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Un JOB qui donne du SENS à ton QUOTIDIEN – Découvre son parcours

– Je quitte ma dernière entreprise, je m’étais rendu compte que ça ne me faisait pas vibrer. Notre génération veut vivre une aventure. On ne suit plus une carrière, juste pour de l’argent, on fait des choses pour vivre quelque chose d’incroyable.

J’appelle mon associé, je lui dis : « Bon, c’est le plus gros client qu’il me faut ». Et mon associé me dit : « Non, ce n’est pas possible de livrer dans ce temps. » Là, je n’accepte pas le « non », je dis : « ce n’est pas possible, il faut le faire. »

Quand tu as ce Mindset, en fait, tu es inarrêtable.

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– En 3 ans tu as fondé Kimono, vous allez dans les 10 millions de chiffres d’affaires en un an donc c’est vraiment beau. Avant, tu as créé autre chose, mais malgré tout, 28 ans.

– C’est ça

– Donc c’est vraiment beau. La raison pour laquelle j’avais envie que tu partages ces deux choses, déjà, parce que juste en étant vivant, tu montres que c’est possible à cet âge-là et aussi quand on parle de culture d’entreprise.

– Déjà, merci pour l’invitation, très content de parler de ces sujets qui me passionnent. En fait, Kimono, on dit qu’on est les « Culture Designer ». Pourquoi ? Parce qu’on s’est rendu compte que ta culture d’entreprise était devenue « clé », que c’était devenu la priorité d’une boîte, pourquoi? Parce que ça permet d’attirer les talents et ça permet de garder les talents. Et aujourd’hui il n’y a pas de bon produit, il n’y a pas de bon service, il n’y a qu’une bonne équipe. Parce qu’avoir un bon service, avoir un bon produit c’est devenu la norme parce qu’aujourd’hui il y tellement concurrence qu’aujourd’hui le marché n’attend que ça, de dire que « j’ai le meilleur produit du monde », ça ne marche plus. Pour attirer des talents, ça ne suffit plus. C’est cette culture qui va attirer ces replayers et donc du coup, quand on a commencé à se concentrer sur le sujet, je me dis : « C’est hyper important, mais c’est quoi en fait la culture ? »

C’est déjà le lieu où tu travailles, donc, ton environnement de travail. On se dit : « Oui, l’aménagement de ton espace, ta déco, les couleurs que tu y mets, l’organisation que tu fais, montrent un peu ta culture. » Je prends souvent l’exemple de Google qui, dès le début, et beaucoup de boîtes américaines technologiques qui ont créé des bureaux incroyables. Quelle a été la première raison ? C’était de dire : « Nous, on veut attirer les meilleurs informaticiens du monde, c’est des mecs qui sont très demandés, il faut qu’ils se sentent bien chez eux donc on va faire des bureaux magnifiques. » Donc, ta culture c’est ton environnement de travail, ta culture c’est aussi la manière dont tu communiques. Pareil, par exemple, une des premières start-up, on va dire à l’époque c’est Michel Augustin qui a été extrêmement connu sur leur manière complètement décalée de communiquer sur leur produit mais aussi sur leur entreprise. Le dernier exemple que j’utilise souvent pour présenter la culture c’est aussi la manière dont tu es représenté. Chaque entité, que tu aies une assoc, un club, un groupe d’amis, une entreprise, tu es une marque. Qui dit marque dit codes du branding et donc, comment tu te représentes. Quand on prend les codes du branding, ça va être souvent une couleur, un drapeau, une charte graphique, un logo etc et aussi un vêtement. Kimono, notre métier initial c’est de faire des vêtements spécialisés pour les entreprises et du coup, l’ultaculture c’est aussi la manière dont comment tu es représenté à travers des produits, des services, et en l’occurrence, des vêtements.

Donc c’est comme ça qu’on a créé Kimono, premier produit vêtement mais en fait la vraie vision, et comme tu l’as dit au début, nous c’est d’être des Culture Designer. C’est un terme qu’on a inventé, c’est de dire : « Ta culture est importante, nous, on va t’aider à la designer à travers différents produits et différents services. »

Aujourd’hui on fait aussi tout ce qui est objets personnalisés mais aussi, maintenant, on fait des bureaux personnalisés où on aménage de A à Z des espaces d’intérieur.

Comment trouver un projet où passer son temps et son énergie ?

– Comment tu as eu l’idée ? Est-ce que ça t’a paru évident que ça marcherait, qu’est-ce que disaient les gens autour de toi quand on te parlait ?

– Je m’étais dit que c’était évident que ça allait marcher parce qu’en fait ça marchait déjà. C’est-à-dire que le marché du textile personnalisé B to B existe depuis 30 – 40 ans. Ce n’est pas nouveau qu’une société a des vêtements à l’effigie de sa boîte, pour des évènements, pour leur force de vente, pour des salons. Ça, ça existe déjà. On s’est dit : « Mais le marché c’est quoi aujourd’hui sur le textile personnalisé », parce que du coup, c’est comme ça que l’idée est venue. C’est-à-dire il y a un marché, mais l’offre elle est nulle. On a tous offert, une fois dans notre vie, à des évènements où tu te dis : « Bon, et bien ce tee-shirt ou ce pull ça va être un pyjama ou je vais le mettre pour des travaux. »

– Est-ce que toi, le monde du vêtement, le monde de la culture, c’est un truc à la base, que tu kiffes ou tu as découvert que tu le kiffais ?

– Je suis sensible à ça, c’est-à-dire je sais reconnaître un beau vêtement, j’aime bien m’habiller, etc. Et c’est quelque qui le plaisait de base.

– Tu mets de la valeur là-dessus ?

– Oui.

– Mais, en fait, comment c’est venu ? Je quitte ma dernière entreprise où justement c’était dans le monde de la food et justement je m’étais rendu compte que ça ne me faisait pas vibrer. De base, je ne suis pas un grand cuisinier, et donc je n’avais plus ce petit côté épanouissement personnel ou le truc qui te fais vibrer pour, justement, bosser dur et réussir ta boîte. Du coup je quitte cette boîte et je me dis : « Qu’est-ce que je fais ? »

Et c’est parti d’une rencontre, en fait, je pense que tous les projets partent d’une rencontre, et que même si tu as l’idée seul, si tu veux qu’elle soit vraiment bien, et bien va être avec quelqu’un d’autre. Et je connaissais bien The Family qui est une structure d’accompagnement pour les start-up que beaucoup de gens connaissent à travers leurs vidéos et leurs contenus autour de l’entrepreneuriat, du coup je rencontre Alice, qui est la CEO, Alice Zagury et je lui dis : « Il faut qu’on parle. » Et on se pose autour d’un café et on discute. Et pour la petite histoire c’est que mon premier projet au lycée qui était, j’avais fait le sweat officiel de mon lycée, un peu à l’américaine. Le lycée s’appelait Alexandre Dumas et donc j’avais fait le sweat officiel « Dumas – High School – …  » un peu à l’américaine. On parle comme ça et au moment où je lui parle de ce petit projet, c’est là où elle me dit : « Ah mais tu sais que toutes mes start-up, donc ils ont plus de 300 boîtes dans leur portefeuille, m’appellent tous les jours pour me dire, tu connais un mec qui fait des vêtements personnalisés ou une boîte ? Nous on galère, même nous The Family on galère à se faire des vêtements The Family ». Et c’est là où je lui ai dit : « En fait, tu sais que je connais une autre personne qui est le meilleur ami de mon frère, qui est dans le métier du textile depuis 10 ans et de l’usine, etc. »

Là on s’est dit : « Viens on s’arrête sur ce produit. »

Donc, tu vois, il y a comme une histoire derrière, je ne me suis pas dit : « Ah, le textile me plaît, je vais aller voir le marché. » Ce sont des choses où je suis hyper à l’aise parce que je ne m’étais pas dit : « Je suis fan de culture entreprise », je me suis dit : « C’est un sujet qui m’importe énormément » , je pense, parce que c’est lié au bonheur, c’est lié à ton épanouissement personnel, c’est lié à ton aventure professionnelle. Moi, j’ai toujours été un philosophe sur la vie parce qu’on sait qu’elle est courte, on sait qu’on n’a pas le temps pour être négatif et du coup je suis très optimiste voire parfois trop mais ça aide et je me suis toujours dit : « Fais un truc qui te fait kiffer, etc. »

Je pense que comme la culture entreprise est liée à tout ça, aujourd’hui maintenant que j’ai du recul, ça me plaît énormément pour ça. Parce que notre génération veut vivre une aventure, qu’on ne suit plus une carrière juste pour de l’argent ou autre. Bien sûr ça aide, mais on fait des choses pour vivre quelque chose d’incroyable et quand tu allies culture avec ce mindset et textile que moi j’adore et la mode etc, là je pense que j’ai trouvé vraiment ce que je kiffe.

Comment contacter les clients ou l’entreprise de rêve ?

– Il y a une entreprise que vous avez vue, tu étais vraiment genre : « C’est trop cool » ?

– Oui, Google. Dès le début. Et dis-toi qu’on a lancé, j’étais le seul sales à l’époque et je n’avais que Google dans le viseur. Je l’ai eu au bout de trois mois mais je l’ai eu et je me suis battu

– Comment tu as fait ?

– Comment j’ai fait ?

Déjà, je me suis dit : « Google c’est gros, je ne peux pas le contacter comme une start-up où je peux contacter le fondateur sur Facebook ou trouver le mail et le contacter et basta ». Je me suis dit : « Ok, est-ce que je connais des gens qui travaillent chez Google ? »

J’ai un peu regardé dans mon réseau et il y avait une personne en effet, j’avais vu qu’il faisait des posts etc donc là je lui ai écrit et je lui ai dit : « Ah, tu es sur Google, j’ai lancé Kimono, puisque c’était tout récent, ça faisait deux mois et me dire : « Trop cool, voilà le mail de la personne en charge ».

Là j’envoie le mail, le catalogue, je lui dis : « Je viens de la part de Steven ». Il me répond et donc je lui envoie le catalogue, il me dit : « Génial, on n’a pas de besoin imminent mais je te dis, etc. »

Il revient une semaine après en me disant : « Ah, d’ailleurs il y avait Vivatech qui est arrivé », le salon autour de l’innovation, toutes les start-up et les grands groupes et il me dit : « On a besoin de 300 sweats assez rapidement etc ». Je lui dit : « Ok, c’est pour quand ? » et il me sort une date, dans 72 heures. Et là je découvrais un peu ce métier avec mon associé qui lui était l’expert, je n’avais pas réponse à tout mais tu ne dis jamais que tu ne sais pas. Tu dis : « Ok, je vais voir, je te rappelle après, je m’en occupe ». J’appelle mon associé et je lui dis : « Bon, c’est le plus gros client qu’il me faut, » en tout cas ce n’est pas le plus gros en termes de volume et de chiffres, c’est le client qu’il me faut parce que je veux communiquer dessus mais surtout c’est ma petite victoire perso, je veux Google qui est le symbole de la grosse start-up qui a réussi et énorme en culture entreprise. Mon associé me dit : « Non, ce n’est pas possible de livrer dans ce temps…  »

Là, je n’accepte pas le « non ». Je dis que ce n’est pas possible. Il faut le faire.

Donc on s’est débrouillé, énormément et on a réussi à livrer pile on time. Le mec me dit : « Mais c’est fou ! Comment vous avez réussi ? Trop bien, merci, on est super contents, trop cool. »

Depuis, ça a créé une vraie relation et ce sont nos clients depuis presque trois ans et ils ont passé plus d’une trentaine de commandes.

– C’est super intéressant, à plein de niveaux ce qu’on peut apprendre, que ça soit en tant qu’entrepreneur ou pas, comment identifier le genre de client qui te fait rêver ou si tu es salarié, l’entreprise qui te fait rêver. Essayer de voir si tu connais des personnes qui se rapprochent, des personnes qui … (DOUTE) avoir une influence.

C’est mon client rêvé, je vais tout faire pour essayer de lui apporter presque plus que ce qu’il pense possible dans l’exemple.

Comment créer de meilleures relations ?

– Ce que je dis toujours à mes sales c’est qu’on ne vend pas, on crée des relations. Donc, les dix premières minutes du rendez-vous où on ne parle même pas du produit, on ne parle même pas de pourquoi tu es là, on cherche à créer la relation.

– Par exemple, comment ils font ?

– Il faut déjà comprendre à qui tu as affaire. Est-ce que j’ai affaire avec quelqu’un de timide, avec quelqu’un de super hautain, j’ai affaire avec quelqu’un qui a confiance en lui, qui rigole, etc. Ce que je dis toujours c’est que tu te positionnes par rapport à ton interlocuteur pour que lui soit à l’aise.

– Quelqu’un qui se dit : « Moi je sais ce dont j’ai envie, je n’ai pas envie d’être un vendeur, j’ai envie d’être quelqu’un qui crée de la relation » mais qui est maladroit, qui ne sait pas s’y prendre. Tu aurais une direction de comment il peut faire pour s’améliorer ?

– Moi je parle de ce que je connais, le BtoB. Si c’est ma première fois, je vais demander à la personne : « Alors, ça fait combien de temps que tu es dans l’entreprise ? »

Soit il va me dire : « Tout récent » donc je vais lui dire : « Tu faisais quoi avant ? » , elle va te raconter son histoire et il faut une première question déclencheur donc admettons, c’est ça et après tu dois être à l’écoute sur le moindre sujet pour voir les points communs que tu peux avoir avec elle. Genre : « Non, avant je bossais à Nantes » et moi : « Moi je vais tous les étés à Nantes, tu es où… ah ? Machin… Trop cool ».

Et en fait, tu l’utilises même dans ta vie perso, quand tu reçois des gens chez toi. Comment tu fais en sorte qu’ils soient dans un moment, à l’aise. Comme tu t’adaptes, tu es un peu très vif, tu es toujours en prise de recul et tu es toujours en étant focus sur prendre soin de cette personne. Il a un côté un peu, ce n’est pas le cœur qui parle mais il y a un côté un peu amour qui dit que cette personne, je ne la connais pas ou autre, j’ai envie de lui donner l’amour, lui montrer que je suis quelqu’un de bien, je prends soin de son état psychologique. Si je vois que ma première question est un peu perso la dérange, hop, on change de sujet. Tu dois toujours prendre du recul et être en alerte. C’est un vrai jeu psychologique qui, je pense s’apprend avec le temps, se pratique. Comment il se pratique ? C’est quand tu as l’état d’esprit comme ça qui te déclenche tes actions. Si tu ne le penses pas réellement et si tu ne veux pas, ça va être soit de la manipulation soit le mec va le ressentir. Donc, comment tu arrives à craquer et percer ce truc ? Il y a ce côté tu aimes les gens, il y a un côté très humain où tu te dis : « Voilà, j’ai envie d’en savoir plus sur cette personne donc je m’intéresse. Maintenant je connais mon produit, j’arrive à identifier pourquoi elle a besoin de mon produit. »

La cible que tu dois choisir, il faut que ce soit, on appelle ça le Product Market Fit, déjà, tu sais à qui tu t’adresses que c’est la bonne personne. Tu réponds à son problème.

– Déjà tu as une conviction à l’intérieur de toi.

– Voilà, tu n’es pas à côté de la plaque donc sois à l’aise que tu lui proposes vraiment quelque chose dont il a besoin. Sois convaincu que ça va l’aider. Tu ne te places pas en mode « je vais te vendre », non « je vais t’aider ».

– La vente, que ça soit se vendre à une entreprise, tu te vends en permanence. Tu vends ton voyage de noces à ta femme,

– Tu vends cette soirée, dans ce bar à tes potes,

– Ou à tes parents…

– Tu vends tout en permanence. En fait, il faut que tu gardes ton objectif en tête. Quel est ton objectif ? C’est de vendre ce produit ou de faire cette vente à X. Ça tu le sais maintenant, tu l’oublies, tu sais que c’est ton objectif.

Maintenant, tu n’es pas drivé par ça. Il y a un côté où il faut que ce que tu proposes et ce qui t’anime, que tu sois bien dans tes pompes, que tu sois passionné et que tu sois équilibré etc…et que tu te dise : « Dans tous les cas si je sors les caractéristiques de mon produit, le prix, machin de cette manière, il ne se vendra pas. Comme tu as dit, ça fait le commercial à l’ancienne etc..

On sait que ça bloque les gens. Maintenant tu vas faire complètement l’inverse et te dire : « Je dois créer une relation avec lui. »

Comment gérer les moments de stress?

– C’est vrai qu’il y a des jours où tu es le plus heureux du monde et tout est incroyable. Tu rentres chez toi, tu fais ton écolier, tu fais le petit saut et tu te dis : « Incroyable, je suis le maître du monde. » Il y d’autres fois tu te dis : « En effet, il y a eu cette galère, cette galère…ça me gonfle » . Ce que je fais moi, je coupe complet. Je n’y pense plus, déjà, je dis : « Bon, on verra demain », je coupe complet donc je fais autre chose, est-ce que je vais voir des amis, me regarder des films, m’occuper à autre chose, et comme ça fait 10 ans presque que je crée des projets, cet état je l’ai connu 200.000 fois. Maintenant je me connais et j’ai fait cet apprentissage où je me dis : « Là, tu vois, tu es énervé, tu remets tout en question alors que tu sais que c’est faux, complet. Du coup, prends une bonne nuit. » On sait qu’en général je vais faire du sport, ça c’est efficace mais direct !
Tu sors du sport, tu as oublié pourquoi tu as été énervé. En fait, c’est juste un état de stress et Dieu sait qu’une bonne nuit ou autre et bien tu te réveilles et ça part. Parce que justement moi je n’accepte pas justement le négatif ou les problèmes donc je pars du principe où je me dis qu’il faut que ça parte vite. Quelles sont les solutions ? Quand il y a les galères ou les trucs ch*iants, et il y en a tout le temps, c’est quoi la solution ? Est-ce qu’il faut prendre une vraie décision c’est-à-dire couper ça ou est-ce qu’il faut plus changer de stratégie etc ? Du coup, couper te permet de, quand tu te remets sur le sujet, d’avoir la bonne décision. Moi je me suis toujours promis d’avoir mon équilibre de vie qui reste intact à savoir, je l’ai mis en 5 pôles : le premier ce sont les amis, ensuite la famille, la santé, le travail et ta vie amoureuse, le côté cœur. Et en fait, ces 5 pôles doivent toujours être équilibrés. Quand je suis trop dans l’un, maintenant je me dis toujours : « Attends, tu es trop là-dedans, il n’y plus de place pour le reste. Il faut que tu gardes cet équilibre », je me le dis en permanence. Du coup, comme mes journées sont assez intenses, le week-end je ne fais rien, mon ordi est fermé et je repense à cet équilibre : est-ce que je donne assez de temps à ma famille ? Est-ce que je donne assez de temps à mes copains ou en tout cas je les vois avec eux ou est-ce que je vois trop mes potes et que je ne travaille pas assez ? Donc tu te dis : « Là, il faut se mettre un petit coup de pied au c*l parce qu’il faut aller chercher ses résultats ». Dans ce jeu de réflexion d’équilibre ça permet quand-même d’être très fort et d’être toujours intègre et que même quand il y a une très mauvaise nouvelle ou un truc qui te fais ch*er, tu te dis : « Attends, il n’y a pas mort d’homme, tout va bien, va faire du sport, va te changer les idées et demain tu verras, sera un nouveau jour et demain tu seras le meilleur homme du monde. »

– J’aime beaucoup ce truc-là, moi je partage souvent et ça m’aide. Voilà comme tu disais j’apprends à me connaître et de réaliser : « Tiens, là je suis dans un mode où en gros, toutes les pensées que je vais avoir sont pourries donc ça ne sert même à rien que je parle avec moi-même. Il vaut mieux que j’aille à la piscine, au sport, que j’aille dormir, que j’aille me mettre devant Netflix. » Que même de considérer les pensées parce qu’en fait plein de fois j’ai fait l’erreur d’avoir ce dialogue avec moi et tu commences à créer un scénario qui est pourri. Ma métaphore pour moi c’est un petit peu comme quand tu t’occupes d’un bébé, tu te dis qu’il est fatigué, il n’a pas mangé, il n’a pas fait sa sieste et tu ne lui en veux pas en fait, tu sais juste que ça passera. Cette métaphore m’aide à me dire que le bébé est juste fatigué, il va se reposer et on va retrouver l’énergie.

– C’est clair, c’est un vrai jeu mental qui te fait grandir au quotidien et je pense que, moi je dis toujours qu’il n’y a pas d’échecs, il n’y a que des enseignements et donc du coup tu pars du principe que même quand ça ne marche pas ou ça ne fonctionne pas, qu’est-ce que tu as appris ? Oui, ça m’a fait grandir sur ça. J’ai appris sur ça. Où j’ai rencontré cette personne ? Donc en fait, il y a toujours un mal pour un bien et quand tu as ce Mindset, tu es inarrêtable et tu deviens une machine de guerre et tout ce que tu apprends est en toi donc dès que la situation se représente, tu l’affrontes beaucoup plus.

Être à l’écoute de ses idées tout en considérant les avis extérieurs.

– C’est vrai que moi je suis très enthousiaste très rapidement ou je m'emballe assez rapidement et l’équilibre à trouver entre réalisme-optimisme et ce te qu’on dit, tu as ce dont tu as envie, ce que tu penses sur lesquels tu es sûr et ce que je sais aujourd’hui c’est qu’il faut confronter ses idées donc tu vas en parler à untel et untel. On va dire : « Mais non, ce n’est pas une bonne idée », on va dire : « non, non, non, non » ou il y en a un qui va dire : « Ah, pas mal mais non ». C’est vrai que moi, plus on me dit non, plus ça me chauffe parce que comme je suis sûr de mon truc je me dis : « Non, vous n’avez rien compris ». En effet, il y a un problème à cela, c’est que c’est là où tu dois faire ce jeu et te dire : « Attends, s’ils me disent tout ça c’est qu’il y a bien une raison, je pense qu’ils ne veulent pas mon mal, maintenant ils n’ont peut-être pas tous les éléments pour faire le choix mais moi j’y crois. » Du coup, tu dois juste prendre en compte que si vraiment on te dit : « N’y va pas, n’y va pas… » et toi tu es sûr de toi, tu sais que tu prends un gros risque. Soit tu te dis : « J’assume, et si je me plante, ils auront eu raison. » La prochaine fois qu’ils vont me le redire, je vais peut-être les écouter à deux fois. Mais ça ne veut pas dire qu’ils auront raison la prochaine fois. Soit tu prends ce gros risque, soit tu te dis : « Bon, je vais faire un entre-deux ». Ils me disent ça, je pense ça, on coupe la part en deux, je vais faire comme ça. Là, je me satisfais moi-même, je me dis que j’ai pris un risque, certes, mais j’ai quand même écouté mon cœur mais en prenant ne compte ces considérations, j’y vais et on verra les résultats. Et si j’ai entièrement raison et je me dis que j’aurais pu faire plus, je n’aurais pas dû les écouter et donc pour la prochaine fois, tu le feras. Tout ça te nourrit mentalement et maintenant tu arrives à jouer, tu arrives à être meilleur.

– Par le passé, est-ce que tu avais tendance, puisque là tu dis que tu prends les risques, est-ce que par le passé tu n’écoutais pas, tu y allais direct ?

– Oui, souvent je dirai, mes parents, je pense tout ce qu’ils m’ont dit sur tous les business, j’ai fait tout le contraire. Et j’ai eu raison. J’avoue, il y a des trucs où ils avaient raison mais, je suis content de l’avoir fait parce que je l’ai compris.

– Avec la maturité tu as gardé l’optimisme, mais tu as mis cette capacité parfois à prendre du point de vue. C’est cela ?

– Oui, un peu plus, mais même encore aujourd’hui, dans Kimono, dans l’équipe, ils savent que j’ai toujours plein d’idées tout le temps, j’en faisais projets mais parfois ils me calment et parfois je me dis : « Oui, il faudrait qu’on fasse ça et je regarde, maintenant que j’ai confiance en moi je regarde plus il y a de non, plus c’est une bonne idée. » Dès que j’ai une idée j’en parle à tout le monde. Je dis : « Tiens, … j’ai pensé à ça », je la challenge.
Si on me dit c’est génial, c’est génial, là ça te conforte et tu y vas alors que c’est complètement nul mais ont voulu te dire ça pour te faire plaisir et plus on me dit : « Oui, je ne sais pas ou autre machin », là tu vas te poser la question et te dire : « Non mais en fait, j’y crois, donc j’y vais ». J’avoue que je suis encore un peu comme ça.

Comment se sentir épanoui dans son travail ?

Moi, ma passion, c’est la vie. Je suis très heureux d’être sur cette terre, je suis très heureux de la vie que je vis donc faisons en sorte qu’elle soit incroyable. Du coup, partons de ce principe-là : je sais que ça peut s’arrêter demain, pour un accident, demain pour une maladie, genre comme ça, et donc je ne vais pas me prendre la tête, je ne vais pas essayer de faire tout et n’importe quoi, je vais faire vraiment un truc qui me plaît et que je sois bien dans mes pompes. Après tu te poses la question qu’est-ce que tu veux faire ? Moi je sais que ce que je m’étais dit il y a un petit moment : « J’ai envie de créer, j’adore les projets. » Puisqu’en fait, c’est une expérience sociale puisque tu rencontres des gens. C’est une expérience intellectuelle parce que tu dois créer et tu dois produire de la valeur et c’est une expérience de connaissance et de compétence parce que tu apprends des sujets et tu apprends des choses. En fait, on s’en fiche du résultat si tu vas vendre ta boîte ou pas, mais c’est juste que : prends du plaisir en permanence. Et mon rêve c’est juste de profiter de ma vie au maximum et de faire de cette vie une superbe œuvre d’art mais je n’ai pas un résultat. Je sais qu’en fait c’est le chemin.

– Tu veux passer ta vie à créer des trucs.

– Oui, je sais que je veux créer plein de choses et partager et surtout ne pas être seul, ça ne sert à rien de réussir seul. C’est de partager, d’entraîner des amis, des proches, des inconnus dans tes aventures parce qu’en fait, on ne vit que pour ça, ce sont des moments de vie humains au final. Moi, il n’y a que ça qui me fait kiffer et je me dis : « Tant que ça dure, éclate-toi » et on verra.

Peut-on tous devenir un entrepreneur ?

Peut-on tous devenir un entrepreneur ?

– Est-ce que tu penses qu’il y a des gens qui sont faits pour entreprendre et d’autres non, ou pas?

– Il y a des moments où tu es fait, et il y a des moments où tu n’es pas fait. Mais je pense que dans une vie, tout le monde peut être entrepreneur. Il y en a qui on plus, peut-être des capacités mais en fait, comme ce n’est que de l’apprentissage permanent, est-ce que toi tu es prêt à faire ces sacrifices à avoir cette dose mentale parce que quand tu crées un projet, c’est en permanence dans toi, tu es tout le temps dedans. Donc, est-ce que tu es prêt à avoir ces sacrifices, ces charges, les problèmes que ça peut impacter et les autres.

– Est-ce que par exemple quand tu disais que tu coupais le week-end, donc tu coupes le week-end physiquement mais est-ce que dans ta tête c’est coupé ?

– Pas vraiment mais je n’en ressens pas le besoin. En fait, c’est que je coupe physiquement mes actions, on va dire, opérationnelles mais mentalement j’y suis tout le temps. Même quand tu n’as pas envie d’en parler : « Ah, au fait, alors, donc tu en reparles ? » Mais je ne coupe pas, parce que j’aime ce que je fais donc du coup, si tu aimes ce que tu fais, il n’y a pas de différence entre le travail et ma vie chez moi. C’est juste que c’est ta vie, tu as ce projet, tu as cela, donc tu essaies d’englober le tout et non, je ne coupe jamais mentalement parce que si je voudrais vraiment couper et dire : « Je ne veux plus en entendre parler », c’est qu’il y a un truc qui ne va pas. Il faut couper le fait de bosser et faire autre chose, mais mentalement, si tu aimes ce que tu fais, tu l’as, quoi.

Des conseils de vie pour tes enfants ?

Tout ce que tu crois dans la vie, ça changera en permanence. Donc, tout ce que tu penses comme : c’est comme ça et ça ne changera pas ou autre, en fait, ça change en permanence. Donc déjà, déstresse sur le fait qu’il y a un plan de vie parfait, t’inquiète si tu rêves d’être comme cela, je te le souhaite mais ce n’est pas grave, cela ne se fait pas. Ne te stresse pas sur tous les chemins de ta vie qui vont s’entremêler en permanence. Il n’y a pas de risques, il n’y a que des opportunités de te connaître, de comprendre plein de choses. Tu verras, parfois tu seras malheureux sur plein de trucs mais pars du principe que c’est incroyable et donne de l’amour en permanence. Kiffe, profite et ne te prends pas la tête. Teste et fais des choses. Teste tout ce que tu peux tester et même si ce n’était pas comme cela que tu le voyais, tu verras, cela t’y amènera peut-être. Avec tout ce que j’ai appris, je lui dirai peut-être il faut faire ci, il fait faire cela. Je pense, je me retiendrais. Je lui dirai peut-être les valeurs auxquelles je crois mais je te dirais : « Fais, tu verras. Par contre, ne te prends pas la tête, sois optimiste, positif, parce que ce sera ta force pour braver toutes les frontières. »

– Et pourquoi c’est important pour toi que « tes enfants » ils le fassent, c’est quoi le truc qu’il y a derrière ?

– Comme c’est ce que je fais, je comprends pourquoi je suis épanoui dans ce que je fais parce qu’en faisant, tu comprends qui tu es. Tu vis des expériences incroyables, cela te permet de bouger. En fait, ça te donne peut-être du sens à pourquoi on est là et qu’est-ce qu’on fait et le fait de faire, c’est aussi « tu crois » et on dit toujours « l’espoir fait vivre ». Je pense que d’avoir un projet c’est que tu as l’espoir de dire que tu as envie qu’il réussisse. Tu fais des sacrifices et des efforts que sans ce projet tu n’aurais jamais fait. Cela m’est arrivé des millions de fois et comme tu as cette espérance, tu crois et que tu partages, en fait, tu vis tout simplement. Je pense que c’est cela.

– Ça te rend vivant d’avoir un projet, ça te donne envie de te lever, de te dépasser, tu vis des expériences que n’aurais pas vécu.

– Exactement, des sensations émotionnelles et aussi des sensations on va dire intellectuelles parce que tu apprends. Je pense qu’on va apprendre toute notre vie et tu apprends en compétence, en connaissance. Il y a des choses qu’aujourd’hui je sais qu’à l’époque je me disais mais comment on peut faire cela ou c’est nul ou machin. Tu te remets toujours en question. Tu pars du principe que rien n’est figé. Tout est flexible et tout peut bouger et il faut être à l’aise avec. Ça veut dire peut-être que tu penses cela aujourd’hui, peut-être que dans dix ans tu te regarderas et diras : « Tu es vraiment qu’un gros c*n », on va dire cela. En fait, oui. Mais pourquoi aujourd’hui je peux me le dire ? C’est parce que j’ai appris de tout cela et c’est en faisant que tu apprends. Je pense que toute la vie est un apprentissage et ça te fait vivre des choses incroyables. Sinon, on s'embêterait.

– C’est cool, je te remercie. Cela m’a fait réfléchir sur plein d’aspects donc c’est vraiment cool.

– A bientôt

– A bientôt

J’espère que la vidéo t’a plu, en tout cas ça a été beaucoup de boulot. Je souhaite vraiment que peu importe le regard des autres, peu importe la peur d’échouer, tu fonces et tu ailles réaliser tes rêves. J’ai identifié 6 obsessions contre-intuitives que les gros entrepreneurs ont et qui font leur résultat. Moi je dis gros, je parle d’Elon Musk, Steve Jobs, Jeff Bezos, Warren Buffett. Ces 6 obsessions ont permis à mon entreprise de décoller et ont permis à certains de mes clients de faire jusqu’à x10 la même année. Donc si ça te dit, tu as envie de recevoir ça, je te l’envoie dans ta boîte mail. Clique juste ici et tu vas le recevoir. Fais-le maintenant car je change régulièrement de vidéos gratuites. Rappelle-toi, cette année c’est notre année et on avance ensemble.

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