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Ta vie de rêve est-elle un fantasme ?

Et si je te disais que le rêve que tu as en ce moment, cette chose que tu désires le plus est très certainement une chimère que tu renforces chaque jour…

Que le fait d’être positif, de croire en la loi de l’attraction ou encore de toujours voir le verre  à moitié plein est en quelque sorte la raison pour laquelle tu risques d’être indéfiniment malheureux. Toujours en situation conflictuelle, empêtré(e) des tragédies, des relations toxiques, l’échec, etc.

De nombreuses études mettent en évidence un phénomène très étrange dans le cerveau humain qui en dit long sur les mécanismes de fonctionnement de la pensée humaine et les caractéristiques communes qui nous permettent de réussir nos projets. 

À l’image de ses 5 erreurs qui t’empêcheront de réussir à coup sûr, si tu veux comprendre précisément en quoi nos rêves sont en décalage ou non avec la réalité et comment y remédier pour atteindre l’équilibre durable, je t’invite à visionner cette vidéo.

Comment pratiquer la pensée positive

Je discute avec mon voisin que je ne connais pas et il me raconte qu’il a perdu son fils et il se met à pleurer. Et au bout d’un moment, je lui pose une question : « Au moment où vous avez perdu votre fils, qu’est-ce qui vous a manqué le plus ? » En fait, notre cœur s’ouvre quand on est capable de…

L’équilibre entre une pensée positive et négative

Quand j’ai un client qui voit en sombre, je l’aide à voir la lumière. Et quand j’ai un client qui voit un peu trop lumineux, qui me parle de l’amante qu’il vient de rencontrer, qui me dit : « Ah, là, là, elle est tellement belle, elle sent toujours bon, elle est toujours de bonne humeur et ça va être trop bien… »Je l’aide à voir ce qu’il ne voit pas. Je lui dis : « OK où sont ces défauts ? Qu’est-ce que tu n’aimes pas chez elle ? » Et je l’aide à voir l’être humain plutôt que le fantasme.

Pourquoi les personnes se retrouvent dans des relations toxiques ?

C’est parce que, vu qu’elles veulent des relations paisibles, elles n’osent pas dire non, elles n’osent pas dire stop, parce qu’elles veulent rester gentilles.

Alors que la personne qui est à l’aise avec le conflit va dire : « Jamais tu ne me parles comme ça ! Jamais tu ne lèves la main sur moi ! Jamais tu ne fais ça ! » Elle vous dira stop. Mais quand tu veux trop être gentil, tu ne sais pas dire non, tu ne sais pas dire stop parce que tu veux maintenir un climat paisible et sympa. Je dis cela sans jugement, parce que j’étais le spécialiste pour me mettre dans des relations bancales. Parce que justement, j’étais addict au côté paisible, au côté fluidité.

Et paradoxalement, ma vie n’a jamais été aussi fluide que depuis que je suis à l’aise au fait que ça ne soit pas fluide.

Quand tu ne te sens pas bien et que tu as tendance à être déprimée parce que justement, tu perçois que le futur va être plus noir que lumineux, là, c’est intéressant d’avoir de la pensée positive pour aller voir en quoi, par exemple, la situation te rend service, en quoi elle est belle, en quoi elle t’apporte.

Mais ce dont les gens ne se rendent pas compte, c’est que c’est aussi intéressant d’être capable d’avoir de la pensée négative. Par exemple, le nombre de personnes qui s’attirent des tragédies parce qu’ils ne veulent pas regarder la réalité en face.

Si on prend un sujet qui est très courant du développement personnel, le nombre de personnes qui s’attirent des relations toxiques par conséquence de leur addiction à être positif, et par addiction à une vie paisible.

C’est pour ça, d’ailleurs que souvent, quand une personne a un coup de foudre et qu’elle maintient son coup de foudre, elle a besoin d’une bonne tarte pour revenir à la réalité et se rendre compte que la personne qu’elle a mis sur un piédestal, ce n’est pas un surhomme ou ce n’est pas une femme qui est si exceptionnelle, c’est juste un être humain qui a ses forces, ses faiblesses, ses zones d’ombre, ses zones de lumière.

C’est fascinant. Par exemple, ils ont mis des scanners sur le cerveau de personnes et ils demandent aux personnes d’aller rechercher des souvenirs positifs, et ils se rendent compte qu’en fait, au moment où la personne va rechercher un souvenir positif, il y a une anti-mémoire qui révèle un souvenir négatif et que notre cerveau cherche en permanence à maintenir l’homéostasie, c’est-à-dire à un phénomène d’équilibre.

On n’est pas fait pour n’être que positif. On est là pour aller chercher l’équilibre.

L’impact de la pensée positive

Le nombre de personnes qui m’ont dit : « Il faut que je visualise que ma prise de parole en public va bien se passer. » Du coup, ils visualisent que l’auditoire leur pose que des bonnes questions, et du coup ils ne sont pas prêts en cas de mauvaises questions.

Et qu’est-ce qui se passe ? Ils ont besoin de vivre des tragédies dans leur prise de parole en public, c’est-à-dire de ne pas être prêts avec des questions qu’ils n’ont pas préparées pour qu’au bout d’un moment, ils se rendent compte que tu peux être optimiste, ça ne t’empêche pas d’imaginer le pire scénario et de t’y préparer.

Il y a une vraie différence entre ne vouloir voir que ce qui va bien se passer et devenir pessimiste.

C’est-à-dire que je peux rester confiant par rapport au futur, je peux rester confiant par rapport au fait qu’avec le Covid, je vais en ressortir grandi, ça ne m’empêche pas d’aller considérer les pires scénarios.

Ça ne m’empêche pas d’aller considérer que ça peut se passer d’une manière que je n’ai pas anticipée. C’est intéressant, non pas de chercher à n’être que positif, mais de chercher à être équilibré.

Et être équilibré, c’est la capacité à : quand tu sens que tu vois le futur trop sombre, à voir en quoi il peut être lumineux, mais c’est aussi la capacité à imaginer que les choses vont trop bien se passer, à voir ce qui pourrait mal se passer.

Et encore une fois, je ne dis pas ça pour critiquer. Moi, j’ai été le plus grand fan de la pensée positive et de la loi d’attraction. J’étais addict à ça, même. On te dit : « Voilà, il faut que tu te concentres uniquement sur ce qui va bien se passer, parce que si tu mets tes pensées sur ce qui ne va pas bien se passer, ça va se passer ».

 

Il y a une étude qui est fascinante, par exemple. Donc, ils prennent trois groupes de personnes, par rapport à leurs objectifs. Premier groupe de personnes, c’est ce qu’on appelle un groupe de contrôle. Ils vont essayer d’accomplir leurs objectifs sans qu’on leur donne la moindre instruction.

Deuxième groupe de personnes, ils vont utiliser de la pensée positive et loi d’attraction. Ils vont faire de la visualisation active, ils visualisent qu’ils atteignent l’objectif.

Et le troisième type de personne, ce sont des personnes qui vont visualiser, dans le passé, ce qui fait qu’ils ont raté leurs objectifs. Et en fait, ce qui est hyper intéressant, c’est que ceux qui atteignent le moins leurs objectifs, c’est ceux qui visualisent qu’ils ont réussi. Ils atteignent moins leurs objectifs que ceux qui font comme monsieur et madame Tout le monde.

Alors qu’à l’inverse, ceux qui visualisent ce qui s’est mal passé la dernière fois, on se rend compte que de manière naturelle, quand tu vois ce qui s’est mal passé, tu as tendance à tirer des leçons, à tirer des apprentissages.

Et combien de fois j’ai eu des gens en coaching qui s’attirent des relations toxiques, mais qui veulent tellement être positives que du coup, ils se disent : « Non, mais la prochaine fois, ça va être bien. »

Et du coup, ils n’apprennent rien. Ils n’apprennent pas de ce qui fait qu’ils étaient dans cette relation toxique.

Ils n’apprennent pas de ce qui fait qu’ils n’ont peut-être pas dit non assez tôt.

Par exemple, ton addiction à l’harmonie va faire à ce que tu vas avoir tendance à avoir besoin de t’attirer des conflits pour te libérer de ton addiction de l’harmonie, et de comprendre que l’harmonie est nécessaire, mais le conflit aussi est nécessaire, et que les deux, c’est de l’amour. Les deux, c’est de la croissance.

Prendre conscience des deux faces d’une situation

Je prenais un bus et je discute avec mon voisin que je ne connais pas, et il me raconte qu’il a perdu son fils et il se met à pleurer. Donc là, pour le coup des larmes de tristesse dans le bus. Et je lui pose des questions.

Et au bout d’un moment, je lui dis : « Tiens, est-ce que je peux vous poser une question qui va vous sembler un peu, peut-être, indiscrète ? Au moment où vous avez perdu votre fils, qu’est-ce qui vous a manqué le plus ? » Et il me dit : « Ce qui m’a manqué le plus, c’est que j’ai eu l’impression de perdre ma complicité avec lui. »

Et je dis : « OK, au moment où vous avez perdu votre fils, sous quelle nouvelle forme vous avez gagné de la complicité ? » Et là, il me regarde, grand silence. Franchement, un silence d’au moins 30 secondes.

Et là, il se met à pleurer. Et là, ce ne sont plus les mêmes pleurs. Il se met à avoir les larmes aux yeux, mais avec de la lumière dans ses yeux.

Et me dit : « C’est vrai qu’après la mort de mon fils, la complicité avec ma femme est passée à un autre niveau. » Et je lui dis : « Quoi d’autre ? » « La complicité avec mes animaux est passée à un autre niveau. » Je lui dis : « Quoi d’autre ? »

Il me dit : « La complicité avec les gens, en fait.Avant, j’étais dans ma bulle avec ma famille. Ma complicité avec les gens est incroyable depuis le décès de mon fils. »

Le présupposé qu’il y a souvent dans le deuil, c’est que la personne a perdu. Et tant que j’accepte l’idée que la personne n’a fait que perdre dans un deuil, je ne peux pas l’aider à en sortir.

J’adore cette loi de chimie de Lavoisier :

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

Ce qui va se passer quand tu perds quelqu’un de proche, c’est que tu vas avoir tendance à mettre la personne qui est décédée sur un piédestal, à ne te souvenir que de ce qui était beau chez la personne, que de ce qui était agréable chez la personne. Et du coup, ce qui te manque, ce n’est pas la personne. Ce qui te manque, c’est l’image que tu t’es construite de la personne.

Un exercice que j’aime beaucoup faire avec les personnes que j’accompagne sur le deuil qui est de les aider à voir : OK, ils perdent — et c’est factuel, ils ont perdu une relation de proche, un enfant, par exemple —, mais en même temps qu’ils sont en train de perdre, qu’est-ce qu’ils sont en train de gagner sous une autre forme ?

Et en fait, notre cœur s’ouvre quand on est capable de voir la symétrie.

Notre cœur s’ouvre quand on est capable de voir qu’on gagne et qu’on perd.

Mais pour prendre maintenant l’exemple de l’autre côté, quand j’ai quelqu’un qui me raconte son rêve de devenir millionnaire ou de changer le monde, la personne ne peut avoir son cœur réellement ouvert que quand elle voit les inconvénients de son rêve.

Et donc, je vais lui demander dans l’autre sens cette fois : « C’est quoi les inconvénients si tu deviens millionnaire ?

Quels problèmes tu vas générer si tu deviens millionnaire, que ce soit sur le chemin ou plus tard ? » Parce que tu sais que tu es amoureux de quelque chose, et que tu as le cœur qui s’ouvre vraiment quand tu embrasses les deux.

Tu n’aimes pas ta femme quand tu l’aimes que quand elle est agréable. Tu aimes ta femme quand tu es capable d’aimer quand elle est agréable avec toi et quand elle te challenge, quand elle est absente et quand elle est présente, quand c’est harmonieux et quand c’est en conflit.

Si tu l’aimes que quand c’est harmonieux, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’addiction.

Avantage et inconvénient, un équilibre pour être heureux

Je sais que j’aime mon métier quand j’ai fait 10 000 kilomètres pour aller à l’autre bout de la planète avec l’équipe, que ça m’a coûté une fortune, que je fais l’interview avec la personne, qu’on loue une voiture, qu’on loue du matériel, et que je finis l’interview, que je suis trop content, et là, je réalise que j’ai oublié d’enregistrer.

Là, quand je réalise que j’ai oublié d’enregistrer, que je suis chez moi et que je suis en train de me dire : « Merde, putain ! », et que je pète un câble parce que j’ai perdu tout cet investissement, l’équipe pour rien, qu’il faut que j’appelle la personne qui a pris du temps pour moi…

Le pire qui m’est arrivé, c’est d’avoir oublié d’enregistrer le son, c’est-à-dire que je n’avais que l’image. Mais je sais que j’aime ça quand, malgré ça, je continue. Alors qu’il y a plein d’endroits dans ma vie où tu me mets le dixième de difficulté et j’abandonne.

Tu vois, je sais que j’aime le coaching quand je suis sur scène devant 1 000 personnes, avec un cas de coaching que je n’ai jamais géré, et que je me mets à avoir chaud et transpirer parce que je suis devant 1 000 personnes et que je suis en train de galérer.

Parce que le coaching n’est pas évident et que j’ai 1 000 personnes qui me regardent et que j’ai peur d’être ridicule devant 1 000 personnes.

Là, je sais que j’aime mon métier.

Parce que c’est facile d’aimer mon métier quand j’ai fait un coaching spectaculaire et que tout le monde me dit : « Ouah, David, c’est incroyable ! » Je sais que j’aime mon métier quand je me suis trouvé nul, que j’ai l’impression de ne pas avoir été bon, mais que le lendemain matin, je dis : « Je vais continuer. »

Tu sais que tu aimes un projet, pas quand c’est facile. Tu sais que tu aimes un projet quand c’est dur. C’est hyper intéressant d’être capable de voir les deux côtés de la pièce, que ce soit quand c’est désagréable, voir en quoi ça te rend service, mais aussi de regarder les choses telles qu’elles sont.

Parce que les gens, par exemple, fantasment d’être riches, fantasment d’être connus, fantasment d’avoir un couple harmonieux, mais ils ne se rendent pas compte que tout ce à quoi ils fantasment a un prix qu’ils ne voudraient pas en réalité.

Quand la personne me dit : « Mon mari me critique tout le temps par rapport à mes projets. » Je dis : « OK, ce serait quoi l’inconvénient s’il arrêtait de te critiquer ? » Et qu’on creuse ça.

Ça ne veut pas dire que tu ne peux pas dire à ton mari que tu veux qu’il communique autrement, ça ne veut pas dire que tu ne peux pas arrêter la relation avec ton mari, mais au moment où tu es capable de voir en quoi ce que la vie, elle te donne, là, maintenant, est sur mesure, alors ton cœur s’ouvre et tu as de la gratitude.

Et quand tu as de la gratitude, tu es inspiré, tu as de l’énergie, tu as de la motivation, tu es magnétique, tu es attirant, et tu as tout ce dont tu as besoin.

Et ce qui est hyper intéressant, c’est que ni tes cauchemars ni tes fantasmes n’ouvrent ton cœur. Souvent, on ne parle que du côté passé du négatif ou positif, on ne parle pas assez de comment nos fantasmes nous empêchent de réaliser la vie de nos rêves.

Pourquoi les gens sont si ingrats de leur vie, si impatients ? C’est parce qu’ils comparent leur vie avec un fantasme.

Avec le fantasme de la vie qu’ils aimeraient avoir ou qu’ils pourraient avoir. Quand tu te rends compte que la vie que tu voudrais avoir, elle a aussi des inconvénients, tu es plus cool.

Tu te dis : « Je l’aurais au moment venu, ou si je l’aurais. » Et c’est vraiment beau le moment où le cœur de la personne s’ouvre, quand elle voit les choses telles qu’elles sont, et qu’elle se rende compte que la vie est sur mesure pour moi maintenant.

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