir, croître.

J’ai 2 syndromes de gens qui sont en entreprise : soit effectivement, le burn-out, beaucoup d’entrepreneurs que j’accompagne sont des burn-out, donc ils brûlent, mais j’ai aussi plein de personnes, ils ne me disent pas je brûle, ils me disent je m’ennuie, c’est tout confortable, je connais tout ce que j’ai à faire tous les jours au travail, c’est facile. Ce n’est pas inconfortable. Le problème qu’ils ont : c’est devenu trop confortable, c’est tous les jours la même vie, je n’ai pas de nouveau challenge, pas de nouvelle difficulté, donc c’est confortable, mais au bout d’un an avec ce confort, ils ont l’impression qu’il manque du piment, de la stimulation.

Et c’est pareil quand on regarde le développement d’un enfant. Si un enfant ou un adulte est sur protégé et qu’on l’empêche de vivre du challenge en lui disant : non, non, il ne faut surtout pas qu’il revive ce que moi j’ai vécu parce que cela était difficile. Lui échapper de passer par mes difficultés et le privé de cela, je le prive aussi de tout l’apprentissage qu’il y a derrière les difficultés. Ce n’est pas possible d’être fier de soi sans difficulté. Donc, si je prive mon enfant de difficultés et si je le surprotège, je le prive de se créer le muscle ainsi de se renforcer et de grandir.

C’est très important parce que toutes les personnes que je vais accompagner vont avoir… Et je suis passé par là vu que j’étais en mode « je veux de l’harmonie, je veux de la paix, je veux que cela soit confortable, agréable ». J’ai tout fait pour essayer de créer le « on évite le conflit, on évite la tension, on évite la douleur ». J’ai eu beau essayer, mais cela ne marchait pas. Plus j’essaie de fuir l’inconfort, moins j’arrivais à le gérer et le vivre. J’ai tout essayé en termes de psychologie positive, de pensée positive, d’accompagnement et j’étais devenu un optimiste dépressif. Sincèrement, comme plein de gens en réalité, parce que j’essayais tellement, tout le temps, de dire : il faut que je sois positif, il faut que je sois positif… qu’au final, je me fouettais dès que je ne l’étais pas. Au moins, avant, je pouvais être en colère et tout allait bien, là, j’étais en colère, mais cela n’allait pas. Avant, je pouvais insulter mon voisin et cela allait bien, mais là, j’ai insulté mon voisin et cela n’allait pas, en plus. Donc, je me mettais à avoir peur d’avoir peur, à être en colère d’être en colère. Je me suis dit : tiens, c’est intéressant ! Pourquoi toute cette démarche pour changer ta vie si au final, tout ce que tu apprends t’apporte autant d’inconfort ? Cette réflexion m’a amené à me dire : et si, comme Stanford le montre, l’inconfort avait un sens ! Et si être challengé, être rejeté, être critiqué, être détesté, être abandonné avait un sens ! Et si on se renforçait autant dans les moments où on nous soutient que dans les moments où ce n’est pas facile.

Et si par exemple, parfois quand le professeur n’est pas parfait, en termes de soutien, qui n’a pas la bonne communication, et s’il apportait aussi finalement l’enfant pour trouver les ressources en lui pour communiquer autrement avec le professeur !

C’est fascinant cette chose-là parce que j’ai pu accompagner beaucoup de parents non pas à changer le professeur, mais à aider l’enfant à savoir : comment tu peux trouver les ressources et les outils pour savoir interagir avec le professeur que tu as maintenant ?

J’insiste sur ce point-là parce que c’est trop facile de vouloir éradiquer l’inconfort alors que ce n’est pas possible et que l’inconfort a un tel sens pour nous. Donc, mon message là-dedans c’est que plus vite on apprécie autant la partie agréable et la partie désagréable, plus vite on peut grandir. Et le courage, c’est d’avancer malgré les difficultés, malgré les erreurs, malgré les critiques, malgré les échecs. Ce message est très important, pour moi, parce que j’ai vu beaucoup d’enfants en lycée, quand je leur demande : qu’est-ce qui fais tu n’as pas l’énergie ? Ce ne sont pas des enfants qui ont été surchallengés, ce sont des enfants qui ont été surprotégés.

Mon propos là-dedans, c’est d’arriver à trouver un équilibre entre cadre et ouverture, entre vas — y fonce et en même temps je te laisse tomber, je te laisse rater, je te laisse échouer, je te laisse te faire mal, je te laisse faire des erreurs, je te laisse avoir des échecs. Pour moi, cette notion est très importante parce que ce que je fais en plus, en coaching individuel avec les adultes, c’est aider les personnes à être plus à l’aise avec les difficultés.

J’ai des personnes qui viennent me voir en disant : j’ai tel rêve ! Sauf qu’entre le rêve et là où tu en es aujourd’hui, tu vas avoir des épreuves. Si tu ne crées pas le muscle te permettant de te relever des épreuves, tu abandonnes à la première.  41:25

Accompagner pour moi un enfant à se relever des épreuves c’est quelque chose qui a un sens et qui est énorme.

Peu importe l’adversité à l’extérieur, tu as les ressources à l’intérieur. Le meilleur moyen de vous en convaincre, si vous aviez un doute ou si ce que je viens de vous dire vous énerve, ce qui est normal, si c’est le cas, lisez 200 biographies de personnes qui ont marqué l’histoire. Vous n’en trouverez aucune qui a eu une vie facile, aucune qui a été surprotégée, aucune qui a été sursoutenue. C’est fascinant de voir à quel point c’est important d’être soutenu, c’est important d’avoir un professeur. On a tous eu un professeur ou un entraîneur qui a su nous dire : je crois en toi ! Tu as du potentiel ! C’est aussi important, je sais que cela peut paraître à contre-courant ce que je vais dire, d’avoir des gens autour de soi qui te disent parfois : je ne crois pas en toi ! Parce que les deux te développent.

Si tu n’as que des gens qui te disent : je crois en toi ! À la première personne qui te dit : je n’y crois pas, tu ne sais pas comment réagir ! Donc, la bonne nouvelle, c’est qu’on peut être les personnes qui disent, je crois, en toi et qu’à l’extérieur, il y a tout ce qu’il faut pour que nos enfants et les personnes qui doutent de nous puissent déléguer la vie ! Il y aura des professeurs, des amis, des collègues de travail, des collègues au club de sport qui pourront douter des enfants, qui pourront douter de nous, mais au lieu de se dire que c’est un problème, on pourrait se dire que c’est une opportunité à grandir, à aider mon enfant, à apprendre à transformer les difficultés et les challenges.

Juste par curiosité, qui fait du sport ?

Ceux qui ont levé la main, qui a déjà eu de la souffrance physique ?

Mais pourquoi cela ne vous arrête pas ? Cela ne vous arrête pas parce que cela a du sens. C’est vraiment important pour moi, d’avoir la notion d’échec. J’ai envie d’encourager un maximum d’adolescents, de jeunes à échouer le plus possible.

J’étais à Lyon, j’ai grandi à Lyon. Je prends le métro et je vois une affiche, je ne donnerais le nom de l’entreprise, pour les respecter, qui marque : l’échec est le fondement de la réussite. Jusque là je me dis : waouh ! C’était une entreprise qui aidait les enfants au niveau de la scolarité. En dessous, c’est marqué en gros : il a tort ! J’étais juste en train de développer ce que j’avais à faire, j’avais peut-être 20 – 21 ans, cela m’avait vraiment énervé. Je me suis dit : mais c’est énorme le message qu’on est en train d’envoyer à tous les jeunes dans le métro. C’est simplement : soit parfait, n’échoue pas, ne rate pas. Mais qu’est-ce que tu peux faire de grand, sans échouer ?

J’aimerais que tous ensemble, commençons par nous-mêmes, ensuite par les adolescents et les enfants autour de nous, qu’on valorise l’échec, qu’on encourage l’échec, même qu’on célèbre l’échec, qu’on se dit : « tu sais quoi ? J’ai échoué aujourd’hui ! C’est mon plus beau aujourd’hui, cela faisait 3 mois, je n’avais pas fait aussi bien. »

Imaginer une vie où tu lèves le matin et tu te dis : j’ai le droit d’échouer ! J’ai le droit de réussir ! J’ai le droit de tester ! j’ai le droit d’expérimenter ! J’ai le droit de faire autrement ! J’ai le droit de mal faire ! J’ai le droit même d’être critiqué, d’ajuster, j’ai le droit de rater ! Vous imaginez ? Je pense que tous ensemble, on pourrait détendre la pression.

C’est fou le nombre de choses que je n’ai pas faites en me disant : mais qu’est-ce qui te prend ? Je ne vais pas être bon en vidéo !

Ma première vidéo était un sketch. J’ai mis 6 mois à acheter la caméra, 6 mois à filmer, 6 mois à la publier, à la mettre sur YouTube et quand j’ai cliqué sur le bouton « publish », c’était incroyable comme moment. Juste parce que j’avais peur d’échouer, d’être critiqué, de rater.

Il se trouve qu’il y a eu un homme, sorti de nulle part qui sort, et je pense qu’il y a des gens qui sont payés sur YouTube pour faire cela, tu ne mérites pas de vivre. C’est beau quand même. Franchement, la vie est généreuse ! On peut applaudir ce gars ! (applaudissements)

C’est beau parce que pour quelqu’un qui avait des pensées de suicide… Franchement, il était sur mesure ! Alors, je pensais que c’était mes cousins parce qu’en moins de 2 minutes, j’ai 2 « je n’aime pas » du fait que j’ai 2 cousins qui sont abonnés et qui suivent toutes mes vidéos. C’est parfait, c’est génial de vivre ces moments-là. Ce n’est pas inconfortable, mais c’est génial.

Quelques mois plus tard, j’en ai eu un autre. Il y avait une personne qui m’a dit : arrête de mettre le costume de ton père. Ce n’était pas le costume de mon père, mais je comprends pourquoi il a dit cela, il était un peu trop grand. Heureusement qu’il a fait cela, j’ai changé de costume grâce à lui. Dans tout mon parcours, j’ai eu beaucoup de moments qui était désagréables, qui n’était pas confortable, mais ces moments-là aussi te forgent. Heureusement que cette petite voix qui me disait : tu as le droit d’échouer, juste va rater, le plus vite possible ! Tu as le droit d’échouer magistralement et rapidement ! Est-ce qu’on peut répéter ensemble ? On célèbre cela ensemble ? On va répéter tranquillement.

Le public : J’ai le droit d’échouer magistralement et rapidement !

David : C’est beau cela ! Applaudissez-vous ! (Applaudissements)

Cela est important pour moi parce que… Il y a une phrase de Gandhi que j’aime beaucoup : « Ma vie est mon message ». Et il y a une autre phrase, celle de Maximus de Gladiator : nos actes résonnent dans l’éternité. J’aime beaucoup cette phrase, elle me permet de me rappeler que ce que je deviens dans ma vie n’a pas simplement une influence sur moi, cela a de l’influence sur les gens avec qui je vais me disputer, avec qui je vais parler, sur mes enfants, sur mes petits enfants, dans le taxi que je vais apprendre. J’aime cette idée et cela me donne de l’énergie, cela me donne du courage, cela me donne du courage, cela me donne envie d’échouer et de me dire : si moi, j’ose échouer, j’ose y aller, j’ose aller vivre mes rêves, le pire qui puisse se passer, OK, c’est d’échouer, mais en réalité, le pire c’est simplement d’être fier de moi. Et si j’ose le faire, il y aura peut-être quelqu’un qui pourra se dire autour de moi : si lui, il peut échouer, je peux le faire !

Imaginez, on est à peu près 700, si on est simplement 100 qui sortent et se disent : j’ai le droit d’échouer magistralement et rapidement, le nombre de personnes par ricochet, par résonance qui peuvent s’autoriser à faire des choses.

On ne peut pas demander à nos enfants d’aller échouer, prendre des risques, faire des choses différentes si déjà on n’ose pas faire des choses challengeantes. Par exemple, un challenge pour moi où j’ai eu peur d’échouer, il y a 2 ans, je me suis dit : tiens j’ai envie de faire un one man show donc j’ai réservé une salle de 1400 personnes puis 2 h après je me suis demandé pourquoi, pourquoi j’ai fait cela ? Je n’avais pas encore écrit de spectacle, donc j’ai appelé ma mère, je le lui ai raconté et puis après j’avais 3 mois pour faire mon spectacle. Ce n’était pas confortable, mais cela m’a fait grandir et j’ai pu faire cela parce qu’il y a une petite voix qui m’a dit : tu as le droit d’échouer, simplement, vas-y, fonce, rate magistralement et rapidement !

Mes interviews aux États unis, les premiers étaient beaux ! Franchement, je ne sais pas comment les Américains ils font ! Le pire moment en interview avec un américain c’est quand il raconte une blague et que tu ne comprends pas que c’est une blague. C’est un moment difficile pour tous les deux parce qu’il a fait 500 interviews et c’est la première fois que cette blague ne marche pas. Tu le regardes et tu dis : Yes ! Après, j’ai eu une autre technique, qui était de rire dans le doute. Si vous regardez mes interviews d’à peu près 2014 aux États-Unis, je rigole tout le temps et j’ai des Américains qui me demandent : mais pourquoi tu rigoles ? Mais je rigole parce que je ne sais pas quand il faut rire. Donc, j’ai développé une technique, ce n’est pas facile de rire quand tu n’as pas de raison, tu fais une drôle de voix.    

Et des fois, ce n’est pas drôle, il me raconte qu’il a perdu sa femme, ce n’est pas un moment sympa. Mais heureusement que j’ai fait cela, il y a des gens qui m’ont dit, concernant ma première vidéo : ton anglais, il n’est pas bon ! Tu ne devrais pas faire des vidéos en anglais ! Je me suis dit : comment vais-je faire, alors ?

J’ai eu une fois un client qui me dit : j’aimerais aller à la salle de sport ! Je lui réponds : d’accord, mais pourquoi tu n’y vas pas ? Il me dit : parce que je ne suis pas musclé. Si je comprends ce qui me raconte c’est qu’à l’entrée de la salle du sport, il y a un mec qui regarde et dit : non, désolé, vous n’êtes pas musclé ! (rires)

Est-ce qu’on peut le répéter encore une fois ?

Public : J’ai le droit d’échouer magistralement et rapidement !

David : C’est bien, vous étiez 7 à le dire, mais ce n’est pas grave !

Alors, la cinquième, pour terminer, elle est très importante : développer la souplesse. Ce n’est pas la souplesse physique qui m’intéresse, c’est une métaphore. J’aime beaucoup et je suis très inspiré par Ken Robinson, j’imagine que beaucoup d’entre vous le connaît. J’aime beaucoup cette idée que s’il y avait une compétence à aider nos enfants à développer, une seule, c’est la flexibilité, la souplesse, dans l’idée que le monde qu’on va avoir dans 30 ans n’aura rien à voir avec le monde d’aujourd’hui, on est en plein début d’exponentiel, il y a beaucoup de métier qui vont disparaître, il y a beaucoup de chose qui vont changer.

Pour moi, la souplesse est intéressante à deux niveaux. Elle est intéressante à titre personnel quand tu pars sur un nouveau défi. Par exemple, pour moi c’est la suite des États-Unis, c’est de faire tout ce que je fais, mais cette fois, en anglais. En novembre, je vais faire ma première conférence à Los Angeles, un grand rêve, et je m’autorise le droit d’échouer magistralement et rapidement, cela arrive !

Quand tu vas vers un objectif, la première souplesse c’est celle de l’intérieur puisque des fois tu avais pensé à une stratégie, mais ce n’est pas la bonne, essayer de faire autre chose, tester autrement, s’y prendre autrement, communiquer autrement. C’est fou le nombre de personnes qui veulent avoir un résultat. Par exemple, ils veulent déplacer la Tour Eiffel, mais poussent toujours de la même manière. Ce n’est pas qu’ils ne sont pas motivés, c’est simplement qu’ils n’adoptent pas la bonne stratégie. C’est de dire : change d’approche, teste autre chose qui est pour moi un prérequis à transmettre à nos enfants et à nous même.

L’autre, c’est la souplesse extérieure qui est que le monde y change tellement vite. C’est fou, là, on est juste au début. Pour moi, cela m’excite presque, cela m’excite de voir, dans 20 ans, comment le monde va-t-il être. Tout ce qui va être différent, les nouvelles opportunités, les nouveaux challenges, les nouvelles crises parce que chaque crise offre des opportunités pour grandir. Arriver à donner cette capacité à un enfant de pouvoir s’adapter, à être flexible, de transformer les situations, est une compétence extraordinaire. Je ne sais pas ce que vous en pensez. Cela vous parle-t-il ?  

Cela commence par soi même, de se dire : tiens, je vais tester toujours des approches. Du coup, cela demande de reconsidérer vraiment les challenges dans la vie non pas comme un problème, mais comme une opportunité à tester autrement, faire autre chose.

On vient de terminer un tournage de 6 jours, vous n’imaginez pas le nombre de galères qu’on a vécu en 6 jours. C’était tout simplement énorme : le drone qui ne marche pas, on était obligé d’en racheter un autre et faire des heures de route. En plus, une des personnes de l’équipe était enceinte qui avait complexifié les choses durant le tournage. On a eu des galères sur le tournage. Ce qui fait qu’on est arrivé à aller au bout de la vidéo, c’est le nombre de choses différentes qu’on a testé. Vous savez, on a failli déclencher une attaque terroriste cette semaine, ce lundi matin puisqu’il nous manquait du matériel. Je me suis dit : qu’est-ce qu’on pourrait faire pour récupérer les matériels à temps sachant qu’on était dans le sud de la France et que les matériels étaient à Paris ? J’ai eu une très bonne idée, parfois cela ne marche pas, de dire à un membre de l’équipe : prends les matériels, mets les dans une valise et envoie-la par le train. La SNCF nous a appelés à cause d’une valise abandonnée, ce qui était assez compliqué à gérer, mais on a réussi à récupérer notre valise. Si on n’avait pas cette valise, on ne pouvait pas aller au bout du tournage.

C’est fou, quand je regarde dans ma vie, le nombre de choses qui aurait pu se transformer en chose possible en m’autorisant à faire quelque chose qui est différent de la règle, de la norme, du conditionnement qui nous a été donné. C’est fou le nombre de fois où la Poste m’a dit : Non, désolé monsieur, c’est impossible, mais c’est devenu possible. C’est fou le nombre de fois où l’on me dit : cela monsieur, personne n’a pu le faire, mais après cela devient possible.

Arriver à donner à nos enfants l’impression que même si cela paraît impossible, cela peut être possible. Cela m’inspire vraiment.

Pour conclure, il y a deux choses que j’aimerais dire à David de 15 ans. La première est que peu importe ce que les gens te disent, peu importe tes peurs, peu importe tes doutes, peu importe l’inconfort, peu importe ce que peuvent dire tes professeurs sur toi, sur ta mère ou sur les conflits que tu peux vivre, tu mérites de vivre une vie extraordinaire, tu mérites d’aller vivre la vie qui t’inspire. Cela peut commencer maintenant, aujourd’hui, cela peut commencer avec un tout petit pas. J’ai commencé mes premiers défis à mes 15 ans en levant la main en cours. Cela paraissait ridicule pour mes amis, mais c’est ce lever la main en cours qui m’a amené à faire un One Man Show, traverser la planète, rencontrer les gens qui m’inspirent. Je lui dirais : commence aujourd’hui avec un petit pas qui va changer ta vie. Ce petit pas va faire qu’un jour, tu arriveras à être en couple avec une femme qui t’aime, que plus tard, tu arriveras à créer une entreprise qui t’inspire, que tu reçois des témoignages de centaines de jeunes qui te disent : « merci, j’ai osé vivre mon rêve », de centaines de personnes qui te disent : grâce à cette décision à tes 15 ans de lever la main en cours et vivre la vie qui t’inspire, je suis en train de vivre ma vie qui m’inspire. On reçoit des milliers de témoignages de gens qui changent leur vie. Donc, je lui dirais : fais ce petit pas, non pas dans une semaine, non pas dans un an, non pas dans 30 ans, fais-le, aujourd’hui.

Là, maintenant, va parler à quelqu’un, fais quelque chose de différent et si tu fais tous les jours une chose inconfortable, ne serait-ce qu’un tout petit peu, ta vie peut changer parce que les gens surestiment énormément ce qu’ils peuvent faire en une semaine et sous-estiment ce qu’ils peuvent faire en un an, 10 ans ou 20 ans. Ils sous-estiment à quel point on peut changer sa vie, devenir excellent, devenir un génie en musique, en sport, en natation, en art, en peinture, en piano, en entrepreneuriat, en éducation. Je lui dirais : tu as le droit d’être un génie, d’échouer, de vivre une vie extraordinaire, cela commence par un tout petit pas maintenant.

La deuxième chose que j’ai envie de dire à cet enfant de 15 ans, s’il était là… Vous n’imaginez pas le nombre de choses que j’arrive à faire dans ma vie juste pour cet enfant de 15 ans. Beaucoup de fois, je n’ose pas à faire des choses. Je me rappelle, j’étais à Chichén Itzá, au Mexique, ma chérie me défiant de danser, ce qui est un challenge pour moi. Pendant une heure, je n’osais pas danser, j’avais peur. Ma chérie n’a formulé qu’une seule phrase, une phrase qu’à chaque fois que je la formule, cela me donne de l’énergie et je peux faire n’importe quoi. Elle m’a dit : rappelle-toi d’où tu pars, tu vas me dire que pour cet enfant de 15 ans, tu ne peux pas danser ? Pour cet enfant de 15 ans, tu ne peux pas traverser ta peur ? Cet enfant de 15 ans qui avait envie de se suicider, là tu n’es pas capable de danser ? Elle a prononcé cette phrase et dans les deux minutes qui suivent, je dansais.

J’aurais envie de lui dire : fais en sorte de renforcer les voix dans ton intérieur, cette certitude de l’intérieur, peu importe ce que disent tes parents. Ils font partie des personnes qui transforment le monde à leur manière, qui arrêtent de se subordonner à quelconque autorité supérieure. Que ce soit le système scolaire, tes parents, tes professeurs, l’État ou le monde, va vivre la vie qui t’inspire, va exprimer ton génie, va servir le monde avec tes talents, va tout donner jusqu’à ton dernier souffle. Parce que la pire chose qui peut t’arriver, la pire chose c’est au dernier jour de ta vie, d’avoir des larmes de gratitude qui coule sur ton visage, de regarder tes enfants dans les yeux ou te regarder dans le miroir, et de dire : je suis fier de moi, je n’ai pas tout réussi, mais j’ai tout donné, j’ai tout essayé, j’ai fait en sorte d’honorer ma vie et de vivre une vie extraordinaire.

Fais en sorte de vivre une vie extraordinaire, là maintenant. Voilà ce que je dirais à cet enfant de 15 ans. Et j’aimerais que l’enfant de 15 ans à l’intérieur de vous, ou si vous avez moins de 15 ans, j’aimerais que l’enfant à l’intérieur de vous entend cela.

Cette conférence ne sert qu’à une seule chose comme je disais en début de conférence: que vous sortirez de cet évènement avec une décision. Si vous vous dîtes que vous prendrez la décision demain, statistiquement, il y a 90 % de chances que vous ne changerez rien. Si vous vous engagez tout de suite, à changer une petite chose, lever la main en cours, postuler pour un emploi qui vous fait rêver, changer quelque chose dans votre communication, une petite chose dans votre alimentation, alors peut-être dans 10 ans, vous serez en train de vous dire : waouh je me rappelle de cette conférence , je me rappelle de la décision que j’ai prise et j’ai changé ma vie. Ce n’est pas la conférence qui a changé ma vie, j’ai changé ma vie.

Interlocuteur 1: Merci David, maintenant on va faire une petite questions-réponses. Est ce que quelqu’un a une question ? Levez la main s’il vous plaît.

Spectatrice 1: Bonjour, merci beaucoup pour ta conférence et pour toutes ces inspirations. Pour moi, c’est une source d’énergie positive et je suis très contente d’être là. Je voulais commencer par cela. C’est important pour moi la gratitude. Parce que ma question est en rapport avec la gratitude. J’ai vu aussi que tu avais fais des vidéos sur la gratitude. Plusieurs fois dans ma vie, je me suis retrouvé dans un stade où je me suis dit, je suis heureuse avec ce que j’ai. J’ai dans ma famille des personnes croyantes, donc j’entends beaucoup ce qu’on dit en Arabe:  al hamdoulillah ce qui veut dire merci à Dieu si je le traduis bien. Souvent je l’ai entendu sans cette résonance à l’intérieur. On avait seulement la phrase. On se satisfaisait de ce qu’on avait, mais on ne voulait pas forcément aller plus loin. Dans ma vie aussi, j’ai ces périodes-là, il y a des moments où je suis dans la gratitude. Ma question est la suivante : comment tu fais la différence entre les moments où tu éprouves vraiment cette gratitude et tu te dis je suis heureux pour ce que j’ai et les moments où derrière cela, ce n’est pas de la gratitude, c’est seulement la peur de « je veux plus mais je n’ose pas » ?

David: c’est une excellente question, je me suis déjà posé cette question, parce que ce n’est pas évident de faire la différence entre un courant de pensées qui te dit d’apprécier la  vie, de profiter, de savourer de ce que tu as déjà, et d’un autre courant de pensées qui te dit quelque part : sois insatisfait, va chercher plus loin, va chercher plus, rêve grand, va plus loin.

Cela peut paraître contradictoire. Mais cela ne l’est pas, c’est seulement paradoxal.

Il n’y a une phrase que j’aime beaucoup qui est : le maître, dans le sens de la maîtrise,  dans le sens du maître dans les arts martiaux,  maîtrise les paradoxes. Quand tu es dans ce qu’on appelle une vraie gratitude, et que tu es en train d’apprécier ce que tu as, et que tu es en train de te sentir riche et rempli par les relations que tu as, par exemple dans mon cas, par ma chérie, les gens avec qui je vais travailler, le fait d’avoir un métier qui m’inspire énormément. Quand je vais être connecté à cette gratitude-là, naturellement je vais avoir une force qui vient de l’intérieur et qui me donne envie de faire plus. Mais ce n’est pas faire plus dans le sens où il faut faire plus parce que si je ne fais pas plus, je suis rien, je n’ai pas de valeur, et je cherche à prouver quelque chose. Si on prend un scénario très simple, quand tu te sens pauvre dans ta vie, je ne parle pas de pauvre financièrement mais pauvre global, tu te sens dans le manque, et tu as envie de prendre. Quand tu te sens remplie et que tu te sens dans l’abondance, et que tu te sens riche, tu as envie de donner et de partager. Si tu arrives à être dans la gratitude, et qu’en même temps, tu as quelque chose qui t’inspires, naturellement tu as envie de le donner et de contribuer.

Maintenant ce qui est super intéressant, parce que j’ai beaucoup d’entrepreneurs qui ont un dilemme avec la gratitude. Ils ont peur d’avoir de la gratitude parce qu’ils ont peur qu’en ayant de la gratitude, ils perdent leur full et la capacité qu’ils ont pour avancer. 60 % des entrepreneurs que j’ai accompagné, dans les premiers temps, en développant la gratitude, ils vont perdre de l’énergie pour avancer, mais dans un deuxième temps, il va se passer des choses fascinantes et cela m’inspire, ils vont perdre la motivation pour les choses qui ne les inspirent pas réellement et ils vont avoir plus d’inspiration pour les choses qui les inspirent réellement.

Au début, c’est un vrai changement parce qu’ils se rendent compte qu’ils n’ont plus envie de faire ceci ou cela. Parce qu’il y a beaucoup de choses qu’ils faisaient avant dans leur vie, parce qu’ils le faisaient pour se prouver quelque chose ou pour prouver quelque chose mais maintenant ils se disent : vu que ma vie est déjà parfaite, je n’ai plus besoin de faire tout cela, pas besoin d’avoir autant d’argent, pas besoin d’être connu, pas besoin d’avoir ce diplôme, pas besoin d’avoir cette reconnaissance pour se sentir bien, car je me sens déjà bien.

Tous les rêves qui sont faux, tu les perds. Parce que tu te dis, je suis déjà bien. Alors, cela laisse de la place à une forme d’énergie à l’intérieur qui te dis : tu adores cela, contribues de cette manière.

Cela ne m’est jamais arrivé, d’être dans la gratitude et d’avoir envie d’arrêter de faire des vidéos. Là ou je fais souvent des vidéos, c’est justement dans les moments où je suis le plus rempli. Je me sens bien, et j’adore ma vie. Et souvent le premier réflexe que j’ai, j’ai envie de prendre mon téléphone, faire un facebook live, partager cette énergie. C’est rare que je la gardes pour moi. Alors pour faire la différence, si cette gratitude bascule dans une forme de « c’est déjà bien », alors c’est certainement une « mauvaise gratitude ». Je n’aime pas ce terme-là  mais c’est juste pour faciliter.  Si c’est une gratitude du type je suis déjà riche, je suis déjà remplie, la vie est déjà extraordinaire et j’ai envie d’aller explorer la vie, j’ai envie d’avancer, là tu as certainement une gratitude qui vient de l’intérieur. C’est une vrai confusion par exemple par rapport au fait de se contenter de chose simple, d’apprécier le monde présent, ce n’est pas parce que tu apprécies le monde présent, que tu te contente de choses simples, tu n’a pas envie de découvrir d’autres choses ou d’explorer d’autres choses 1:08:47

Par contre, tu vas arrêter d’avoir envie de découvrir et d’explorer les choses que tu voulais explorer parce que tu te subordonnais à des autorités supérieures, et que c’était eux qui avaient envie.

Mais les choses qui nous inspirent, personne sur cette terre ne peut nous arrêter d’avoir envie de les faire. Et surtout pas la gratitude. Le meilleur conférence, je l’ai fait quand j’étais dans la gratitude. Parce que c’est là où j’ai le plus envie de donner.

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