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Ta confiance en toi est-elle équilibrée ?

Tu as déjà remarqué que certain(e)s de tes amis ont toujours des relations amoureuses conflictuelles ? Ou qu’ils/elles finissent souvent par se brouiller avec leur entourage ? 

Pourquoi certains passent leur temps à se plaindre, sans jamais rien faire pour changer ce qui ne leur va pas ?  

Comment expliquer que ce collègue s’intègre très vite dans une équipe quand un autre va rester en retrait, comme s’il était devenu muet ? 

Pourquoi ton oncle monopolise toujours la parole, en étalant sa culture comme de la confiture ?

Tous ces comportements qu’on observe – chez nous-mêmes ou chez les autres – sont directement liés à la confiance en soi. 

Cet article t’aidera à identifier les signes qui traduisent un excès ou un manque de confiance en soi puis à comprendre de quoi est faite la confiance en soi. 

Comment identifier un déséquilibre de la confiance en soi ?

On parle beaucoup du manque de confiance en soi. 

C’est d’ailleurs l’un des sujets les plus traités en coaching. C’est une problématique universelle, qui n’épargne personne. Que ce soit Monsieur ou Madame tout-le-monde, des entrepreneurs à succès, des sportifs ou même des personnalités publiques.

Mais, ce qu’on dit moins, c’est qu’avoir trop confiance en soi est tout aussi problématique. 

Repense un peu à ton oncle qui ne laisse personne en placer une. C’est épuisant non ? 

Voyons un peu comment peut se manifester un déséquilibre de la confiance en soi.

Les symptômes d’un manque de confiance en soi

manque de confiance en soi

Dans le cas d’un manque de confiance en soi, plusieurs croyances limitantes peuvent avoir pris racine dans notre esprit. 

C’est cette petite voix dans ta tête qui te martèle sans arrêt les mêmes phrases, sans même que tu t’en rendes comptes. 

Voilà le genre de phrases que se répète une personne qui manque de confiance en elle

  • Je ne suis pas capable. Pas capable d’accepter un nouveau job qui me fait peur, pas capable de réussir à vivre d’une activité qui m’a toujours attiré(e), pas capable d’être une bonne mère/un bon père, pas capable de me faire des amis …
  • On ne peut pas vraiment m’aimer à cause de mes défauts. Je suis trop timide, trop bête ou pas assez intéressant(e), intelligent(e), drôle, belle/beau…
  • Je suis nul(le). Si nul(le) que je ça ne sert à rien que j’aborde cette personne qui me plaît, que je n’arriverai pas à trouver un travail qui me plaît vraiment, …
  • Je dois toujours faire mieux et être parfait(e). Parfait(e) dans mes relations avec mes proches, mes enfants, au travail, mon corps, ma manière de m’habiller…
  • Je n’arrive jamais à me décider. Que ce soit pour des décisions simples comme choisir un plat au restaurant ou des décisions plus importantes comme le choix de mon orientation professionnelle. 
  • Je suis quelqu’un de très anxieux. J’anticipe toujours mon avenir en imaginant le pire. Dès que j’ai mal quelque part, je me crois atteint(e) d’une grave maladie. J’ai peur de tout et de tout le monde. Je me sens vulnérable et incapable de faire face à des dangers.
  • Je ne peux pas compter sur les autres. Je suis persuadé que je ne peux pas accorder ma confiance, parce qu’on risque de me la faire à l’envers. 

Si tu essaies de te défaire d’un manque de confiance en toi, ne prends pas tous les conseils que tu peux lire comme une vérité absolue. Beaucoup de ces conseils sont souvent mal appliqués. Tellement mal qu’ils produisent l’effet inverse et te font encore plus douter de toi. 

Pour en savoir plus, tu peux télécharger cette checklist des 7 erreurs qui t’empêchent d’avoir confiance en toi

Les symptômes d’un excès de confiance en soi

exces-confiance-en-soi

A l’inverse, une personne trop confiante va avoir des schémas de pensée diamétralement opposés. Ces schémas se traduiront dans son comportement, ce qui peut poser de graves problèmes, notamment en médecine. 

Rares sont les personnes qui n’ont jamais subi une erreur de diagnostic, et les conséquences qui vont avec. 

Des recherches de Russel et al ont rapporté que 30% des interprétations de radios du thorax étaient différentes selon les soignants qui les analysent. Un autre article de Beam et al a montré qu’il y avait 21% d’erreurs dans la détection du cancer du sein. 

La surconfiance en soi est rarement évoquée comme un facteur d’erreur. Pourtant, elle peut avoir une forte influence sur la pose d’un diagnostic.

Gawande est un chirurgien, écrivain, et chercheur en santé publique. Il va même jusqu’à considérer la surconfiance comme “la cause numéro un de l’erreur de diagnostic.”

Si on se met dans la tête d’une personne qui a trop confiance en elle, elle va avoir tendance à se dire…

  • Je suis bien meilleur(e) que les autres. Je suis capable de tout faire et rien ni personne ne peut m’en empêcher.
  • L’opinion des autres n’a aucune valeur. Je n’entends même pas les critiques et c’est inutile de leur laisser de la place parce qu’elles ne sont pas fondées.  
  • Ce que j’ai à raconter est plus intéressant. Ça ne pose pas de problème que j’occupe tout le temps de parole parce que j’ai de meilleures choses à dire. 
  • Tous ceux qui ne pensent pas comme moi ont tort. Je suis convaincu que ce que je dis est une vérité absolue. 
  • Ça a été un échec mais ce n’est absolument pas de ma faute. C’est celle du voisin, de ma cousine, du changement d’heure, du gouvernement …
  • J’ai un immense mérite pour ce que j’ai accompli. Et je ne commets jamais d’erreurs. 
  • Il/elle me doit bien ça. Je suis en droit de demander ce que je veux à quelqu’un et c’est normal qu’il/elle me dise oui. 

Aucun de ces états d’esprit n’est sain pour soi-même et pour les autres. Quand la confiance en soi est trop forte ou trop défaillante, ça se ressent inévitablement dans nos relations avec les autres, dans notre vie professionnelle mais aussi dans notre quotidien. 

Pour avoir une confiance en soi équilibrée, la première étape consiste à comprendre de quoi elle se compose et où elle trouve son origine

C’est ce que nous allons voir. 

Les trois dimensions de la confiance en soi

Entre 1945 et 1960, le courant de l’égo-psychologie définissait la confiance en soi comme notre simple rapport à nous-mêmes

On sait maintenant que c’est un peu plus compliqué que ça. 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, on ne naît pas confiant. Ce n’est pas une qualité innée qu’on a ou qu’on a pas. 

La confiance en soi est une compétence

Oui, tu as bien lu. 

C’est une compétence qui s’acquiert et se cultive

Tout au long de ta vie, ta confiance en soi se construit ou s’affaiblit, à travers tes expériences, tes actes et les phrases que tu te répètes inconsciemment. 

Mais si… tu sais, cette petite voix qui te dit parfois “allez ça va le faire” ou au contraire “je ne vais jamais m’en sortir”.  

Elle se manifeste à travers notre rapport à nous-mêmes, mais aussi dans notre relation aux autres et dans notre capacité à agir ou non

Avoir confiance en soi, c’est se sentir capable de mener à bien n’importe quelle tâche. C’est avoir la croyance qu’on peut le faire, et qu’on réussira quoi qu’il arrive.

Avant de chercher à développer ta confiance en soi, il faut d’abord comprendre qu’elle se compose de plusieurs dimensions :

  • Ta capacité à t’aimer soi-même pour ce que tu es
  • Ta capacité à passer à l’action
  • Ta capacité à t’affirmer dans tes relations avec les autres

Ces trois dimensions se complètent et s’alimentent mutuellement. Mais si l’une de ces composantes fait défaut, ça peut se traduire par une confiance en soi instable et déséquilibrée. 

Regardons ça d’un peu plus près.

La capacité à s’aimer

“Ce n’est pas la montagne que nous conquérons, mais nous-mêmes.” Edmund Hillary, premier homme à gravir le mont Everest

Imagine que la confiance en soi soit une maison. 

Qu’est ce qui permet à une maison de tenir le coup quand le vent souffle ? 

Ses fondations. 

A ton avis, qu’est ce qui te permet de garder confiance en toi quand on te critique ou quand tu foires un objectif que tu t’étais donné ? 

C’est l’opinion que tu as de toi-même, ton estime de toi. 

Plus ces fondations seront solides, moins tu seras atteint(e) par des événements qui ne vont pas dans ton sens. 

Une personne qui a une bonne estime d’elle-même s’assume et n’a pas de doute sur ses qualités et ses défauts. Elle ne remet pas toute sa vie en question dès qu’elle essuie un échec. Sa petite voix intérieure la rassure et elle sait qu’elle est digne d’être aimée et respectée. 

Comment expliquer que certaines personnes n’ont pas développé ces capacités, se sentent nulles, se déprécient en permanence même quand elles réussissent ? 

L’estime de soi est une dimension qui se construit très tôt

Pour développer une bonne estime de lui-même, un enfant a besoin de comprendre qu’il a de la valeur, en dehors de ce qu’il peut accomplir ou non. Cette capacité à s’aimer est très dépendante de l’amour et de l’affection que l’on a pu reçevoir de nos parents, et des personnes qui nous entourent. 

Si ton enfance ne t’a pas permis d’intégrer que tu pouvais être aimé pour qui tu étais, en dehors de tes performances, ça peut expliquer que tu n’aies pas développé une très grande estime de toi-même. 

La bonne nouvelle, c’est que rien n’est gravé dans le marbre. Les neurosciences ont prouvé qu’on pouvait reprogrammer notre cerveau pour réussir à transformer nos croyances. Et celles qu’on a sur nous-mêmes ne font pas exception ! 

La capacité à agir

“La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.” Albert Einstein

Si on reprend l’exemple de la maison, les murs de la confiance en soi seraient composés de notre sentiment de compétence personnelle

Parce que quand on a confiance en nos compétences, on s’autorise à passer à l’action. 

Une personne confiante se sentira capable de réaliser une tâche ou un objectif qui lui est donné. Elle osera facilement s’adresser aux autres et sera capable de se lancer des défis comme accepter un nouveau poste challengeant, partir en voyage seule, renvoyer un plat qui ne lui va pas au restau, apprendre une nouvelle compétence… 

Bref, elle est capable de prendre des décisions en dépit du désaccord de ses proches et plus particulièrement de ses parents. 

Si une personne rêve sa vie plus qu’elle ne la construit activement, si elle passe plus de temps à se plaindre plutôt qu’à essayer de changer ce qui lui pose problème, ce n’est pas parce qu’elle est “nulle” ou “molle”. 

Encore une fois, c’est une problématique qui prend racine dans notre enfance et notre éducation.

Oser agir, ça s’apprend. 

Pour devenir un adulte confiant, un enfant a besoin d’intégrer les composantes de l’action : 

  • Comprendre qu’il peut oser faire quelque chose qui lui fait peur ou qu’il ne connaît pas
  • Voir qu’il faut persévérer pour espérer atteindre un résultat, et intégrer que ça n’arrive pas du jour au lendemain
  • Apprendre à accepter les échecs et les voir comme une opportunité de progresser plutôt que comme quelque chose de négatif 

Pour avoir confiance en nos compétences et développer notre capacité à agir, avoir des parents ou des professeurs qui nous félicitent, nous soutiennent, nous disent qu’ils sont fiers de nous, ça aide. 

Mais si on a pas eu cette chance, c’est quelque chose qui peut se travailler

En identifiant la source de nos difficultés et en posant des mots dessus, on se donne les moyens de changer de regard sur nos compétences pour reprendre confiance en notre capacité à agir.  

La capacité à s’affirmer

“Être vous-même dans un monde qui tente constamment de vous rendre autre chose est le plus grand des accomplissements.” Emerson

S’aimer soi-même et être capable de passer à l’action sont les fondations et les murs de notre maison de la confiance en soi. 

Mais il manque encore une dimension essentielle : notre relation aux autres. C’est le toit qui préserve notre maison des inondations. Ça peut aussi être un rooftop végétalisé, c’est toi qui vois ! 😉

Si notre capacité à nous affirmer avec les autres est aussi importante pour avoir confiance en nous, c’est qu’on a été programmés pour ça depuis longtemps. 

Très longtemps. 

L’espèce humaine a réussi à perdurer depuis des millénaires grâce à sa capacité à vivre et évoluer au sein d’une communauté

Faire partie d’une tribu n’était pas une option. C’était une condition indispensable pour survivre

Pour cette raison, des mécanismes à la fois cognitifs, physiologiques et culturels se sont mis en place pour nous pousser à vivre en communauté

Ce besoin d’appartenance est donc un besoin viscéral, profondément ancré en chacun de nous. 

Et oui, on est tous des animaux sociaux et même les plus ours d’entre-nous ont besoin des autres pour avoir confiance en eux.  

Ceux qui disent qu’ils n’ont besoin de personne se mentent à eux-mêmes. Les recherches en psychologie ont montré à quel point l’être humain a besoin de combler un besoin d’appartenance pour avoir confiance en lui. 

Ce besoin d’appartenance se traduit bien-sûr à travers nos relations, mais aussi dans la musique qu’on écoute, les films qu’on regarde, nos choix, nos opinions, nos intérêts etc.  

Être capable de s’affirmer, c’est savoir exprimer nos envies et nos besoins tout en respectant ceux des autres

Tu as sûrement remarqué que certain(es) n’ont aucune difficulté à intégrer un groupe ou à entamer une discussion avec des inconnus à la caisse du supermarché du coin. 

Ceux qui ont cette compétence auront des facilités à créer des liens sociaux, à s’intégrer et à développer des relations profondes avec les autres. 

A l’inverse, certaines personnes vont avoir tendance à être dépendant(e) des autres (souvent de leur conjoint ou conjointe). Ils auront du mal à donner leur avis ou à dire non

Sans surprise, cette capacité à s’affirmer et à interagir correctement avec les autres se développe aussi pendant l’enfance. 

Faire partie d’une fratrie soudée ou d’un club de sport aide beaucoup les enfants à apprendre à nouer des liens et à se sentir inclus dans une communauté. A l’inverse, un enfant qui a été harcelé, rejeté ou moqué aura par la suite plus de mal à accorder sa confiance aux autres, et à se sentir à l’aise au sein d’un groupe.

Si tu as du mal à te faire des amis ou à créer un lien de confiance avec les autres, c’est encore une fois une compétence que tu peux développer

Tous les être humains peuvent trouver des gens qui leur ressemblent et auprès de qui ils s’épanouissent. Si tu penses que tu as du mal à créer ou maintenir des liens, il est possible d’améliorer tes relations avec les autres et de mieux gérer ta peur de leur accorder ta confiance.  

Comme on l’a vu, la confiance en soi c’est bien plus qu’un simple état d’esprit

C’est une compétence qu’on peut développer à travers l’amour qu’on a pour nous-mêmes, notre capacité à agir et à croire en nos compétences mais aussi en améliorant nos relations avec les autres

En comprenant sur quoi repose la confiance en soi, on est plus à même de savoir si notre confiance en nous est équilibrée ou non, mais aussi de mieux comprendre les schémas de pensée des autres pour réussir à communiquer avec eux plus efficacement. 

L’époque où on considérait la confiance en soi comme un trait de caractère immuable et bel est bien révolue et de nombreux outils et techniques permettent d’aider les autres, ou soi-même à la rééquilibrer. 

origines-bienfaits-problematiques-confiance-en-soi

Sources et références

Berner ES, Graber ML. Overconfidence as a cause of diagnostic error in medicine. Am J Med. 2008;121(5 Suppl):S2-S23. doi:10.1016/j.amjmed.2008.01.001

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